I résumé de l’ouvrage





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UV POLITIQUES SOCIALES Janvier 2007


Corps infirmes et sociétés
Henri-Jacques STIKER
MANGIN Raphaël

Mme GUTFRIED 1ère année ES-AP
SOMMAIRE

Introduction________________________________________________________________3

I) Résumé de l’ouvrage
1) - Repoussoir______________________________________________________________4
- Intermède de méthode_____________________________________________________4
2) Bible et infirmité – le culte de Dieu____________________________________________4
3) L’Antiquité occidentale – la peur des Dieux_____________________________________5
4) Le(s) système(s) de la charité________________________________________________5
5) Les siècles classiques. Le saisissement_________________________________________6
6) La naissance de la réadaptation_______________________________________________7
Epilogue__________________________________________________________________10

II) Les principales lois
a) Loi d’orientation en faveur des personnes handicapées____________________________11
b) La loi de 1987___________________________________________________________12
c) La loi du 11 Février 2005 – loi pour l’égalité des droits et des chances_______________12

III) Les conditions de vie des personnes handicapées
a)Scolarité________________________________________________________________12
b) Travail_________________________________________________________________13
c) Vie quotidienne__________________________________________________________13
Conclusion________________________________________________________________14
Ressources________________________________________________________________15

Introduction


La condition des personnes handicapées en France est un sujet de plus en plus abordé de nos jours et dont l’impact sur la population est de plus en plus important. Souvent partagés entre leur famille et les institutions, la participation à la vie quotidienne « classique » est souvent limitée pour les personnes handicapées. Dans une société tel que la notre ou l’on prône l’égalité pour tous et des droits à chacun, il est intéressant de se pencher sur la façon dont on traite les personnes handicapées. Beaucoup d’associations s’occupent de leur problématique et des lois ont été votées pour leur venir en aide, mais dans quelle mesure tout ceci permet leur intégration ? Pourquoi y a-t-il toujours des cadres différents pour les personnes dites normales et les personnes handicapées ? Henri-Jacques STIKER, directeur de recherches au laboratoire « identités, cultures, territoire », Université Paris VII, Denis Diderot et président de ALTER, société pour l’histoire du handicap, tente d’y répondre à travers Corps infirmes et sociétés en exposant le traitement des personnes handicapées et son évolution depuis des siècle.

Dans mon analyse, après un résumé de l’ouvrage, j’essayerais de répondre à cela en commençant par énumérer les principales lois qui légifèrent sur les droits des personnes handicapées, puis en me penchant sur la vie de ces derniers tant au niveau de la scolarité, du travail que de la vie quotidienne.


Résumé de l’ouvrage
Ce livre est une réédition de l’ouvrage de 1982, du même auteur, qui fait suite à une demande de l’Association des Paralysés de France. On trouve dans cette édition une chronologie détaillée du traitement des personnes handicapées tout en expliquant les causes qui amenaient les sociétés d’antan a concevoir le traitement de la façon dont elles le faisaient. L’une des difficultés pour l’auteur étant le manque d’ouvrage qui se penchent sur cette question. Les sciences sociales elles-mêmes semblent s’en désintéresser.


1) Repoussoir
L’auteur, a travers ce titre évoque la réaction que l’on a souvent lorsqu’il est question d’handicap ou d’infirmité. On peut parlé aussi de peur, souvent retranscrite par une gène que l’infirme retrouve a l’école, sur son lieu de travail ou dans sa famille. Les question qui viennent a l’esprit sont « pourquoi moi ? », « à qui revient la faute ? ». Cette dernière question se pose aussi pour la société, et les réponses qui en découlent sont souvent la faute au destin, le péché où a la société elle-même. Dans tous les cas, la peur fait apparaître l’envie de voir l’infirme disparaître dans un souci de « race pure », de vouloir faire en sorte d’écarter les personnes handicapés pour ne pas être contaminé. Comment s’est comportée notre société face aux infirmes ?


