Scénario : Jacques Prévert et Paul Grimault d'après le conte d'Andersen





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"École et Cinéma"

Dossier pédagogique

Le roi et l’oiseau de Paul Grimault (France, 1979, animation, couleurs - 87 minutes) 

Scénario : Jacques Prévert et Paul Grimault d'après le conte d'Andersen La bergère et le ramoneur – Dialogues : Jacques Prévert - Musique : Wojciech Kilar Chansons : Joseph Kosma (musique) et Jacques Prévert (paroles).

  • Au cours de son histoire mouvementée, Le Roi et l'oiseau a rassemblé dans sa boîte des éléments inattendus qui en font un film atypique du cinéma d'animation et aussi un " film-culte «. Avoir comme auteurs Prévert et Grimault, partir d'un conte d'Andersen, développer dans la couleur somptueuse de ses décors des petits personnages porteurs d'une histoire, mais aussi de l'Histoire, faire résonner les chansons de Prévert/Kosma, les jeux de mots de ce beau parleur d'oiseau, mais aussi les signes de la lutte contre l'obscurantisme et pour la liberté... c'est beaucoup. On peut y ajouter, entre autres, une intense poésie et constater que, même très jeunes, tous les enfants adorent ce film.

  • Résumé
    Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Il malmène la petite famille de l'oiseau - brillant parleur au plumage coloré et narrateur de cette histoire - et fait disparaître dans des trappes ceux qui ont le malheur de lui déplaire. Une nuit, dans la chambre du Roi, trois tableaux - le sien et ceux d'une charmante Bergère et d'un petit Ramoneur - s'animent et prennent vie. La Bergère et le Ramoneur s'aiment, mais le Roi du tableau a juré d'épouser la jeune fille avant minuit. Juste avant l'heure fatidique, les deux amoureux fuient par la cheminée. Le " vrai " Roi s'éveille, vite éliminé par son double peint qui lance toute la police du royaume à la poursuite des fuyards. Mais ceux-ci sont aidés par l'Oiseau qui a plus d'un tour dans sa poche... Cependant, un gigantesque Robot capture le trio alors qu'il a réussi à atteindre la ville basse...

 LE CINÉMA EN CLASSE

Avant la projection

Il s'agit de construire avec les élèves les notions qui leur permettront d'apprécier le (les) film(s) qu'ils vont voir, sans bien sûr déflorer le sujet. Il s'agit aussi et peut-être surtout de les mettre en situation d'attente.

