Les Tinkers, nomades irlandais de souche





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Thèmes à exploiter à l’issue du film : le racisme, la différence.

Les Tinkers, nomades irlandais de souche


Les Tinkers sont un groupe de nomades irlandais. Leur nom vient probablement de tin « étain ». Un de leurs métiers traditionnels est en effet la ferblanterie. Cette relation avec le travail des métaux fait penser au nom d’une autre communauté nomade européenne, celle des Tziganes Kalderash (chaudronniers) d’Europe de l’Est. Mais le grande différence est que les Tinkers ne sont pas tziganes, mais de souche irlandaise (il existe en France une communauté de voyageurs non-tsigane, les Yéniches; ils vivent dans le Massif Central). Dès le XIIè siècle, des textes décrivent ces exclus, poussés sur les routes par la famine. Ils travaillaient déjà les métaux, forgeant armes et ornements. Au XV è siècle, une partie d’entre eux émigra vers l’Ecosse, où ils se trouvent toujours, exerçant divers métiers comme l’aide aux travaux agricoles ou la récolte des bigorneaux. Les évictions de paysans de leurs terres au XVII è siècle ou les grandes famines du XIX è siècle ont créé à leur tour de nouveaux « travellers ».

Les Tinkers ont une langue à eux, le shelta. Certains chercheurs pensent y retrouver des traces des dialectes irlandais préceltiques. On y trouverait également une partie du vocabulaire emprunté à la langue rom (tzigane). Les Tinkers étaient souvent des maquignons ou des colporteurs, ouvriers agricoles saisonniers ou ramoneurs. Ils travaillaient aussi l’osier et étaient musiciens. Ce n’est que vers la fin du XIX è siècle qu’ils ont commencé à utiliser des roulottes. Ils voyageaient auparavant à pieds.

L’industrialisation n’a pas facilité la vie des Tinkers. L’exode rural et la mécanisation de l’agriculture ont rendu la plupart de leurs métiers obsolètes. Beaucoup de Tinkers se sont sédentarisés et vivent du « welfare » (l’assistance sociale) ou de mendicité. Les Irlandais sédentaires ont la même attitude d’exclusion à l’égard des nomades que celle qui prévaut en France à l’égard des manouches ou des gitans, relégués dans des terrains insalubres, sans eau et souvent à proximité des décharges publiques. Ils sont de surcroît obligés de se déplacer sans cesse et les enfants font souvent l’objet de discrimination lorsqu’on tente de les scolariser. Cette discrimination s’applique aussi aux adultes, refoulés des bars et des discothèques ou obligés d’aller dans certains magasins dont on sait que le propriétaire n’est pas trop hostile aux gens du voyage.

De par la nature même de leur culture, les nomades sont peu enclin à s’organiser. Cependant, les Tinkers suivront peut-être l’exemple des Tsiganes qui, confrontés à des problèmes identiques, font entendre leur voix dans les instances internationales depuis une trentaine d’années. Le problème des Tinkers, comme celui des tsiganes, est aussi celui des sédentaires. Il s’agit simplement du droit à la différence, base de toute société démocratique. N’oublions pas que ce sont les « voyageurs » qui ont été les premières victimes du nazisme.

Dossier réalisé d’après l’article « Chevauchée irlandaise  » du Télescope n° 64, écrit par Gilles GONY, professeur de lettres classiques, Pascale DUTHION, professeur d’histoire et de géographie et Henri LECOMTE.


Étude du racisme dans le film.

Objectif spécifique :

- mettre en évidence les relations existant entre différentes communautés.


1° phase : les nomades.
• Laisser les enfants s’exprimer sur : « Qu’est-ce qu’un nomade ? » (mode de vie opposé au sédentaire, lieu de vie : Europe Centrale, Afrique, Asie, traditions et culture)
• « Comment les appelle-t-on ? » (voyageur, romano, voleur, bohémien, gitan)
• « Est-ce une vision positive ? »

2° phase : les relations entre différentes communautés.
• « Quelles sont les réactions du policier vis à vis du père d’Ossie et de Tito ? » (mépris, violence, non respect, humiliation)
• «D’autres personnes ont-elles des réactions identiques à celles du policier ? »

3° phase : synthèse - réflexion.
Le peuple nomade vit de façon itinérante (en se déplaçant). Les nomades habitent dans des caravanes, roulottes ou tentes. Ils ont souvent leur propre langue, ce qui leur donne une identité très forte. Ils vivent en clans. Le mode de transmission de leur culture est oral : histoire, conte, chant, danse... Autrefois ferrailleur, chiffonnier, saisonnier, ils ont du s’adapter à la transformation de la société à la suite de la révolution industrielle du XX è siècle, parfois en se sédentarisant.

Leur vie reste différente de celle de la majorité des gens des pays où ils habitent. Ils sont souvent confrontés au problème suivant : reconnaissance du droit à la différence.

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