Avant propos aux Neuvièmes Rencontres de La Durance





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IV. Des marges paupérisées et dominées ?


1. The Block, un village aborigène dans la ville de Sydney

Bien avant la colonisation, le peuple des Cadigal et des communautés du clan des Eora Darug occupaient l’espace aujourd’hui métropolisé par Sydney.

Au début des années 1970, une petite portion de l’ancien territoire cadigal et ses nouvelles maisons victoriennes – les « terraces » -, situé au cœur du quartier de Redfern, étaient rétrocédées, via l’AHC (Compagnie Aborigène de Logement) aux Aborigènes, qui avaient été dépossédés de leurs terres pendant la colonisation.

Ce village indigène, connu sous le nom du Block, se situe au milieu d’un paysage urbain non-aborigène, à km du CBD de Sydney. (Voir carte localisation + photo plus haut)

Situé à 3 km au sud du CBD de Sydney. Le quartier est relié au centre par la voie ferrée, Redfern station étant la première gare méridionale depuis la gare centrale. La station est proche de l’université de Sydney, ce qui amène un flot d’étudiants aux heures de pointe dans un des quartiers les plus pauvres de Sydney.

Le quartier tient son nom du chirurgien William Redfern, qui fut le premier à s’installer dans cette zone en 1817. Redfern s’est très tôt démarquée par les populations migrantes qui venaient s’y installer. A la fin du XIXe siècle, de nombreux hommes d’affaires vivant à Redfern venaient de Méditerranée. Un habitat pavillonnaire s’y développe, dans le style victorien : les « terraces ».

Aujourd’hui, Redfern abrite une grande mixité : 56 % seulement de ses habitants parle anglais chez eux. Le reste de la population parlant chinois (5,5 %), russe, grec, arabe et les langages indigènes.

Les Aborigènes représentent 2,5 % de la population du quartier qui compte environ 11 500 habitants au total. La population aborigène réside de façon concentrée autour de Redfern street et Eveleigh street, dans le voisinage immédiat de la gare de Redfern, dans une zone appelée donc The Block.

La création du Block

Le quartier du Block émergea car les politiques y trouvaient un intérêt: il ne s'agit pas d'un acte altruiste de la part de l'Etat du NSW.

Au début des années 1970, Redfern était devenu le point de focalisation des politiques aborigènes modernes en Australie. Le Block consistait alors en des logements pour la plupart inoccupés ou squattés par des Aborigènes. Il y régnait une grande misère.

Les maisons furent rachetées les unes après les autres par Ian Kiernan, un promoteur à la tête de l'entreprise « tierra del fuego ». Ce repère aborigène de Redfern était très tôt devenu un lieu de protestation pour les droits aborigènes, un site héroïque de résistance contre la culture européenne et l'empire colonialiste.

Le début des années 1970 est marqué par la conquête des droits civiques par la population aborigène (citoyenneté acquise en 1967). Dans un contexte de politique d'autodétermination pour la minorité indigène, pression est faite par les autorités pour que le lot correspondant au Block soit vendu à l'AHC (Compagnie de logement aborigène) en 1973. Cette dernière fut le premier promoteur de logements urbains pour aborigènes. L’AHC put, à l’aide de subventions de l’Etat fédéral puis du gouvernement australien, acquérir les logements de l’actuel Block. Ce geste va dans le sens d'une politique d'assimilation. Ce fut tout de même un geste fort de la part du gouvernement fédéral, à savoir le retour d'un peuple aborigène sur ses terres ancestrales, surtout à l'intérieur de la première métropole australienne.

Dès lors, la majorité des services publics aborigènes s'installèrent à proximité du Block.

