Note pour le cabinet





télécharger 96.6 Kb.
titreNote pour le cabinet
page1/3
date de publication09.11.2017
taille96.6 Kb.
typeNote
h.20-bal.com > histoire > Note
  1   2   3
ACTE DE NAISSANCE DE XAVIER-ALPHONSE MONCHABLON

(12 JUIN 1835)

Retranscrit par Henri Poirier

Archives des Vosges 4E 23/3

L’an 1835, le douze juin, à cinq heures du soir, par devant nous Nicolas Contal, maire, officier de l’Etat-Civil de la commune d’Avillers, arrondissement de Mirecourt, département des Vosges, étant en la maison commune, est comparu Jean-Nicolas Monchablon, âgé de vingt-neuf ans, instituteur domicilié à Avillers, lequel nous a déclaré que ce jourd’hui, à trois heures de relevée, Victoire Français son épouse, âgée de trente ans, sans profession, est accouchée dans la maison d’école en ladite commune, d’un enfant de sexe masculin, qu’il nous a présenté, et auquel il a dit vouloir lui donner les prénoms de :

Xavier-Alphonse

Lesdites déclarations et présentations faites en présence de Nicolas Hel, âgé de cinquante-trois ans, vigneron domicilié à Avillers, cousin de l’enfant, et de Joseph Boyé, âgé de quarante-quatre ans, vigneron domicilié à Avillers, grand-oncle à l’enfant, lesquels déclarant et témoins ont signé avec nous le présent acte que nous avons écrit sur les deux registres à ce destinés après lecture et collation

Signature Signature

de Nicolas Hel de J.N. Monchablon

LE MARQUIS DE CASTELLANE, DEPUTE, RECOMMANDE LE PEINTRE ALPHONSE MONCHABLON AU PREFET DE LA SEINE

Versailles, le 6 juillet 1871

Mon cher collègue,

Mr Cornu vient de mourir, laissant inachevées à St.Germain des Prés les peintures du transept. Permettez-moi de vous recommander comme successeur de Mr Cornu, Mr Monchablon, son élève, qui est parfaitement digne de compléter l’œuvre, ayant été très confidentiellement initié par son maître à l’ensemble de ses projets.

Je comprends trop qu’une pénible stagnation doive être l’effet immédiat de la ruine que nous subissons.

Aussi, les vœux de Mr Monchablon se bornent-ils à être mis sur les rangs, en attendant que ses ressources financières permettent à la ville d’ordonner l’achèvement des travaux en voie d’exécution.

Je saisis cette occasion, mon cher collègue, pour vous adresser l’expression de mes sentiments les plus dévoués. 

Marquis de Castellane

Député du Cantal

(Les ruines évoquées sont celles de la commune de Paris)

REPONSE A PROPOS DE CETTE LETTRE

Paris, le 15 juillet 1871

Note pour le cabinet

Mr Monchablon, que Mr le marquis de Castellane recommande comme successeur de Mr Sébastien Cornu pour l’exécution des peintures de St. Germain des Prés, a une commande de la ville non terminée.

L’usage de l’administration n’est pas d’accorder deux commandes à la fois à un même artiste. D’ailleurs, le travail dont il est question est d’une très grande importance, il est la continuation, non pas seulement de l’œuvre de Mr Cornu, mais aussi de celle de Flandrin.

C’est donc à la commission des Beaux Arts qu’il appartiendra de désigner l’artiste auquel sera confié ce travail.

Le chef de la division des travaux de Paris

UNE LETTRE DE 1874 AU DIRECTEUR DES BEAUX ARTS: UN ARTISTE EN QUETE DE TRAVAIL

13 juillet 1874

Monsieur le Directeur,

Je vais me rappeler à votre bon souvenir et vous prier de ne pas m’oublier s’il y a un travail décoratif à faire dans un monument quelconque de la ville, ne me laissez pas me rouiller.

J’ai fait des études très fortes, vous avez été content de ce que j’ai fait pour la ville, vous me l’avez témoigné ; eh bien, donnez-moi quelque belle muraille à couvrir, je vous réponds que je m’acquitterai bien. Aidez moi à me développer, vous ne vous en repentirez pas, je vous le jure, j’aime mon art .

Payez-moi peu si vous voulez, mais donnez moi un bel espace.

