Notes de lecture: «Ouf ! Sauvés »





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Circonscription de TOUL 2014/2015 

Notes de lecture: « Ouf ! Sauvés…. »

Étude de l’œuvre

LE PHARE DES SIRENES
Texte de Rascal

Illustrations de Régis Lejonc

Didier jeunesse 2007
Document de Nicole Fraga,

Conseillère pédagogique à TOUL
Contact : nicole.fraga@ac-nancy-metz.fr


Résumé :

Ange, le gardien du phare des Sirènes à la gueule cassée, guette Swidja depuis son retour de la grande guerre.

Petit, sa mère morte et son père disparu, quand il vivait avec son oncle Yann, on disait qu’il portait bien son prénom…

Dans la cabane face à l’océan, Ange aimait la vie avec son oncle Yann, un homme joyeux, pêcheur de harengs. Quand Yann Partait à la pêche, Ange ramenait de ses promenades de bord de mer toutes sortes de trésors portés par les flots. Il n’allait pas à l’école et c’est Yann qui lui a appris à lire, écrire et compter, qui lui racontait des histoires de marins et de sirènes…

Un jour de novembre, une tempête éclate alors que l’oncle Yann est en mer. Ange l’attend, s’inquiète…et le lendemain, ne retrouve que la casquette bleue de son oncle et des morceaux de son bateau, échoués sur le rivage…

Désormais, Ange est seul au monde.

Avec les débris du bateau, il réalise une croix et y inscrit le nom de son oncle.

Avec une longue vue, il contemple la mer maintenant calme qui lui a pris son oncle, quand soudain, il aperçoit quelqu’un ! Croyant qu’il s’agit de Yann, il se précipite sur la plage et découvre… une sirène blessée !

Le dialogue s’engage, bien qu’Ange n’ait guère l’habitude de parler à des étrangers, ou de voir apparaître des seins blancs… Ange la porte jusqu’à la cabane. La sirène se nomme Swidja (ce qui signifie Trésor en langage sirène) et a 158 ans ! Ange la soigne pendant de longs jours, ébloui de sa beauté. Dès qu’elle va mieux, il l’emmène en brouette contempler l’océan.

Au bout d’un mois, guérie, Swidja annonce à Ange qu’elle partira le lendemain. Ils ne dorment pas et ne se quittent pas de la nuit, font un vœu à la vue d’une étoile filante…

Au matin, le cœur lourd, Ange porte Swidja à la mer : elle retrouve son élément avec bonheur, non sans promettre de revenir saluer Ange le lendemain à marée montante, ainsi que chaque jour. Ange construit un bateau qu’il nomme Trésor pour pêcher le hareng et aussi pour tenter de la suivre. Lors d’une pêche, Swidja apparaît et emmène Ange dans son royaume pour le présenter aux siens, en lui faisant promettre de n’en rien divulguer…

Après cette visite magique, Swidja offre un drôle de coquillage percé de trois trous à Ange : grâce à lui, il pourra appeler sa sirène à tout moment.

Trois belles années plus tard, c’est la mobilisation générale : la guerre éclate sur la terre, dans les airs et les quatre océans. Ange doit partir à la guerre, on vient le chercher ! Il tente d’appeler Swidja, mais les soldats écrasent le coquillage et tirent sur la sirène et elle disparaît en laissant une trace lumineuse sur les flots….

On coupe les cheveux d’Ange, on l’habille et on l’équipe : Ange se met en route avec son régiment, non sans jeter un dernier regard à l’océan où il croit apercevoir Swidja…

Ne supportant guère ses bottes et le poids de son paquetage, marchant vers le front, il croise les soldats qui en reviennent, blessés, harassés, mutilés, ressemblant à des enfants perdus…Tout n’est que ruine et désolation autour d’Ange, la vie dans les tranchées ressemble à l’enfer, plus rien à regarder, à faire, que la guerre…

Ange a peur, il pense à Swidja dont il s’est fait tatouer le nom sur son cœur.