Cependant, ce quartier n'est pas une « success story »: la concentration de la population indigène, et sa marginalisation par la même occasion, associée à une difficulté d'adaptation des communautés à la vie urbaine, loin de leurs clans et de leurs traditions (Aborigènes désorientés) font que ce quartier accumule les maux. D'après les derniers recensements (1996 et 2006), le Taux de mortalité aborigène est 2,5 fois plus important que les autres Australiens. Asthme, diabète, problèmes cardiaques, alcool et consommation de drogues diverses sont les principaux facteurs de cette mortalité importante.

L'espérance de vie y est inférieure de 15-20 ans, avec un TMI 3 fois supérieur à la moyenne nationale, et on compte 2 fois plus de morts par maladie respiratoire.

25 % des enfants aborigènes de Sydney sont sous-nourris, d’après le centre d’Etude de santé des Aborigènes du New South Wales. Ces enfants font partie des 20 000 Aborigènes vivant dans des conditions précaires à Sydney. L’étude révèle que 64 % de ces enfants sont anémié, 60 % ont une infection des intestins et 32 % sont malentendants.

Le Block est le premier territoire urbain acquis par et pour les Aborigènes, cette zone est donc très importante pour la communauté aborigène et demeure ainsi malgré la pénétration de trafics en tout genre (drogue surtout) augmentant la vulnérabilité de la population aborigène.

Le Block, quartier ségrégué

Dans le cas de Western Sydney, et plus encore dans celui du Block, la cause profonde de ces discriminations est la peur que le groupe exclu inspire au groupe dominant. Selon Brun, cette peur peut s’alimenter à toute une série de fantasmes, qui diffèrent selon les lieux, les périodes, les groupes en présence. Peur de la criminalité, peur des contagions physiques et morales, du métissage et de la confusion (peur de perdre son identité face à l’altérité).

Une difficulté en découle : la limite est indécise entre ce qui relève du conscient et de l’inconscient, du réel et de l’imaginaire, aussi bien dans la désignation et la perception de cet « autre » dont on estime avoir à se protéger, que dans les méthodes employées pour assurer cette défense.

Le refus de contacts et de brassages est assumé par la population dominante (celle qui exclut) Cette mise à distance s’appuie sur des critères souvent qualitatifs (dans lesquels peuvent entrer d’importants éléments imaginaires), d’ordre ethnique et culturel : ils concernent la « race », la couleur de peau (ex : les Aborigènes sont assimilés à des Noirs), l’origine géographique, la langue, la religion, les coutumes…

La distanciation que subit la population n’est pas nécessairement de nature spatiale : une cohabitation de faible distance, voire un voisinage fonctionnel (cas de Redfern) vont de pair avec l’existence de barrières sociales rigides.

La discrimination spatiale est donc seconde dans la constitution de la ségrégation sociale, sémantiquement et historiquement.

Un marquage identitaire fort

En février 2004, des émeutes urbaines ont éclaté à Redfern en réaction à la mort d’un jeune aborigène de 17 ans renversé par une voiture de police. Relayées par les medias pendant de nombreux jours, ces émeutes apparaissent comme le résultat inévitable de la ghettoïsation de ce quartier. La drogue, le chômage, la violence d’une jeunesse désenchantée ont été désignées comme responsable de cet événement.

Les batailles incessantes autour du territoire du Block ont contribué à l’inscription spatiale d’une conception raciale binaire. Des frontières se sont dessinées, renforcées par l’imaginaire côté Blanc, et par le marquage de l’espace côté aborigène : on est donc face à un phénomène de ségrégation entretenu par les Uns (ceux qui ségréguent, c’est-à-dire les Blancs) et les Autres, désignés comme tels, c’est-à-dire les Aborigènes. Il s’agit d’un territoire aborigène au marquage identitaire fort : un sentiment communautaire s’est construit en réponse à la discrimination spatiale. Ce comportement de rejet de l’Autre par la communauté blanche comme par la communauté aborigène est bien mis en avant dans le roman de Philip McLaren, un auteur aborigène. En voici un extrait.


