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XVIII° siècle

La danse est toujours récréative et spectaculaire. A tous les échelons de la société, on danse. Dans le bal, on danse le cotillon (danse de salon du XVIII) et les contredanses, l’ère des danses de salon commence avec des pas, des figures simples, et le jeu entre partenaires. En 1715, le bal de l’Opéra de Paris entraine l’ouverture d’une multitude de bals privés et payants.
Parallèlement, le ballet devient spectacle et se professionnalise. On parle davantage de danse noble plutôt que de belle danse. La construction des salles de spectacle avec une scène à l’italienne se multiplie.

De nombreux genres spectaculaires persistent en France mais il y a émergence du ballet pantomime ou ballet d’action.

Jean Georges Noverre (Le révolutionnaire 1727 1810) préconise une danse exprimant les sentiments de l’âme, et réforme le ballet en édictant les règles du « ballet d’action. ». Il veut supprimer masques et accessoires mais l’Opéra de Paris refuse, il travaillera à Strasbourg, Marseille et Lyon. Marie Antoinette l’impose à Paris en 1776.

« La danse en action » doit émouvoir le spectateur par une pantomime expressive, inspirée du jeu théâtral. La pantomime créant un langage suffisamment éloquent, on peut désormais composer un ballet avec le seul concours de la musique instrumentale. Ces nouvelles propositions formeront le terreau du ballet romantique. Il travaille avec Mozart, Gluck et Garrick

Franz Hilferding instaure en 1750 le mouvement de tout le corps et l’asymétrie dans la mise en scène.

Sous l’action conjuguée de Noverre, de Hilferding, et d’Angiolini, l’Europe s’enflamme pour le ballet d’action


  1. XIX° siècle :

Émergence du mouvement romantique sous l’ impulsion de Mme Staël, Chateaubriand.

Il y a multiplication des bals privés (salons) et publics (guinguette).

De nombreuses danses collectives et couples sont dansées : contredanse, les danses à figures venues d’Angleterre : le quadrille, le square dance, la mazurka, la valse et la polka.

- Polka apparaît en Bohême en 1830 issue de l’ancienne scottish

- La valse, dans un traité de chorégraphie pour la première fois en 1782. De nombreux compositeurs en écrivent : Strauss 1825 1899, Schubert, Chopin, Beethoven, Litz, Brahms, Ravel
Les théâtres privés se multiplient ainsi que les grandes troupes de ballet dans les grandes villes européennes.
Le ballet romantique

L’idéal romantique submerge la danse qui devient aérienne, plus féminine (Marie Taglioni 1837, gravure d’Eugène Lami) précise et construite.

Le ballet romantique abandonne peu à peu les mythes de la Grèce antique pour se tourner vers la mythologie nordique. C’est le règne de la danseuse éthérée, pâle incarnant la nostalgie et le spleen. C’est l’apothéose du « ballet blanc ».

L’aplomb, le pas de deux et l’élévation symbolisent les nouvelles qualités techniques. Cette impression de légèreté est soutenue par l’utilisation de chaussons « les pointes » (1815), le tutu long devient le costume de scène. La femme est au centre des ballets romantiques, les danseurs sont souvent des « faire valoir » ou réduits au rôle de porteurs.

Le pas de deux symbolise l’amour du couple et illustre les moments romantiques et poétiques du ballet romantique. Ce pas de deux va progressivement se transformer. Marius Petipa lui donnera une variation masculine. Le XX° siècle perpétue cette tradition mais le détourne au profit de duos.
La Sylphide créée à l’Opéra de Paris en 1832 par Filippo Taglioni, d’après le conte de Charles Nodier Trilby (1822) et sur la musique de Jean Schneitzhoeffer, est le premier grand ballet romantique suivi de Gisèle (1841) sur un livret de T Gautier.
Le lac des cygnes crée à Saint Pétersbourg en 1876, chorégraphié par M Petipa sur une musique de Tchaïkovski écrite tout spécialement pour ce ballet. Dans ce ballet le pathétique domine. L’intrigue de ce ballet en 4 actes repose sur l’histoire d’un amour malheureux.
Marius Petipa développe l’art de l’intrigue romantique, il conçoit les ballets en trois ou quatre actes. Il alterne la pantomime et le grand ballet autour de nombreux danseurs et des solistes brillants. Il s’inspire à la fois des ballets d’action et de scène à caractère plus traditionnel. Le répertoire qu’il a crée est si riche et varié qu’il sert encore de support à des créations actuelles. Il est très présent en Russie où il travaille avec Tchaïkovski (Le lac des cygnes 1877).


