Pierrefitte est une ville de la Région Ile de France, appartenant à la commununauté de communes «Plaine Commune» et fait partie du département 93 Seine Saint





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Annick Gascher

TS29

Ville de Pierrefitte.

Analyse de contenu


1-Présentation

Pierrefitte est une ville de la Région Ile de France, appartenant à la commununauté de communes « Plaine Commune » et fait partie du département 93 (Seine Saint Denis). Du 9-3 comme des chanteurs de Rapp l’ont renommé il y a quelques années, lui donnant ainsi une réputation de territoire de « la zone » voire de désespérance.
Etymologiquement « pierre fichée au mur », cette ville de 25 789 habitants n’a pas d’atout ni de spécificité particulière qui la fasse connaître aux Français.

Ses voisines Saint Denis avec le Stade de France, la Courneuve avec sa cité des 4000 sont plus connues du grand public.
Cette simplicité, cette normalité voire son anonymat me paraîssent une sorte de garantie pour faire une recherche ayant trait à l’histoire, et à la mémoire collective puisqu’elle ne s’impose pas déjà toute faite, elle est sans à priori particulier.
En revanche, la couleur politique me semble une donnée forte. Pierrefitte est une ville dirigée par des élus communistes depuis 1945. Contrairement à certaines villes voisines, elle n’a pas changé de majorité politique lors des dernières élections. Ainsi, cette longévité du Parti Communiste à la direction des affaires communales induit des représentations : une ville ouvrière, avec un réseau associatif développé, l’image désuète de militants vendant l’Humanité, une politique sociale municipale développée compte tenu des difficultés sociales et économiques des habitants … Aujourd’hui, 21% de la population active est au chômage et les classes socioprofessionnelles montrent que 21% des habitants sont des ouvriers et 22% des employés.

Quelques éléments socio-économiques se détachent et questionnent nos hypothèses. En effet quand 45% de la population a moins de 30 ans et que plus d’un quart de la population est d’origine étrangère, les questions relatives à la mémoire et à l’histoire de la ville doivent tenir compte de cette réalité. Comment bâtir des liens, un sentiment d’appartenance à la commune avec une population mélangée, et venue par vagues successives de continents différents et avec des cultures diverses ?

Sur quelles expériences et quels souvenirs une identité collective pourra- t elle se construire ?
2-Le journal municipal :
Le « bulletin municipal de Pierrefitte » existe depuis 1930. Interrompu en 1939, son édition a repris régulièrement en 1971. Il s’appelle « Pierrefitte Info ». En 2000, il devient « Pierrefitte Mag » , en couleur, il est présenté sur du papier glacé dans un format A4, sur 28- 30pages. C’est à ce moment là qu’une rubrique spécifique et clairement identifiée sur le passé et l’histoire voit le jour.

En 2005 il change de nom, pour s’intituler «  le journal de Pierrefitte », devient bi mensuel et son format 4 recto verso A3, se rapproche de celui des grands quotidiens nationaux. La dernière de couverture est entièrement consacrée à la publicité, trace d’une époque ou la presse recherche les sponsors pour continuer à exister. Tiré à 13000 exemplaires, c’est le maire de la commune Mme Hanriot qui est le directeur de publication. A partir de 2005, la rubrique sur le passé disparaît. La responsable des archives communales qui écrivait les articles sur ce thème de 2000 à 2004, évoque la nécessité de changement de présentation du journal.

Depuis 1960, les habitants de Pierrefitte, reçoivent des informations locales par d’autres journaux comme l’hebdomadaire communiste « Saint Denis républicain » qui consacre quelques pages aux actualités des communes environnants.


2- le corpus-les types de documents
Il est constitué de 57 textes et de 75 photos.

7-textes : sous la forme d’entretiens ou de compte rendu de visite d’exposition ou d’hommage à un habitant entre 1995 et 2002

-à compter de Mars 2000 jusqu’en novembre 2001 une nouvelle rubrique a vu le jour

« la photo insolite ». Le rédacteur choisissait une photo ancienne et demandait à ses lecteurs de la reconnaître. Le mois suivant il y avait la réponse et une nouvelle photo était présentée. Il y a eu 18 photos insolites.

