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INFORMATION SUR LE TRANSFERT ANTICIPE DE L’ACTIVITE LES CARS AIR FRANCE



M. RAYNARD.- Je rappelle qu'il s'agit d'un point d’information sur une date anticipée de transfert. Néanmoins on nous avait demandé en Commission d'apporter des précisions plus globales sur le devenir des personnels. Nous avons accepté, la Commission a travaillé là-dessus, et il y a un rapport. Je vous suggère donc d'écouter le rapport sur ce point.

Mme MONSEGU.- (Lecture du compte-rendu)

14 salariés sont concernés, c'est bien cela Monsieur BRAURE ?

M. BRAURE.- Ce sera un petit peu moins.

M.RAYNARD.- Merci Madame MONSEGU. Des compléments d’informations ?

M. BRAURE.- Juste un élément, on m’a parlé de 14 courriers que l’on allait envoyer, on en est plutôt à une dizaine là, en tenant compte des derniers éléments que l’on a eu, soit des gens qui ont choisi depuis un autre parcours ou pour d'autres éléments, des éléments médicaux notamment.

M. DUMONT.- Ce qui m'inquiète dans vos calculs, à moins que je ne sois pas à jour, lors de l'entretien que l’on a eu le 18 on n'était pas à 10 personnes sans poste mais à 30. On n'a pas les mêmes calculs déjà, premièrement.

Deuxièmement, le problème c’est que des gens se sont présentés pour les postes ASA mais en journées d’oxygénation et en fin de compte ils se sont retrouvés face à la Direction avec 2 RH.

Les personnes n'étaient pas prêtes psychologiquement donc elles ont raté leur entretien. J'aimerais bien savoir ce qui va advenir sur ce sujet.

Après, on a eu des petits problèmes au niveau des badges. Des gens ont commencé le travail à 5 heures du matin, on les a envoyés en formation badges dans l'après-midi qui s'est finie à 19 heures. En plus de cela, ils reprennent le lendemain matin de bonne heure et dans les formations badges, l'AMDE n'arrêtait pas de leur téléphoner et de les persécuter en leur disant qu’ils n’allaient pas assez vite.

Ces gens-là n’y sont pour rien s'ils doivent passer des tests informatiques, et le comble dans l'histoire c'est que certains les ont même ratés. Donc il faut être « balèze » quand même.

Ce qui m'inquiète le plus dans l'histoire, c'est que vous parlez d'accompagnement au niveau de différents points mais actuellement des gens sont en catégorie B et pour avoir un poste au fret il faut qu'ils soient en catégorie A. Donc on les déclasse. Donc ce n'est pas une promotion pour eux déjà au départ.

Autre point, des gens qui ont plus de 50 ans vont partir en tant qu'ASA et vont être confrontés à des gens qui ont 30 ans de moins qu’eux. Comment cela va-t-il se passer au niveau de la relation ? Avez-vous pensé à cela ? Et derrière, certains AMDE et régulateurs n'ont pas de poste réellement. Avez-vous pensé à ces gens-là ?

Beaucoup de questions que je me pose et j'aimerais savoir ce qui va en advenir pour le restant des 30 personnes parce qu’en fin de compte on est 30. Le compte rendu dit 18. A moins que je ne sache pas compter.

M. RAYNARD.- Merci. D'autres questions ? Pas à ce stade ?

Un élément de réponse s'agissant de la personne qui était en B et qui a accepté de passer en A. Parce que le fret a réservé 5 postes d'agents fret mais en A et ils ne peuvent pas prendre des B parce que cela poserait de vraies difficultés au sein du secteur. Une personne est concernée pour l’instant et a accepté de passer de B en A09. Une seule.

C’est vrai que sur le principe nous sommes d'accord, ce n'est pas une solution envisageable sur une grande échelle, mais il faut être pragmatique dans ce dossier. Nous avons une personne qui nous a dit OK, qui n’est plus très loin d'un départ et qui préfère aller au Cargo en passant de B 1 en A 9 sans diminution de salaire que de ne pas y aller.

