Nous y voilà. J'ai l'honneur de vous annoncer qu'aujourd'hui, ce jeudi 5 janvier 2012, je suis officiellement lancée





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La Résistance

dans

les camps nazis


2011-2012




jeudi 5 Janvier 2012
Nous y voilà. J'ai l'honneur de vous annoncer qu'aujourd'hui, ce jeudi 5 janvier 2012, je suis officiellement lancée.

samedi 7 janvier 2012

Après avoir longuement réfléchi, c'est comme cela que je vais procéder. Tout au long de mon récit, vous assisterez à la naissance, jour après jour, de mes idées, mes recherches, mes aventures et de la façon avec laquelle je me suis efforcée à découvrir et à vous expliquer comment, dans les pire circonstances, des êtres humains ont réussi a contrecarrer les desseins les plus odieux pour préserver l'humanité, la où précisément on voulait la faire disparaître. Comment, dans cet univers de négation de la personne, d'asservissement, d'humiliation, de violence et de terreur, des êtres humains ont eu la volonté de continuer à dire "NON" aux nazis, aux risques et périls de leurs vies et continuellement confrontés à une mort promise.

mercredi 11 janvier
Même si la montée du nazisme et la seconde guerre mondiale sont au programme de troisième et que j’ai vaguement vu les camps de concentration et leurs buts en classe,ilm’a semblé éssentiel de commencer mes recherches de ce côté là afin de me replacer dans le contexte.
Dès son arrivée au pouvoir le 30 Janvier 1933, Hitler fait immédiatement ouvrir des camps de concentration pour les opposants politiques allemands, avec Dachau en Bavière et Oranienbourg, près de Berlin, qui donna naissance en 1936 au camp de Sachsenhausen, et les camps de l'Emsland dans les marais de l'Ouest.

Une fois la Pologne envahie, le 1er september 1939 et la guerre déclaré le 3, la puissance du Reich s'accroît. Les camps se multipient: Buchenwald (1937), Flossenbürg (1938), Ravensbrück, camp de femme (1939), Neuengamme (1940) et Gross-Rosen (1940). Avec les annexions territoriales du Reich et la guerre, Mathausen est créé en Autriche en 1938, Stuthoff sur la Baltique en Pologne en 1939, Auschwitz dans le sud de la Pologne en 1940 et enfin Lublin-Maïdanek à l'est de la Pologne en 1941. C'est aussi en 1941 que le camp de Struthof (Natzweiler) est créé en Alsace.
Suite à la conférence secrète de Wannsee en janvier 1942, la fonction génocidaire apparait dans les camps pour donner lieu à la "solution finale".  

Les camps d'extermination nazis furent construit dans l'unique but de perpétrer des, comme leur nom l’indique, exterminations de masse.
Ce fut un crime tellement inoui qu’il fallu inventer un terme pour le désigner, celui de génocide

Dans les premiers camps, comme Chelmno (1941), des camions à chambre à gaz mobiles  étaient utilisé pour exterminer Juifs et Tziganes.
Par la suite, apparurent les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka (dans le cadre de l'Action Reinhardt), dans lesquels les chambres à gaz fonctionnaient au monoxyde de carbone. Enfin, au printemps 1943 fonctionnaient les quatre chambres à gaz qui utilisaient le gaz Zyklon B plus efficace et rapide que le monoxyde de carbone à Auschwitz-Birkenau.

Le but principal était de purifier la race allemande, de supprimer tout peuple jugé indésirable par l'idéologie nazie. En d'autres mots, tout personne ne rentrant pas dans les critères très sélectifs de l'Aryen, qui devait être la seule et unique race à peupler l'Allemagne et par la suite dans le monde.