-puis de décembre 2001 à juillet août 2002 la rubrique est devenue «  le temps d’un instant ». Avec un titre évocateur et empreint de nostalgie, elle s’est présentée 7 mois consécutifs aux habitants, mais la question aux habitants était remplacée par un commentaire précis et court de la photo. Celle-ci évoquait toujours un évènement passé.

-Enfin, de septembre 2002 et ce jusqu’en novembre 2004, la rubrique s’est étoffée avec un texte plus long et est devenue «  regard sur le passé ». Durant 26 mois sans interruption, un texte et une photo ont tenté de suivre l’actualité de la commune et de les relier aux évènements passés.

3-Evolution du contenu de la rubrique :
De1995, date retenue pour le début de notre recherche, à 2005, la manière d’aborder cette thématique a évolué dans le journal de ville.

7 Articles de 1995 à 2002.

-En effet, même si de 1995 à février 2000 il n’y a pas eu de rubrique clairement identifiée sur notre sujet de recherche, 6 articles ont été publiés: entretiens avec des témoins de l’histoire locale ou nationale ou relatant un événement important pour la ville, avec des photos et des articles longs de 2 à 3 pages A4. Ils mêlent des souvenirs personnels, mémoire sociale, et faits de l’histoire locale et nationale.

Quatre d’entre eux sont de longs interviews classés dans la rubrique « entretien » ou « ceux qui font la ville » et ils relatent les expériences, l’histoire personnelle de grands témoins à travers d’événements marquants comme la 2ième guerre mondiale ou les accords de Matignon en 1936, la tradition viticole de la ville. Les 2 autres évoquent les commémorations du 8 mai, la maison du peuple. Ils sont plus courts et toujours accompagnés de photo. Les articles sont écrits par un journaliste qui travaille au journal depuis de longues années.
Sous la forme de témoignage, avec un vocabulaire simple, des photos, ces récits militants, ces actes de bravoures, et ces souvenirs de luttes et de résistance induisent un sentiment d’admiration et de proximité entre les habitants et les protagonistes. Le rédacteur saisit l’occasion d’évènements locaux ou nationaux raviver ainsi la mémoire collective. En effet, les articles sont toujours en lien avec l’actualité 5/6. Ils sont comme instrumentalisés par le journal de ville pour évoquer des évènements passés mais sur lesquels les responsables de la publication veulent communiquer. Ainsi, par exemple,R. Geysen un ancien habitant, raconte 60 ans après les journées extraordinaires qui ont aboutis aux accords de 1936 1.. Il ravive l’identité ouvrière, qui se reconnaît dans des luttes, dans une histoire et des valeurs communes. A l’heure ou les acquis sociaux semblent être remis en cause, cet article « sert » l’équipe municipale pour transmettre son message de résistance aux transformations des droits des salariés qui se dessinent depuis quelques années.

Sur cette période de 5 ans, seulement 6 articles ont été publiés, et on peut penser que la volonté de transmettre l’histoire de la ville, et de faire revivre les souvenirs des anciens habitants aux nouveaux ne constituait pas encore au sein de l’équipe municipale une volonté claire. Par contre, les faits de l’histoire locale et nationale, les souvenirs sont convoqués par l’actualité du moment. L’article : Les raisins de la tradition2 est présenté en période des vendanges, les souvenirs de la 2ième guerre3 en mai 96, et 97 … Ils servent l’actualité. Mais plus encore, comme nous le dit Paul Ricoeur 4«  la mémoire est mobilisée au service de la quête, de la requête et de la revendication d’identité ».

En présentant sous cette forme, et dans l’actualité du moment, les auteurs de ces articles montrent qu’ils cherchent à faire émerger des identités locales.


L’histoire de la ville racontée aux habitants de mars 2000 à novembre 2004

A partir de mars 2000, une rubrique sur l’histoire de la ville est clairement identifiée. On peut penser qu’avec une nouvelle présentation comme nous l’avons évoqué plus haut, les responsables de la publication ont voulu structurer voire systématiser les articles sur le thème de l’histoire locale, et la mémoire de la ville. On ne peut pas manquer de rapprocher cela de l’arrivée des communautés pakistanaises sur le sol communal vers 1996 1997. Elles faisaient suite aux Africains, aux Turcs, aux Portugais, et bien avant à l’arrivée des Polonais et ds Italiens. La ville est de plus en plus cosmopolite au fils ds années.