J'ajoute, c'est dommage mais c'est comme cela, que le Cargo nous avait réservé 5 postes. Je vous rappelle que les 3x8 au Cargo sont beaucoup plus rémunérateurs et que pour l'instant nous avons un deuxième volontaire. Et quand nous rendrons la copie il sera trop tard pour les autres pour se réveiller parce qu'ils nous les réservent jusqu'à mars. Après, quid, c'est une autre question de la Commission, si les gens répondent non aux 2 courriers ? On les affectera d'autorité. On ne va pas laisser les gens évidemment sans poste.

Une parenthèse, je vous avais dit très clairement qu'il n'y aurait pas de licenciements dans le cadre des redéploiements. Je n'ai jamais exclu, je n’exclus pas quelqu'un qui ferait des bêtises évidemment mais on ne le souhaite pas non plus.

A l'origine il n'était pas prévu de licencier quiconque dans le cadre des redéploiements, puisque vous ré-insistez sur mon engagement que je maintiens. Voilà ce que je souhaitais dire là-dessus.

Autre précision ?

M. BRAURE.- Sur le nombre, on a eu une réunion pour faire un point la semaine dernière sur les personnels qui sont aujourd'hui en cours de redéploiement. Effectivement les 10 personnes dont je parlais sont les 10 personnes qui vont recevoir un courrier de type ATGPE qui leur propose un poste d'ASA. On en a 10. Ce n'est pas 30 c'est un peu inférieur à 30 le chiffre global puisqu’on ne souhaite pas envoyer pour l'instant de courrier ATGPE aux personnels du groupe B parce que l’on n'a pas fait le bilan des postes réservés notamment aux éditions, à la boutique etc. qui pour l'instant sont en cours d'attribution mais n'ont pas été attribués.

Nous ne souhaitons pas faire de courrier au personnel du groupe B. Il y a aussi les personnels administratifs.

Sur les cas précis dont a parlé Daniel DUMONT, les personnes qui se sont présentées ASA qui auraient raté leur entretien, on n'a pas de débriefing très précis de cet entretien. A ce stade on n'en débattra pas ici, mais on ne comprend pas très bien ce qui s'est passé.

Pour les problèmes de badges ce sont des éléments quotidiens. Je ne pense pas que nos agents de maîtrise persécutent les agents.

Pour les relations entre les personnels de plus de 50 ans et les plus jeunes, nous avons posé très précisément la question au RH de la piste qui nous a dit qu’en aucun cas l'âge n’était un critère pour ne pas faire rentrer les gens dans la filière.

Et enfin les AMDE et les régulateurs qui n'ont pas de poste, on en a parlé. Je ne crois pas qu'il y ait d'AMDE qui n'ait pas de poste à ce stade.

Pour les régulateurs effectivement c'est un sujet dont on a déjà largement débattu dans cette instance. Nous avons un peu de mal à trouver parce que la filière des cars était assez précise et on a un peu de soucis à trouver des compétences spécifiques dans l'univers de l'Escale, des compétences transférables spécifiques parce que le monde des cars est un monde un peu particulier. Mais nous ne désespérons pas.

M. RAYNARD.- Je ne peux pas vous laisser dire Monsieur DUMONT ce que vous avez dit y compris ce matin et maintenant. Le sujet est douloureux, difficile. On se l'est dit à plusieurs reprises. Mais on a beaucoup travaillé collectivement et sincèrement, on est mieux aujourd'hui qu'il y a un an quand on voit le chemin parcouru. Quelques salariés encore n'ont pas trouvé de point de chute, des salariés inaptes pour lesquels cela va être un peu compliqué.

On peut ne pas être d'accord sur les chiffres à reclasser, peu importe. C'est au 31 mars que l’on verra la vérité des prix mais cela a été compliqué avec tous les secteurs avec lesquels on a travaillé. On a rencontré encore la semaine dernière la DGE et la DGI qui sont les 2 gros secteurs qui nous prennent le plus de monde, on va de nouveau les voir le mois prochain. Et pour ceux qui restent bien entendu on fera jouer la solidarité, y compris pour les régulateurs parce qu'aucun salarié ne restera sans poste.

Cela a été compliqué. Il a fallu, nous, que parfois on guerroie avec ces autres secteurs parce que la situation dans l'entreprise qui est en crise est difficile et cela aurait été plus facile en pleine période de croissance. Mais croyez-moi nous sommes mieux aujourd'hui et globalement pour l'instant plus des trois quarts des salariés ont trouvé un poste. Le dernier quart, on va continuer de s’en occuper activement jusqu'au bout.

