Programme culturel lié mercredi 6 mai 2009 18h30 : concert au Centre Charles-Péguy d’Orléans (première séance) 20h30 : concert au Centre Charles-Péguy d’Orléans (deuxième séance) jeudi 7 mai 2009 17h30-19h : Visionnage de Natchalo («Le Commencement»





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Jeanne d’Arc en littérature

Prose, poésie, théâtre, du XVe au XXIe siècles


6-10 mai 2009


Médiathèque d’Orléans

Place Gambetta, F-45000 Orléans

02 38 65 45 45


colloque international organisé par

l’Association des Amis de Jeanne d’Arc et de Charles Péguy

et la Ville d’Orléans

pour l’anniversaire de la Libération d’Orléans (8 mai 1429)

à l’occasion du centenaire de la béatification de Jeanne d’Arc (18 avril 1909)

avec le concours du « Centre Jeanne-d’Arc » (Orléans), du « Centre Charles-Péguy » (Orléans), de l’association « Amitié Charles Péguy » (Paris), du centre « Europe de l’Espérance » de Varsovie (Pologne) et du « Centre Jeanne-d’Arc-Charles-Péguy » de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg (Russie)


Programme culturel lié
mercredi 6 mai 2009


  • 18h30 : concert au Centre Charles-Péguy d’Orléans (première séance)

  • 20h30 : concert au Centre Charles-Péguy d’Orléans (deuxième séance)



jeudi 7 mai 2009
17h30-19h : Visionnage de Natchalo (« Le Commencement »), film de Gleb Panfilov (U.R.S.S., 1h 29, couleurs, 1970), avec Irina Tchourikova ; Lion d’argent du meilleur film et Lion d’Or pour l’actrice Inna Tchourikova lors du XXXIIe Festival de Venise (1971)

Pacha Stroganova, ouvrière d’usine à Retschenk, petit village soviétique, se sent une véritable vocation pour le théâtre. Elle joue dans un groupe local, mais on ne lui donne, à cause de son physique ingrat, que des rôles de sorcière. Enfin, un réalisateur de cinéma la remarque : il cherche une nouvelle actrice pour jouer Jeanne d’Arc dans une superproduction. Pacha est sélectionnée et part pour Moscou, où elle connaît le succès. Mais elle préfère la simplicité de sa vie au village.
Dans un entretien à Positif donné en 1977, Gleb Panfilov explique le choix d’introduire Jeanne d’Arc dans son scénario par le désir de faire un film sur Jeanne d’Arc et par la personnalité exceptionnelle de l’actrice Inna Tchourikova, qui, pour Panfilov, « est Jeanne d’Arc ». Il ajoute : « Elle était telle qu’aurait pu être Jeanne d’Arc, même dans la réalité. Jeanne d’Arc et Inna Tchourikova se sont rencontrées en un seul personnage, et c’est ainsi qu’est née Pacha, l’héroïne de Natchalo ». « Par un subtil jeu de miroirs se répondent deux femmes, en un mélange intime entre la vie vécue et la vie jouée. » (Jacques Demeure).
Le réalisateur explique qu’il admire en Jeanne une femme à la farouche volonté, une paysanne qui parvint à un but qui, s’il était clair dans son esprit, était irréalisable pratiquement. « Voilà l’exploit de Jeanne, et c’est très important de nos jours, quand règnent le pragmatisme, le matérialisme et la mesquinerie. » Un tel personnage lui semble un modèle universel.



Résumés des communications

Mercredi 6 mai 2009, 14h30 – 17h : XVIe-XVIIIe siècles
Modérateur : Marie-Véronique Clin, Directrice du Centre Jeanne-d’Arc d’Orléans

14h30-15h : Françoise Pélisson-Karro, Conservateur en chef honoraire de la Bibliothèque nationale de France
L’Histoire tragique de la Pucelle de Dom-Remy de Fronton du Duc (Pont-à-Mousson, 1580 - Nancy, 1581)
Par son seul titre, L’Histoire tragique de la Pucelle de Dom-Remy, aultrement d’Orleans de Fronton du Duc, jeune régent de l’Université de Pont-à-Mousson, annonce un programme religieux et politique ainsi qu’une interrogation sur les rapports entre histoire et littérature, avec leur incidence dans le domaine de l’écriture et de la langue. La récente querelle autour d’une émission d’Arte en 2007 a montré l’actualité de cette perspective.

