Les origines de l’histoire





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date de publication11.10.2017
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Histoire des APS : Les jeux de balles

Des jeux de balles traditionnels aux sports codifiés
A travers l’exemple du Football et du Rugby


  1. Les origines de l’histoire.



1\ Jeux antiques et médiévaux.
Dès l'antiquité, existaient de nombreux jeux de balles au Japon sur terrain rectangulaire, avec un ballon rond en cuir, et en Chine même jeu mais ballon remplit de cheveux de femme. Ils se pratiquaient avec un ballon rempli de ce qu'on trouvait (cheveux de femmes, paille, céréales, foins...). On a des traces dans le monde entier et la balle était toujours ronde.

On a aussi des traces de jeux de balles dans l'éducation athlétique grecque (jeux de ballesè EPISCYRE, PHENINDE, APORRHAXIS, URANIE). Ce qui les différencie, c'est la taille et le poids plus ou moins important de la balle rembourrer différemment mais toutes recouverte de peaux. Ces jeux ressemblaient à ce que nous appelons aujourd'hui le gagne terrain où il s'agit d'apporter la balle le plus loin possible dans le camp de l'équipe adverse. D'autres jeux avaient un caractère beaucoup plus athlétique car il était permis de lutter, de courir avec la balle, de feinter et on constatait que tous les muscles fonctionnaient d'une façon intense, d’où leur utilité dans l’éducation des adolescents. Ces jeux devenaient, puisqu'ils demandaient entre autres des qualités de réflexion et d’intelligence (de jeux ≈ stratégie), un excellent moyen d'éducation pour les militaires.

Ces jeux sont semblable mais se différencient par leur intention : uniquement ludique en chine, à visée éducative (et ludique) en grèce.

Ainsi, il ne faut pas s'étonner que les romains, après avoir conquis la Grèce en 150 avant JC prirent goût pour ces jeux et se mirent à les pratiquer afin, d'une part de se divertir et d'autre part de s'entraîner aux épreuves de la guerre. Ils parlent même de facteurs et d'enjeux.

Dans l'empire romain, le jeu le plus pratiqué s'appelait l'HARPASTUM (dérivé de l'EPISCYRE et du PHENINDE) : c'était un jeu très violent relevant plus du combat que du jeu dans lequel il s'agissait de lancer la balle à la main, la frapper du poing ou la pousser avec le pied, dans le but de lui faire franchir la ligne de fond de l'adversaire (= notion d’embut au rugby).
Ces jeux peuvent être considérés comme les ancêtres du foot et du rugby bien que leur transmission de la Rome antique au royaume britannique ne soit pas très claire. Dès la renaissance, on affirme que le CALCIO italien est une survivante de l'HARPASTUM.
Le jeu de balle pratiqué par les peuplades primitives puis par nos ancêtres du moyen âge était assimilé un rite magique destiné à provoquer la fertilité de l'homme ou de la terre.

Dans de nombreux cas on retrouve un disque ou un objet globulaire, source de vie et générateur de récolte.

On retrouve des traces de ces pratiques en Oklahoma où les Indiens jouaient à un jeu de "foot" pour célébrer la moisson. On a trace aussi en Bretagne d'un jeu où il s'agit d'enterrer la balle trois fois de suite dans un trou creusé dans le sol (golf ?).

Quand le but du jeu est de saisir la balle et de l'emporter, la signification en est que le soleil a été capturé et ramené à la maison. Il apportera la fertilité des champs. La superstition était variée et abondante au moyen âge. Il était courant de dire qu'un jeune homme inapte au fute balle le mardi gras serait aussi inefficace à la moisson. Au moyen âge occidental, au 7ème et 8ème siècle, trois régions connaissent une activité "sportive" qui puise probablement racine dans l'HARPASTUM : l'Italie (péninsule italien : florence : calcio), la France de l'Ouest (Normandie) et les îles Britanniques sont des région majeurs mais on trouve aussi des jeux en Allemagne, Hongrie, etc…

L’italianisme aidant, la France se met y jouer, et des personnes célèbres comme Ronsard ou Henry II le pratiquait.

Dans l'Europe médiévale et moderne, les jeux de balle avaient un caractère populaire, paysan et rude (= physique). Ils étaient pratiqués conformément à la tradition sans règle écrite : transmission oral. A l'intérieur de ce modèle, existaient d'innombrables variantes. Dans l'Ouest de la France, on pratiquait la SOULE en Bretagne, la CHOULE en Picardie et la boule de Schallanda en Normandie : Mêmes jeux mais noms différents.

De l'autre coté de la manche, on retrouve différents jeux se rapprochant de la SOULE. Il s'agit du HURLING dans les Cournailles et en Irlande. On jouait au KNAPPAN dans le pays de Galles, au CAMPBALL dans l'Est de l'Angleterre et le BA'GAME en Ecosse.