Voilà ce que je voulais rappeler simplement.

Mme MONSEGU.- Première réaction à votre toute dernière intervention Monsieur RAYNARD, cela a été compliqué aussi pour la CGT. La difficulté n'est pas seulement, et c'est encore compliqué, pour les personnels, elle l’est pour leurs représentants, de même que cela a été compliqué pour Force Ouvrière qui était également sur le conflit.

Par contre ce qui me gêne dans ce que j'entends, c'est que j'ai l'impression finalement qu'il y a des règles qui sont différentes ou différenciées pour le moins.

Monsieur BRAURE, la semaine dernière lors de la réunion du 18 vous nous avez expliqué que vous étiez contraint par l'ATGPE sur la question du calendrier pour l'envoi de la seconde lettre et là j’entend que vous n'enverrez pas de courrier aux personnels du groupe B parce que vous avez besoin de faire un point des postes encore ouverts au niveau du service des édition dans d'autres secteurs et pour les administratifs.

Je n'ai plus en mémoire précisément le contenu de l’ATGPE sur cette question mais je n'ai pas souvenir qu'il soit spécifié un traitement différencié entre les personnels de collège A et de collège B. Donc je voudrais que vous nous expliquiez comment vous pouvez vous soustraire à une règle que vous prétendez être en vigueur pour les uns et pas pour les autres.

Sur cette question la revendication de la CGT est très claire. On en a débattu après vous avoir rencontré la semaine dernière. Nous demandons que ce courrier ne soit pas envoyé aux personnels parce que nous savons pertinemment qu'il est anxiogène et qu'il fabrique des angoisses supplémentaires à ceux qui sont justement le moins bien lotis dans la situation actuelle et pour lesquels on n'a pas trouvé encore de solution. Ce n'est peut-être pas à ceux-là qu'il faut encore envoyer une lettre pour leur dire »on n'a pas trouvé de solution pour vous, donc ce sera ASA ou rien ». D'autant que je vous rappelle que leur mise en poste sur la piste de Roissy est soumise à l'acceptation de la médecine du travail de ce secteur et on ne peut pas savoir ce qu'il en sera. Il faut bien attendre que les visites médicales aient lieu.

Sur la question des licenciements Monsieur RAYNARD, on n'a jamais cru que vous étiez dans une dimension philanthrope et que vous alliez dire : maintenant, même quand les salariés font des fautes graves et des bêtises, il n'y aura plus de mesure contre eux. Il faudrait que ce soit appliqué aussi aux patrons cela ne serait pas mal.

M. RAYNARD.- Cela l’a été récemment, vous voila rassurée en tous les cas.

M. DUMONT.- Je voudrais revenir sur le point que vous avez indiqué tout à l'heure Monsieur RAYNARD. Même si cela n'a pas été sans souffrance comme vous dites si bien, il ne faut pas oublier qu’entre le courrier qu’ils ont reçu… et en plus vous avez l’humour de dire aux gens de répondre avec accusé réception. Des gens ont fait des dépressions, certains ont été suivis par des psys. Sachant que l’on vous avait prévenu en vous disant que si vous envoyiez cela, cela ne se passerait pas bien. Les gens ont très mal perçu ce courrier, vu ce qu’on leur proposait par rapport à leur ancienneté et par rapport à leur plage. Il ne faut pas l’oublier.

On l’avait déjà dit en CE, je l'ai toujours répété et je le répéterai, et c’est pareil pour les copains dans différents services au niveau de l'ATGPE, nous savions très bien que vous fermeriez le service, depuis 2008. Entre 2008 et maintenant il n’y a pas vraiment eu de formation quoi que vous puissiez dire premièrement.

Deuxièmement pour les copains de B qui vont passer en A, c'est sûr qu’à défaut d’autre chose ils n'ont pas eu le choix, mais on les aurait peut-être mis en formation, en tant que TSO ou autre bien avant que cela n’arrive, ils ne seraient pas là à dire : je laisse le B pour passer en A.

Ces gens-là n’ont pas eu de formation bien avant, premièrement, et deuxièmement, je dis après il y une souffrance au niveau des salariés, quoi que vous puissiez penser.