Lecture avec les élèves du conte : La bergère et le ramoneur. Andersen 1845

As-tu jamais vu une très vieille armoire de bois noircie par le temps et sculptée de fioritures et de feuillages? Dans un salon, il y en avait une de cette espèce, héritée d'une aïeule, ornée de haut en bas de roses, de tulipes et des plus étranges volutes entremêlées de têtes de cerfs aux grands bois. Au beau milieu de l'armoire se découpait un homme entier, tout à fait grotesque ; on ne pouvait vraiment pas dire qu'il riait, il grimaçait; il avait des pattes de bouc, des cornes sur le front et une longue barbe. Les enfants de la maison l'appelaient le «sergentmajorgénéralcommandantenchefauxpiedsdebouc «.
Evidemment, peu de gens portent un tel titre et il est assez long à prononcer, mais il est rare aussi d'être sculpté sur une armoire.
Quoi qu'il en soit, il était là! Il regardait constamment la table placée sous la glace car sur cette table se tenait une ravissante petite bergère en porcelaine, portant des souliers d'or, une robe coquettement retroussée par une rose rouge, un chapeau doré et sa houlette de bergère. Elle était délicieuse! Tout près d'elle, se tenait un petit ramoneur, noir comme du charbon, lui aussi en porcelaine. Il était aussi propre et soigné que quiconque ; il représentait un ramoneur, voilà tout, mais le fabricant de porcelaine aurait aussi bien pu faire de lui un prince, c'était tout comme.
Il portait tout gentiment son échelle, son visage était rose et blanc comme celui d'une petite fille, ce qui était une erreur, car pour la vraisemblance il aurait pu être un peu noir aussi de visage. On l'avait posé à côté de la bergère, et puisqu'il en était ainsi, ils s'étaient fiancés, ils se convenaient, jeunes tous les deux, de même porcelaine et également fragiles.
Tout près d'eux et bien plus grand, était assis un vieux Chinois en porcelaine qui pouvait hocher de la tête. Il disait qu'il était le grand-père de la petite bergère ; il prétendait même avoir autorité sur elle, c'est pourquoi il inclinait la tête vers le
« sergentmajorgénéralcommandantenchefauxpiedsdebouc» qui avait demandé la main de la bergère.
- Tu auras là, dit le vieux Chinois, un mari qu'on croirait presque fait de bois d'acajou, qui peut te donner un titre ronflant, qui possède toute l'argenterie de l'armoire, sans compter ce qu'il garde dans des cachettes mystérieuses.
- Je ne veux pas du tout aller dans la sombre armoire, protesta la petite bergère, je me suis laissé dire qu'il y avait là-dedans onze femmes en porcelaine!
- Eh bien! Tu seras la douzième. Cette nuit, quand la vieille armoire se mettra à craquer, vous vous marierez, aussi vrai que je suis Chinois. Et il s'endormit.
La petite bergère pleurait, elle regardait le ramoneur de porcelaine, le chéri de son cœur.
- Je crois, dit-elle, que je vais te demander de partir avec moi dans le vaste monde. Nous ne pouvons plus rester ici.
- Je veux tout ce que tu veux, répondit-il; Partons immédiatement, je pense que mon métier me permettra de te nourrir.
- Je voudrais déjà que nous soyons sains et saufs au bas de la table, dit-elle, je ne serai heureuse que quand nous serons partis.
Il la consola de son mieux et lui montra où elle devait poser son petit pied sur les feuillages sculptés longeant les pieds de la table; Son échelle les aida du reste beaucoup.
Mais quand ils furent sur le parquet et qu'ils levèrent les yeux vers l'armoire, ils y virent une terrible agitation. Les cerfs avançaient la tête, dressaient leurs bois et tournaient le cou, le «sergentmajorgénéralcommandantenchefauxpiedsdebouc» bondit et cria :
- Ils se sauvent ! Ils se sauvent !
Effrayés, les jeunes gens sautèrent rapidement dans le tiroir du bas de l'armoire. Il y avait là quatre jeux de cartes incomplets et un petit théâtre de poupées, monté tant bien que mal. On y jouait la comédie, les dames de carreau et de cœur, de trèfle et de pique, assises au premier rang, s'éventaient avec leurs tulipes, les valets se tenaient debout derrière elles et montraient qu'ils avaient une tête en haut et une en bas, comme il sied quand on est une carte à jouer. La comédie racontait l'histoire de deux amoureux qui ne pouvaient pas être l'un à l'autre. La bergère en pleurait, c'était un peu sa propre histoire.
- Je ne peux pas le supporter, dit-elle, sortons de ce tiroir.
Mais dès qu'ils furent à nouveau sur le parquet, levant les yeux vers la table, ils aperçurent le vieux Chinois réveillé qui vacillait de tout son corps. Il s'effondra comme une masse sur le parquet.