-Intermède de méthode
Comment trouver la signification de « vivre ensemble » dans la société a travers l’observation de la manière dont on traite le handicap ? Il faut remonter loin historiquement pour répondre à cela, chose difficile vu le peu de travaux traitant du handicap. Voila pourquoi l’auteur reformule cette question en deux parties : pourquoi cherche-t-on à intégrer les personnes handicapés et pourquoi veut –on les intégrer de telle ou telle manière ? La difficulté semble provenir d’un rejet lorsque l’on tente d’intégrer car, ne demande-t-on pas aux infirmes de « ressembler » aux valides ?


2) Bible et infirmité – le culte de Dieu

L’interdit
Les livres sacrés évoquent beaucoup de sortes d’infirmités tant physiques que mentales. Il s’agit d’exclusions rituelles et légales. Dans la religion juive, le prêtre a le pouvoir de décider de l’infirmité d’une personne. Cette dernière est alors autorisé de culte mais elle ne pourra pas participer aux offrandes. Elle est également impure pour participer à la Congrégation, aux repas communautaires et pour aller au combat.

Dans le Coran ou la Bible, les infirmes sont interdits de combat. Il n’est alors pas question d’impureté mais d’incapacité. Tout le reste leur est autorisé.

Le système
Dans le judaïsme, l’infirme occupe une place de bouc émissaire sur le plan du rituel. Malgré cela, on retrouve dans le judaïsme deux courants contraires : un logique sacrale qui tend à sacrifier l’infirme et un logique éthique qui tend à ne pas « contaminer le divin ». Les personnes difformes sont alors perçus comme innocent et ne peuvent être mises sur le bûcher. L’intégration culturelle des infirmes dépend de leur exclusion cultuelle. L’infirme, bien qu’étant considéré comme anormal, à malgré tout une place dans la société car il est objet de compassion.

Rupture de l’interdit
Ce système a connut un bouleversement avec l’arrivé de Jésus de Nazareth qui est allé vers les infirmes en proclamant qu’ils seraient les premiers a côté de Dieu. D’après lui, le mal n’est pas extérieur mais provient de certains actes que l’on a envers son prochain. Il brise alors la limite entre le sacré et le profane qui était établit. Cependant, l’équilibre exclusion/intégration sociale étant brisé, le seul principe de charité participe à l’intégration de l’infirme.


3) L’Antiquité occidentale – la peur des Dieux

Les pratiques
L’infirmité, dans la Grèce Antique, est perçut comme un maléfice. Un enfant qui né difforme est un signe des dieux qui s’adresse à un groupe social fautif et en risque de déviance. Ce nouveau-né doit être renvoyé à ses expéditeurs pour montrer que le message est comprit. Cela s’appelle l’exposition. Les responsables de la cité décidaient que les enfants qui présentaient des anomalies soient emmenés hors de l’espace social où ils mourraient. Ils n’étaient pas tués directement, ils étaient laissés au bon vouloir des dieux.

Les mythes
Dans l’imagination des grecs, les survivants de l’exposition devenaient « surhumain ». C’est le cas d’Œdipe. Exposé par son père, roi de Thèbes car né d’une alliance impossible, avec un pied difforme, il est chassé pour écarter le malheur de la cité. Le malheur reste car il survit. Il tue ensuite son père pour devenir a son tour roi. Il devient alors aveugle, a un liaison incestueuse avec sa mère qui se suicide et les enfants de cette union ne vivent que dans la quête d’obtenir le trône. Oedipe s’exile alors et le calme revint sur Thèbes. Il est perçut comme le héros que tout accablait, comme investit de pouvoir surnaturel.

Dans la littérature Antique, il y a aussi des Dieux qui sont victimes d’infirmités : Héphaïstos, dieu des forgerons, jeté du haut de l’Olympe à cause de son infirmité caractéristique aux dieux magiciens, qui survit et obtient de ce fait un pouvoir plus grand. La déviance d’hermaphrodite, dieu au double corps est intéressante, car au moment ou les enfants dont l’ambiguïté du sexe était source d’exposition, son culte connut un grand succès. L’androgynie de ce dieu fit de lui le protecteur des liaisons amoureuses et des naissances. Hermaphrodite représente alors le désir des gens ainsi que ce qu’ils répugnent, à savoir la différence sexuelle.