Pour les régulateurs vous dites que vous n’avez pas encore fait le bilan. Je veux bien le croire mais je vous signale quand même que pour les régulateurs comme pour les chauffeurs ce n'est pas un problème d'aujourd'hui c'est un problème depuis bien avant 2008, restons au B.A.-BA des choses.

Entre 2008 et maintenant, on a eu très peu de formation ou au pire le peu de formation qu'ils ont pu avoir, il faut que ce soit vite fait. Comme pour les badges. Les gens n’ont même pas eu le temps d’aller aux badges que derrière la ligne 2 n’arrêtait pas de les persécuter. Plusieurs coups de téléphone à chaque fois. On ne peut pas être concentré sur un travail et faire autre chose derrière, excusez-nous, on ne sait pas faire.

C'est trop facile de dire qu’on a fait le nécessaire. Je pense que bien avant on aurait pu faire mieux. Sachant que vous aviez dit qu’à Orly cela s'était mal passé, « cela nous a servi d'exemple et on ne fera pas la même chose à Roissy », finalement on s’aperçoit que cela n'a pas dû servir d'exemple puisqu'on n'a pas fait mieux à Roissy, voire on a fait pire.

M. RAYNARD.- Merci.

Juste une précision, je crois que le premier courrier ATGPE même s’il était, comment dire, anxiogène, a eu pour vertu de faire se positionner un certain nombre de salariés. Et cela dans le dispositif, quand on fait un REX on s’aperçoit que beaucoup de gens se positionnent après. Et c’est bien.

Pour le deuxième courrier on a tenu compte de votre remarque et on a introduit un paragraphe dans lequel il est dit que s’il y a un autre redéploiement en cours bien sûr ce sont eux qui choisiront. Mais de toute façon on s’est engagé puisque le coup est parti à ce que la douzaine de salariés concernés soient reçus avant qu'ils reçoivent ce deuxième courrier de façon à bien préciser la raison de cet envoi.

Pour les B j’ai noté votre question. Nous allons en reparler.

Nous avons une difficulté avec les régulateurs qui restent, donc il faut que l'on en reparle.

Monsieur BOULINEAU excusez-moi, vous vouliez intervenir ?

M.BOULINEAU.- Cela tombe bien, c’est sur ce que vous venez de dire. Je pense qu’il ne faut pas dire ce que vous venez de dire. L'histoire ne retiendra pas que l’on a eu raison d'envoyer une lettre aux agents avec un recommandé qu'ils sont allé chercher pour apprendre la situation et que cela a été un élément déclencheur à un moment donné pour sortir d'une situation dans laquelle on était dans l'impasse. Ce n'est pas bien de dire cela.

Ce n'est pas bien parce que des gens, Daniel l’a dit, ont été marqués, profondément marqués, j'e l’ai vécu avec eux à la section syndicale où tous les jours ils étaient là et je ne les encourageais pas tous les jours à être dans la grève, dans le conflit. On avait des discussions et c'était émouvant parce que c'était leur service qui fermait, et en même temps ils souffraient du manque de considération et de respect de ce qu'ils avaient vécu et de ce qu'ils avaient investi personnellement dans l'entreprise pendant des années. Cette lettre a fait des ravages.

Je crois que cela aurait été aussi fort si on avait dit « maintenant on connaît la date d'échéance, on va fermer le service, et on va organiser des réunions là-dessus pour le faire ». D’ailleurs les organisations syndicales FO et CGT et tous ceux qui on voulu, ont aidé beaucoup à discuter avec les chauffeurs et à trouver des solutions, à chercher à faire de la maillotique.

Ce que je souhaiterais c’est que l’on ne renouvelle pas ces mauvaises expériences, par exemple ce que vient de décrire, de dire Daniel avec ses mots, si des personnes sont arrivées à Roissy et qu’il n’y avait pas de considération pour elles, qu’elles se sont retrouvées face à des RH qui n'étaient absolument pas au courant de ce qu’elles vivaient, de ce qu’elles avaient vécu, ce n'est pas une bonne chose. Je crois que tout se prépare dans ce dossier.