- Voilà le vieux Chinois qui arrive, cria la petite bergère, et elle était si contrariée qu'elle tomba sur ses jolis genoux de porcelaine.
- Une idée me vient, dit le ramoneur. Si nous grimpions dans cette grande potiche qui est là dans le coin nous serions couchés sur les roses et la lavande y et pourrions lui jeter du sel dans les yeux quand il approcherait.
- Cela ne va pas, dit la petite. Je sais que le vieux Chinois et la potiche ont été fiancés, il en reste toujours un peu de sympathie. Non, il n'y a rien d'autre à faire pour nous que de nous sauver dans le vaste monde.
- As-tu vraiment le courage de partir avec moi, as-tu réfléchi combien le monde est grand, et que nous ne pourrons jamais revenir ?
- J'y ai pensé, répondit-elle.
Alors, le ramoneur la regarda droit dans les yeux et dit :
- Mon chemin passe par la cheminée, as-tu le courage de grimper avec moi à travers le poêle, d'abord, le foyer, puis le tuyau où il fait nuit noire ? Après le poêle, nous devons passer dans la cheminée elle-même ; à partir de là, je m'y entends, nous monterons si haut qu'ils ne pourront pas nous atteindre, et tout en haut, il y a un trou qui ouvre sur le monde.
Il la conduisit à la porte du poêle.
- Oh ! Que c'est noir, dit-elle.
Mais elle le suivit à travers le foyer et le tuyau noirs comme la nuit.
- Nous voici dans la cheminée, cria le garçon. Vois, vois, là-haut brille la plus belle étoile.
Et c'était vrai, cette étoile semblait leur indiquer le chemin. Ils grimpaient et rampaient. Quelle affreuse route ! Mais il la soutenait et l'aidait, il lui montrait les bons endroits où appuyer ses fins petits pieds, et ils arrivèrent tout en haut de la cheminée, où ils s'assirent épuisés. Il y avait de quoi.
Au-dessus d'eux, le ciel et toutes ses étoiles, en dessous, les toits de la ville ; ils regardaient au loin, apercevant le monde. Jamais la bergère ne l'aurait imaginé ainsi. Elle appuya sa petite tête sur la poitrine du ramoneur et se mit à sangloter si fort que l'or qui garnissait sa ceinture craquait et tombait en morceaux.
- C'est trop, gémit-elle, je ne peux pas le supporter. Le monde est trop grand. Que ne suis-je encore sur la petite table devant la glace, je ne serai heureuse que lorsque j'y serai retournée. Tu peux bien me ramener à la maison, si tu m'aimes un peu.
Le ramoneur lui parla raison, lui fit souvenir du vieux Chinois, du « sergentmajor- généralcommandantenchefauxpiedsdebouc», mais elle pleurait de plus en plus fort, elle embrassait son petit ramoneur chéri, de sorte qu'il n'y avait rien d'autre à faire que de lui obéir, bien qu'elle eût grand tort.
Alors ils rampèrent de nouveau avec beaucoup de peine pour descendre à travers la cheminée, le tuyau et le foyer ; Ce n'était pas du tout agréable. Arrivés dans le poêle sombre, ils prêtèrent l'oreille à ce qui se passait dans le salon. Tout y était silencieux ; alors ils passèrent la tête et... horreur ! Au milieu du parquet gisait le vieux Chinois, tombé en voulant les poursuivre et cassé en trois morceaux ; il n'avait plus de dos et sa tête avait roulé dans un coin. Le sergent-major général se tenait là où il avait toujours été, méditatif.
- C'est affreux, murmura la petite bergère, le vieux grand-père est cassé et c'est de notre faute ; Je n'y survivrai pas. Et, de désespoir, elle tordait ses jolies petites mains.
- On peut très bien le requinquer, affirma le ramoneur. Il n'y a qu'à le recoller, ne sois pas si désolée. Si on lui colle le dos et si on lui met une patte de soutien dans la nuque, il sera comme neuf et tout prêt à nous dire de nouveau des choses désagréables.
- Tu crois vraiment ?
Ils regrimpèrent sur la table où ils étaient primitivement.
- Nous voilà bien avancés, dit le ramoneur, nous aurions pu nous éviter le dérangement.
- Pourvu qu'on puisse recoller le grand-père. Crois-tu que cela coûterait très cher ? Dit-elle.
La famille fit mettre de la colle sur le dos du Chinois et un lien à son cou, et il fut comme neuf, mais il ne pouvait plus hocher la tête.
- Que vous êtes devenu hautain depuis que vous avez été cassé, dit le «sergent- majorgénéralcommandantenchefauxpiedsdebouc ». Il n'y a pas là de quoi être fier. Aurai-je ou n'aurai pas ma bergère ?
Le ramoneur et la petite bergère jetaient un regard si émouvant vers le vieux Chinois, ils avaient si peur qu'il dise oui de la tête ; mais il ne pouvait plus la remuer. Et comme il lui était très désagréable de raconter à un étranger qu'il était obligé de porter un lien à son cou, les amoureux de porcelaine restèrent l'un près de l'autre, bénissant le pansement du grand-père et cela jusqu'au jour où eux-mêmes furent cassés.