Il s’agit des cinq nation du tournois des 5 nations (avant que l’Italie rentre).
Comme il n'y avait ni règles écrite ni organisation, centrale pour unifier la pratique des différents jeux de balle traditionnels, les références au football que l'on trouve dans les documents médiévaux ne signifient pas que les jeux avec une fute balle étaient identiques dans toutes les communautés.

Les pratiques du jeu dépendaient en fait de coutumes locales et non de règles nationales communément admises.

L'organisation du jeu était beaucoup plus souple qu'elle ne l'est aujourd'hui, la spontanéité émotionnelle (= engagement physique) bien plus grande. Les traditions de l'affrontement physique et quelques contraintes imposées par la coutume déterminaient la pratique du jeu et donnaient un certain air de famille commun à tous ces jeux.

Le mot "fute balle" renvoie à un type particulier de balle; la balle appelée fute balle était une vessie d'animal gonflée d'air ou remplie de foin, recouverte ou non de cuir faute de moyen ; mais il n'y a aucune raison de penser que la fute balle était lancée seulement avec les pieds ni réciproquement que la "hand balle" était lancée uniquement avec la main.

2\ Le hurling.



Il tire son nom du verbe "to hurl" qui signifie lancer violemment. Il existe deux formes de hurling :

  • Hurling at goal (= hurling au but)

  • Hurling over country (hurling au pays)


Le hurling at goal se pratique de 15 à 30 joueurs par équipe se regroupant par paires, chaque joueur étant responsable de l'autre. Les buts sont matérialisés par deux buissons plantés au sol distant de 2m50 à 3m l'un de l'autre. Deux défenseurs gardent le but. Le terrain fait de 60 à 70 m de long. La mise en jeu est faite par quelqu'un de neutre. Si la balle passe la ligne adverse, la partie est gagnée. Le vis à vis de celui qui s'empare de la balle le sert de prêt et tente de la lui saisir. Pour le tenir à distance, l'autre lui lance des coups de poings dans le torse. Les hurleurs doivent s'affronter d'homme à homme. Le hurleur qui veut la balle ne doit ni frapper ni agripper sous la ceinture. Le porteur de balle doit frapper uniquement les autres dans le torse mais ne doit pas faire un en-avant. Le jeu est souvent pratiqué lors de mariages. Ceux qui accueillent (hommes de la famille de la mariée) affrontent les invités (hommes de la famille du marié).
Le hurling over country : il a moins de règles et est donc plus vague et confus. L'enjeu est construit par un défi entre deux nobles. Ils décident que pour tel jour férié, ils amèneraient à un certain endroit, 2 ou 3 paroisses ou plus pour affronter le même nombre de paroisses adverses ; on ne compare pas les effectifs. Les buts sont soit les maisons (château) des gentils hommes, soit telle ville ou tel village distant de 5 à 6 km.

On jette une balle et le camp qui peut l'attraper et la porter par force ou par ruse à l'endroit désigné gagne la victoire et la balle. Celui qui saisi la balle est poursuivi par le camp adverse (un contre tous, tous contre un) qui n'abandonnera que lorsque le joueur sera sans aucun ménagement étendu à plat sur la terre sacrée (notion de placage). Cette chute l'interdit de garder la balle plus longtemps (notion de règle du tenu). Les hurleurs traversent des bois, des ruisseaux, colinnes, marais, haies, etc. ; ce qui engage le combat dans toutes les configurations de terrain, ce qui donne l’aspect grossier et rude. Les équipes sont formées de coureurs à pied (infanterie) et de cavaliers.
3\ Le Quico del calcio.
Dans l’Italie de la renaissance (Florence) on jouait au Quico del calcio, un jeu où la balle était poussée exclusivement avec le pied. Pratiqué à Pâques et Mardi-gras le calcio est un jeu urbain qui se déroule à l’intérieur d’espaces réduits et bien délimités. Il y avait deux lignes de fond de terrain qui faisaient office de but ou d’en-but. Les joueurs avaient une tâche déterminée, défenseur et attaquant. Une esquisse du jeu collectif apparaît sommairement. Le calcio est le jeu de balle organisé le plus ancien. Donc le calcio préfigure le football moderne.
4\ La soule.
Il semblerait que ce jeu est produit l’expression : « jeu de mains jeu de vilains ». Comme dans d’autres pays d’Europe, il se jouait en France jusqu’à la fin du 19ème siècle, un jeu populaire réunissant des hommes de différents villages dans des affrontements collectifs très vigoureux au corps à corps. Ce jeu qui ressemble à une sorte de rugby très violent, sans limites ni règlements, et est désigné sous des noms différents : soule, sole, choule, chole en fonction des accents ou encore boule de Chalenda.