Veuillez, Monsieur le Directeur, écouter ma demande et agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Alphonse Monchablon

14, rue de l’abbaye St Germain

Paris

UNE LETTRE DE 1875 AU DIRECTEUR DES BEAUX ARTS: UN ARTISTE EN QUETE DE TRAVAIL

Paris, le 23 novembre 1875

Monsieur Michaud,

Je vais me rappeler à votre souvenir et vous prier de ne pas oublier la promesse qui m’a été faite de me donner un travail qui me permette de faire usage des études que j’ai faites pour l’art élevé. Vous m’avez peut-être jugé cette année sur un Christ que j’avais au Salon cette année. Il était si défectueux que j’aurais voulu l’avoir enlevé, mais ne le pouvant pas, j’ai donc subi cet échec. N’en concluez pas pour cela que je suis mort. Ce tableau a été revu avec soin dans un espace considérable ; je l’ai complètement transformé. L’atelier dans lequel il a été fait était beaucoup trop petit, et je n’ai pu juger de l’ensemble qu’à distance ; je ne reconnaissais pas ce que j’avais fait : enfin maintenant que vous le verriez, que vous le jugeriez favorablement. Il est bien.

Je vous l’ai dit, je tiendrais à avoir une place importante à décorer, quand même elle serait peu rétribuée.

Je me recommande encore à votre bon cœur, et vous prie, Monsieur Michaud, d’agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Bien à vous dévoué

Monchablon

14 rue de l’abbaye

UNE LETTRE DE 1883 AU DIRECTEUR DES BEAUX ARTS: UN ARTISTE EN QUETE DE TRAVAIL (décoration du nouvel Hôtel de vile de Paris)

A Monsieur le Directeur des Beaux Arts de la ville de Paris,

La commission des Beaux Arts de la ville a-t-elle examiné sur place les deux tableaux que j’ai faits pour l’église de Ménilmontant ? Dans l’affirmative, je serais plus à l’aise pour venir demander à la ville de me confier un panneau de la salle destinée à l’Alsace-Lorraine et à la décoration par les artistes de ce pays.

Etant vosgien, et travaillant en ce moment à une décoration pour l’Université de Nancy, j’ai choisi le Panthéon lorrain comme sujet. Je serais très heureux et très fier de faire un complément de composition en y ajoutant les plus grandes figures de l’Alsace, et qui donnerait à ma composition une importance bien plus complète.

Si mon idée était admise, j’enverrais dans quelques jours une esquisse qui donnerait une idée du parti que je puis tirer de ce sujet là.

Vous voudrez bien vous souvenir que dans un concours de la ville, j’ai été classé un des premiers, et qu’on peut sans injustice me confier un travail un peu important. Je serais très heureux de vous faire voir mon hémicycle de Nancy qui vous donnerait tout de suite l’idée de ce que peut être la composition dont je vous parle. Je rentrerai à Paris dans une dizaine de jours, et si vous aviez un moment à perdre, j’irais vous chercher à l’heure qui vous conviendra. Veuillez, Monsieur le Directeur, agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée et de mes sentiments d’affectueuse sympathie.

Alphonse Monchablon

Gérardmer, 14 juillet 1883, villa Mansuy du lac

UNE PROPOSITION POUR L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889

Monsieur le Directeur des travaux de la ville de Paris et l’Exposition Universelle de 1889,

J’ai l’honneur de vous soumettre la photographie d’une grande esquisse qui résume Paris au XIXe siècle, dans ce qu’il a produit de plus grand dans les lettres, les sciences et les arts.

La ville de Paris personnifiée, entourée de ses plus beaux monuments et de ses enfants les plus illustres, accueille toutes les nations qui viennent lui rendre hommage, elles sont toutes symbolisées par des figures de femmes qui portent sur leurs drapeaux, soit leurs couleurs nationales, soit leurs armes. A leurs pieds et par groupes, se trouvent les plus hautes personnalités du siècle, dans le fond de la composition les vieux monuments de Paris au dessus desquels plane le génie de la France.

A droite et à gauche de la composition, se voient deux groupes de bronze : l’un est formé de Corneille, Racine et Molière, l’autre de Voltaire, Diderot, d’Alembert, précurseurs de la liberté moderne. La science ayant transformé le monde doit être au premier plan ; au pied de sa statue d’or et guidés par elle, se groupent les grandes intelligences qui ont amené cette transformation par la vapeur, l’électricité et les découvertes qui répandent partout le bien-être et le progrès, en élargissant sans cesse le cercle des connaissances humaines.