http://www.chez.com/feeclochette/Andersen/bergere.htm. Utilisez aussi la version simplifiée pour les grandes sections de maternelle (avec les diapositives au CRDP).

La structure du conte (état initial, adjuvants, opposants,... ) UNE ADAPTATION D’UN CONTE D’ANDERSEN.

Reformuler la mécanique des contes, et chercher si on la retrouve dans le film.

Ses contes les plus célèbres sont :
- La petite sirène
- La petite fille aux allumettes
- Le vilain petit canard
- Les habits neufs de l'Empereur

  • Le film d’animation Objectif notionnel prioritaire : faire prendre conscience que toutes les images sont fixes. L'image animée n'existe pas. Tous les films (tournés sur pellicule) ne sont en fait qu'une succession d'images fixes. L'impression de mouvement est due à un défaut de notre œil : la persistance rétinienne.

Quelques pistes de travail :

1. A propos du dessin animé :
- Partir de la consommation télévisuelle des enfants pour établir la liste de "ce qu'ils regardent à la télé". Les termes "films" et "dessins animés" doivent apparaître dans ce corpus.
- Faire expliciter la différence qu'ils font entre ces deux termes. (Personnages et décors "réels" / personnages dessinés, durée).
- Comment un dessin animé est-il "fabriqué?» (Faire émerger les représentations).
- Réalisation image par image. Mais alors, "Comment ça bouge ?".
- Introduire thaumatrope et folioscope pour illustrer la persistance rétinienne.
- Dans la salle de cinéma, une image fixe est projetée pendant un temps très court sur l'écran. Un obturateur coupe le faisceau lumineux (noir). Pendant ce temps, une deuxième image fixe se positionne dans le projecteur. Le faisceau lumineux est rétabli. Cette deuxième image apparaît alors que la première est encore "gravée" sur la rétine. L'obturateur coupe... (24 images/seconde). C'est ainsi que j'ai l'impression de voir l'image s'animer.



Analyse de l'affiche du film : en trois temps
1- présenter l'affiche pendant une ou deux minutes, faire dire ce qui retient l'attention de chacun dans l'image, ce qu'elle lui dit (travail d'expression et d'écoute)
2- faire une description de ce qui est vu :
- lister les personnages (le roi, la bergère, le ramoneur et le policier définir leur profession) et l'oiseau, le décor et ses éléments ; repérer le texte (typographie, taille et couleurs des lettres) et la nature des termes (titre du film, nom des personnes et fonction dans la réalisation, ...)Travail de dénotation.
- Faire suivre par un travail de connotation qui est une interprétation : attribuer des rôles aux personnages.. Induire une histoire à partir des bribes d'information prélevée dans l'affiche.
- Travailler le titre : "Le roi et l'oiseau" : ces deux personnages sont-ils représentés sur l'affiche ? Que deviennent la bergère et le ramoneur ? Les élèves vont-ils penser que ce sont les héros du conte ?
3- approche plastique :
- les couleurs : brillantes et identiques (rouge, jaune, bleu) pour le roi et l'oiseau, le rappel de couleurs (jaune de la chevelure du ramoneur, rouge de sa ceinture);
- le cadrage ; les axes de force de l'affiche : axe oblique du roi à l'oiseau avec un jeu de regards entre les deux protagonistes, soutenu par les points de couleurs ; le point de fuite des lignes du palais qui amènent au titre et ouvre vers le ciel, domaine de l'oiseau.




Après la projection

Objectif notionnel prioritaire : Faire prendre conscience aux élèves que le dessin animé n'est pas obligatoirement un genre mineur s'amusant de sujets légers, mais qu'il peut traiter de véritables sujets de société.

Quelques pistes de travail :

1.Faire verbaliser les réactions à chaud : a-t-on aimé (pas aimé) le film ? A-t-on ri, souri ? Quand ?
Petit questionnaire sur le film (à adapter) . Vrai ou faux ?

1 Le réalisateur du film est le Français Paul Grimault.

2 Jacques Prévert a écrit seul l’histoire du film.

3 Dix personnes ont travaillé sur ce film.

4 Le film est sorti en salle il y a vingt-trois ans.

5 La première version du film s’appelle « La bergère et l’Oiseau ».

6 Paul Grimault est encore vivant.

7 Agnès Viala fait la voix de la Bergère.

8 Le film « La bergère et le Ramoneur » est sorti en 1979.

9 Le Roi Charles est très gentil.

10 Les musiques des chansons du film sont de Joseph Kosma.


2. Reconstruction collective du scénario. * Savoir quand, et sur combien de temps se passe l’histoire (la durée) : se souvenir de l’époque à laquelle se passe l’histoire.

Parler du flash-back : au début du film, l’oiseau raconte, derrière lui le palais est déjà en ruine, l’histoire a eu lieu. Pourtant l’oiseau dit : “l’histoire que je vais vous conter...” et l’histoire commence...En fait, à l'exception de la première séquence, le film tout entier est un flash-back (Ce retour sur le film pourra s'accompagner de dessins). Images séquentielles à partir des images vignettes ou de photographies d’écran (avec appareil numérique et pause image) : remettre l'histoire dans l'ordre. Revoir un extrait, faire retrouver l'histoire avant et après l'extrait.


3. Mise en place d'une grille de lecture du film : les personnages, l'organisation verticale de l'espace (cf. la cité verticale, "Cahier de notes …" p.15 ), ... * Quand un auteur invente un scénario, il dresse le portrait physique et psychologique de ses héros : décrire le caractère des personnages en s’aidant d’adjectifs qui les qualifient. Repenser à un personnage du film: le dessiner de mémoire; le décrire oralement ou par écrit.

L’OISEAU : c’est un père de famille responsable. ll a perdu sa femme abattue par le roi. Il est pour un monde juste et libre.