Il faut absolument échanger avec vos collègues à Roissy. Par exemple des gens de 50 ans ne peuvent pas être mis dans des équipes où l'encadrement ce sont des jeunes. Des gens de plus de 50 ans qui ne connaissent pas le métier ou qui l’ont pratiqué par le passé mais qui n'y sont plus aujourd'hui, il y a des choses terribles à Roissy, il y a des modes de vie qui ne sont pas ceux du Siège ou des services des cars. C'est ailleurs. Je crois qu'il faut les accueillir, il faut créer les conditions pour les accueillir et à partir de là voir avec eux comment ils vont se sentir le plus à l'aise possible d'autant plus que certains ont encore quelques années à faire mais on ne va pas les traiter de la même manière que les autres. Il faut les accompagner et si vous les accompagnez cela se saura.

Et dans le temps, cela vous aidera aussi, vous, à préparer d'autres reconversions dans d'autres services si c’est nécessaire.

J'ajouterai que pour le B en A, je vous avoue que je ne comprends pas. J'ai entendu ce que vous dites, mais je ne comprends pas. On a tous aujourd'hui autour de la table des expériences passées dans l'entreprise et j'ai même vu dans certains services des cadres qui occupaient des postes en B parce que justement il y a eu à un moment donné des difficultés et ils ne voulaient pas partir à Toulouse ou ils ne voulaient pas partir ailleurs et ils avaient accepté d’avoir des postes sous qualifiés par rapport à leur niveau. Ceci étant, ils ont gardé sur leur fiche de paie leur niveau de qualification.

Aujourd'hui je ne peux que m’interroger. Dans une situation délicate une personne avez-vous dit et je pense que c'est vrai, est d'accord pour aller au fret parce que cela l'arrange. Ne profitez pas de la situation pour la faire passer de B en A, parce que demain, si c'est possible là, c'est possible ailleurs. Cela veut dire que l’on va vivre des mutations dans l'entreprise et après on va nous ressortir : dites donc, au Siège il y a bien des gens qui ont accepté des requalifications, qui ont accepté de descendre d'un niveau. Pourquoi cela ne se généraliserait pas ?

Il y a des règles de vie sur lesquelles il faut être intransigeant mais on peut être nuancer. On peut comprendre que la personne vienne et je vois pas en quoi les collègues du fret qui voient arriver quelqu’un de 58 ans, 57 ans, je ne sais pas quel âge il a, qui a subi ce qu’il a subi, c’est-à-dire un traumatisme en perdant son service et qui arrive là pour faire sa fin de carrière, vont tous revendiquer demain, aller se mettre en grève en disant « nous aussi on veut être en B parce qu'il est en B ».

C'est le fruit d'une situation cumulée qui a fait que cette personne arrive là. Ce n'est pas une promotion par rapport aux autres.

Tout cela pour dire qu’il y a eu des choses, on a loupé des choses et on a fait des choses qui arrangent aussi.

Il y a une progression dans ce dossier. Ce n'est pas parce que l’on arrive au bout, je crois que jusqu'au bout il faut être irréprochable. Je résume, jusqu’au bout respect dignité. On ne sait pas faire ? On dit : on ne sait pas faire. Comment peut-on vous aider ? Il y a un entretien, comment le prépare-t-on ? Pas de piège à « c… ». Et la personne ne se retrouve pas dans une situation… Je suis sûr qu'Alain, il l'a dit et je le crois, ne savait pas que la personne allait se trouver face à 2 personnes qui allaient la « cuisiner » pour savoir si elle était prise ou pas. Mais maintenant qu’on le sait, chaque personne qui part en oxygénation on vérifie, on demande ce qui va se passer, comment on l'accompagne, comment on la prépare.

Et si vous faites, ce sera bien.

M. RAYNARD.- Monsieur BOULINEAU je suis d'accord. Je me suis plus « eng… » au sein de l'entreprise probablement qu'avec vous, qu'avec les représentants du personnel, parce que cela a été compliqué.

Pour ce salarié j'ai demandé et cela a été accepté à la DRH du Cargo de réexaminer rapidement le repositionnement qu'il avait. Donc on a trouvé ce compromis pour faire passer cette petite pilule.

Comme il n'y a qu'un cas pour l'instant c'est comme cela que cela a été envisagé mais ceci étant je ne suis pas loin d'être d'accord avec vous.

