Note pour le cabinet





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(Rome, 1852 – Dakar, 1905)

Explorateur pacifique et altruiste

Issu d’une famille italienne, Pietro-Paolo Savorgnan di Brazza fit de brillantes études en France et sortit enseigne de vaisseau à 17 ans. Naturalisé français après 1870, ses liens d’amitié avec Jules Ferry lui valurent d’être aidé par le gouvernement dans ses missions d’exploration en Afrique, et particulièrement aux sources du Congo. Faisant preuve de souplesse et d’humanité, il s’entendit avec les populations locales et leurs rois. Son action fut aussi motivée par la volonté de freiner les ardeurs du colonisateur belge. Nommé commissaire général du Congo français, il s’établit dans le poste de Nkama qui devait s’appeler plus tard Brazzaville. Ayant rencontré bien des difficultés et essuyé bien des critiques, celui qui fut le héros d’outre-mer pour les uns ou le « moins mauvais des colonisateurs » pour les autres, fut inhumé au cimetière des Brus à Alger. En 2006, sa dépouille fut solennellement transférée au cimetière de Brazzaville, où un grand monument funéraire lui fut alors élevé.

UN PORTRAIT, MAIS SURTOUT UN TABLEAU D’HISTOIRE

Ce tableau signé de 1886 pose l’éternel problème : Monchablon a-t-il fait un portrait « sur le vif », ou s’est-il simplement inspiré d’une des nombreuses photos (ou gravures) ayant pour sujet l’explorateur ? Assis dans un jardin, Brazza apparaît comme un personnage de la grande histoire. Caressant son chien d’une main, désignant des cartes du Congo de l’autre, il est en tenue d’officier de marine, avec ses boutons dorés et sa légion d’honneur : l’officier romain pose pour la postérité, par photo interposée ou non. C’est l’époque où il est commissaire général, en pleine renommée. Son visage s’inscrit sur des boites de plumes métalliques ou de biscuits, ses récits font rêver les enfants. Comme pour son Victor Hugo à Guernesey, le peintre a la volonté d’écrire et d’éterniser une page d’histoire. C’est anticiper une future grande fresque représentant les héros de la France : Savorgnan de Brazza dialoguant avec Faidherbe ou Marchand, entre autres…En fait, cette fresque ne fut jamais peinte, Monchablon devint presqu’exclusivement l’homme des portraits.

ERNEST-EUGENE HIOLLE

(Paris, 1834-Bois-le-Roi 1886)

Passionné par la sculpture dès son plus jeune âge, il entra à l’Ecole des Beaux Arts où il suivit les cours de Grandfils et de Jouffroy. Maitrisant parfaitement l’académisme classique, il fut reçu prix de Rome en 1862, puis, rentré en France, collectionna les médailles et les prix (médaille d’honneur à l’Exposition Universelle de 1878). Il participa à la décoration sculptée de l’Opéra Garnier, du Louvre et de bien d’autres édifices de la fin du règne de Napoléon III ou du début de la IIIe République. Mais il excella surtout dans des statues uniques de très belle facture : «L’Amérique du nord », qui trône devant le musée d’Orsay, « Arion assis sur un dauphin » (Louvre), « Saint-Jean de Matha ». Beaucoup de ses œuvres ornent les places ou les musées des villes du nord, notamment Valenciennes (« Fontaine Watteau », « Madame Hiolle en Sabine » etc.). Le musée des Beaux Arts de Rouen conserve une grande et belle statue de Nicolas Poussin.

L’art de Hiolle est très marqué par l’académisme (pouvait-il en être autrement ?), mais il l’a sublimé avec force et beaucoup de talent.