Un beau matin, un obus tombe dans sa tranchée : seul rescapé, il est blessé. À l’hôpital, on le soigne, mais il découvre avec horreur que son visage d’ange ressemble maintenant à la gueule d’un monstre…

On le libère (il refusera la médaille militaire qu’on veut lui octroyer) et il regagne sa falaise et sa cabane… Celle-ci a brûlé, son bateau a disparu, il ne reste maintenant que des blockhaus et des croix blanches. Désespérément, il appelle Swidja mais seul le silence répond à ses appels.

Il trouve un poste de gardien au phare des Sirènes et depuis ce jour, il attend un signe de Swidja. Il sait qu’un jour elle reviendra et l’emmènera dans son palais de corail.

Elle est là, dans son cœur et quelque part sous l’eau…

Il est là où les cosmographes ont écrit autrefois « Hic sunt siranae », Ici sont les sirènes.

Thème et propos

Rascal nous offre une très belle histoire d'amour rêvé et de filiation, une ode à l’imaginaire pour résister à un destin tragique né de l’histoire personnelle et de la grande Histoire.

Cet enfant désespérément seul face à l’océan n’a d’autre choix que d’entrer dans l’univers des légendes de son oncle et d’y vivre une histoire d’amour avec une sirène blessée.

Hélas, la réalité de la guerre va mettre un terme provisoire à cette vie fantasmée. Si elle fait vivre l’enfer à Ange et le transforme en gueule cassée, l’atteignant au plus profond de son identité, elle ne parvient pas à tuer son imaginaire ni son désir pour autant. Gardien d’un phare des Sirènes (qui est situé au beau milieu de l’Océan Atlantique…), il continue à guetter la mer et à attendre sa belle.

La mélancolie qui se détache du texte et des très belles illustrations aux tons rompus de Régis Lejonc est contrebalancée par une certaine sérénité : il est finalement là où il a toujours été, face à l’océan, avec sa seule rêverie pour compagne.

L’extrait d’Apollinaire du poème en exergue est tiré du poème suivant :

Guerre

Rameau central de combat
Contact par l'écoute
On tire dans la direction " des bruits entendus "
Les jeunes de la classe 1915
Et ces fils de fer électrisés
Ne pleurez donc pas sur les horreurs de la guerre
Avant elle nous n'avions que la surface
De la terre et des mers
Après elle nous aurons les abîmes

Le sous-sol et l'espace aviatique
Maîtres du timon
Après après
Nous prendrons toutes les joies
Des vainqueurs qui se délassent
Femmes Jeux Usines Commerce
Industrie Agriculture Métal
Feu Cristal Vitesse
Voix Regard Tact à part
Et ensemble dans le tact venu de loin
De plus loin encore
De l'Au-delà de cette terre

Calligrammes

Poèmes de la paix et de la guerre 1913/1916

Guillaume APOLLINAIRE
Rascal est coutumier de ce procédé littéraire (voir les vers de Rimbaud en exergue du voyage d’Oregon). Le jeu de lecture est de chercher le lien entre le poème et le propos de l’album. Dans ce poème, on comprend qu’après la guerre, l’espace de l’homme s’élargit, il devient Maître du timon, orientera donc sa vie où les joies seront décuplées, dans un lien avec l’au-delà de la terre…. Il y a de l’espérance dans le texte d’Apollinaire, comme dans le cœur des poilus qui rêvent « l’après » pour supporter l’enfer, comme dans le texte de Rascal.

Si la guerre a transformé Ange en monstre, si elle lui a fait voir les abîmes insoupçonnées de l’âme humaine, elle n’a pas réussi à tuer son « trésor », sa faculté à rêver, à se réfugier dans un imaginaire où il peut aimer encore, et c’est cela qui confère une certaine sérénité (même racine latine que « sirène » siren) à l’œuvre de Rascal. Le gardien de phare d’emblée au début du texte est présenté comme celui qui éclaire la nuit des hommes, donne de l’humanité à leur âme sombre.

