Towards an americanization of french metropolitan areas ?





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Si les actifs travaillent effectivement dans l’agglomération dense, ils habitent de plus en plus dans des quartiers excentrés qui se densifient alors petit à petit. Cette tendance illustre aussi parfois la perte de dynamisme des communes périphériques : incapables d’offrir des emplois en remplacement des emplois traditionnels (agriculteurs, artisans), ces petites communes deviennent de plus en plus dépendantes économiquement du pôle à proximité, obligeant leur population à une mobilité accrue.
42 metropolitan areas have a population greater than 200.000 inhabitants. These biggest metropolitan areas are represented in Table 1 and Appendix 2. Maps of the metropolitan areas of Paris and Bordeaux are in Appendix 3 and Appendix 4.
Le recensement de 1999 illustre deux phénomènes : la polarisation toujours plus forte autour de grandes métropoles et la confirmation de l’étalement urbain (Hoffmann-Martinot 2000). Aujourd’hui, la moitié de la croissance démographique entre 1990 et 1999 est assurée par 11 aires urbaines, quand il en fallait 19 au début des années 80.
L’accroissement démographique se fait donc autour de quelques grandes villes, avec toujours en tête Paris, Lyon et Toulouse. Cependant, la progression démographique de Paris ralentit (+ 0,32 % annuel) et se situe en dessous de la moyenne nationale. A l’inverse, plusieurs métropoles ont connu un dynamisme extrêmement fort avec un accroissement de leur population au moins deux fois plus important que dans le reste du pays : Montpellier d’abord (+ 1,88 % annuel), Toulouse, Rennes et Nantes par exemple. Globalement, c’est dans le grand Sud-Est et dans le Val de Loire que le dynamisme est le plus fort.
Alors que l’aire urbaine de Paris ne couvrait en 1968 que 22% de l’Ile-de-France, elle est aujourd’hui un vaste territoire de 14.518 km² qui dépasse de 21% la superficie de l’Ile-de-France, décalé vers le nord-ouest par rapport aux limites administratives de la région Ile-de-France. Elle couvre entièrement sept des huit départements franciliens (Essonne, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines), 79% du territoire de la Seine-et-Marne, et déborde des frontières régionales, dans six départements limitrophes. 99% de la population francilienne vit dans l’aire urbaine de Paris.
Composée aujourd’hui de 1.584 communes (Appendix 3), dont près de 400 hors Ile-de-France, l’aire urbaine de Paris s’est agrandie, entre 1990 et 1999, de 429 communes. Dans sa partie francilienne, elle a progressé sur les deux départements qu’elle ne couvrait pas entièrement, l’Essonne et la Seine-et-Marne. En 1999, seulement 89 communes franciliennes sur 1.281, toutes au sud-est de la Seine-et-Marne, échappent à l’aire urbaine de Paris. Cette extension vers l’est a débordé sur trois départements voisins, raccrochant à la couronne périurbaine parisienne 23 communes de l’Aisne, 3 de la Marne et 10 du Loiret. Mais c’est au nord et à l’ouest de la région, dans l’Oise, l’Eure et l’Eure-et-Loir que l’attraction de l’agglomération parisienne et de sa couronne est la plus forte. Entre 1990 et 1999, 135 nouvelles communes se sont raccrochées à l’aire urbaine de Paris dans ces trois départements : l’Oise a cédé 52 communes supplémentaires, l’Eure 45, et l’Eure-et-Loir 38. Globalement, ces communes étaient en 1990, à parts égales, soit multipolarisées soit dans un espace à dominante rurale.
Particulièrement spectaculaire dans l’aire urbaine de Paris, l’étalement urbain est également manifeste dans les autres grandes métropoles. De 90 communes en 1968, celle de Toulouse s’est progressivement étendue à 152 en 1975, 195 en 1982, 255 en 1990, et 342 en 1999. Elle couvre désormais la majeure partie du département de la Haute-Garonne (308 des 588 communes) et déborde sur les départements de l’Ariège (6 communes), l’Aude (2 communes), le Gers (7 communes), le Tarn (14 communes) et le Tarn-et-Garonne (5 communes).
On observe la même tendance extensive dans nos autres aires urbaines de plus de 200.000 habitants : le nombre de communes s’élève ainsi sensiblement à Besançon (de 186 à 234), Bordeaux (149 à 191), Clermont-Ferrand (99 à 147), Limoges (53 à 78), Pau (91 à 142), Poitiers (56 à 83), Rouen (142 à 189), Strasbourg (128 à 182).
Cette évolution souligne cruellement le caractère obsolète du découpage territorial en collectivités territoriales créées il y a deux siècles comme les départements. Ceux-ci sont notamment chargés d’aider au développement de la coopération et de la solidarité intercommunales à l’intérieur de leurs territoires respectifs, notamment dans les secteurs des transports collectifs, de l’aide sociale et de l’éducation. Or la configuration actuelle des aires urbaines comme nouveaux espaces de travail et de consommation déborde largement le cadre départemental classique pour la majorité d’entre elles (outre Paris et Toulouse, on peut citer comme exemple l’aire urbaine de Lyon qui s’étend à la fois sur l’Ain, l’Isère, la Loire et le Rhône), voire régional (aires urbaines d’Avignon, de Paris ou de Reims), ou même national (aire urbaine de Genève-Annemasse1).
Un même constat d’obsolescence ou d’inadaptation institutionnelle s’applique aux organismes inter- ou supra-communaux qui continuent à gérer une partie devenue fort réduite des aires urbaines en extension. Mise en place en 1968, la Communauté Urbaine de Bordeaux demeure ainsi compétente pour ce qui constituait l’essentiel de l’aire urbaine de l’époque ou du moins de son pôle urbain, soit 27 communes aujourd’hui noyées dans un espace d’interactions urbaines beaucoup plus vaste.
II. Un niveau élevé et variable de fragmentation géo-politique
Le territoire français est particulièrement fragmenté : le nombre de communes est de loin le plus élevé du continent européen puisqu’il s’élève selon le dernier recensement à 36.565 pour la France métropolitaine. Il correspond donc approximativement au nombre de municipalités (19.429) et de townships (16.504) des Etats-Unis (U.S. Census Bureau 2002). La plupart des communes françaises sont peu peuplées : 76% des communes ont moins de 1.000 habitants regroupant seulement un Français sur six. Dans 3.011 communes, la population est inférieure à 500 habitants, et on compte même des communes sans population, en particulier, dans le département de la Meuse, les six communes-martyres « mortes pour la France » à la suite des terribles combats de la région de Verdun au cours de la première guerre mondiale (Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près- Samogneux, et Louvement-Côte-du-Poivre).