HIOLLE ET MONCHABLON : UNE AMITIE NOUEE A LA VILLA MEDICIS

Il s’agit là d’un des premiers grands portraits réalisés par Alphonse Monchablon à Rome entre 1863 et 1868. Lorsqu’il arrive à Rome à l’automne 1863 avec une nouvelle charrette de pensionnaires, il fait la connaissance d’Eugène Hiolle, qui l’a précédé d’un an dans la ville éternelle. Le peintre se lie avec le sculpteur dont il fait un premier portrait conservé à la Villa Médicis, conjointement avec ceux de plusieurs de ses congénères, le graveur Huot, l’architecte François-Wilbrod Chabrol, ou encore le compositeur Bourgault-Ducoudray. Un deuxième portrait du sculpteur, celui que nous voyons ici, et vraisemblablement exécuté au même moment par l’artiste, est conservé au musée des Beaux Arts de Valenciennes.

Modifiant son mode de composition frontal habituel, Monchablon a représenté le sculpteur à mi-corps drapé dans un large manteau, la tête inspirée marquée par son physique si caractéristique, avec ses longues moustaches et sa chevelure foisonnante.

QUAND LES DEUX PEINTRES MOCHABLON COLLABORENT AU « LIVRE D’OR DE LA LORRAINE

OFFERT AU TSAR ALEXANDRE III (1893)

Les deux hommes, l’un, barrois par son père (Cousances-les-Forges), né et installé à Châtillon-sur-Saône (1855-1904), l’autre originaire du pays de Mirecourt et installé à Paris (1835-1907) étaient d’authentiques lorrains, l’un paysagiste, l’autre portraitiste et peintre d’histoire. Ils ne devaient certainement pas s’ignorer, même si le soleil de l’un devait de temps en temps faire de l’ombre à l’autre (la légion d’honneur attribuée au paysagiste trois ans avant le portraitiste etc.). Cette homonymie sans parenté pouvait et peut paraître cocasse.. En 1893, toutefois, les deux talents furent mis à contribution dans le « Livre d’or de la Lorraine » offert à Alexandre III en l’honneur de l’alliance franco-russe : tous les artistes et illustrateurs du moment apportèrent une œuvre ou un souvenir graphique célébrant la Lorraine, de Prouvé à Martin. Xavier-Alphonse fit une allégorie sur l’alliance, et Jan un dessin préparatoire sur un paysan de pays de Châtillon : il n’y eut donc pas de jaloux.. Ce magifique livre relié est actuellement au musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg.

MONCHABLON ET LE COUVENT DOMINICAIN D’ETREPAGNY

Ce portrait du Père Balme, peint peu de temps avant qu’il ne s’éteigne dans cette retraite d’Etrepagny (Eure), respire la sérénité, la profondeur spirituelle, et sans doute la foi que le peintre devait partager avec son modèle. Xavier-Alphonse n’était pas un étranger dans ce couvent de dominicaines. En 1894, il avait reçu de la supérieure de cette maison la commande d’une grande toile intitulée « Venite ad me omnes » devant décorer l’abside de la chapelle. Quelques temps après, il réalisait le portrait du dominicain pensionnaire. On peut discerner certaines influences nordiques dans la composition et le traitement du personnage, qui fait penser à certains abbés flamands peints au XVe ou XVIe siècle. Le couvent d’Etrepagny, dont la fondation et les bâtiments remontent au XIXe siècle, a été récemment vendu et« laïcisé », et doit devenir le siège d’une communauté de communes. Tout le mobilier a été vendu aux enchères, et cette toile, rachetée par Mr. Gérard Monchablon à la salle des ventes de Versailles, a été donnée à l’association Saône lorraine, qui l’a partiellement restaurée (2010).

ALBERT ET CORINNE MALGRAS

Albert : né en 1839, il est fils de Marin Malgras, inspecteur d’académie (1800-1869) et de Marceline Antoinette Puton (fille du baron Puton), homme politique, et bienfaiteur. Devenu procureur de la République, il vit à Affracourt, près d’Haroué, et devient un maire estimé de cette commune. Il épouse en 1868 à Saint-Maurice Corinne de Mirbeck et meurt au début du XXe siècle. Ce portrait, qui orne les murs de la mairie d’Affracourt, nous a été aimablement prêté par le maire de cette commune, avec l’autorisation du conseil municipal ainsi que de la dernière descendante de la famille, Melle Geneviève Malgras, qui l’avait offert à la mairie d’Affracourt. Corinne (1842-1921) : née Mirbeck, elle est l’arrière petite-fille du peintre Nicolas de Mirbeck, qui réalisa des tableaux et tableautins sous le règne de Stanislas. Née près de Montevidéo où son père Apollon de Mirbeck exerça la médecine et l’enseigna, et d’Anne-Marie Carrière, elle était « aussi belle qu’une créole » et très typée. Ce tableau de Monchablon reflète toute sa grâce. Donné par Melle Geneviève Malgras au musée municipal de Saint-Dié, ce dernier l’a aimablement prêté pour cette exposition.