C’est la responsable du service des archives municipales qui en est l’auteur. « L’objectif explique t elle, était de rappeler des souvenirs aux vieux habitants de la ville et de donner des repères historiques aux nouveaux habitants. »

Ils prennent alors une forme plus documentaire, explicative ou même éducative ; le matériau de départ : les archives municipales induit implicitement cette évolution. Il s’agit nécessairement de textes ou de photos du passé plutôt ancien (on relève des articles de 1796 à 1982). Contrairement aux textes ci-dessus, et fidèles aux objectifs avancés, ce sont des documents de l’histoire locale qui sont présentés aux habitants.
Ils figurent toujours au début de la deuxième partie du journal soit à la page 16 sur les 28 que comporte le journal. La rubrique naît avec le III ième millénaire. Sans lien direct avec l’équipe municipale en place depuis 1997, faut il y voir la marque du passage à un siècle nouveau, ouvrant des horizons nouveaux, moment propice aux changement ? Sans avoir de certitudes, on peut avancer que cela correspond avec l’engouement des Français pour l’Histoire, pour la recherche de ses racines, comme il est noté dans la première partie.
Il est intéressant de faire un peu de sémantique pour regarder les titres de la rubrique : tout d’abord, «  photo insolite » qui suggère une idée d’étrangeté de bizarre, comme si l’auteur voulait nous entraîner dans le monde merveilleux et étonnant et peut être perdu et loin de nous des années passées. Puis « le temps d’un instant » nous ramène au temps qui passe dans la longue histoire de l’humanité, et les photos sont là comme des flashes, des éclairages fugaces, des instants de cette longue marche. Et enfin, « regard sur le passé » laisse imaginer un souci d’historicité dans la rubrique de regard critique sur les évènements, et les hommes qui ont construit la ville.

Les auteurs du journal municipal manifestent clairement leur désir de faire partager l’histoire de la ville. On sent une stratégie plus affirmée, qui n’est pas liée à l’actualité mais à une démarche plus systématique de faire connaître l’histoire locale, donner des repères aux nouveaux habitants ;  
La « Photo insolite »

Avec « la photo insolite», le ton est donné : les articles sont courts un quart de page A4, la photo devient centrale dans l’article et quelques lignes, sous la forme d’une légende, donnent une explication au lecteur. Pour l’inciter encore plus à lire, l’auteur propose une forme ludique : elle pose une question à laquelle la réponse est donnée le mois suivant.

« Les habitants étaient censés répondre mais je ne suis pas sûre qu’ils aient été nombreux à le faire » commente la responsable de ce service.

Une seule fois, l’auteur fait un lien explicite avec l’actualité. cf le tableau n°2

Il n’y a pas de témoignages, ni de souvenirs mais ce sont des documents de l’histoire locale, soit les archives photographiques ou les explications documentées qui constituent la rubrique. Comme des cailloux égrainés tous les mois, éparses, sans liens direct avec l’actualité, le journal « sème » des histoires, montrent des traces de l’histoire. Il fait ainsi entrer les habitants dans une histoire locale et la rend connue de tous, créé un capital commun à tous quelque soit l’âge ou l’ancienneté dans la ville. On sent bien la volonté d’unifier la connaissance de la ville avec le passé.

Sans grande phrase, ni discours idéologique, la rubrique montre à 8 reprises comment s’est bâti la commune, les améliorations faites sur les bâtiments et services publics par la municipalité construction d’une école5, d’un gymnase6, d’un parc7, de l’assainissement 8

La rubrique présente aussi  des moments collectifs ; c’est le sujet de 9 numéros de « photos insolite ». Toujours avec des archives de l’histoire locale, la rubrique induit des valeurs comme l’action collective, la solidarité, la convivialité, … qui correspondent avec celles de l’équipe municipale en place et avec par conséquent avec les valeurs communistes.

C’est une manière de valoriser l’action passée et (à venir par conséquent) des élus et de faire partager aux nouveaux venus et aux jeunes de la ville, cette part d’histoire de la construction de la ville dont ils héritent. Nous y reviendrons plus loin dans notre étude.