Une enquête au cœur du Block

Gary et Lisa sont les membres d’une « brigade aborigène ». Cette brigade a été créée par l’Etat australien, dans un souci d’être politiquement correct envers ses minorités. Les deux policiers reviennent à Eveleigh street dans le quartier de Redfern, au cœur du Block pour interroger des témoins à propos d’un meurtre.

La voiture s’engagea dans Eveleigh street, dispersant des enfants qui avaient improvisé un cricket au milieu de la route. L’un des plus âgés ramassa la poubelle qui servait de piquets et la hissa sur le trottoir. Puis il se réfugia dans une maison au bout de la rue. Cinq hommes en sortirent et avancèrent jusqu’au milieu de la chaussée, bloquant le passage. Lisa coupa le moteur. Les hommes s’avancèrent, suivis de toute la marmaille.

  • Vous êtes en territoire aborigène. Tirez-vous ! lança un type obèse en agitant les bras.

  • Et on est quoi, nous ? cria Gary, ouvrant la portière pour se dresser devant le groupe.

Lisa l’imita.

  • Nous enquêtons sur le meurtre des Kooris découverts ici la semaine dernière, lança-t-elle.

Les hommes ne firent pas attention à elle et se tournèrent directement vers Gary.

  • Nous savons très bien ce que vous êtes. Tirez-vous !

(…) Gary tentait de s’expliquer.

  • Ecoutez, vous devriez vous rendre compte à quel point nous avons de la chance d’avoir enfin des policiers kooris dans ce pays. Et contrairement à ce que vous avez pu entendre dire, nous ne nous retournons pas contre notre propre peuple. Nous recherchons ceux qui assassinent des Kooris. Pour nous, la race du meurtrier, quelle qu’elle soit, ne fait pas la moindre différence.

Philip McLaren, Tueur d’aborigènes, Gallimard, Folio policier, 2005, pp. 61-62


Pour la ville de Sydney, le Blanc est la norme, en dépit du fait qu’il s’agit d’une cité multiculturelle et multiethnique. C’est dans une telle métropole, au cœur d’une nation industrialisée, occidentale qu’est l’Australie que sont souvent identifiés, puis exclues, certaines communautés culturelles comme marginales. A ce titre, le Block a souvent été identifié et étudié par les géographes comme un quartier marginalisé. Ceci retranscrit le discours dominant dans l’imaginaire populaire. Il est également communément admis que la communauté aborigène du Block est entraînée dans un cercle vicieux, une spirale infernale de déclin.

Les mass-medias ont depuis longtemps dépeint le tableau d’une communauté noire indigente, infestée par la drogue et livrée à elle-même.

Lawson street, frontière urbaine

Il existe à travers l’exemple du Block une distinction donc entre un espace noir et un espace blanc. Cette distinction va avoir des conséquences sur la fréquentation du quartier ou son évitement, notamment par les différentes populations qui traversent cet espace.

Une illustration avec l’exemple du trafic piéton le long de Lawson street.

La gare de Redfern, située sur Lawson street accueille chaque jour de nombreuses personnes. Aux heures d’affluence, en début et en fin de journée, le trafic est très intense d’un côté de la rue, parmi ces piétons, une grande partie se dirige vers l’Université de Sydney. Le trottoir d’en face, celui qui longe le Block, apparaît comme vide, déserté aux mêmes heures de pointe. Même les populations issues de groupes ethniques différents – Redfern étant un quartier multiculturel – prennent cette avenue préférentiellement le long du « trottoir non aborigène ». Il y a comme une frontière invisible qui parcourt l’avenue en son milieu, le trottoir d’en face, étant celui où « l’on ne se rend pas » (« No go zone »).

Pour Wendy Shaw, le côté non aborigène de cette avenue est un « espace de Blancs » (space of whiteness) indifférent aux résidents de l’espace d’en face. C’est, selon elle, l’illustration de la volonté de dominer un espace aborigène par la société blanche.

