«les enseignements et l’évaluation de l’histoire et de la géographie en cap»





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De l’Inspection Générale : extraits du courrier du 19 mars 2OO7
OBJET : L’histoire et la géographie en CAP.

« Nous avons le plaisir de vous communiquer, le document de synthèse de l’étude sur « les enseignements et l’évaluation de l’histoire et de la géographie en CAP » réalisé par les collègues du groupe de travail coordonné par Michel CORLIN. Nous tenons à leur exprimer nos vifs remerciements, ainsi qu’à tous ceux d’entre vous qui ont apporté leur contribution à cette étude.
Complétant le précédent document consacré au BEP et au BAC PRO*, ce dossier constitue pour nous tous un outil de référence précieux pour piloter l’enseignement et l’évaluation de l’histoire et de la géographie en CAP. Il vous appartient ……d’en utiliser les conclusions pour améliorer encore les conditions de mise en œuvre des programmes et de l’épreuve orale.
Le groupe de travail poursuivra ses observations, de manière plus ponctuelle, dans les prochains mois pour affiner nos analyses.
Si l’ensemble des observations nous conduisent à porter un regard positif sur les premières années de mise en place des nouveaux programmes et de la nouvelle épreuve, tout ceci reste à consolider. Nous vous encourageons à poursuivre votre accompagnement attentif des programmes et le contrôle des épreuves d’examen sous ses différentes formes afin que tous les candidats soient évalués équitablement selon les modalités définies par les textes officiels. Cela fait partie de nos missions importantes. »

Joëlle DUSSEAU

Michel HAGNERELLE


« LES ENSEIGNEMENTS ET L’ÉVALUATION DE L’HISTOIRE ET DE LA GÉOGRAPHIE EN CAP »
JANVIER 2007


SOMMAIRE





Introduction …………………………………………………………………

p. 3

1.

Formation et mise en œuvre du programme

p. 4

1.1

Les élèves, les apprentis et les autres

p. 4

1.2

Le traitement du programme

p. 5




Un traitement partiel ?

p. 5




Un traitement inégalitaire des thèmes et des sujets d’étude

p. 6




Les objets d’étude et leur approche

p. 8




Des méthodes et démarches traditionnelles

p. 9

1.3

La problématisation

p. 10

2.

Évaluation et certification

p. 11

2.1.

Les dossiers et les thèmes

p. 12




La conformité réglementaire des dossiers

p. 12




La répartition selon les thèmes et les sujets d’étude

p. 14




L’élaboration des dossiers

p. 15

2.2

Les documents

p. 16




La nature des documents

p. 16




Des documents inégalement référencés

p. 17




Le statut des documents

p. 17




La relation des documents avec la problématique

p. 18

2.3

L’oral

p. 19




Les candidats et les examinateurs face à l’oral

p. 19




L’oral en formation

p. 19




La persistance de plusieurs préoccupations

p. 20



Les résultats

p. 20

3.1

Les résultats en CCF

p. 20

3.2

Les résultats en Ponctuel

p. 21




Conclusion

p. 22













Annexes

1 – Rappel des thèmes et des sujets d’étude

2 – Quelques exemples de problématiques rencontrées

3 – Modalités de l’évaluation de l’histoire-géographie au CAP

p. 24


Ce document fait suite à celui sur les enseignements et l’évaluation de l’histoire et de la géographie en BEP et en Bac Pro publié en 2005. Il en constitue, à la demande de l’Inspection Générale, la suite légitime pour compléter l’état de nos disciplines, dans l’enseignement professionnel.

Contrairement au document précédent qui faisait le bilan de plus de dix d’années de fonctionnement tant pour le BEP que pour le Bac Pro, le travail ci-dessous s’intéresse à une mise en œuvre encore récente (trois ans) sur laquelle il est nécessaire de porter un regard distancié dans le but d’éventuelles modifications des pratiques.
Le nouveau programme de CAP (août 2002) et le retour de l’histoire et de la géographie dans les épreuves de cet examen (juillet 2003) appellent au renouvellement de l’approche des enseignements de nos disciplines et de leur évaluation.
Le programme décliné en termes de thèmes généraux et de sujets d’études, offre une grande liberté

  • aux enseignants, tant dans l’ordre de traitement des thèmes que dans les activités et démarches ;

  • aux élèves et aux apprentis, dans le choix des sujets de dossiers supports de l’oral de l’évaluation certificative.


