Géopolitis Bibliothèques numériques : faut-il tourner la page ?





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Débattre sur la thématique de l’émission en endossant un rôle.
Activité 3 : Définissez les intervenants du débat en remplissant le tableau suivant. Trouvez ensuite individuellement des arguments qui seront développés lors du débat.



Personnage n°

Nom

Âge

Profession

Pour ou contre

Autres informations


















































































Arguments du personnage :

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Transcription
Le contexte
Bienvenue sur Géopolitis.
Le terme même de bibliothèque on le trouve pour la première fois, en Grèce, au IVe siècle avant Jésus-Christ. Le terme de numérisation, en tout cas dans le grand public, on l’enregistre pour la première fois dans une vallée de Californie, il y a à peu près 25 ou 30 ans. Il se trouve qu’en ce début du 21e siècle l’improbable est en train de se produire : les bibliothèques du monde entier se numérisent, une page se tourne pour les bibliothèques. Une page ou plutôt, des milliers ou des millions. Un exemple : la bibliothèque de France, en 2010, a mis à disposition du public via sa bibliothèque en ligne Gallica 2, près de 400 000 documents imprimés, cela représente un peu plus de 45 millions de pages. Cela dit, numérisation oui, mais pourquoi, pour qui, pour quoi faire, pour relever quel défi ? Géopolitis décrypte ce moment, transmission du savoir, entre connaissances du passé et technologies de l’avenir.
Le passé, par exemple, c’est la toute première bibliothèque connue, même si elle n’en avait pas le nom, c’est une collection de tablettes d’argile, à Babylone, 2 000 ans avant Jésus-Christ. C’étaient, en fait, des inscriptions creusées avec un stylet dans de l’argile humide, le papyrus n’est venu qu’après ces tablettes.

Bien loin de Babylone, c’est Mountain View en Californie, le siège de Google et c’est de là-bas qu’est venue la tendance la plus forte à tout numériser. On a connu Google Print, rebaptisé ensuite Google Book Search. En fait, c’est en 2004 que le géant californien a vraiment débuté sa politique de numérisation massive de livres. D’abord, ceux tombés dans le domaine public, puis ceux qui sont encore couverts par les droits d’auteur. Tout ne s’est pas fait dans l’harmonie la plus parfaite. Aux États-Unis même, à Washington, on s’est livré à d’épiques batailles légales sur la notion de propriété intellectuelle. En 2008, tout cela s’est traduit par un accord, le Google Book Settlement qui s’engageait à créer un registre afin d’identifier et de rémunérer les ayants droit. Un accord qui vient d’être cassé par un juge de New York qui estime que ce texte n’est ni équitable ni raisonnable.
En Europe, à Paris entre autres capitales, on s’est d’abord insurgé contre cette colonisation technologique et intellectuelle venue d’outre-Atlantique. Mais force est de reconnaître, à présent, la puissance de Google, même si les procédures judiciaires continuent. Au niveau de l’Union européenne, à Bruxelles, on vient de prendre des décisions dans ce contexte où tout se mêle, le savoir, la technologie, la politique et le commerce. Au centre de ces décisions, la nécessité d’assurer la diffusion, mais surtout la conservation des prodigieux fonds de toutes ces bibliothèques. On appelle ce domaine, c’est nouveau, l’économie de la connaissance.
Le reportage

Les plus anciennes, les plus grandes, les plus belles ?
C’était la plus importante bibliothèque du monde antique, la Bibliothèque royale d’Alexandrie. Elle a fonctionné du IIIe siècle avant Jésus-Christ jusqu’à la conquête de l’Égypte par Rome en l’an 30. La bibliothèque disparut dans les flammes. Plutarque écrit que c’est la faute de César qui aurait accidentellement déclenché un incendie général en mettant le feu à ses propres bateaux. 2000 années plus tard, on a ouvert à Alexandrie la nouvelle bibliothèque, la Bibliotheca Alexandrina, une très belle réalisation architecturale et aussi un hommage à sa prestigieuse grande sœur. La plus grande bibliothèque du monde, c’est celle du Congrès à Washington : 33 millions de livres, 13 millions de photos, 64 millions de manuscrits sur plus de 1 300 km de rayonnage. Dans cette bibliothèque, créée en 1800 et à laquelle Thomas Jefferson offrit les 6 487 livres de sa propre collection, on reçoit et on répertorie en 2011 quelque 22 000 articles, tous les jours.