Parmi les raisons expliquant ce niveau général particulièrement élevé de fragmentation territoriale, l’une a été brillamment exposée en 1924 devant l’Académie de Prusse par Hintze (1962). Selon lui, la constitution des Etats européens entre le Moyen-Age et le XIXème siècle a suivi deux voies distinctes selon la structure de la féodalité qu’ils ont ou non expérimentée. Dans les pays où la féodalité fut absente, faiblement ou tardivement présente, ou bien où elle ne s’accompagnait pas d’une transmission héréditaire des bénéfices (aboutissant à la fragmentation des biens) - l’Angleterre, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Pologne, la Hongrie, la Bohême, l’Italie du Sud, et la Castille - les anciens grands territoires ruraux se sont maintenus et ont donné naissance à des collectivités territoriales supra-communales (höhere Kommunalverbände tels que les counties anglais, les voïvodies polonaises ou les comitats hongrois), éclipsant en grande partie les unités de base, les municipalités. Par contre, les pays qui formaient l’ancien empire carolingien - la France, l’Allemagne à l’Ouest de l’Elbe, l’Italie du Nord et du Centre, l’Aragon - ont connu entre le Xème et le XIIème siècle un scénario inverse: la logique des successions héréditaires inscrite dans le développement de la féodalité a entraîné un éclatement, une véritable « pulvérisation »2 des vastes entités territoriales traditionnelles (comtés, provinces) et un redécoupage complet opéré par les autorités seigneuriales et monarchiques basé sur de petites collectivités.
Mais, à partir du XIXème siècle, alors que plusieurs vagues de fusions vont contribuer à réduire sensiblement le nombre de communes allemandes - le dernier grand mouvement des années 1960-70 qui divise par trois leur nombre en Allemagne de l’Ouest (de 25.000 à 8.500) ne fait que prolonger une tendance de fond amorcée dès les années 1880 – les limites des communes françaises demeurent quasiment inchangées en France depuis des siècles, ce qui distingue nettement les villes françaises des cités allemandes et nord-européennes qui ont englobé progressivement une partie de leurs périphéries (Hoffmann-Martinot 2002). Même un pays par tradition fortement attaché au maintien de ses nombreuses petites communes comme la Suisse a poursuivi depuis les années 1990, notamment dans onze de ses cantons, une politique de regroupement des municipalités (Kübler et Ladner 2003, Ladner et Steiner 2003).
La grande majorité des Français vivent donc aujourd’hui dans des aires urbaines, la moitié d’entre eux dans celles de plus de 200.000 habitants et plus d’un sixième (11.173.886) dans la seule aire urbaine de Paris. La fragmentation générale du territoire se reflète également à leur échelle (Tableau 2).