Le choix d’une certification à l’oral a consisté à faire le pari que les candidats réussiraient ainsi mieux l’épreuve qu’au travers d’un écrit parfois pénalisant et déjà évalué dans la partie de l’épreuve consacrée au français.
Les observations développées dans les pages qui suivent, n’ont aucune prétention à l’exhaustivité. Elles s’appuient sur le dépouillement de sources de taille et de nature diverses.

En ce qui concerne les flux de candidats, l’étude porte sur 40 000 candidats environ (190 000 candidats présents à la session 2005). L’échantillon, de l’ordre de 20 % est représentatif de tous les publics (EPLE, CFA habilités et non habilités, Privé sous et hors contrat, CNED, candidats isolés, GRETA). Les autres analyses s’appuient sur des cahiers de textes des classes de CAP (14 cahiers de textes ont été examinés), des cahiers d’élèves, des progressions d’enseignants, une enquête déclarative menée auprès de professeurs et l’analyse de 71 rapports d’inspection.

Ces documents proviennent de neuf Académies aux caractéristiques fort différentes (Amiens, Créteil, Dijon, Grenoble, Lille, Limoges, Paris, Rennes, Strasbourg).
Nous nous sommes successivement interrogés sur la mise en œuvre de ce nouveau programme dans le cadre de la formation puis sur la nouvelle procédure de la certification. Les thèmes proposés ont-ils donné lieu à une réelle problématisation ? Quels sont les effets de la certification dans le traitement des documents ? Dans l’élaboration des dossiers ? Dans la prestation orale des candidats ?

Composition du groupe

Françoise Blanc (IEN Grenoble), Bernadette Gaignaire (Professeur IUFM Lille), Corinne Glaymann (IEN Amiens puis Créteil), Gérard Labrune (IEN Reims), Georges Legay (IEN Paris), André Lemblé (IEN Strasbourg), Christian Tessier (IEN Rennes), Michel Corlin (IEN Dijon, pilote du groupe)

  1. Formation et mise en œuvre du programme


1.1 - Les élèves, les apprentis et les autres


  • au niveau national



À la rentrée 2005, 96 603 élèves (71% en lycées professionnels publics et 29 % dans l’enseignement privé sous contrat) étaient inscrits dans les classes de CAP (France métropolitaine + DOM). À ces élèves, il convient d’ajouter 174 000 apprentis qui reçoivent une formation en alternance entre les entreprises et les Centres de Formation1. Ce sont donc plus de 250 000 élèves qui sont désormais concernés par l’enseignement et la certification de l’histoire et de la géographie à ce niveau. En termes d’examen, et pour la session 2005, près d’un candidat sur deux était issu des CFA, un peu plus d’un sur quatre des lycées professionnels publics et privés et des GRETA. Le dernier quart était composé des candidats issus des établissements privés hors contrat, des candidats individuels isolés ou bien encore des candidats ayant suivi une préparation au CNED.

  • Au niveau de quelques académies : évolution comparée entre les deux modes de certification


En ce qui concerne les flux de la session 2006, la méthode retenue a été ici celle du sondage et les chiffres doivent être pris avec beaucoup de précautions. Il n’était pas question de se lancer dans une tentative de recensement exhaustif. Le sondage a donc porté sur quelques académies (Clermont, Dijon, Grenoble, Lille, Paris, Rennes, Strasbourg) et un département (la Seine Saint Denis) pour lesquels la comparaison a pu être établie entre 2005 et 2006. On assiste à un effet de ciseaux : en 2005, le contrôle ponctuel représentait 54% des candidats alors qu’il n’en représente plus, en 2006, que 47 %. À l’inverse, le Contrôle en Cours de Formation est devenu majoritaire passant de 46% à 53 %. Cette tendance devrait se confirmer avec l’habilitation progressive en CCF de nouvelles divisions dans les CFA.

L’augmentation des candidats en CCF varie selon les académies (plus 9% à Paris, 26% à Strasbourg et 40% à Dijon). Ceci s’explique principalement par l’habilitation accordée à de nouvelles sections dans les CFA.