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D’après Marius Petipa

(chorégraphe :

Nathalia Makarova)

La Bayadère

1877 Russie

Musique Ludwig Minkus

Ballet classique conçu à Saint Petersbourg, comme une pantomime orientale, raconte l’histoire d’une danseuse sacrée et d’un guerrier.



  1. XX° siècle

Arrivée des danses d’Amérique latine et Etats unis (tango, cake walk), désormais les danses de société n’ont plus d’influence sur le ballet.

Apparition des revues, numéros, dans les music- halls et cafés-concerts qui proposent une danse plus récréative (naissance du Moulin Rouge 1870).
L’école russe devient le creuset de la danse classique. Il y a un rapprochement entre la danse classique et les autres arts.

  • Les ballets russes

Ils sont crées en 1907 par Serge de Diaghilev à Saint Petersbourg. Diaghilev est un brillant imprésario, il travaille avec de nombreux artistes. Des musiciens comme : Moussorgski, Prokofiev, Stravinsky, Rimsky-Korsakoff, Ravel, Debussy, Poulenc, Satie, Strauss.

Le rôle des peintres contemporains comme Picasso, Matisse, Braque, Utrillo, Laurencin, des surréalistes : Ernst, Miro est important dans le spectacle chorégraphique.De nombreux décors sont signés du peintre Léon Bakst
Michel Fokine s’appuie aussi sur des œuvres du folklore : « Schéhérazade » musique de Rimski Korsakov décor de Léon Bakst 1910, « L’oiseau de feu » d’ I Stravinsky 1910, ce sont des chorégraphies qui introduisent des couleurs, des énergies rythmiques.

Les Ballets Russes ont une influence sur les peintres fauvistes et la naissance du style Art Déco.

Les principaux danseurs et danseuses : George Balanchine, Michel Fokine, Serge Lifar, Vaslav Nijinski, Anna Pavlova, Ida Rubinstein…


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Michel Fokine

Schéhérazade 1910 France

Musique de Rimski Korsakov décor de Léon Bakst

Tiré du conte des Mille et une nuits. Une approche plus innovante du ballet classique où la gestuelle sous influence, persane devient spécifique au thème du ballet.

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Le spectre de la rose 1911

France

Musique Carl M Von Weber

Costumes Léon Bakst

Ballet classique dont l’élégance technique, l’expression stylisée emmène dans un univers poétique. Nijinski interprète ce rôle et participe à revaloriser la danse masculine.


Vaslav Nijinski (1889 1950) fut l’étoile des Ballets Russes. Il apporte une « touche moderne» dans la tradition du ballet russe.

Il crée une rupture avec L’après midi d’un faune sur un poème de Mallarmé et avec le Sacre du printemps faisant appel au primitivisme. La position pieds serrés en dedans, genoux pliés, corps cassé ainsi que ses tenues : justaucorps court et maillot moulant, pieds nus participent à ce changement. Il est également l’auteur d’un système de notation de la danse.
Léonide Massine 1917 se tourne vers des spectacles ambitieux, complets. « Parade » sur une musique d’E Satie, un argument de J Cocteau et avec des costumes de Picasso, véritables sculptures cubistes, désorientent le public. G Apollinaire emploie pour la première fois le mot de « surréalisme ». On retrouve cela dans « La boutique fantasque » avec des décors d’André Derain. Serge Lifar et Lubov Tchernicheva dansent le « Pas d’acier » 1927 sur une musique de S Prokofiev, sous la direction de Massine



  • Le néoclassique est une conception qui se développe à partir des Ballets Russes avec des danseurs puis chorégraphes comme George Balanchine, Serge

Lifar. Les formes angulaires et les articulations brisées apparaissent peu à peu.

Le néoclassique prend son essor dans la seconde moitié du XX° siècle avec Roland Petit, Maurice Béjart, Jiri Kylian, William Forsythe,


  • George Balanchine (1904 1983)

Il travaille en étroite collaboration avec Igor Stravinsky pour créer une trentaine de ballets.  Il mêle dans « Le fils prodigue » le langage du cirque et de celui de la Bible.