Cette plongée dans l’imaginaire du personnage, peuplé de désir, de partages, plaira aux élèves, car la force narrative du texte, pour mélancolique qu’il soit, les touchera profondément.

Au plus près du texte

Le texte démarre par une cataphore : Elle n’a pas de référent, ni dans le texte, ni dans l’image. On comprend avec mon cœur que « je » a été amoureux d’elle.

On est de suite intrigué par le terme « Cosmographe » (qui signifie celui qui décrit l’astronomie, mais aussi un terme venant des mots grecs monde et décrire) ; parlant de latitude et de longitude qui situent un lieu sur la terre, on s’attendrait à trouver le terme « cartographe ».

Par ce choix lexical, on est d’emblée dans l’univers du ciel, du rêve.

La latitude et la longitude sont curieuses pour un phare situé d’habitude surtout près des côtes pour orienter et/ou indiquer aux navires les récifs, puisqu’elles indiquent un point au beau milieu de l’Atlantique….




La règle fictionnelle est posée ainsi dès le départ si on est attentif aux références données : point de récit réaliste, mais une narration où l’imaginaire aura une grande place….

Le texte démarre au présent, puis à partir de « il fut un temps », le système passé simple/imparfait permet d’organiser un retour en arrière sur la vie du narrateur. On trouve le retour au présent à la clôture du texte « j’attends un signe de Swidja »

Cet enchâssement de l’histoire d’Ange donne de la littérarité au texte, puisque la narration ne correspond à l’ordre chronologique. Le traitement du temps, avec ses distorsions aussi y contribue : la rencontre entre Ange et Swidja est longuement décrite, alors que les trois années de complicité entre les deux personnages ou le temps de la guerre ne sont décrites qu’avec quelques courtes lignes. Ces deux éléments devront bien évidemment être travaillés avec de jeunes lecteurs pour lesquels ils peuvent constituer des obstacles à la compréhension.

La description de la vie d’Ange enfant ne devrait pas poser de problèmes, d’abord parce que les enfants aiment les robinsonnades, ces vies en autarcie proches de la nature ; ici l’originalité tient aux éléments naturels mais aussi à l’univers fictionnel apporté par les récits de l’oncle qui nourrissent l’imaginaire de l’enfant.

L’histoire commence vraiment à partir « d’un jour de novembre » marquant le récit de la tempête et la disparition de l’oncle Yann. Ange va devoir s’assumer et faire face à la solitude. Son 1er geste est de bricoler une croix avec les débris du bateau (on sait que le culte des morts, comme l’invention de l’écriture marquent une étape décisive pour l’homme et qu’il marque l’entrée dans l’Histoire). Même s’il offre une sépulture à Yann, il continue de guetter la mer, espérant son retour… Le récit qui apparaît jusqu’ici comme réaliste (exceptées les références de lieu et le choix lexical « cosmographe ») glisse dans le fantastique, non sans mettre en scène une sorte de passage :

Dans le vent froid chargé de sable, je restai là, immobile et transi. Je redoutais de passer de l’autre côté des pierres, jusqu’à ce que l’écume de la marée haute ne me glace les pieds. Je relevai le haut col de mon caban jusqu’aux oreilles, emplis mes poumons d’air salé et avançai de l’autre côté des trois roches sombres, les yeux fermés.

Lorsque j’ouvris les yeux, une sirène gisait sur le sable.

L’apparition de la sirène blessée, qui a un âge, un nom et qui requiert de l’aide suscite peu d’interrogation de la part du garçon :

  • Mon oncle m’a raconté des dizaines d’histoires de sirènes…Je ne savais pas que vous existiez vraiment.

Et la réponse de Swidja l’incite à aller voir sous la surface des choses, à ne pas s’arrêter à ce qu’il voit, le monde n’étant qu’un grand mystère…Passer de l’exposé, du montré, de l’explicite à l’implicite qui demande de creuser un peu les choses, de chercher des significations au-delà du perçu, quelle belle invitation à la symbolisation….