MONCHABLON, AMI DE CŒUR DE LA FAMILLE MALGRAS

Si Xavier-Alphonse a eu un peu de facilité lorsqu’il est arrivé dans la capitale, c’est en grande partie à Martin Malgras, inspecteur d’académie et notable de Mirecourt qu’il le doit. Les rapports de ce dernier à la Société d’Emulation des Vosges, de 1855 à 1863, sont élogieux, paternels, et confiants. Ainsi, en 1857, termine-t-il son discours en disant : « Malgré ces incorrections, les qualités que renferme cette première œuvre ont paru suffisantes à votre Commission pour qu’il soit décerné à son auteur un prix de 150 francs. Si nous avons un regret à exprimer, c’est que la Société ne puisse disposer que d’une d’une somme aussi modique. Puissent nos encouragements fixer l’attention du Conseil Général, pour que le département vienne en aide à un jeune talent sans fortune, qui au milieu des privations, ne continue pas moins des études qui, soutenues par une aptitude spéciale, peuvent faire de Monchablon une des gloires du pays ». Des aides substantielles ont suivi, le jeune-homme a pu poursuivre ses études . Quoi d’étonnant de le voir lié aux enfants de son bienfaiteur au point d’en faire les portraits à la fin du siècle ?

LE TRIOMPHE DU CHRIST SUR LE PAGANISME (1893)

UN NOUVEAU STYLE MONCHABLON ?

Musée Charles de Bruyères à Remiremont (1m94-1m14)

Avec cette oeuvre, on est loin des « Saints de la Vosge » et des compositions d’histoire. Le peintre est alors séduit par le symbolisme, genre poétique qui s’inspire davantage des légendes et des rêves. Par une certaine magie des couleurs, qui n’est pas sans rappeler Gustave Moreau, magie des bleus et des ors, et par l’opposition de la lumière et des ténèbres, Monchablon fait triompher le christianisme du culte des faux dieux. Le tableau est construit comme un vitrail , sorte de théophanie avec au sommet le Christ évangélistes avec leur symbole. De chaque côté, les dans la lumière,

JULES MELINE (1838-1925)

Un des portraits les plus célèbres de Monchablon

Est-il besoin de rappeler la biographie de Jules Méline, qui incarne l’esprit républicain modéré des Vosges, et qui mena une longue carrière politique entre 1872 et 1915, date de son dernier ministère ? Partisan du protectionnisme, il fut toujours un défenseur acharné de l’agriculture et du monde agricole. Il fut aussi le créateur de l’Ordre du Mérite Agricole, de la Mutuelle « le Crédit Agricole », tout en prônant par ses écrits le retour à la terre. Ce portrait daté de 1889 (1m17 x 0,90) figura au Salon de la même année. Assis dans un fauteuil à la romaine, Méline tient une lettre à la main, et un coupe-papier de l’autre : il est donc en plein travail, la pose est fugitive. Son visage est énergique, solidement construit. Certains critiques, tel Roger Marx, avaient reproché à Monchablon ses portraits à l’exécution trop minutieuse, au faux sourire, à l’air satisfait. Critique assez injuste, notamment dans ce cas. Cette toile représentant l’enfant le plus illustre de Remiremont orne l’une des plus belles salles de la mairie (anciennement palais abbatial) de Remiremont.