Il fonde en 1934 la School of American Ballet. Il chorégraphie également des pièces à Broadway et prend la tête du New York City Ballet en 1948.

La musique est la clef de voûte de son travail, il prône une beauté formelle épurée, et une virtuosité technique.


  • Serge Lifar (1905 1986)

Danseur chorégraphe, il connaît un grand succès avec l’Après midi d’un faune. Il dirige le Nouveau Ballet de Monte Carlo et l’Opéra de Paris de 1931 à 1958. Il fonde l’Institut chorégraphique de l’Opéra et l’Université de la danse.

Sur de simples percussions dans un décor de Picasso, il règle le ballet « Icar » dans une gestuelle néo classique ; il ajoute des mouvements acrobatiques dans « Salade », des pas du moyen âge dans « Le chevalier de la Demoiselle ».

Il est l’auteur d’ouvrages sur le ballet et l’histoire de la danse.  « Traité de danse académique » 1949.


  • Roland Petit (1924)

Danseur à l’Opéra de Paris, il fonde ensuite les Ballets des Champs Elysées puis les Ballets de Paris. Il collabore avec Serge Gainsbourg, Yves Saint Laurent, César et participe à plusieurs films. Il revient à l’Opéra de Paris pour créer sur une musique de Maurice Jarre « Notre Dame de Paris » en 1965.

Il fonde en 1972, le Ballet de Marseille.

Il travaille pour les décors avec Max Ernst et Jean Carzou. Il collabore avec les nouveaux réalistes Martial Raysse, Jean Tinguely.

Il excelle dans le ballet narratif et le pas de deux.


  • Maurice Béjart (1927)

Son vrai nom est Jean Maurice Berger, fils du philosophe Gaston berger, il prend le nom de Béjart en honneur de la femme de Molière Armande Béjart.

Il rentre à 14 ans à l’Opéra de Paris. Il collabore avec Birgit Cullberg et crée son premier ballet « L’oiseau de feu » en 1951. Il crée en 1953, les ballets de l’Etoile et quitte la France en 1959 crée en Belgique « Le sacre du printemps ».

En 1960, le « Ballet du XX° siècle » voit le jour puis M Béjart crée le « Boléro » de Ravel. En 1989, il fonde le « Béjart Ballet Lausanne ».

Adepte d’un spectacle total, il mêle les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques. Il aborde les thématiques d’actualité et universelles.

Il forme dans l’école Mudra à Bruxelles M Marin, Mats EK et Anne Theresa De Keersmaeker.



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George Balanchine

Les ballets de Monte Carlo

Violine Concerto 1972

Etats-Unis Musique I Stravinsky

Duo : néo classique, pureté des lignes et des gestes. Précision d’exécution en accord avec le tempo.

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Rolland Petit

Carmen 1949 France

Nouvelle de Prosper Mérimée

Musique : d’après Bizet

Néo classique moderne. L’histoire et la musique sont un peu remaniées. “ Portés révolutionnaires ”, gestuelle forte adaptée à cette relation amoureuse intense.

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Maurice Béjart
Ballet du XX° siècle

Le sacre du printemps

1959 Musique I Stravinsky

Belgique

Version personnelle du sacre de printemps crée en 1913 par Nijinski. Néo classique. Dualité entre les deux sexes, antagonistes et complémentaires. La gestuelle précise, évocatrice, le groupe, les contacts, et l’harmonie avec la musique sont à la base des effets produits.

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Jiri Kylian

Nederlands Dans Theater

La symphonie de Psaumes

1976 Pays bas

Musique I Stravinsky

Néo classique contemporain. Gestuelle fluide et épurée, langage qui correspond à l’essence de l’être humain. La relation entre les danseurs (unisson, cascade) est intéressante. Il réunit avec brio la danse classique et la danse contemporaine ;

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William Forsythe Sylvie Guillem

Séance de travail de Sylvie Guillem 1988 France

Etoile de l’opéra de Paris, S Guillem répète avec W Forsythe une pièce difficile et de grande virtuosité. W Forsythe est comparé à G Balanchine pour son innovation et son ouverture.

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William Forsythe

The lost of small detail Allemagne 1996

Style néoclassique, des tours et sauts rapides maîtrisés, exploitation des déséquilibres, des contrastes. Le décalage entre le groupe et une danseuse renforce l’effet.
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