Table 2. The geopolitical fragmentation of the 42 French metropolitan areas over 200.000 inhabitants (1999)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Population

 

 

 

 

 

 

ville-centre/

 

 

 

 

Nombre de

 

Population

Indice de

 

Population

Nombre de

communes/

Population

aire urbaine

fragmentation

AIRE URBAINE 1999

totale

communes

100.000 hab.

ville-centre

(en %)

géopolitique*

AMIENS

270 809

210

78

135449

50

16

ANGERS

332 737

89

27

151322

45

6

AVIGNON

290 524

44

15

85937

30

5

BAYONNE

214 039

40

19

40113

19

10

BESANCON

222 388

234

105

117691

53

20

BETHUNE

268 435

73

27

27781

10

26

BORDEAUX

925 429

191

21

215374

23

9

BREST

303 528

51

17

149649

49

3

CAEN

370 752

240

65

114007

31

21

CLERMONT-FERRAND

409 533

147

36

137154

33

11

DIJON

326 886

214

65

150138

46

14

DOUAI-LENS

552 635

105

19

42812

8

25

DUNKERQUE

265 906

56

21

70834

27

8

GENEVE(CH)-ANNEMASSE

212 451

111

52

27238

13

41

GRENOBLE

514 586

119

23

153426

30

8

LE HAVRE

296 795

72

24

190924

64

4

LE MANS

293 094

90

31

146064

50

6

LILLE

1 142 887

131

11

184647

16

7

LIMOGES

247 881

78

31

133924

54

6

LYON

1 647 722

296

18

445274

27

7

MARSEILLE-AIX-EN-PROV.

1 516 086

82

5

797491

53

1

METZ

429 544

237

55

123704

29

19

MONTPELLIER

459 946

93

20

225511

49

4

MULHOUSE

270 752

62

23

110141

41

6

NANCY

410 405

225

55

103552

25

22

NANTES

711 241

82

12

270343

38

3

NICE

933 551

117

13

343123

37

3

NIMES

221 380

46

21

133406

60

3

ORLEANS

355 770

90

25

113089

32

8

PARIS

11 173 886

1 584

14

2125851

19

7

PAU

216 868

142

65

78800

36

18

PERPIGNAN

249 041

61

24

105096

42

6

POITIERS

209 250

83

40

83507

40

10

REIMS

291 701

175

60

187181

64

9

RENNES

521 183

140

27

206194

40

7

ROUEN

518 340

189

36

106560

21

18

SAINT-ETIENNE

321 953

41

13

180438

56

2

STRASBOURG

611 971

182

30

263941

43

7

TOULON

564 740

39

7

160712

28

2

TOULOUSE

964 914

342

35

390301

40

9

TOURS

376 131

80

21

132677

35

6

VALENCIENNES

399 581

102

26

41251

10

25

MEDIANE

363 261

104

25

136302

37

8

N = 6785










 

 

 

source : INSEE

 

 

 

 

 

 

* indice de Zeigler et Brunn (1980)

 

 

 

 

 

en gras = valeur la plus élevée ; en italiques gras = valeur la plus basse






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