4) Le(s) système(s) de la charité
D’après les historiens, au Moyen Age, les infirmes ne représentent pas une catégorie distincte. Qu’ils soient malades, pauvres, lépreux ou difforme, ils se croisent tous à la « Cours des Miracles ». C’est pourquoi dans cette étude la condition des pauvres vaudra pour celle des infirmes.

De Zotikos à François d’Assise
A Byzance, Zotikos, un des hommes fraîchement converti a la chrétienté, crée une léproserie (structure accueillant les personnes atteintes de la lèpres) sur une colline où l’Empereur envoie les infirmes à la mort. Il fut martyrisé pour cela, malgré que la fille de l’Empereur qui devait être exposé car elle était lépreuse, fut soigné par ses soins. Constance, son successeur, construit un hôpital pour se repentir. C’est ainsi qu’émergea le système de la charité et des institutions hospitalières, géré par l’Eglise et financé par les riches, comme si cela leur permettait d’assurer leur salut. Le difforme n’est alors plus la représentation d’une faute commise et qu’il faut expier en le remettant aux dieux, mais c’est un être a aimer et à assister.
L’éthique mystique : quand l’infirme devient Jésus-Christ
Au XIIIème, François d’Assise qui vient de se convertir, décide de prendre le chemin de Dieu. Pour cela il décide de vivre avec ceux qu’il considère les plus représentatif du Christ, c'est-à-dire les pauvres. Ainsi il n’hésita pas à embrasser un lépreux et a vivre dans une communauté de mendiants. Les léproseries et institutions hospitalières ne changèrent pas mais les pauvres subirent une sorte « élévation spirituelle » et deviennent la preuve de la présence de Dieu.

L’éthique « sociale » : quand tous les pauvres sont dangereux
Cependant cela ne dura pas car dès le XIVème siècle, les épidémies ravagent l’Europe et les inutiles sont pris pour responsables, le comportement asocial étant considéré comme un crime par les autorités. Il est alors question de les rééduquer par le travail. Les gardes toujours leur droit à l’aumône, cela afin de laisser la possibilité aux riches de garantir leur salut, mais ils sont perçut comme nuisibles et ré endossent le rôle de « reproches divins ».

Le christianisme, plus humain envers les infirmes ne s’est pas positionné sur leur place pendant la période médiévale, contrairement aux pratiquants de l’ancien testament et de l’exposition qui, hormis des pratiques cruelles, avaient le mérite de leur avoir établi une place sociale.


5) Les siècles classiques. Le saisissement.

Médecine et philosophie
Si le Moyen Age est porté par des idéologies religieuses, cette nouvelle ère l’est par des idéologies médicales. En effet, au XIVème siècle commence a apparaître la théorie de l’hérédité de l’infirmité et de la contagion des maladies. Même si toutes les affirmations ne sont pas forcements exacts, on remarque que toutes ces tares ne sont plus considérées comme des punitions divines. Certains médecins continueront a croire que Dieu dispose des bons et des mauvais germes, alors que d’autres penseront que la difformité émane du mauvais développement du germe. Dans les deux cas, on voit apparaître la rationalisation de la marginalité.

Charité et internement
Le début du XVIIème siècle voit apparaître une nouvelle forme de charité que l’on qualifier du « grand enfermement ». Vincent de Paul qui prônait la visite aux pauvres fut contraint de créer des maisons où il recueillait, avec « les Filles de la Charité » tous les miséreux qu’il éduquait à l’Evangile. En 1656, l’Hôpital Général accueille toutes les formes de pauvreté afin surtout d’écarter le danger qu’ils représentaient plus que pour les aider ou les soigner. Louis XIV, en 1674, créa l’Hôtel des Invalides pour les soldats revenant infirme de la guerre. Cet hospice, plus proche des institutions de Vincent de Paul en terme de traitement et d’hygiène, eut un grand succès et se multiplia ensuite dans toute la France. Cependant, il connut des problèmes financiers et de disciplines, ce qui amena l’idée d’instaurer des manufactures. Idée qui se développa dans les autres institutions qui créèrent des « ateliers de charité ». Ces derniers furent ensuite supprimés en 1791. Rien n’indique cependant, bien qu’ils ne fussent pas créés pour eux, que les infirmes en furent absents.

