Note : certains prénoms ont été remplacés





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Communiqué de presse 436 du WIPO (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), Genève, le 3 février  2006  http://www.wipo.int/edocs/prdocs/fr/2006/wipo_pr_2006_436.html
PS. Concernant de déficit de traduction d’œuvres étrangères vers l’arabe (et donc vers le monde arabe), ce qui peut expliquer l’appauvrissement culturel des nations arabes, et le peu de diversité des points de vue :
La série des Rapports sur le développement humain arabe du le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), et particulièrement celui de 2003, UNDP, Arab Fund for Economic and Social Development,.... Sous-titré “Construire une société de la connaissance1, ce rapport, élaboré par une équipe de chercheurs arabes, dressaient un tableau alarmiste de l’état actuel du monde arabe relativement à la production et la circulation des connaissances, mêlant un discours nationaliste (il se présente comme produit “par des Arabes pour les Arabes”) à une critique sévère des politiques éducatives, culturelles, linguistiques et scientifiques suivies par les Etats arabes, et usant abondamment de statistiques présentées de manière à frapper les esprits (notamment par des comparaisons des indicateurs statistiques arabes avec ceux des pays asiatiques émergents).
Parmi ces analyses qui circulent désormais comme des vérités d’évidence, celle-ci : un des indices de la crise de la culture arabe contemporaine est la faiblesse du mouvement de traduction vers l’arabe. Partant du constat que la traduction “crée des opportunités pour l’acquisition et le transfert des connaissances [...] et ouvre des espaces à l’interaction et l’influence réciproques”, le rapport ajoute : “Pour les sociétés arabes, la traduction est un formidable défi et une nécessité vitale qui exige des efforts planifiés et organisés dans le cadre d’une stratégie arabe ambitieuse et intégrée.” Or :
« La plupart des pays arabes n’ont pas retenu les leçons du passé et le champ de la traduction demeure chaotique. En termes de quantité, en dépit de l’augmentation du nombre de livres traduits dans le monde arabe de 175 par an dans la période 1970-1975 à 330, ce chiffre correspond au cinquième des traductions publiées en Grèce. Le total des livres traduits de l’époque d’Al-Ma’mûn2 à aujourd’hui s’élève à 10 000 – l’équivalent de ce que l’Espagne traduit en un an (Shawqi Galal, 1999, 87).