Et nous prenons l'engagement de veiller jusqu'au bout à ce que les choses continuent de se passer le mieux possible, on n'a pas été parfait, y compris d'assurer le service après-vente, c'est-à-dire que si passé le 31 mars il y a des salariés en difficulté, on sera toujours là pour s'en occuper et on reviendra vers la session s’il le s’il le faut.

Mme MONSEGU.- Sur la question du courrier quand nous apporterez-vous une réponse ? Monsieur MOUQUET, vous avez l'air abattu.

M. MOUQUET.- Le courrier est parti, c'est pour cela que je suis abattu.

Mme MONSEGU.- On vous a dit de ne pas faire sans les représentants du personnel parce qu'il y a 3 situations qui dans la journée… Vous voyez, le problème c'est cela.

M. MOUQUET.- On a tenu compte de vos réflexions, c'est pour cela que la liste n'est plus de 14 mais de 10.

M. RAYNARD.- On a introduit un paragraphe supplémentaire, à votre demande.

Mme MONSEGU.- J’ai 3 cas, là.

M. RAYNARD.- On les regardera puisqu'ils seront tous reçus.

Mme MONSEGU.- Je ne veux pas me mettre en colère parce que je n'ai plus l'énergie, quoi qu'en poussant un peu cela devrait revenir, je ne comprends pas ce que vous nous dites. Je sais que des fois aussi dans ma paroisse il y a des contradictions mais j'ai l'impression que dans la vôtre aussi.

Vous nous dites que chaque personne, on verra dans les minutes, va être reçue individuellement pour être prévenue qu'elle va recevoir un courrier - vous avez entendu cela aussi ? - et vous nous dites que les courriers sont partis. Vous les recevez cette nuit ?

M. BRAURE.- J'en ai reçu un certain nombre. Il y en a qui sont absents, en congé. Ceux-là, on ne peut pas les recevoir.

Mme MONSEGU.- Vous avez envoyé combien de courriers, s’il vous plait, et vous avez reçu combien de personnes concernées par ce courrier ?

M. BRAURE.- Des courriers il y en a 10 et j’ai vu… Pardon ?

M. MOUQUET.- Il n’y en pas 10, il y en a 9.

M. BRAURE.- Il y en a moins de 10 ?

M. MOUQUET.- Oui, parce qu’on en a retenu, suite à la commission, suite à nos échanges. Donc il y en a 9.

M. BRAURE.- Oui c’est cela. Il y en a 10 préparés, et 9 sont partis.

M. RAYNARD.- Nous n'allons pas refaire la Commission ici. Il y en a 9.

M. BRAURE.- Il y en a 9. J'ai essayé de contacter une personne qui est en arrêt de travail, cela n'a pas marché, et j'en ai vu 5 pour l'instant.

M. RAYNARD.- Sachant que le courrier n'arrive pas le jour où il est envoyé.

Si on voit le lendemain de la réception du courrier, c’est quand même pour expliquer que lorsqu'il y a des démarches en cours même s’ils reçoivent un courrier, si la démarche en cours aboutit sur un autre poste, bien entendu l’intéressé fera son choix. C'est cela que l’on a ajouté à votre demande dans le courrier.

M. BRAURE.- En l'occurrence parmi les 9 personnes il y en a au moins 3 ou 4 qui ont une démarche en cours.

Mme BING.- Simplement parce que cela avait été longuement discuté au moment de la Commission, le but serait quand même que l’on tire les enseignements de ce qui s'est passé avec les cars, à savoir qu'il y a eu une réelle volonté de reclasser les gens en essayant de les promouvoir et que surtout, l’ATGPE ne soit pas un moyen de déclasser du personnels.

Je vous remercie de faire effectivement quelque chose pour que cela ne se reproduise pas à l'avenir.

M. RAYNARD.- Merci Madame BING.

S’il n’y a pas d’autres questions, nous passons au point dernier, informations du Bureau.

Merci Messieurs.

INFORMATIONS DU BUREAU



M. RAYNARD.- Je ne sais pas à qui je donne la parole ? S’il y a des informations du Bureau.

Il n'y en a peut-être pas et on a traité le point additionnel.

Auquel cas je remercie la Session et je vous donne rendez-vous au 13 février. Merci et bonne soirée.

(La séance est levée à 16 heures 45)

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