Par un système de vases communicants, le nombre de candidats en contrôle ponctuel diminue : moins 12 % à Amiens, moins 20 % à Grenoble ou moins 29 % à Dijon. L’explication est double : transfert, par habilitation, du contrôle ponctuel non habilité vers le CCF et disparition des doubles candidatures (BEP / CAP) qui contraignaient, en 2005, les candidats au CAP à se présenter individuellement.

Un constat non prévu : la hausse d’environ 10% des candidatures en Ponctuel sur Paris et sur Créteil ; même constat à Strasbourg. On peut vraisemblablement penser que ce phénomène est dû à l’ouverture de nouvelles formations (coiffure, esthétique …) assurées massivement par des établissements privés hors contrat, voire des CFA, qui choisiraient délibérément de ne pas faire habiliter ces sections en CCF.

1.2 - Le traitement du programme
Le programme a été interrogé pour savoir si :

- les enseignants pouvaient le traiter dans son intégralité,

- les thèmes et sujets d’étude faisaient l’objet d’un traitement égalitaire entre eux,

- les durées de traitement étaient réparties équitablement entre les thèmes,

- les thèmes faisaient l’objet d’approches particulières,

- les méthodes et les démarches donnaient lieu à des mises en œuvre liées au public de ce niveau d’enseignement.


  • Un traitement partiel ?

Dans tous les examens, le vecteur traditionnel de la certification s’appuie sur le sondage des connaissances et des compétences réalisé dans le cadre d’épreuves ponctuelles centrées autour de sujets élaborés par les autorités académiques et/ou nationales.

La particularité des épreuves du CAP réside dans le fait que c’est le candidat lui-même (ou l’enseignant qui le guide) qui choisit le sujet d’étude de son dossier et qui peut ensuite élaborer ce dernier. Se dessine donc une dérive possible qui consisterait à ne pas traiter l’ensemble du programme, mais à sélectionner seulement certains thèmes sur lesquels s’appuieront les dossiers supports de l’épreuve orale.

Cette dérive existe certes, mais elle est moins importante qu’on ne pouvait le supposer et surtout elle semble en recul depuis la rentrée 2005, à la suite des recommandations de l’Inspection Générale.

Une quantification est difficile à établir, à partir de l’observation des rapports d’inspection, mais celle des cahiers de textes permet d’avancer que le plus souvent la totalité du programme est traitée. Les classes qui se dispensent du traitement de l’un ou l’autre thème ou sujet d’étude sont souvent celles dans lesquelles l’horaire d’histoire-géographie est structurellement réduit (C.F.A. – écoles privées hors contrat, GRETA…).
La durée passée à traiter les différents thèmes du programme est très variable. La fourchette va de 2 à 12 heures. Il semble que les séquences soient plus longues en 1ère année (de 6 à 12 heures) qu’en seconde. C’est le thème 4 « Culture mondiale et pluralité des cultures », considéré comme difficile à traiter, auquel les enseignants accordent généralement le plus de temps.

On trouve, plutôt en CFA, des enseignants qui « pour boucler le programme », tendent vers une programmation de type « une séance = un sujet ». En lycée professionnel, la tendance semble inversée et le raisonnement suivi semble être : « adaptons notre rythme au niveau des élèves, prenons le temps de faire les choses correctement, quitte à ne pas traiter la totalité des sujets… »

Alors que les lycées professionnels peuvent raisonnablement décliner leur programmation sur environ 65 heures de cours pour les deux années de formation, les CFA fonctionnent dans un contingent horaire souvent moins confortable. Selon la durée de formation en milieu professionnel (12 à 16 semaines) le bloc horaire « Français-Histoire-Géographie » varie pour les deux années de 192,5 à 199,5 heures, pour les lycées professionnels (BO N°21 du 23 mai 2002). Pour les CFA, les situations sont très diverses. Selon le rythme de l’alternance, le formateur peut voir les apprentis 3 heures en histoire-géographie dans la semaine, mais ensuite il ne les reverra plus avant le mois suivant. Pour tenter de contrôler d’éventuelles dérives, certaines académies imposent, pour accorder l’habilitation à pratiquer le CCF, des minima horaires de 56 heures d’histoire-géographie pour le cycle du CAP ou encore 110 heures pour le bloc horaire Français / Histoire-géographie. Certains CFA accordent 84 heures par an pour le bloc Français-Histoire-Géographie à raison de 12 « venues » au CFA.


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