La découverte de l’altérité rompt avec le monde de solitude d’Ange : sa vie simple se nourrit encore des histoires venues du fond des mers que lui raconte Swidja.
L’écriture de Rascal est très littéraire :

  • beaucoup de comparaisons (les jours étaient comme des nuits, les nuits étaient comme des jours. Cela ressemblait à l’enfer ; les arbres déchiquetés….comme des grandes allumettes, des fortifications et des croix… comme des champignons des prés après la pluie ; ses bras …. comme la plus douce des écharpes. etc.)

  • personnification des éléments naturels (vent, mer, pluie) ou de la guerre (ex : la mer s’était mariée avec le ciel ; la mer qui m’avait pris mon oncle ; l’horizon faisait le gros dos, la guerre canarde à gauche, à droite, au hasard ; etc.) montrant ainsi que ces éléments seraient dotés de volonté propre contre laquelle l’homme est bien impuissant.

  • Des listes nombreuses (des soldats hagards, harassés, mutilés, abattus ; des histoires de sirènes, de cachalots blancs aux prises avec d’effroyables octopus, de matelots naufragés et perdus dans l’œil du cyclone et d’îles vierges où l’on est roi ou Robinson ;) qui renvoient l’idée de précision, d’acuité du regard du narrateur

  • Une écriture symbolique : j’éclaire la nuit des hommes (je m’inscris dans le don et le partage, l’imaginaire, le rêve symbolique, en contrepoint de l’âme noire des hommes); Un jour, je sais qu’elle me reviendra et qu’elle m’emmènera dans son palais de corail blanc. J’éteindrai alors la lumière crue du phare et nous nous en irons loin, bien loin sous la couverture des vagues. (la mort est symbolisée, rêvée comme retrouvailles avec son amour). L’horizon avait disparu (Ange n’imagine plus son avenir)

  • Des répétitions : Ainsi allaient chaque jour et chaque nuit qui passaient avec mon oncle Yann. Ainsi allaient chaque jour et chaque nuit qui passaient avec Swidja. Comme pour marquer l’attachement égal que porte le narrateur à ses deux compagnons de vie, l’égal sentiment de sécurité qu’il ressent en leur présence ;

  • De l’implicite : on ne parle pas de la guerre de 14/18, mais la gueule cassée, les tranchées y renvoient immanquablement. On n’explique pas pourquoi Ange refuse la médaille qu’on veut lui donner.



Propositions pédagogiques

Avant la lecture :

- Inventorier, rechercher ce qu’on sait des sirènes :

« Les sirènes ont l'apparence de très belle femmes de la taille jusqu'au sommet de la tête, tandis que le bas du corps est recouvert d'une queue de poisson couverte d'écailles. Elles vivent dans les mers et océans, plus précisément sur les rochers situés à proximité des côtes. À l'approche des bateaux, elles chantent si merveilleusement qu'aucun mortel ne peut résister à la tentation de les rejoindre dans leur demeure marine, ce qui cause la mort des marins en mer, et le naufrage des navires.
Leur beauté et leur sensualité fatale personnifient les séductions et les dangers de la mer.
Le liber monstrorum ( le livre des monstres ) manuscrit anglais du VIIème siècle ou du IXème siècle,

en donne la description suivante :
Les sirènes sont de jeunes vierges marines qui séduisent les marins à l'aide de leurs formes splendides et de leurs chants merveilleux. De la tête jusqu'au milieu du torse elles ont des corps en tout point identiques à ceux des femmes ; pourtant, elles ont en dessous des queues écailleuses de poisson, qu'elles gardent toujours cachées dans l'eau, dans les vagues.
Vouées à l'érotisme et à la sexualité, mais aussi à l'art, à la musique, au chant et à la divination, ces créatures ne sont pas immortelles ; selon Hésiode elles peuvent tout de même vivre 291 600 ans dans un état de perpétuelle jeunesse.

