1804-1842 La naissance du chemin de fer





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1804-1842 La naissance du chemin de fer

Ce sont les wagonnets des mines, tirés par des chevaux, roulant sur des rails en bois qui sont à l'origine du chemin de fer. Les rails de bois, usables trop rapidement, se sont vu recouvrir de métal, avant que le fer ne remplace définitivement et totalement le bois. Le chemin de fer était né.

En 1804, la traction animale ayant ces limites, en pleine début de l'ère industrielle et de la machine à vapeur, c'est tout naturellement que certains ont eut l'idée de remplacer les chevaux par une locomotive. Ces premières locomotives à vapeur était sommaires et ne permettaient pas des vitesses importantes. La toute première ne roulait qu'à 4 km/h et son conducteur devait marcher à ses côtés. Quant aux premières voitures (le vrai nom des wagons transportant les voyageurs), ce n'étaient que des caisses de diligences posées sur un châssis de wagon.

L'invention du chemin de fer est anglaise.

La France prendra le "train en marche". En effet, l'étendue du territoire freine les projets de développement. Néanmoins de petites lignes sont crées, à vocation industrielle. La première ligne fût celle de Saint Etienne à Andrézieu. Elle permettait d'acheminer le charbon des mines stéphanoises jusqu'aux ports fluviaux de la Loire. C'est aussi en rapport avec l'activité minière qu'a été construite la seconde: La Grande Combe - Nîmes. Ensuite furent construites les lignes touristiques.

Heureusement nombreux sont ceux qui ont compris l'intérêt du chemin de fer et le progrès ne s'arrêtera pas. Et c'est ainsi que le 11 juin 1842 est voté une loi décidant de doter la France d'un réseau de chemin de fer menant de Paris aux 4 coins de l'hexagone. Le réseau ainsi créé portera le nom de Grand Central.

Déjà le train a ses détracteurs, comme tout progrès. D'éminents spécialistes y vont de leur mise en garde: les malheureux voyageurs contracteront des pneumonies à cause du changement trop rapide de climat, le lait des vaches côtoyant les voies tournera... Il est vrai que Il est vrai que jamais à l'époque pareilles vitesses n'avaient été atteintes (60 km/h).




 


Saint-Etienne devient au tout début du XIXe siècle le bassin houiller le plus important de France. L'ingénieur Beaunier proposa la construction d'un "chemin de fer" entre Saint-Etienne et Andrézieux, petite commune des bords de Loire, pour faciliter l'évacuation du charbon vers la région parisienne. La ligne, longue d'environ 20 km, fut ouverte en 1827. A Andrézieux, le charbon était embarqué sur des bateaux à fond plat : les "rambertes". La première ligne de chemin de fer de France était lancée.

En 1832, une seconde ligne est ouverte, assurant à la fois le transport des marchandises et des personnes entre Saint-Etienne et Lyon, notamment grâce à l'intervention de l'ingénieur Claude Verpilleux.
Le
chemin de fer fait ainsi disparaître pour quelques décennies l'un des handicaps les plus notables auxquels était confronté Saint-Etienne. Ces 144 kilomètres de voies ferrées installées seront pour un temps les seules de France.
Le réseau français commence à prendre forme ensuite autour de Paris.








LES DEBUTS DU CHEMIN DE FER

 Premier trajet en chemin de fer

 « Nous fûmes introduits dans une petite machine qui devait nous tirer sur les rails… Ce petit animal ronflant, que j’avais plutôt envie de tapoter, fut alors attelé à notre voiture et, Mr. Stephenson m’ayant emmenée sur le banc de la machine avec lui, nous démarrâmes à dix miles à l’heure environ. »

 Frances Anne Kemble, Souvenirs d’adolescence.

 In Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 1, 1995
 En chemin de fer, de Paris à Saint-Germain

 « Chacun des voyageurs du wagon où nous étions assis exprimait à sa manière ses impressions. Celui-ci s’étonnait que, malgré tant de rapidité, il lui fût aussi aisé de respirer que s’il eût marché sur terre à pas lents ; celui-là s’extasiait à la pensée qu’il ne sentait aucun mouvement ; il lui semblait être assis dans sa chambre ; un autre faisait remarquer qu’il était impossible d’avoir le temps de distinguer, à trois pas, sur le sable, un insecte de la grosseur d’une abeille, ou de reconnaître les traits d’un ami ; un autre enfin se réjouissait de l’attitude étonnée des gens de la campagne, au passage de cette colonne de fumée et de cette longue traînée de voitures sans chevaux, glissant avec un léger bourdonnement, et disparaissant presque aussitôt dans le lointain. De plus graves déclaraient incalculables les bienfaits de cette invention. »

 Réflexions de passagers recueillies par un rédacteur anonyme dans un train de la ligne Paris – Saint-Germain (1837).

 In Nathan, Gulliver. Histoire. Cycle 3, 1997

 Une inauguration

 « Nous venons de traverser deux jours d’enchantement, deux jours sans précédent dans l’histoire de la vieille Bourgogne. Le 1er juin restera dans ses annales comme leur plus magnifique date. A midi, toute cette foule, qu’on peut bien évaluer à soixante mille personnes, s’est portée vers la porte Guillaume et le débarcadère du chemin de fer. La décoration qui embrassait tout cet espace était éblouissante. Dans l’intérieur de la gare, un autel avait été élevé pour la cérémonie. Il était surmonté d’un riche baldaquin de drap d’argent brodé de franges d’or. Des deux côtés de l’autel deux tribunes destinées, l’une au président et à sa suite, et l’autre aux fonctionnaires publics, étaient splendidement décorées de velours et d’or. A 3 heures moins un quart, un coup de canon a retenti. C’était le convoi. Il se composait d’un wagon d’honneur et de trois ou quatre autres wagons qui renfermaient quelques invités. Arrivé en face de l’autel, le président est descendu. Il portait son costume ordinaire de général de la garde nationale, avec le grand cordon de la Légion d’honneur, et était accompagné du vice-président de la République, du président de l’Assemblée nationale. »

 Extrait du compte rendu publié par l’Union bourguignonne du 4 juin 1851.

 In SEDRAP, A nous le monde ! CE2.

 Baisse de la durée des trajets au XIXè siècle

 

1814

(en diligence)

1897

(en train)

Paris – Brest

Paris – Marseille

Paris –Toulouse

Paris - Strasbourg

87 h

112 h

104 h

70 h

11 h 14 mn

12 h

12 h 05 mn

7 h 20 mn

 M. Colton, P. Delfaud et alii, Nouvelle histoire économique. Le XIXè siècle, A. Colin, 1976.

 In Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997

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