Cette disparité s’est révélée dans la première moitié des années 1980 : dans ces cinq années, le nombre moyen de livres traduits par million d’habitants était de 4,4 dans le monde arabe (moins d’un livre par an et par million d’Arabes) quand il s’élevait à 519 en Hongrie et 920 en Espagne »3. 
Où en est réellement la traduction arabe aujourd’hui ? 
L’Egypte reste le premier producteur en nombre de titres (plus de 20 000 enregistrés au dépôt légal en 2005). La part des traductions est relativement faible : l’Index translationum, qui se base sur les notices qui lui sont fournies par la Bibliothèque nationale égyptienne, enregistre environ 400 traductions par an pour les dernières années complètes. C’est une recension incomplète, mais qui souligne tout de même la part faible du livre traduit (autour de 5 %) dans la production nationale. Au Liban, il n’y a pas de dépôt légal, mais “le syndicat des éditeurs libanais estimait cependant, en 2004, que 7 500 titres étaient publiés annuellement au Liban dont plus de 2 700 titres nouveaux”4. En l’absence de recension des traductions, on peut, en se basant sur les catalogues des éditeurs, estimer que le nombre de traductions publiées annuellement au Liban est aussi de l’ordre de 400 à 600 (entre 5 et 10 % du total des titres).
En Syrie, le dépôt légal enregistre comme en Egypte une augmentation sensible de la production, de 1 000 titres par an au début des années 1990 à plus de 2 000 pour les dernières années connues5 … A partir des catalogues des éditeurs également, on peut estimer que sur ces 2 000 titres figurent 200 à 300 traductions. C’est certainement le pays arabe où la part des traductions dans la production éditoriale est la plus élevée (10 à 15 %) – ce qui est conforme au fait que c’est aussi le pays où l’arabisation a été la plus poussée et la plus systématique. En Jordanie et plus encore en Palestine, l’édition locale est surtout tournée vers le marché intérieur, et la part des traductions semble très faible (moins de 5 %). L’édition irakienne, dominée par le secteur étatique dans les années 1970 et 1980, est aujourd’hui sinistrée et les principaux éditeurs privés irakiens sont installés à l’étranger, mais dans les années 1970 et 1980 elle a publié beaucoup de traductions parfois remarquables. Le développement du secteur privé de l’édition saoudienne est un des faits saillants des dix dernières années. Deux entreprises, Obeikan et Jarir, “sont devenu[e]s des magnats de l’édition dans le monde arabe, concurrençant notamment les éditions libanaise et égyptienne sur les marchés des best-sellers étrangers et des manuels d’informatique6” ; on peut estimer qu’il s’y publie actuellement une centaine de traductions sur une production annuelle d’environ 1 000 titres. Dans les autres Etats de la péninsule, l’édition reste dominée par des institutions étatiques dont certaines – le Conseil national de la culture, des arts et des lettres, et la Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences (KFAS) au Koweït, la Fondation culturelle d’Abu Dhabi – publient chaque année plusieurs dizaines d’ouvrages traduits.
Le Maghreb se distingue par le fait qu’il reste un marché éditorial bilingue, marqué par “la double dépendance vis-à-vis de l’édition française et moyen-orientale7” : au Maroc, en Algérie et en Tunisie, la part de production locale dans le marché national du livre demeure minoritaire. Pour le Maroc, le remarquable travail bibliographique effectué à la Fondation du roi Abd al-Aziz Al Saoud de Casablanca donne une idée précise de l’évolution de cette production. Jusque vers 1975, elle est inférieure à 100 titres par an (non compris le livre scolaire) et se partage à 50/50 entre le français et l’arabe ; à partir de 2000, elle dépasse les 1 000 titres par an, dont près de 80 % en arabe8 … L’arabisation entraîne l’apparition du livre traduit en arabe : inexistant jusque vers 1975 (1 titre par an en moyenne !), il représente, à partir de 1985, 20 à 30 titres par an. La Tunisie, avec une population d’à peine la moitié de celle du Maroc, a une production éditoriale à peu près équivalente (plus de 1 000 titres par an, les trois quarts en arabe et le reste en français, très peu de traductions). La production algérienne, moins importante, fait apparemment une place plus large au livre francophone, mais on ne dispose pas d’évaluation chiffrée.
En additionnant ces estimations nationales, on aboutit à une estimation basse de 1 500 à 2 000 traductions par an publiées dans le monde arabe dans les dernières années, représentant plus ou moins 5 % du total des titres publiés : beaucoup plus que le chiffre de 330 titres traduits par an cité par le rapport du PNUD de 2003. Environ 5 % de l’ensemble des titres, c’est faible par rapport à la part des traductions dans les marchés éditoriaux des langues européennes, marchés anglophones exceptés (autour de 15 % en France par exemple, beaucoup plus dans les pays de langue moins centrale). Mais c’est à peu près équivalent à la situation du marché chinois par exemple.
Sources : a) Les Arabes et la traduction : petite déconstruction d’une idée reçue, Richard Jacquemond, http://www.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2007-2-page-177.htm



[1][1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Parisino-petropolitanus

1 UNDP, Arab Fund for Economic and Social Development, The Arab Human Development Report 2003, Building a Knowledge Society, New York, United Nations Publications, 2003. Egalement disponible en français et en arabe. La version anglaise est téléchargeable sur Internet : www.sd.undp.org/HDR/AHDR%202003%20-%20English.pdf.

2 Calife abbasside (813-833).

3 UNDP, Arab Human Development Report 2003, op. cit., p. 67.

4 Franck Mermier, Le Livre et la ville. Beyrouth et l’édition arabe, Arles, Actes Sud-Sindbad, 2005, page 90.

5 F. Mermier, ibid., et Muhammad Kamil al-Khatib, Sina ‘at al-kitab fi Suriya (L’Industrie du livre en Syrie), manuscrit à paraître aimablement communiqué par l’auteur.

6 F. Mermier, op. cit., p. 110-111.

7 F. Mermier, op. cit., p. 116.

8 Mohamed-Sghir Janjar, “L’édition dans le Maroc indépendant, 1955-2003 : état des lieux”, étude à paraître, communiquée par l’auteur.
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