Dominant les grandes compositions, le génie de la musique prend un essor qui laisse bien loin les traces du passé ; au pied du monument du troisième plan, seront les contemporains les plus illustres, aux représentants des lettres, des arts et des sciences j’ajouterai les orateurs, les philosophes qui ont exercé une influence importante à notre époque, Gambetta, Berryer, Lacordaire, Ledru-Rollin, Cousin, Proudhon etc, et d’autres qui me seraient désignés par le direction des Beaux-Arts.

Les noms des plus grandes personnalités sont inscrites au bas de la photographie.

Cette peinture placée soit au pavillon de la ville de Paris à l’entrée, soit au Champ de Mars à l’exposition universelle, serait comme le salut de bienvenue à tous les peuples, son foyer de civilisation ; ils y trouveraient le symbole sympathique de leur patrie aimée.

En dernier lieu, ce résumé de la gloire de Paris aurait sa place naturelle à l’Hôtel de Ville de Paris, où il pourrait être placé dans et au fond d’une galerie des fêtes où tous les étrangers reçoivent un accueil grâcieux.

Il est bien entendu que je me mets entièrement à votre disposition pour recevoir vos observations ou les éclaircissements dont vous pourrez avoir besoin

Veuillez, Monsieur le Directeur, agréer l’expression de ma considération la plus distinguée

Paris le 6 juin 1887 Alphonse Monchablon, 30 rue Copernic

UNE LETTRE DE 1880 AU DIRECTEUR DES BEAUX ARTS: UN ARTISTE EN QUETE DE TRAVAIL

Monsieur le Directeur,

Sur votre recommandation, j’ai cherché des places où je puisse exécuter quelques peintures décoratives. J’en ai trouvé et de belles.

D’abord au Trocadéro, dont le pourtour est orné des noms des grands hommes. Il y a des galeries et des salles immenses.

Ensuite aux pavillons restaurés des Tuileries : dans les deux se trouvent de grands espaces, où feraient très bonne figure les grandes personnalités littéraires, scientifiques et artistiques des époques suivantes : 1) de l’Antiquité 2) de la Renaissance 3) du siècle de Louis XIV, où la France occupe un si haut rang .

Ne trouvez-vous pas que les princes de l’intelligence formeraient là une cour bien imposante ?

Ces trois tableaux présumeraient les époques les plus brillantes et offriraient une leçon d’histoire rapide, claire et agréable.

(..)

Ce serait l’œuvre capitale d’une vie d’artiste.

Si vous trouvez que c’est trop demander en une fois malgré mes douze années d’attente depuis mon retour de Rome, veuillez examiner parmi ces compositions celles qui s’adapteraient le mieux aux édifices cités plus haut.

2 novembre 1880 Alphonse Monchablon

MONCHABLON ET LA GRANDE FRESQUE DE L’UNIVERSITE DE NANCY

(Archives de Paris, 10624 /72/1 – liasse 133)

En 1882-86, Alphonse Monchablon réalise la grande fresque (du type de celle du musée d’Hennezel) « les hommes illustres de Lorraine » sur commande du Directeur des Beaux Arts, et devant orner l’hémicycle de l’Université de Nancy. Voici une partie de la correspondance envoyée à ce sujet :

A Monsieur le Directeur des Beaux Arts (24 janvier 1886),

« L’an dernier à pareille époque, je croyais pouvoir exposer mon travail de Nancy au salon de 1885. Au dernier moment, j’ai senti que mon œuvre n’était pas suffisamment bonne, je me suis remis à l’œuvre, et maintenant, j’ai la conscience d’avoir fait une œuvre. Je la termine en ce moment au Palais de l’Industrie où je serais bien heureux de vous le soumettre, si vous avez une heure à perdre. 