vendredi 13 janvier
Par rapport à l’organisation générale et le fonctionnement des camps la place des détenus et leurs rapports avec l’exterieur, je suis arrivée à en conclure cela:

le quotidien, temps cyclique de la terreur et de l'incertitude était caractérisé par un entrelacs de dépendance, d'antagonisme et de soumission, entre les maitres SS, les détenus collaborateurs et leurs victimes impuissantes. Au sommet de la hiérarchie concentrationnaire, avec la taxinomie des triangles, régnait "l'aristocratie" des criminels de droits communs, les triangles verts, talonnés par les "politiques" et leurs triangles rouges. Dans cette même structure pyramidale du pouvoir et des privilèges, il y avait, au plus n'as de l'échelle ceux qui portaient l'étoile jaune: les Juifs, "sous-hommes" dans l'univers concentrationnaire nazi. Le reste était constitué par les asociaux, non conformistes ou vagabonds (triangle-noir), les homosexuels (triangle rose) et les Témoins de Jéhovah (triangle violet).
La maîtrise de la langue du pouvoir, l'allemand, jouait un rôle non-négligeable, et l'ordre d'arrivée était éegalement un critère discriminant essentiel.
les limites du camps étaient infranchissables, les individus étaient isolés et enfermés dans un monde de terreur dans lequel leurs tortionnaires pouvaient agir impunément. Les aventures de cet univers étaient strictement limités à l'expansion structurelle et géographique des camps, à l'arrivée de convois de déportés et à la circulation des Kommandos de travail.
mardi 17 janvier
Résister : v.t. ind. à (lat. resistere, se tenir ferme) 1. Ne pas céder sous l’action d’un choc, d’une forme. 2. S’opposer à l’action violente, à la volonté de qqun, d’un groupe, etc. 3. Lutter contre ce qui attire, ce qui est dangereux. 4. Tenir ferme, supporter sans faiblir.
Voilà ce qu’on trouve lorsqu’on ouvre à la page 882 le Petit Larousse 2008. Mais ici, résister, c’est plus que ça. Ici résister c’est vivre.
lundi 23 janvier
Donc un complexe fondé sur la négation des valeurs démocratiques sur la violation du droit et du respect de la personne, dans ce système rationnel doté d’une orientation univoque, la déshumanisation et l’extermination, en passant par l’humiliation avant, il parait difficilement concevable que des hommes et des femmes aient pu résister. Quelque soit la forme de résistance.

Pourtant, comme l’écrit Olga Wormsen , « dans la proximité physique et morale la plus horrible, lorsque la privation d’un morceau de pain pouvait causer mort d’homme, lorsqu’une conversation, un rassemblement pouvaient ouvrir le chemin du crématoire, lorsque la foi religieuse était proscrite, lorsque la fidélité à des convictions politiques était un crime, il s’est trouvé des hommes et des femmes pour organiser la solidarité, pour sauver des vies, pour s’opposer à la volonté de mort des SS et de leurs séides ; des prêtres ont donné la communion, des groupes d’hommes ont organisé la Résistance . »
Beaucoup de questions se posent immédiatement : qui sont ces personnes ? Comment ont-ils fait ? Etaient-ils résistants avant leur déportation ? Ou encore politiquement engagés ? Dotés d’une force de caractère et d’une volonté de survivre hors du commun ?
mardi 24 janvier
« Des hommes et des femmes de cette trempe, on n’en trouve quelques-uns. Plus nombreux qu’il ne semble au premier abord. Des gens simples qui ont dominé la peur de la peur. Mourir n’est rien. Un souffle qui s’éteint, point final. C’est la peur qui est terrible. »

Votre fumée montera vers le ciel, Joseph Bialot


dimanche 29 janvier
Après plusieurs recherches, il s’est avéré que les résistants étaient en grande partie des hommes et des femmes qui étaient déjà engagés avant leur déportation dans la lutte contre le nazisme. Mais il ne suffisait pas d’entrer dans le camp avec l’esprit de résistance pour être en mesure de le traduire en actes.

Surtout qu’il fallait d’abord avoir surmonté le « choc » du transport et de l’arrivée, avoir acquis une certaine expérience et avoir trouvé le moyen de ne pas trop souffrir de la faim chronique et de ne pas être soumis à un travail totalement épuisant. Il fallait également surmonter la difficulté de communication, car on dénombre environ 25 nationalités différentes dans les camps. De plus, les SS avaient mis au point un système basé sur la terreur, la corruption et l’affaiblissement des détenus qui visait à empêcher toute forme de cohésion interne dans la société concentrationnaire. Les SS tentaient également de créer des tensions entre les détenus eux-mêmes instituant de graves inégalités. Ce climat empoisonné obligeait tout le monde à se méfier de tout le monde. Ils recrutaient parmi les détenus des auxiliaires chargés de l’encadrement en échange de privilèges, les Kapos.