Biologie et humanisme
En 1749, Denis Diderot écrit Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient où il raconte l’histoire vraie d’un professeur de mathématiques aveugle qui inventa une méthode d’apprentissage de l’arithmétique. Cette méthode fut reprise dans toute l’Europe. On pense alors à éduquer les déviants même si les méthodes peu orthodoxes des hôpitaux persisteront quelque temps. Dès 1770, des médecins mandatés par l’Etat apparaîtront et parcourront les campagnes. Le médecin de famille prend une place importante et sert de référence administrative. En 1793, un médecin, Pinel, viendra bouleverser le système en créant des asiles spécialisés à la place des hôpitaux. Le pouvoir médical prend les rennes de ce qu’on appelle « l’humanisation du sort des déviants ». Ce nouveau type d’enfermement aura plutôt un rôle social par l’encadrement moral que médical, et ce jusqu’au XIXème siècle.

Assistance et relèvement
A la fin du XVIIIème siècle, l’infirmité physique se détache de la conception de folie. Dès 1778, l’abbé de l’Epée ouvrit son premier institut destiné aux sourds et muets pour l’apprentissage de signes mimiques. Valentin Haüy travaillera quant à lui sur l’éducation des aveugles et Louis Braille, élève d’une de ces institutions, inventa la lecture en relief qui porte son nom. Ce genre d’institutions avait pour but une intégration à la vie intellectuelle et culturelle, de les sortir des préjugés sur leurs incapacités mentales. Autrement dit elles avaient un rôle plus moral que social. En France, on peut considérer que ces cas sont uniques. Deux situations s’offrent alors « aux autres » : le milieu familial essaye de garder et d’éduquer ses infirmes mais il révèle souvent un poids pour elle. C’est pourquoi l’Hotel-Dieu ou autre Hôpital Général deviennent le dernier recours et des services où sont placés les incurables voient le jour.

La Révolution précisait que l’assistance était le devoir de l’Etat mais que la mendicité était un délit. Pour le Directoire, l’assistance devient facultative et donne à nouveau plus de place aux hôpitaux. A partir de 1848, les idéologies tendent à se tourner à nouveau vers celles de la Révolution avec une préférence pour plus d’hospitalisation. Selon les principes, vieillards et incurables rejoignent l’hospice, et les malades l’hôpital. Pourtant, le mélange est si important que l’institution pour aliénés de Pinel touche aussi les infirmes. Ainsi, les principes de rééducation, de resocialisation sont menés par le travail en espace clos. Il ne s’agit pas tant de leur trouver un travail mais plutôt à leur en donner la capacité. La loi de 1838 sur le traitement médical et social des aliénés va dans ce sens. Pour ce qui est des infirmes physiques, la tendance sera davantage à la rééducation dans des établissements médicaux. C’est comme cela que le nombre d’établissements orthopédiques naquit dès 1850 où l’hygiène, entre autre, était bien supérieure aux hôpitaux. C’est ainsi qu’au XIXème siècle il n’y avait qu’un pas entre redressement du corps et relèvement social.

En 1896, Louis Barthou, ministre de l’Intérieur, remet un rapport sur les pratiques européennes concernant le traitement des infirmes. Tous les pays semblaient avoir des pratiques similaires jusqu’à la Suède où l’infirmité physique fait l’objet d’une attention particulière telle qu’une catégorisation médicale des différentes infirmités, une hygiène renforcée, l’adaptation du monde du travail, le salaire égal à ceux des valides, etc. Ce rapport fut certainement une des causes qui poussa le gouvernement à porter plus d’attention à l’assistance publique en terme d’hygiène ou d’inspection à la fin du XIXème siècle. La loi du 14 juillet 1905 précisera enfin qui sont les ayants droit à l’assistance publique et sous quels termes elle est consentie.

Les siècles classiques qui s’attaquèrent au problème de la place sociale de l’infirme que n’avait pas su régler le Moyen Age trouvèrent une solution dans l’enfermement et une relative intégration civique.

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