Ce qui retient notre attention réside dans la stratégie opérée par les responsables du journal municipal. Avec la photo insolite, il y a la volonté de partager par l’histoire, les traces du passé, et en filigrane, des valeurs communes.
« Le temps d’un instant de décembre » 2001 à juillet –août 2002
La rubrique se poursuit avec un nouveau titre mais sans que le contenu change vraiment.

Durant 7 mois consécutifs, les habitants de Pierrefitte ont découvert une photo accompagnée d’un commentaire toujours bref de 7 ou 8 lignes mais sa forme ludique est abandonnée. Il est clair, avec des phrases simples, des chiffres et des dates. Ce sont des faits ou des représentations graphiques de l’histoire locale qui nous sont contés à 6 reprises sur 7 articles, et des moments de «  vivre ensemble » à 4 reprises cf tableau n°3. Le lien avec l’actualité n’est clairement exprimé que 2 fois

Le texte explique, et semble avoir vocation à informer sinon instruire la population.

Si ce n’est pas dans les mots exprimés qu’il faut chercher les valeurs sous jacentes c’est plutôt dans le choix des photos. En effet, on montre une action de solidarité9, l’esprit sportif, le dépassement de soi10, la modernité et l’engagement de la municipalité11 l’engagement d’une femme en politique12, la résistance et l’engagement syndical13. A travers ces choix, le lecteur est amené vers une reconstruction du passé, qui choisit et valorise tel ou tel évènement, et tait tel autre. Nous l’aborderons dans l’étude thématique.

Pourtant on sent bien un tournant dans rubrique. Les valeurs sous jacentes du passé mise en exergue, sont celles qui sont portées fortement par l’équipe municipale d’aujourd’hui. Celles induites par « Le temps d’un instant » sans que cela soit une démarche forcement consciente des responsables du journal local, permettent un lien entre le passé et le présent. Là, le passé et le présent sont unis. Nous retrouvons l’idée de la continuité de l’histoire. On voit bien la démarche dynamique d’une équipe municipale qui doit rassembler pour créer la cohésion de la ville, pour permettre au plus grand nombre de se sentir bien sur le territoire de la commune. C’est une identité locale qui se reconstruit. Les articles poursuivent et renforcent la démarche déjà engagée dans « la photo insolite » de transmission de valeur.

De plus, l’auteur semble chercher une certaine objectivité. Est ce une stratégie pour s’adresser aux habitants récemment arrivés sur le territoire, et aux jeunes ? En effet, elle ne sollicite plus la mémoire des habitants, ni les souvenirs, mais l’histoire locale.

On peut dire que les auteurs semblent vouloir se donner la caution de l’Histoire pour partager l’histoire locale et rassembler la population

« Regard sur le passé » de septembre 2002 à novembre 2004.

On assiste à une nouvelle transformation de la rubrique.

Elle occupe une demie page A4 et au fur et le texte s’allonge,et les caractères sont de plus en plus petits comme si l’écrivain voulait transmettre toujours plus sa passion de l’histoire de la ville. On pourrait parler « d’emballement » en référence à Pierre Nora14, d’accélération dans la transmission de récits du passé et le rapprocher de la mouvance générale entamée dans les années 70- 80. Les transmissions familiales se faisant de moins en moins et le journal de ville « assure » en quelque sorte cette fonction perdue. Si les textes s’allongent, ils gardent une homogénéité de ton avec les précédents (c’est le même auteur) c'est-à-dire qu’ils donnent des informations, ils semblent vouloir instruire les habitants, leur apprendre l’histoire de leur ville comme le ferait un instituteur. En revanche, bien que toujours présente la photo tient moins de place et progressivement prend ¼ voire 1/6 de l’article. Ce n’est plus la photo qui est choisie en premier mais le texte qui s’impose nettement. Très documenté, avec des informations précises, des dates, le texte contient un vocabulaire et une syntaxe simples. Toujours au début de la deuxième partie du journal, la rubrique est présente sans aucune interruption 26 mois.