L’anéantissement rapide de certains déportés ne leur laissait que très peu de temps pour entrer en résistance.

Cela exigeait donc un délai qui variait en fonction de la dureté du régime du camp, de la date de l’internement, de l’évolution de la guerre, de l’état physique et moral du détenu, de la connaissance d’autres langues ...

Néanmoins la Résistance a pris des formes diverses et extrêmement variées.
mardi 31 janvier
« Dans des sociétés totalement barbarisées, comme un camp de concentration, ou même dans certaines conditions tout à fait particulières, comme celles de la résistance clandestine dans un pays occupé, bien des choses, qui étaient, quant à leur nature morale, objectivement fraude ou meurtre ou perfide dans la vie civilisée ordinaire, cessent alors de tomber sous la même définition de deviennent, quant à leur nature morale, objectivement permises ou ethniquement bonnes ... »

L’Homme et l’Etat, Jacques Maritain
J’ai du relire cet extrait plusieurs fois, avant d’en comprendre vraiment le sens. Puis il m’a semblé bon le mentionner ici, il ouvre le sujet avec une grande question ; où établir la ligne de démarcation entre le bien et le mal, entre les principes moraux abstraits et les exigences d’une action de résistance clandestine ?

mercredi 1 février
J’ai un peu posé la question autour de moi, et j’ai pu en conclure : c’est la conscience qui devient arbitre. Mais un jour j’approfondirai un peu plus, après ce Concours sans doute..
dimanche 5 février
Revenons à la Résistance. Aujourd’hui, suite à une visite avec mon école et une conversation téléphonique avec Daniel Sée (le secrétaire général de l’association « Les amis de Neve-Shalom ») qui m’a très gentiment conseillé, je me suis rendue au Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy l’Asnier à Paris, pour profiter de leur centre de recherche, bibliothèque, salle de lecture, etc..

Les différentes actions de Résistance dans les camps peuvent se diviser en deux grandes parties : la résistance dite morale et la résistance dite physique.

La Résistance morale est tout ce qui concerne l’esprit, la volonté de survie, l’entraide, la solidarité. Le fait de ne pas céder à l’attrait pour la mort, de ne pas se laisser abaisser, de rester un Homme.

Puis, à un autre niveau, la Résistance physique, qui était plus rare et dangereuse. Elle avait un seul but, c’était de s’opposer et de nuire au nazisme, au fonctionnement des camps, de réduire l’effectif allemand, par n’importe quel moyen physique. Par cela, j’entends les insurrections, armées ou non, les révoltes, les évasions, les sabotages...
dimanche 12 février
Je vais d’abord parler de la Résistance morale. Survivre était déjà considéré comme le premier acte de Résistance, car il fallait vraiment le vouloir. De plus « chaque mort est une victoire du SS » (R. Antelme, L’espèce humaine). Il fallait ne pas se laisser aller, ne pas devenir un « musulman » qui est, comme le décrit Primo Levi dans son livre Si c’est un homme, « la masse anonyme, continuellement renouvelée et toujours identique, des non-hommes en qui l’étincelle divine s’est éteinte, et qui marchent et peinent en silence, trop vides déjà pour souffrir vraiment ». L’attraction pour la mort est plus fort que tout, comme l’écrit Charlotte Delbo dans Aucun de nous ne reviendra, « j’ai envie de céder une fois, une fois puisque ce sera la seule. C’est si facile de mourir ici. Seulement laisser aller son cœur. » Et ça, c’était la chose la plus dangereuse, abandonner, lorsque tout vous pousse à le faire il faut tout de même dire « non », relever la tête, ne pas laisser l’esprit abdiquer. Voilà pourquoi survivre est un acte si important de Résistance.

Puis il fallait également ne pas devenir fou, car confronté à l’horreur, les déportés perdaient la raison. Les différentes attitudes adoptées pour se protéger de ce risque, qu’elles soient paradoxales ou non, faisaient toutes parties la résistance morale. Les déportés pouvaient soit s’abandonner à leur instinct de conservation, ce qui les plongeaient dans une sorte d’hébétude, s’enfermaient sur eux-mêmes, vivaient continuellement dans un univers clos : « L’abrutissement lui est nécessaire pour cohabiter continûment avec la mort, il le sauve de la folie » (Pèlerin parmi les ombres, Boris Pahor)

Certains faisaient comme s’ils ne vivaient pas comme des déportés, comme si les horreurs ne les touchaient pas. Comme un peintre graveur américain, nommé Herbert Lespinasse, qui lors des moments les plus incongrus faisait toute une théorie sur l’art abstrait qu’il détestait. Malgré la faim, les conditions de vie difficiles, son esprit était toujours occupé à autre chose.