Dans ce jeu on joue aussi bien à la main qu’au pied. C’est un jeu qui s’enracine dans les rituels de la communauté, de la société rurale et préindustrielle et qui par son calendrier (pâque, mariage, etc.) conserve une dimension religieuse et paroissiale importante dont l’origine demeure flous.

La soule opposait les jeunes de deux villages voisins ou encore des célibataires et jeunes mariés d’une même commune. On a des traces de quelques nobles qui pratiquaient ce sport (henry II, Ronsard).

Les deux camps cherchaient à déplacer chez l’adversaire la soule (sorte de balle remplit de foin, de son ou d’osier). L’organisation était informelle, l’espace est aléatoire, le but est variable, la durée du jeu varie tout comme le nombre de joueurs, pas de règles concernant les coups. La soule comme tout les jeux souples, est fondées sur des règles écrites et légitimé par la seul transmission oral, évoluait lentement. Usant de tous leurs moyens physiques, les joueurs se précipitaient sur le soule et s’engageaient sans retenue avec les mains ou les pieds afin de lui faire gagner du terrain, et cela sans répartition des tâches, seuls la force et l’élan comptait, les mêlée indescriptible s’alternait avec des courses effréné. Le jeu cessait quand une des équipes avait réussi à déposer la soule à l’endroit désigné.

Les jeux de soules on fait partout et toujours l’objet d’interdiction réitéré pendant des siècles, entre le 14e et le 19e s (trace d’un texte d’Edouard II interdisant la soule en 1614, jusqu’en 1885) , mais sans obtenir d’effet réel sur leur déroulement, ces interdictions prononcées par les autorités attestent la brutalité d’un jeu dont les acteurs laissaient des éclopés sur le terrain et quelques fois des morts.

A la fin du 18e siècle le jeu a tendance à disparaître. Dans le nord-ouest de la France (Picardie, Normandie) le jeu a résisté le plus longtemps pour s’éteindre progressivement entre 1860 et1880.

II- Le 19e siècle : vers la sportivisation des jeux de balle.
Pratique villageoise adulte → Pratique aristocratique adolescente
1\ En Angleterre.
Le relâchement progressif des liens assurant la cohésion des communautés traditionnelles à la fin du 18e siècle et début du 19e siècle a pour conséquence la formation de nouvelles relations sociales qui n’intègrent plus les jeux de balles anciens et provoquent donc leur régression générale.

Pourtant ces jeux anciens se maintiennent en Angleterre grâce à leur adoption par les élèves issus des classes sociales aisées fréquentant les PUBLIC SCHOOL. Le jeu de balle devient un loisir organisé de façon autonome par les élèves. Les parents attribuent à ces jeux violents des vertus formatrices, tandis que la vacance de l’autorités des maîtres, socialement moins bien située, est mise à profit par les élèves plus anciens dans l’institution scolaire pour en faire le moyen d’exercer leur domination sur les nouveaux ou sur les plus faibles sous forme de brimades corporelles (= bizutage).

Dans un premier temps et jusque vers 1830, les jeux de balle conservent leur caractère originel dans les collèges. Chaque établissement se construit sa tradition propre. Il n’existe toujours pas de règles concernant la taille du terrain, la régulation de l’engagement, la durée, le nombre de participants. La force et la spontanéité priment, le rôle de la communauté est tel que l’individu n’émerge pas, l’esprit d’équipe est encensé.

A partir de 1830, sous l’influence de plusieurs facteurs, ces jeux vont prendre d’autres formes, plus réglementées et avec des finalités différentes. Parmi ces facteurs on peut noter l’industrialisation, le développement des moyens de transports (fluviale, maritime et surtout les chemin de fer), la montée de la bourgeoisie au détriment de l’aristocratie, l’avancée du capitalisme industriel, l’éthique protestante, la puissance de l’Empire Britannique et l’institutionnalisation du parlementarisme (respect de l’autre camps, à l’origine du fair-play, « le vainqueur a le pouvoir, le vaincu a la vie sauve) en tant qu’affrontement social entre deux partis politiques. Ainsi la bourgeoisie réussie a étendre son contrôle sur les public school qui subissent une profonde mutation conduisant à la restitution de l’autorité des maîtres au dépend du système de domination en vigueur parmi les élèves. Ainsi les brimades régressent et les rapports entre les élèves sont désormais codifiés ex : le règlement dans les bahu.

Il en résulte une certaine pacification des collèges et cet élan de codification peut être considéré comme une rupture avec les jeux du passé, car ceux-ci n’existent plus en temps que mouvement festif mais ils vont être utilisés comme moyens d’éducation. Logique industriel ou tout ce réglemente.