Les plus belles bibliothèques du monde ? On a l’embarras du choix. Celle du Vatican vient de renaître après des années de travaux, la bibliothèque du British Museum a fait peau neuve en 1997, à Paris, en 1991, il y a 20 ans, on inaugurait la TGB : la Très Grande Bibliothèque François Mitterrand. À chaque bibliothèque son histoire, son architecture et sa destinée.

Numérisation : bonne ou mauvaise nouvelle ?
On a eu bien du mal à s’y faire ! En 2005, la première grande bibliothèque à participer au projet numérique du géant américain Google, ce fut la très riche Bibliothèque d’Oxford, fondée en 1602. Philosophie de Google en Europe, les connaissances ne se trouvent pas sur le web, elles sont dans les livres ; c’est donc ce qu’il y a dans les livres qu’il convient de mettre à la disposition des internautes. 6 ans plus tard, les accords de numérisation se multiplient. Au cours des 2 premiers mois de l’année, Google a signé un accord avec la Bibliothèque nationale tchèque : on va numériser 200 000 ouvrages. Autre accord avec l’Italie, Rome et Florence : 1 million de titres sont concernés. Après une période disons de réticence, voire de méfiance à l’égard de la grande firme de Mountain View et du reste des procès importants sont toujours en cours, et bien l’heure est désormais au partenariat avec, à la clé, des garanties sur la libre disposition du patrimoine, sur la conservation, sur la visibilité des contenus et aussi sur l’intérêt économique et financier pour l’état concerné comme pour le contribuable.

Wikipédia : bibliothèque ou encyclopédie ?
Cela fait 10 ans exactement que Wikipédia existe. Une encyclopédie en ligne, alimentée, corrigée par des bénévoles et souvent critiquée dans la mesure où elle ne serait pas totalement fiable. Il n’empêche, le succès de Wikipédia est colossal. En un clic, c’est un accès gratuit à près de 17 millions d’articles, en 250 langues, au dernier comptage. C’est ce qui fait la fierté du fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales. Des chiffres encore, 400 millions de visiteurs vont tous les mois sur Wikipédia laquelle encyclopédie travaille désormais avec de plus en plus de musées comme celui du Château de Versailles, c’est tout récent et de plus en plus d’universités et aussi, nous y voilà, de plus en plus de bibliothèques : la Bibliothèque nationale de France, le British Museum, le Brooklyn Museum à New York. Une précision, les données statistiques dont fait état ici Géopolitis proviennent, non pas de Wikipédia, mais de l’Agence France-Presse, en date du 16 février de cette année. Quant au site de Géopolitis, vous le trouverez dans toutes les bonnes encyclopédies que vous soyez en Californie ou à Alexandrie !

L’éditorial
Avez-vous remarqué qu’un livre n’a pas pour seule fonction d’être lu ? Bien sûr, c’est sa destinée, sa raison d’exister et c’est aussi son rôle social d’instruction ou d’évasion ou même de délassement. Bien, mais un livre, voyez-vous, ça se touche, ça se caresse, ça se contemple, ça se soupèse et même, ça se sent. Avouez-le, vous connaissez des collections ou des éditeurs qui vous séduisent tout de suite ou alors vous rebutent carrément alors même que vous ne vous êtes pas encore livrés à la moindre étude du contenu. Un Gallimard n’a pas la même odeur de papier et d’encre qu’un Grasset, lequel ne se feuillète pas comme un Flammarion ou un Bernard Campiche, c’est suisse. On aime, à priori, le format d’un Actes Sud et dans une bibliothèque on respecte aussi un ouvrage ancien parce qu’il a été touché, vu et consulté par plusieurs générations.

On ne sait si les objets inanimés ont une âme, mais les livres, eux, ont un parfum, celui de l’existence matérielle. Ce parfum, que l’on sache, ne se numérise pas ! Pas encore !

Fiche réalisée par Sylvie Jean, rédactrice pour le site www.e-media.ch , CIIP, Suisse – juin 2011

Dossier Géopolitis « Bibliothèques numériques :

faut-il tourner la page ? »

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