Ils pouvaient opter d’essayer de ne pas voir la réalité, ne pas laisser les images atteindre le cœur, ou encore s’évader par l’imagination. Dans ces cas là, soutenir le moral devient vital, il fallait créer pour survivre, la résistance de l’esprit. On pense immédiatement à l’art, la culture. Plus tard je développerai plus précisément tout ce qui concerne l’art, la musique, l’écriture, car pour moi cela a été une des plus belles formes, car outre le fait que cela soit ma passion, l’art, généralement, a permis de résister, de survivre, et de témoigner par la suite aussi.
samedi 18 février
(Enfin en vacances..)

Toujours dans la résistance morale, pour refuser l’avilissement programmé par les nazis, il fallait aussi garder sa dignité. Même si il était pratiquement impossible de se laver, les rituels qui étaient préservés, reliant les détenus à leur passé, à un vestige d’humanité et de vie sociale, étaient de véritables actes de résistance. On les retrouve dans beaucoup de textes et de témoignages ; les déportés résistants s’infligeaient l’obligation de rester propres et en ordre, de se laver tous les jours, alors que c’était absolument inutile d’un point de vue hygiénique car l’eau était sale, sentait mauvais.. Certains grattaient même la peau à sec si l’eau ou le savon manquaient. C’était une façon de rester humain.

Certains allaient même jusqu’à s’occuper de la toilette mortuaire d’un compatriote !

Puis il y avait la solidarité, les déportés se regroupaient le plus souvent par langues ou par affinités idéologiques : religieuses (juifs, catholiques, protestants, témoins de Jéhovah) ou politiques (essentiellement communistes). Car le maintien ou l’expression d’opinions politiques ou de pratiques religieuses aidait à gardait le moral. Certains politiques, pour rompre la solitude, vont jusqu’à diffuser des documents écrits pour relever le courage de ceux qui partagent leur opinion.

Le soutien spirituel était également présent, même si les déportés n’avaient en aucun cas le droit de pratiquer leur religion, des communions ont été clandestinement données, la messe a été célébrée... Ce qui aida les déportés à retrouver un peu de courage, les incitant à continuer la lutte pour la vie.

vendredi 24 février
Et puis l’amitié !! Certains avaient la chance inouïe de garder auprès d’eux un ami d’avant la déportation, d’autres font des rencontres insolites et irremplaçables. Primo Levi mentionne Lorenzo, un italien qui l’a aidé pendant plus de six mois.

Le but principal des résistants est de maintenir un maximum de personnes en vie, en considérant l’autre comme un frère, et partageant son bout de pain ou un peu de sa soupe avec les plus faibles, prodiguant des conseils, confectionnant des objets à partir de matériaux récupérés comme l’ont fait les femmes à Ravensbrück, ou encore se procurer des habits pour chauds, au risque de se faire gravement punir, pour soi-même ou pour quelqu’un d’autre. Bref, faire en sorte de remonter le moral des autres, de les aider, de leur montrer qu’il y aura toujours quelqu’un là pour eux.

Une autre chose c’est la solidarité autour des enfants qui naissaient dans les camps : les chiffons devenaient des couches, les petites bouteilles pour les biberons et les dix doigts des gants d’un médecin pour les tétines.

A Buchenwald, les enfants juifs (internés en grand nombre fin 1944) apprenaient le Yiddish, la lecture, l’écriture et l’histoire. Une école a même été organisée en secret pour les enfants Russes. Après la révolte du ghetto de Varsovie, beaucoup d’enfants sont également arrivés à Ravensbrück, où là aussi de véritables « classes » sont organisées. A Bergen-Belsen, Hanna Lévy-Hass s’occupait dans sa baraque de 110 enfants de 3 à 15 ans.