En 1580, le rapprochement, imposé d’entrée de jeu, de lieux et d’obédiences, entre Royaume des lys et duché de Lorraine, induit un déchiffrement providentiel d’événements seulement distants d’un siècle et demi, l’édition de 1581 le souligne, donc encore reliés à la tradition orale. Nous retrouvons le propos constant de Du Haillan recueillant, sans la moindre considération critique, un bruit qui a couru sur la personne de la Pucelle, et sur sa mission, et qui les réduit à un montage politique. L’opinion de « l’historiographe de France » est, au demeurant, contestée, implicitement dès le titre de la pièce, expressément dans les textes imprimés. Par là, la tragédie s’inscrit dans une reconsidération de l’histoire de la Pucelle dont les jésuites français se feront durablement une spécialité.

Une édition critique de L’Histoire tragique aux Éditions Champion est en préparation.
15h-15h30 : Inna Nekrassova, docteur ès-arts, professeur à l’Académie de théâtre de Saint-Pétersbourg, Russie
Le personnage de Jeanne d’Arc sur la scène française : fin du XVIe, commencement du XVIIe siècle
Le grand nombre des drames consacrés à Jeanne d’Arc depuis Shakespeare prouve que ce personnage historique fut toujours une héroïne de théâtre extraordirairement attractive. De Schiller à Shaw et de Claudel à Anouilh changea avec le temps non seulement l’essence du personnage de Jeanne mais son image scénique, incarnée par des actrices d’emplois divers.

Quels visages les premières Jeannes eurent-elles sur la scène ? Notre analyse portera sur quatre pièces du théâtre français : Histoire de la pucelle de Dom-Remy de Fronton du Duc (1580), Tragédie de Jeanne d’Arques, dite la Pucelle d’Orléans de Jean de Virey (publ. en 1600), Ioanna Darcia, drame latin de Nicolas Vernulz (1629) et la plus connue, La Pucelle d’Orléans de l’abbé d’Aubignac (1642) avec sa version en vers attribuée à La Ménardière. Nous pourrons imaginer la première récitée par un élève du collège, la deuxième Jeanne jouée par un acteur de la scène baroque « irrégulière » (dont on connaît même le nom), la Jeanne latinisante et le rôle féminin classicisant.

Ces quatre premiers drames sur Jeanne marquent en effet les étapes principales dans l’histoire de la scène française professionnelle, du théâtre savant de la Renaissance au commencement de l’époque brillante du classicisme.
15h30-16h : Emmanuelle Chastanet, membre du Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, doctorante à l’Université de Tours
Jeanne d’Arc au théâtre en 1642 : entre sainte et héroïne
Jeanne d’Arc a fait l’objet de deux pièces dans les années 1640 : l’une en prose de l’abbé Hédelin d’Aubignac et l’autre en vers anonyme, attribuée à La Mesnardière.

Si le héros appartient essentiellement au domaine guerrier et le saint au domaine religieux, Jeanne d’Arc présente la particularité de réunir ces deux aspects, ce qui pose des problèmes théoriques et dramaturgiques. D’Aubignac affirme suivre « la vérité de l’histoire et les rigueurs du théâtre » mais chaque impératif concurrence l’autre. La vraisemblance porte atteinte à la figure historique de Jeanne avec l’introduction d’une intrigue amoureuse, tandis que le respect des données hagiographiques conduit l’auteur à représenter un ange et à mettre en valeur la constance chrétienne de la jeune fille.

Néanmoins, dans ces pièces, Jeanne d’Arc apparaît beaucoup plus en héroïne de la patrie qu’en sainte : elle se pose en oratrice pour dénoncer l’injustice anglaise et elle est en quête de gloire. Peut-on donc concilier au théâtre l’héroïsme guerrier et une voie vertueuse de sainteté ?
16h-16h30 : Małgorzata Kamecka, professeur d’histoire et de culture françaises, Université de Białystok, Pologne
Les grands personnages de l’histoire de France dans les récits des voyageurs polonais au XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, la France maintient sa position de destination préférée des Polonais. Ils s’y rendent pour parfaire leur éducation et connaître la vie politique, économique, culturelle, sociale et religieuse. En découvrant la France ils prennent connaissance des vies des personnages illustres de l’histoire du pays. Jeanne d’Arc en était incontestablement un : les voyageurs polonais incluent dans le programme de leurs visites les endroits marqués par sa présence ainsi que par son œuvre.