Le Block apparaît alors seulement comme une société marginale, fuie par les taxis et les journalistes, coupée du reste de la ville, une sorte d’ « Ailleurs » dans la ville. Un Ailleurs à l’écart des flux incessants d’étudiants et de cols blancs qui transitent par la gare de Redfern pour rejoindre l’Université de Sydney ou les bureaux récemment créés dans les zones en voie de gentrification. Un Ailleurs qui survit derrière des murs et qui surgit à travers des graffitis ou se réveille lors des émeutes, en enflammant le quartier.

Bref, le Block serait la manifestation, la preuve de la fragmentation urbaine de Sydney.

Wendy Shaw adepte de la géographie marxiste a bâti sa thèse sur le modèle Blancs contre Noirs, Dominants contre Résistants.

Elle se base sur une réalité, celle d’une ségrégation à l’œuvre dans un espace restreint et donc la confrontation entre un dominant et un dominé selon la définition de Brun (1994). Cependant, le département de géographie urbaine de Sydney conteste cette théorie de ghettoïsation du Block. Selon Kevin Dunn, en effet, il est avéré que la société australienne est une société raciste, mais pour autant, il n’existe pas de ghetto ethnique à Sydney.

Selon lui, Redfern est un quartier multiculturel à l’image de la métropole de Sydney, et dans ce sens il préfère parler de cosmopolitisme. Le débat notionnel est l’illustration des multiples réalités qui existent derrière le mot « ségrégation » (voir plus haut, définition issue du dictionnaire de Levy et Lussault)

  1. El Alto, ville indienne ou marge pacéenne? (échelle du quartier)

L’urbanisation de La Paz a dépassé le flanc ouest depuis les années 1950 pour aller s’installer sur l’altiplano à El Alto qui reçoit la population pauvre de la ville de La Paz.

Sa configuration est originale, elle ne s’étend pas en auréole comme la plupart des périphéries des villes du Sud, mais perchée sur l’altiplano à 4 000 m d’altitude (4 200 m pour les zones les plus éloignées), elle domine la ville de La Paz 500 mètres plus bas.

Cette situation s’explique par l’exiguïté de la vallée du Chukiyauru et par la présence d’immenses terres inoccupées sur l’altiplano.

El Alto connait une croissance démographique continue depuis les années 1950, avec deux accélérations majeures :

Une qui s’est produite en 1952 lors de la révolution nationale qui installe une démocratie et met fin à la junte dirigée par le général Hugo Ballivian. La réforme agraire qui s’en suit divise les grandes haciendas de type colonial en petites propriétés. Mais ces minifundios ne permettent pas de nourrir les familles qui choisissent alors de migrer vers la ville, vers La Paz et El Alto.

La deuxième accélération de l’urbanisation se produit au moment de la crise des années 1980. Les cours des matières premières s’effondrent, les mines non rentables sont fermées, d’autres sont privatisées, des familles entières de mineurs licenciés affluent en ville. Les taux d’urbanisation passent ainsi de 26 % en 1950 à 58 % en 1992 et 66 % en 2007.

La population d’El Alto explose, elle passe de 11 000 habitants en 1950, à plus de 800 000 habitants (Marseille) aujourd’hui.



Population d’El Alto, d’après les chiffres de Raul Ziberchi

La ville de La Paz jusqu’alors majoritairement peuplée de créoles a vu arriver massivement des paysans indiens qui occupent le plus souvent le bas de l’échelle sociale. La ségrégation est donc spatiale sociale et ethnique.

El Alto ne ressemble pas à un bidonville classique construit avec des matériaux de récupération, le climat trop rude ne le permet pas, mis à par le centre de la Ceja ainsi qu’une vingtaine de quartiers qui sont construits de briques et de ciments, pour tout le reste, le paysage urbain est constitué de maisons en adobes et les quartiers sont traversés par des allées rectilignes qui se croisent perpendiculairement.