LES SIRENES PROTECTRICES
Il faut attendre la renaissance pour que les sirènes perdent leur sinistre réputation de prostituées et de démons pour devenir les protectrices des marins, ornant de leurs effigies charmantes les cartes marines - au milieu des océans, on trouvait cette mention : "Hic sunt sirenae, Ici sont les sirènes - les armoiries des villes portuaires et les proues des navires, dont elles étaient les seules représentations féminines tolérées. Leurs couleurs étaient souvent le bleu et l'or, ce qui les assimilait à des madones.
De même, les mermaids (vierges marines) anglo-saxonnes sont considérées comme bienfaisantes. Jusqu'au XX°siècle, une loi maritime anglaise réclamait d'ailleurs, au bénéfice de la couronne d'Angleterre toutes les sirènes trouvées dans les eaux anglaises. »
- faire un tour sur le site de la BNF (exposition l’âge d’or des cartes marines http://expositions.bnf.fr/marine/index.htm ) : on pourra y voir quelques beaux portulans avec souvent des représentations de sirènes, par exemple ici http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5906245s/f1.item.r=Portulans
- montrer quelques images ou vidéos (la relève) de phares  (http://www.youtube.com/watch?v=aEFp6tqgKgk ) ; parler du métier de gardien de phare (qui est en disparition avec l’automatisation)

- mobiliser à cette occasion tous les mots pour décrire l’environnement marin, les organiser

(flots, écume, vagues, marée, rade, côte sableuse, rocheuse, falaise, anse, baie, tempête, naufrage, phare, le vent, la brise, une île…)


  • Photocopier la page de garde de l’album situant le phare des sirènes : laisser lire les élèves et relever les jeux de mots délicieux « le Roc Enerol », la « Cité Pacape »: on en viendra à déduire que cette carte fantaisiste nous renseigne sur l’album : « l’Île Étaitune » avec sa ville de « Foix », « la Rade Échant et la Rade Évile » nous renvoient à un univers littéraire et fictionnel. Pour les plus grands, on pourra chercher d’autres noms de lieux à rajouter sur la carte en inventant des jeux de mots.


Lecture morcelée de l’album pour asseoir la compréhension en résumant ensemble, poser des questions, essayer d’anticiper le récit…

  1. Le commencement : début jusqu’à « la gueule à faire peur ».

    1. qui sont les personnages de cette histoire ? Elle et je ?

    2. qui raconte ? à quel temps ?

    3. A quel moment est-on ?

    4. A quoi vous fait penser la locution latine ? L’expression « Gueule cassée ? »




  1. la vie avec l’oncle Yann, depuis « il fut un temps… » jusqu’à page 2 « Ainsi allaient chaque jour et chaque nuit qui passaient avec mon oncle Yann. »

Quand est-on ? (sensibiliser au flash back)

Qu’apprend-on sur Ange et son histoire ? sur Yann ?

Reprendre ensemble les éléments de la description de la vie avec son oncle

  • les collections d’Ange

  • la transmission de la culture écrite



3- La tempête : jusqu’à « jusqu’à disparaître en un point minuscule. »

Résumer à l’oral les événements de cette partie

  • Yann est parti pêcher en mer

  • Une tempête éclate

  • Yann ne rentre pas

  • Ange est inquiet

  • Il retrouve le lendemain des débris du bateau et la casquette

  • Ange confectionne une sépulture pour son oncle

  • Un vieil albatros vient regarder Ange avant de disparaître



4- la découverte de la sirène, jusqu’à « … lorsqu’enfin elle ouvrit les yeux. »

Résumer en une phrase cette partie

« Ange, avec la longue vue de son oncle, aperçoit quelqu’un sur le rivage : il croit que c’est son oncle, il se précipite mais il découvre derrière les rochers…une sirène ! »

Essayer de qualifier cette histoire avec les mots proposés par les élèves : Quel genre d’histoire est-ce ? un récit réaliste ? un conte ? une histoire fantastique ?