« Comme le veut la tradition pierrefittoise chaque année est dédiée à une valeur, une philosophie, un but vers lequel les élus voudrait tendre »15. Le choix de la thématique se fait en lien avec ce thème. C’est ainsi en 2002 : la citoyenneté, en 2003 : le sport, et en 2004 : la vie à travers les 4 éléments : l’eau, la terre, le feu, l’air. Par conséquent, dans 17 articles sur 26, l’auteur fait explicitement un lien avec l’actualité du moment Sous cette nouvelle forme, les thèmes sur l’histoire locale (22sur 26), l’histoire nationale 4 sur 26, les action communes 12 sur 26 sont toujours proposés aux habitants mais le thème de la mémoire « revient » à 14 reprises, et celui de l’identité 10 fois sur 26 est de nouveau évoqué par les auteurs. En effet nous l’avions repéré dans les textes entre 1995 et 1999. Les mots « on », « nous », « les pierrefittois », Pierrefitte, se retrouvent plus de deux fois en moyenne par article. On peut avancer une explication : Cela correspond à un besoin, à une stratégie identitaire menée par les responsables locaux pour résister la décroissante continue des liens des citoyens avec le territoire. On l’a vu plus haut, les habitants d’une ville sont de moins en moins attachés à un seul territoire, ils les traversent, les contournent, y passent quelques heures… Or la légitimité des élus municipaux est liée à l’entité territoriale.

De plus dans les années 2003-2004, la situation sociale des pierrefittois s’est aggravée : le chômage a augmenté et l’insécurité est au cœur du débat politique et sociétal en 2002.Pour les responsables, il fallait se retrouver, recréer des liens sociaux pour faire face et éviter les explosions sociales telles l’on vient de voir sur le département du 93 en Novembre 2005.

En définitive, on voit une évolution dans le contenu et dans la forme de la rubrique.

Les 7 articles cités au début de l’étude ne font pas partie de la rubrique identifiée sur le passé. Ils sont épars sous des titres divers «  ceux qui dont le ville » « entretiens » « brèves » «  mémoire de la ville ».Nous avons choisi de les inclure dans notre corpus car leur contenu est significatif dans l’évolution de l’approche sur les thèmes du passé, de la mémoire et de l’histoire mise en œuvre. .

Ainsi, avec de récits choisis en fonction de l’actualité et pour transmettre des convictions propres à l’équipe municipale, l’idée d’une rubrique s’est progressivement inscrite dans le journal municipal.

Puis, une stratégie s’est affirmée. Par le partage d’une sélection de traces de l’histoire, de photos, et commentaires, le journal poursuit sa démarche de reconstruction de l’histoire.

Dans les années 2000, (date du début de la chronique), la politique de la ville avait déjà 25 ans. Elle avait tenté de développer des actions pour créer ou re-créer des liens sociaux. Mais, elle a montré des limites du sentiment d’appartenance à un quartier, avec ses rivalités de clans ou dérives communautaires. Partager l’histoire de la ville pour la reconstruire vise l’intégration des nouveaux habitants que la politique de la ville a rendu plus visible. L’intégration recoupe le sentiment d’appartenance à celle-ci. Un territoire, une histoire, des actions et valeurs communes participent de la démarche identitaire recherchée par les élus.

Sous sa forme dernière, la chronique a renforcé son approche historique. « L’histoire a une vocation à l’universel, elle appartient à tous et à personne » nous dit P Nora16, Ce sont toujours les traces écrites ou photographiées qui sont données à voir aux habitants comme un patrimoine «  qui ne sert pas à entretenir la mémoire encore présente dans le groupe social, mais à transformer une mémoire sociale, virtuelle, en mémoire collective. Elle l’est au sens de la mémoration c'est-à-dire la production d’une mémoire17 ».

Progressivement, la démarche des élus à travers le prisme de la rubrique sur le passé a cherché à produire une mémoire partagée, pour récréer sur le territoire de la commune un sentiment d’identité collective.

En janvier 2005, la chronique sur notre thème de recherche s’est arrêtée, laissant en suspens l’évolution de la démarche. La responsable des archives communales l’explique par le nécessaire changement du concept du journal. En effet, c’est l’actualité de la ville, des associations, clubs sportifs et autre qui constitue l’essentiel des articles des journaux depuis janvier 2005.

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