LE ROI : C’est un tyran, un dictateur. Son goût du pouvoir l’amène à la folie. Folie des grandeurs (son palais), égocentrisme poussé à son extrême (les représentations de lui-même sont omniprésentes dans son royaume) et haine de tout ce qui n’est pas à son image, donc haine de l’autre. Il est complètement replié sur lui-même.

LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR (et les oisillons) : ce sont les enfants du film. Ils représentent la naïveté, la pureté. Ils ont soif de découverte et sont curieux de découvrir le monde. Ils vont vers les autres et sont ouverts à toutes les nouveautés.

L’AUTOMATE/LE ROBOT : la machine est à l’image de l’homme qui la dirige. Ainsi quand le roi est à ses manettes, le robot sert celui-ci et il fait peur, il fait du mal ; au contraire quand l’oiseau passe derrière les manettes, il fait le bien et c’est lui qui brise le piège à oiseau à la fin.

4. Coloriage et tri des personnages : reprendre sur une seule feuille l'ensemble des personnages et colorier d'une même couleur les amis de la Bergère ou ses "ennemis".

5. Le statut de la musique. Ecouter un passage sans les images (tout simplement recouvrir votre téléviseur d'un tissu) par exemple, le musicien dans la fosse aux lions ou le travail à l'usine.

6. La mise en abyme de la séquence 18 (cf. Cahier de notes sur …).

7. Au-delà de la dimension ludique du dessin animé : les problématiques du pouvoir, de l'asservissement, de la liberté… Travailler la verticalité :
- le roi monte toujours en ascenseur : voir les différents modèles. Travailler l'énumération, l'inventaire sur le mode du valet qui annonce tout d'une voix monocorde.

- les "indésirables" tombent, passent à la trappe. Retrouver les raisons du passage à la trappe des différents protagonistes : le peintre, le valet, les policiers, le sentencieux, le vrai roi. Rassembler en paires les vignettes.
- la descente "aux enfers" de la bergère et du ramoneur dans les interminables escaliers, passage de la lumière à la pénombre. Essayer de reconstruire les différents étages, du palais à la ville basse. Jouer sur les oppositions de couleurs entre le palais et la ville basse.

8. L'intertextualité :
- Les thèmes et les mots chers à Jacques Prévert : la litanie du liftier // "Page d'écriture", "Pour faire le portrait d'un oiseau".
- Le robot destructeur //, Mangas japonaises, // Films de Miyazaki…
- "La Bergère et le Ramoneur", conte d'Andersen dont s'est inspiré Paul Grimault pose la problématique de l'adaptation cinématographique. A noter entre autres l'influence idéologique de Jacques Prévert dans le dénouement : de l'utopie du 19ème siècle à la dimension libertaire du mouvement surréaliste.




 

COLLABORATION AVEC JACQUES PRÉVERT, Le poète est né à Neuilly en 1900. Après avoir participé aux activités du groupe surréaliste de 1925 à 1929, il publia certains de ses textes dans des revues puis en rédigea pour le Groupe Octobre, une troupe itinérante de théâtre désireuse de contact direct avec le public populaire. En 1945 seulement est édité un premier recueil, Paroles, qui fait événement. D’autres suivront.

Poèmes de Jacques PRÉVERT appris à l’école ? (Pour faire le portrait d’un oiseauChansons pour les enfants l’hiver – Le cancre – Page d’écriture – Le chat et l’oiseau – Le bonhomme de neige…)

Réaliser des illustrations collages liées au surréalisme à partir de ces poésies.

Retrouver dans le film le côté poétique.

On retrouve dans LE ROI ET L’OISEAU l’empreinte de Jacques PRÉVERT le libertaire, sa

tendresse pour les faibles, les vulnérables, les fantaisistes, les cancres... et sa haine de l'envie, de la méchanceté, de la bêtise et de la tyrannie...
JACQUES PRÉVERT ET LE CINÉMA. Scénariste et dialoguiste de plus de cinquante films.

Les années 1930/40 sont marquées par un genre au cinéma appelé le réalisme poétique. Jacques PRÉVERT en est à l’origine. Il écrit des scénarios et des dialogues pour des personnages inspirés de la réalité mais inscrits dans une dramaturgie travaillée et révélatrice du monde d’alors. Quelques exemples avec quelques grands réalisateurs de l’époque : LE CRIME DE MONSIEUR LANGE (Jean Renoir); DROLE DE DRAME, QUAI DES BRUMES et LES ENFANTS DU PARADIS (Marcel Carné), LES DISPARUS DE ST AGIL (Christian-Jaque)

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