Essayer d’anticiper sur la suite en proposant un écrit de travail : que va-t-il se passer ?

Lire les propositions, classer les possibles narratifs trouvés par les élèves

5- La 1ère rencontre, jusqu’à « Le monde n’est qu’un grand mystère »

Nous sommes dans un monde où les sirènes existent vraiment, parlent notre langue, peuvent se blesser dans la tempête….

Réfléchir ensemble par un écrit de travail : que veut dire, pour toi, « le monde est un grand mystère » ?
6- La vie avec Swidja, jusqu’à « Ainsi allaient chaque jour et chaque nuit qui passaient avec Swidja. »

Qu’apprend-on de Swidja ?

Décrivons oralement la vie d’Ange et de Swidja à partir d’une simple liste de mots.

Est-ce la dernière phrase de cette partie nous rappelle quelque chose ?

Jouer sans le texte les conversations entre Ange et Swidja
7- Au pays de Swidja , jusqu’à « des ordres de mobilisation générale. »

Imaginer le royaume de Swidja en rajoutant des détails en quelques phrases.

Combien de temps dure la vie commune ? (sensibiliser les élèves à la distorsion du temps : quelques phrases pour 3 ans et un mois)

Que comprenez-vous de la dernière phrase ?

8- La guerre, jusqu’à «la guerre dura encore un bon moment. »

 Comment Ange vit-il la guerre ? (ce qui a trait à son corps- à ce qu’il voit – à ce qu’il ressent)

Comment cela va-t-il se terminer pour lui ? (voir si les élèves ont gardé en mémoire le début du texte)

9- Épilogue

Que fait Ange après la guerre ?

Pourquoi refuse-t-il la médaille ?

Comment comprend-on la phrase suivante « Du haut de ma tour de pierre balayée par les vagues et les vents, j’attends un signe de Swidja.

Un jour, je sais qu’elle me reviendra et qu’elle m’emmènera dans son palais de corail blanc. J’éteindrai alors la lumière crue du phare et nous nous en irons loin, bien loin sous la couverture des vagues. »

Comment est construite la fin du texte ? A quel temps est-elle écrite ?

10- Écrit de réaction libre après relecture complète de cette histoire

Jugement et interprétation du sens du texte

Je trouve cette histoire …….

Elle m’a fait réfléchir à ………

Cette histoire m’apprend que……………
Après la lecture du texte, vers des éléments de mise en scène


  1. Proposition de chants :

- « La baie des fourmis » de Souchon et Voulzy

http://www.youtube.com/watch?v=DbslSLRnX-k Le refrain « regarder la mer » renvoie bien la mélancolie du texte

  • « Évidemment » de France Gall et Michel Berger, sur la perte et le changement irrémédiable suite à un deuil

  • « la chanson de Craonne » pour évoquer l’absurdité de la guerre




  1. recherches musicales pour évoquer avec des percussions : la mer calme, la tempête, la guerre




  1. apprendre les dialogues et les jouer




  1. reprendre les épisodes tels qu’ils sont découpés dans la proposition de lecture de l’album, en résumer quelques-uns car le texte est long. (se servir pour cela des écrits de travail réalisés au cours de la lecture)




  1. imaginer un dispositif de présentation du temps

  • un repère pour le présent

  • un repère pour le récit de vie enchâssé

Ces repères peuvent être visuels, spatiaux, sonores, etc.
6- travail sur les postures liées aux sentiments du narrateur tout au long du texte :

l’insouciance de la vie avec Yann, l’inquiétude, la tristesse, l’espérance, la curiosité, l’empathie, l’amour, la douleur de la séparation, la peur, la douleur physique, l’attente
7- Rendre compte de l’appréciation de l’album par la classe en enchâssant le texte de Rascal d’une présentation et d’une conclusion (deux élèves ouvrent le livre, commentent la fin et le referme avant de terminer par une chanson)




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