Mon ami Méline m’avait fait espérer votre visite avec lui, les évènements si multiples de notre époque l’ont remis. Si vous aviez quelque inquiétude au sujet de ce tableau, adressez-moi un inspecteur qui vous rende bon compte »

Alphonse Monchablon, rue Copernic

10 Mars 1886 : « mon tableau de l’illustration de la Lorraine est terminé. Il est dans la salle du Palais de l’Industrie. Je vous serais très reconnaissant si vous vouliez bien me faire faire un mandat de 1000 francs, solde du prix de ce travail »

Alphonse Monchablon, rue Copernic

MONCHABLON ET LA GRANDE FRESQUE DE L’UNIVERSITE DE NANCY

RAPPORT DE ROGER BALLU, INSPECTEUR DES BEAUX ARTS AU MINISTRE

Rapport, décembre 1882 :

« L’œuvre de Mr Monchablon, d’une dimension considérable, est en cours d’exécution définitive. Le peintre a fini ses études, rassemblé les nombreux documents nécessaires pour donner de l’authenticité aux nombreux portraits des illustrations de Lorraine  ».

23 novembre 1883 :

« J’ai examiné de nouveau la grande peinture de Mr Monchablon destinée à couvrir les murs de la Faculté de Nancy.L’artiste continue son œuvre ; il la poursuit avec sollicitude. C’est une sorte de paraphrase de l’Hémicycle de Paul Delaroche : les grands hommes de la Lorraine réunis par groupes causent entre eux dans une conversation qui n’est guère arrimée à vrai dire, ou semblant vouloir se faire admirer les uns par les autres ».

3 mars 1886 :

« La vaste toile commandée à Mr Monchablon pour décorer l’hémicycle de la faculté de Nancy est terminée et figurera au salon de 1885. Elle représente un réel travail, de consciencieux efforts et une grande dépense de temps. Quand on cueille les fruits d’un châtaigner, est- on admis à faire des réserves sur ceci, que l’on y trouve que des châtaignes et non des prunes ? Ce grand ensemble est du vrai Monchablon. On n’a point été trompé sur la qualité et la nature de la production. L’artiste a donné ce qu’il pouvait donner, ou qu’on était en droit d’attendre de lui ».

La peinture avait été commandée par décision ministérielle du 8 mars 1881, pour le prix de 15.000 francs. En 1886, l’artiste habitait 12 rue Pergolèse à Paris.

UNE LETTRE DE 1880 AU DIRECTEUR DES BEAUX ARTS: UN TABLEAU EN QUETE DE DESTINATION

Paris, le 25 mai 1880

Monsieur le Directeur,

Auriez-vous la bonté de signaler à la commission des Beaux Arts de la ville de Paris mon tableau Victor Hugo qui est au salon cette année.

Je serais bien heureux qu’il me soit acheté pour la décoration soit d’un théâtre, soit d’une école, d’une mairie ou d’un monument de la ville de Paris.

Il me semble que la figure du grand poète doit trouver sa place dans sa cité de prédilection.

Qu’en pensez vous ?

Vous obligeant beaucoup votre serviteur qui vous remercie d’avance de ce que vous voudrez bien faire pour lui .

De tout cœur, votre bien dévoué

Monchablon

12, rue Pergolèse
  1   2   3

similaire:

Note pour le cabinet icon1. Arrêtés Préfecture de la Charente-Maritime Services du cabinet

Note pour le cabinet iconNote d’intention et biographie Jean Claude Gallotta P. 8 : Le spectacle...

Note pour le cabinet iconEn cabinet de rééducation des infections associées aux soins

Note pour le cabinet iconNote pour l’analyse des theses sur les pnr

Note pour le cabinet iconQuels documents avez-vous fourni pour votre inscription ?
«arrival note» pour préciser votre date d’arrivée et votre vol. Et une carte européenne d’assurance maladie pour me couvrir sur toute...

Note pour le cabinet iconUne histoire du steel-drum
«pan» («casserole») se perfectionna ensuite : on le fit chauffer pour renforcer le métal et lui donner une meilleure sonorité, on...

Note pour le cabinet iconJe note les faits, hâtivement, pour ne pas les oublier, parce qu'il

Note pour le cabinet iconLa note globale regroupe des appréciations concernant
«pour» (la thèse), un «contre» (l’antithèse) et doit aboutir à une réponse nuancée (la synthèse, le «oui –ou non, mais»)

Note pour le cabinet iconNote sur l’auteur
«Pauvreté invalidante et citoyenneté habilitante». IL est membre du Groupe d’économie solidaire du Québec (gesq) et du Collectif...

Note pour le cabinet iconNote pour plus tard : impératif, ne pas boire de thé avant d’aller dormir
«La vie est moche», ça me fout un coup au moral, moi qui pensais le contraire; me serais-je trompée ?






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com