théories d’anges, ceux qui portent les croix latines et byzantines et ceux qui, par la trompette, annoncent la Résurrection. Au bas, domine le géant Atlas, ayant à sa gauche Astarté, déesse de la lune. Au centre, Pluton, dieu des Enfers. Il s’agit là de l’œuvre d’un peintre « inspiré », pénétré des textes sacrés, une de ses dernières grandes compositions. En 1938, Mme Fleury-Monchablon,

DES JUGEMENTS CONTRADICTOIRES SUR LA TECHNIQUE ET LE TALENT DU PEINTRE

En 1863, au moment où Xavier-Alphonse est primé pour Rome (« Joseph reconnu par ses frères »), le journal des débats  portait ce jugement :

« Le tableau de Mr. Monchablon dénote de beaucoup d’habileté, mais il est inégal, et on est étonné de trouver des imperfections assez graves dans une œuvre dont quelques parties sont très remarquables. Le fond d’architecture est disposé avec beaucoup de goût : la couleur est charmante, et les détails très heureux (..) Le personnage qui s’arrache les cheveux est d’un ton très juste, mais la tête de Joseph est trop grosse, le type n’en n’est pas heureux, l’enfant me parait trop petit »

L’illustration au même moment :

« Le second grand prix a été décerné à Mr Monchablon, élève de Messieurs Gleyre et Cornu. Composition un peu vulgaire, un critique qui s’y connait a reproché au Benjamin de Mr Monchablon de ressembler un peu trop à un gamin de Paris ».

En 1897, quand le peintre reçoit enfin la légion d’honneur (Jan Monchablon l’avait reçue trois ans auparavant), le Bulletin des Sociétés artistiques de l’Est commente ainsi :

« Mr A. Monchablon est né à Avillers, et a passé sa jeunesse à Portieux. L’affabilité et la simplicité de l’aimable légionnaire, autant que son talent et la notoriété de ses œuvres, lui ont valu la sympathie de nombreux Lorrains qui l’ont approché »

LA PEINTURE DE LA CRYPTE DE LA BASILIQUE DE DOMREMY

Un témoignage d’histoire injustement sacrifié dans les années 1960

«Mr. A . Monchablon vient d’exposer aux Champs-Elysées une magistrale peinture décorative destinée à la crypte de la basilique de Jeanne d’Arc à Domrémy : « l’armée de terre et l’armée de mer rendant hommage aux tombes des marins et soldats morts pour la patrie, sous la protection de Notre-Dame des armées » » .

Au moment où se terminait la basilique, décorée par les fresques de Lionel Royer et les mosaïques de Dié-Mallet, Monchablon terminait sa grande et large toile commandée par les autorités diocésaines. Le peintre évoquait des épisodes douloureux qu’il connaissait bien, ayant participé à la guerre de 1870 : les généraux, les amiraux, les blessés, les sœurs de Saint-Vincent de Paul, un univers d’histoire et de larmes. Cette toile, marouflée sur les murs de la crypte à l’extrême fin du XIXe siècle, a connu un sort aussi malheureux que l’histoire qu’elle retrace. Sous prétexte de retour au dépouillement, les desservants de la basilique la firent disparaître. Pourquoi ?

PORTRAIT D’UN ARCHITECTE INCONNU

Un des nombreux anonymes portraitisés

L’œuvre est de 1892, période où la IIIème République se démocratise et se stabilise, deux ans avant les tempêtes de l’affaire Dreyfus.

L’homme est assis dans un fauteuil, et contemple un papier, apparemment un dessin, tiré de son carton visible sur le tableau. Un homme de l’art ? Un architecte à n’en pas douter, mais on ne peut aller au-delà des maigres certitudes. Cet architecte est assez jeune, et il ne peut s’agir de François Wilibrod Chabrol (1835-1919), qui fut de la promotion de Xavier-Alphonse à la Villa Médicis, et qui se révéla le grand architecte des reconstructions de monuments parisiens dévastés par la Commune (1871). Visiblement, le sujet n’a pas 57 ans, âge de Chabrol au moment de la peinture. Alors ? Il faut ranger ce tableau dans l’interrogation : Monchablon a peint des bourgeois, des militaires, et bien sûr des artistes. Beaucoup n’ont pas leur nom inscrit, et ne bénéficient pas de la dédicace du peintre. Sa belle signature, en haut à gauche, est le seul indice qui a tiré l’œuvre de l’obscurité. Son acquisition récente par Mr. Gérard Monchablon, lui laisse présager un bel avenir.