Les logements sont autoconstruits, après l’acquisition de la parcelle les familles commencent par édifier un muret, puis quelques années plus tard et en fonction des ressources de la famille les maisons sont construites. Elles sont quasiment toutes dotées d’un petit jardin ou d’une cour.

Les densités sont plus faibles que dans la vallée, l’espace libre est vaste, El Alto connaît une extension spatiale forte ce qui renforce les obstacles à l’équipement en service minimum comme l’eau, l’électricité, les réseaux d’assainissement.

Les aspects et les liens avec le monde rural y demeurent forts, El Alto est à cheval entre deux mondes. Certains habitants y retournent travailler de façon saisonnière pour s’assurer un revenu complémentaire ou pour s’approvisionner en denrées alimentaires.

Les relations sont ainsi restées fortes avec le monde rural, du moins pour les migrants les plus récents.

Le poids des réseaux relationnels est aussi très forts lorsqu’il s’agit des migrations vers la ville (d’El Alto), c’est grâce à un parent ou un ami que l’on achète un terrain et que l’on s’installe à El Alto.

Ainsi on a des regroupements par quartier de personnes issues du même foyer ou du même village, l’entraide communautaire y est forte.

Les habitants profitent de leurs cours intérieures pour y installer un potager, un petit élevage, c’est aussi le lieu de la vie sociale, le modèle demeure fortement rural.

Cette impression de ruralité et même d’abandon s’accentue lorsque l’on s’éloigne du centre. On rencontre le long des avenues de terre et au grès des carrefours des troupeaux de moutons et de porcs qui mangent les ordures amassées sur le bord des trottoirs ou dans les creux des ruisseaux.

Aucune trace de poteaux électriques ni de bornes fontaines, signe que le quartier serait relié à un réseau collectif.

El Alto peut être divisé en plusieurs quartiers en fonction de leur ancienneté et de leur degré de marginalisation. (annexe 2)

- La zone sud fondée il y a 30 ans est ainsi la plus riche, les habitants sont issus de la vallée, ils recherchent plus d’espaces et des prix moins élevés. Légalement urbanisée, elle est bien équipée et les habitations sont consolidées. La zone est relativement industrialisée.

- La zone nord est de fondation plus récente, années 1980, elle est peu consolidée et peu peuplée, elle concentre les populations les plus pauvres et les nouveaux venus. C’est aussi une zone faiblement équipée en infrastructures collectives (eau, électricité..), les conditions de vie y sont ici encore plus dures que dans les autres quartiers d’El Alto, c’est la périphérie de la périphérie, la marge de la marge.

L’aéroport installé au beau milieu de la ville, la coupe en deux et gène considérablement les relations entre la partie nord et sud de la ville.

Les emplois formels sont peu nombreux, on recense quelques entreprises de La Paz, entreprises de transport notamment, localisées le long de la route goudronnée qui mène à la Paz.

L’essentiel de l’emploi est donc informel, beaucoup de micro-entreprises sont installées au rez-de-chaussée des maisons, épiceries, ateliers variés, coiffeurs… Ils s’organisent par quartier en fonction des activités, les marchés de rue sont nombreux.

Dans tous les cas la dépendance avec La Paz est très forte et de nombreux habitants vont y travailler.

El Alto est enfin aujourd’hui une marge un peu particulière puisque ses habitants après de longues revendications ont obtenue l’indépendance de leur commune. La marge indienne est devenue une commune autonome en 1988. La ville d’El Alto est-elle l’exemple d’une fragmentation complète de l’espace urbain ? Puisque parvenue semble-t-il à sa forme la plus aboutie, la scission avec la capitale ?

En réalité ce schéma doit être nuancé, puisque les liens sont encore forts entre « la capitale et son doublon »114.

Ainsi, on peut se demander en quoi ces liens et ces pratiques urbaines venues des marges, n’induisent-ils pas des transformations dans la ville du bas?

V. A la recherche d’une nouvelle urbanité : la fin de la ségrégation ?
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