L’objectif de l’intervention, « sur les traces de Jeanne d’Arc », serait de présenter les récits de voyage du XVIIIe siècle afin d’observer et d’analyser l’image de la Pucelle que les Polonais y dessinent, en se focalisant sur l’analyse de quelques journaux de voyage, dont voici trois auteurs.

Le plus important paraît le Père Léon Morawski. Cet ecclésiastique, ayant visité la France en 1731-1732, laisse un riche témoignage, dans lequel il fait plusieurs références aux grands événements de l’histoire de France. Le second voyageur, le grand aristocrate polonais Michał Kazimierz Radziwiłł, visite la France entre 1721-1723 dans le cadre de son Grand Tour européen. Quant à Teofila Konstancja Morawska, séjournant en France en 1773-1774, elle apporte le récit d’une bonne observatrice, sensible et cultivée.
16h30-17h : Svetlana Gorbovskaïa, doctorante à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, Russie
Jeanne d’Arc chez Christine de Pisan, Voltaire et Jules Michelet. Métamorphoses d’une figure
Dans un essai de comparatisme historique, nous essaierons de suivre les modifications de la figure de Jeanne d’Arc dans la littérature française. Nous la considérerons non comme un personnage historique, mais comme un des symboles légendaires de la France médiévale et chrétienne, comme un symbole qui domine les siècles sans perdre de son actualité ni de son attractivité littéraire, du personnage symbolique ou emblématique du Moyen-Âge perçu du vivant même de Jeanne par Christine de Pisan (Ditié de Jeanne d’Arc, 1429), à la figure ironique de la Pucelle de Voltaire et à la tentative de créer une Jeanne « réelle » dans l’œuvre de Jules Michelet (Histoire de la France, 1833-1874).

Quelles sont les différences entre ces trois types de Jeanne, et comment se produisent les mutations entre ces types ?
17h-17h30 : Natalia Malachowskaja, professeur à l’Université de Salzbourg, Autriche
Jeanne et la figure de la Vierge guerrière dans les contes populaires et la littérature russes
Les contes populaires font souvent intervenir une Vierge guerrière qui, à elle seule, vainc des armées entières ; ainsi Maria Morevna, figure éponyme d’un conte, ou la Pucelle-Reine du Conte des pommes de jeunesse et de l’eau vive. Dans L’Héritage de Baba-Yaga, j’ai tenté de démontrer que cette figure remonte à la première hypostase d’une déesse aux trois visages que les spécialistes d’histoire des religions connaissent bien.

Deux de ses attributs sont la « lune en forme de faux » et « l’étoile au front », décrits par Pouchkine dans son Conte de Tsar Saltan. Tourguénev dans Relique vivante (partie des Mémoires d’un chasseur) relie cette déesse à la Jeanne historique : jeune paysanne paralysée, Loukéria compare sa patience prodigieuse à l’exploit de Jeanne d’Arc et en outre raconte au chasseur son rêve, dans lequel elle portait sur la tête une demi-lune et rencontrait le Christ. Platonov, dans Un vent d’immondices, transforme pour sa part la Vierge guerrière, conférant à Hedviga Votman, héroïne de cette nouvelle, des traits merveilleux en une narration au style hagiographique. Jeune communiste que les nazis vont fusiller, Hedviga devient une sainte qui part non vers la mort mais vers l’immortalité. Les écrivaines russes contemporaines interprètent à leur tour ce mythe. L’héroïne des polars d’Alexandra Marinina, venant à bout de nombreuses organisations criminelles, ne cesse de manifester son hostilité aux qualités traditionnellement prêtées aux femmes. Ne peut-on, dans le récit de Svetlana Vassilenko Chamara et le roman de Tatiana Moskvina La Mort, ce sont tous les hommes, trouver le même écho à la Vierge guerrière que dans mon roman Retour à Baba-Yaga ?

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