Les adultes aussi se regroupent, s’organisent, improvisent des petites conférences clandestines pour partager des connaissances et s’évader par la pensée, tout ceci dans le but de résister, d’aider les autres à survivre moralement.
dimanche 26 février
Je viens juste de lire un article d’Andrée Julien sur les fêtes à Ravensbrück, notamment le 14 juillet 1944 où ils ont préparé une scène, chanté la Marseillaise et d’autres chants des provinces françaises ; « Ce jour là, la France était bien présente en ces lieux maudits. Nous aurions renversé des montagnes ! Nous étions heureuses, si fières de nos amies responsables, nos aînées qui, en ces lieux, démunies de tout, avaient ou réunir les trois couleurs de notre drapeau. »

Le réveillon de Noël, à Leipzig-Hasag ; poèmes, chants, pièces de théâtre ... Elles avaient même réussis à faire un gâteau, à partir de pain, trempé dans ce qi était appelé « café » et un peu de sucre.

Evidemment il n’y avait pas de fêtes possible à l’intérieur du camp, mais les anniversaires (pour rappeler qu’on est un être humain), les fêtes nationales et les fêtes religieuses sont une sorte de rituel préservé. Roch-Hachanah et Yom Kippour pour les juifs, Noël et Pâques pour les catholiques, le 14 juillet, le 1er mai etc.. Toutes ces fêtes sont organisées clandestinement, et ravivent le moral des détenus.

Une autre grande partie de la Résistance morale était l’organisation de « loisirs » pour entretenir le moral, pour faire oublier les horizons lugubres, le froid, les coups, la misère, la mort. Ces loisirs seront plus précisément développés dans la partie qui sera consacrée à l’art.

Résister moralement, d’une façon ou d’une autre revenait à garder sa fierté, être capable d’entraide et de sentiments vis à vis des autres, c’est rester un Homme, ne pas se laisser abaisser, ne pas abandonner cette lutte acharnée contre la mort et le laisser-aller, c’est réussir à s’évader et à rester libre dans sa tête. Cette Résistance n’avait pas d’armes, c’était la résistance de l’esprit.
lundi 27 février
J’ai fait un mauvais rêve cette nuit, et comme mon esprit est entièrement occupé par la résistance, les camps, etc.. je me suis demandée quelle place avaient les rêves dans les camps. J’ai fait un peu de recherches mais ce n’est pas un sujet très commun, ni dans les livres, ni sur internet. Je pense que les rêves ne constituaient pas une grande partie de la Résistance, mais ils permettaient de s’évader, d’oublier pendant quelques heures les horreurs du camp. Je n’ai trouvé aucun véritable document dessus, mais je pense qu’on peut le considérer comme une façon de garder le moral, de s’évader par l’esprit du camp, comme par l’imagination. Il faudrait demander à quelqu’un qui l’a vécu.
mardi 28 février
J’ai lu quelque chose qui m’a fait sourire aujourd’hui, c’était à propos de la résistance (ou sabotage) post mortem. C’est lorsque les détenus, morts, n’avaient pas assez de graisse à fournir pour la confection du savon. Comme quoi certains résistaient et tentaient de nuire vraiment jusqu’au bout.

Il me semble que c’est Germaine Tillion qui en parle, à vérifier.
mercredi 29 février

A un autre niveau, la résistance physique. Là, au lieu d’une sorte de définition globale, je pense que je vais m’organiser différemment. J’ai profité des vacances pour lire toute sorte de livres et de témoignages et j’ai contacté différentes associations et amicales pour recevoir des informations et éventuellement rencontrer des déportés à la rentrée. Beaucoup m’ont conseillé de faire une vidéo, l’idée n’est pas mal en soi. Graver quelques témoignages sur pellicule me plairait bien.
samedi 3 mars
Un jour avant la rentrée !

Donc. La Résistance dite physique. Elle était beaucoup plus rare, car beaucoup plus difficile à mettre en place. Tout dans l’univers concentrationnaire était fait pour empêcher cette résistance. Celle-ci, au delà de la morale, avait un seul but ; c’était de s’opposer et de nuire au nazisme, de réduire au maximum l’effectif de guerre allemand. Il y a eu des insurrections armées, des révoltes, des évasions, des sabotages dans les usines ou dans les ateliers..
dimanche 4 mars
Vu que je viens de finir un livre absolument incroyable il fallait que j’en parle tout de suite, même si il me reste des devoirs pour demain.

Il s’agit du livre
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