LE FRERE ET LA SŒUR DE BONNE FAMILLE (1881)

Une incursion du peintre dans le monde de l’enfance

Tout laisse penser que ces deux enfants sont frère et sœur. La jeune-fille, un peu plus âgée que son frère ne tient plus une poupée ou un jouet, mais un livre (de contes, de musique ?). Le garçon, ayant encore des allures de bambin, tient le canon d’un fusil. Tableau de genre charmant, mettant en scène deux futurs acteurs de la bonne société, qu’elle soit bourgeoise ou aristocratique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les vêtements ne sont pas des déguisements, mais la tenue « endimanchée » des enfants de l’époque : on remarquera le chapeau à plume, les cols et les tissus qui s’harmonisent. Comme celui de l’architecte, ce tableau est une énigme. A l’origine plus grande et carrée ou rectangulaire, la toile fut coupée et encastrée dans une boiserie Louis XV peinte en gris. Ce qui semble confirmer les dires du dernier vendeur (un brocanteur), affirmant que la toile provient d’un château proche de Valenciennes. Ceux qui l’ont ainsi rapetissée ont toutefois respecté le signature de Monchablon et la date, qui se trouvent collées au revers, petit morceau de la toile d’origine.

MONSEIGNEUR TURINAZ PRÊCHANT A MARS-LA-TOUR (1896)

Quand Monchablon donne dans la peinture « revancharde »

Cette gravure est la copie d’une toile, présentement à l’évêché de Nancy, et où l’évêque parle avec emphase, en désignant de la main un monument de la guerre de 70 : il s’agit de l’anniversaire de la bataille de Saint-Privat et Gravelotte mis en avant par l’artiste. A gauche de la tribune, une jeune alsacienne (en deuil) et une jeune lorraine sont les emblèmes des provinces de l’est meurtries. A droite et devant l’escalier, des officiers boivent les paroles de l’orateur. La grande fête patriotique est à son sommet, et le peintre mélange sur le tableau la foi et l’esprit revanchard.

Venu de Savoie et nommé à Nancy à 44 ans, Monseigneur Turinaz, se révèle un évêque rigoureux généreux et bâtisseur, tout en se laissant souvent emporter par des mouvements d’impatience impulsive, ce qui lui vaudra, de la part des dirigeants de la République, quelques suspensions de traitement. Il occupera son siège pendant 36 ans.

QU’EST-CE QU’UN PRIX DE ROME ?

Chaque artiste français de sexe masculin et célibataire ( !) a la possibilité de se présenter au Concours au Prix de Rome, en peinture ou en paysage historique, à condition de n’être pas âgé de plus de trente ans. Rappelons que dans les ateliers privés (comme celui de Gleyre ou de Cornu), les maîtres accueillent des élèves à peine âgés de 13 ans. Le concours annuel se fait en 3 étapes, et les juges sont des professeurs de peinture auxquels se joignent des Académiciens (Beaux Arts). Un artiste qui a remporté un second Grand Prix ne peut ultérieurement obtenir qu’un Premier Grand Prix (cas d’Alphonse Monchablon). Le primé part alors à la Villa Médicis (Rome) pour une durée de cinq années, et est pris en charge par le gouvernement français. Il doit produire à rythme régulier des œuvres selon des critères précis (dits « académiques »), et celles-ci sont exposées en avril pour être ensuite acheminées à Paris où elles sont soumises au jugement de l’Académie des Beaux Arts, puis exposées.

Rappelons que le règlement et les rites ont été fixés sous Napoléon, mais sans cesse recadrés au cours du XIXes. Le côté assez archaïque de l’institution n’a pas bridé le talent de certains artistes (Ingres, Delacroix et bien d’autres). On est très loin des impressionnistes, et des peintres de création libre !
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