Les éducateurs (enseignants, ecclésiastiques) des publics schools soucieux de reformer les méthodes pédagogiques et notamment de freiner la violence des élèves, décident de prendre appuis sur les jeux pratiqués pour les codifier en introduisant des règles précises, écrites et ainsi canaliser la brutalité et discipliner leurs troupes.
La réglementation transforme les Jeux en Sport
Remarque importante :
L’ensemble des règlements des différentes disciplines sportives ne se caractérise pas seulement par le souci pédagogique de fournir une base éthique aux élèves ou aux joueurs. Il apparaît aussi comme un des traits distinctifs de l’aire industrielle.

Le sport moderne trouve ses origines dans les mêmes circonstances qui ont favorisé la production industrielle à savoir la rationalisation du calcul, la mesure du temps, l’universalisation des règles qui sont parmi les expressions les plus significatives de l’aire industrielle.

Chaque collège va revendiquer une spécificité devant l’émergence des nouvelles pratiques sportives :

  • ETON : cross country et cricket

  • HARROW : squash

  • CAMBRIDGE : football et aviron

  • RUGBY : football (dont le directeur est Thomas ARNOLD qui porté sur l’innovation des élèves).


C’est sur la base des conditions spatiales propres à chaque collège que se structurent les différents jeux sportifs. Ainsi en ce qui concerne le football, celui-ci se développe et se pratique sur ce qu’on appelle le BIG SIDE (grande place) du collège de Rugby sur lequel les élèves peuvent librement innover.

Ainsi la forme de pratique directement dérivée du hurling at goal se pratiquait différemment selon qu’on jouait sur une surface de gazon, dans une cour d’école ou dans un cloître. Il s’avéra nécessaire d’y adapter des règles et de ce fait deux grandes tendances vont se dégager :

  • celle où les joueurs tapaient la balle uniquement avec le pied.

  • Celle où les joueurs étaient autorisés à utiliser leurs mains pour passer la balle à un partenaire.

La première tendance (jeu au pied) donnera naissance au DRIBBLING GAME dans lequel il s’agit de progresser individuellement vers le but adverse en amenant la balle le plus loin et le plus longtemps possible dans le camp adverse.

Eton et Arrow vont se les approprier également, en gardant leur sport de références, car se sont des lycées élitistes.

La deuxième tendance donnera naissance au rugby qui gardera le caractère le plus complet des anciens jeux de balle (violent) et dont les règles sont mises au point au collège de Rugby avec pour président Thomas Arnold.
Ces deux modes de pratique se caractérisent par une standardisation de la taille du ballon, la délimitation du terrain, des cibles, la durée du jeu, et désormais le contrôle de soi s’impose, ainsi que l’accentuation du rôle individuel (défenseurs, attaquants) tandis que l’agilité prime sur la violence.

Donc les collèges anglais vont être très attachés à la pratique de ces nouveaux sports de balles avec des vertus formatrices et éducatives et ils vont ainsi organiser des rencontres entre différents établissements sous forme de match unique ou sous forme de mini championnats (Cf. développement des moyens de transport). Très vite on voit l’apparition de classement et de hiérarchisation.
Les jeux d’équipe/collectifs, un temps l’occasion de rixes brutales et de luttes confuses, furent conçus comme un moyen de former l’esprit de groupe, le sens de la solidarité, de la responsabilité, de la coopération et de la discipline pace qu’on se contrôle et qu’on respecte les règles et les adversaires. Selon cette nouvelle conception, les activités sportives de la majorité des collèges devinrent partie intégrante du système éducatif.

Les universités vont rapidement reproduire le même schéma.
Ces pratiques vont sortir des collèges et universités pour gagner, aider en cela par les pratique paroissiale et le samedi après midi de repos, la société civile, la « middle class », et voir ainsi la naissance des clubs sportif.

- Les pratiques paroissiales c’est à dire qu’à l’intérieur d’un village, les enfants sont amenés à découvrir les pratiques sportives.

- L’institutionnalisation du repos le samedi après-midi = temps libre pour la pratique sportive chez les ouvriers.
En 1863, les dirigeants des structures sportives (civiles et scolaires) se réunissent à Londres dans un pub pour tenter d’harmoniser les divers règlements en vigueur afin de favoriser les rencontres. Ils décident d’adopter les règles mises en place à Cambridge et fondent la « football association » = FA = une sorte de Fédération.

Thomas Arnold qui assiste à cette réunion n’est pas d’accord et n’adhère pas à la FA car il préfère garder le jeu à la main. Ce n’est qu’en 1871 que les partisans du jeu à la main fonderont la Rugby-Football Union = RFU. A partir de là, il y a une scission de ces deux pratiques et rend irréversible la séparation des 2 pratique : Football et Rugby.
Dès 1860 l’extension du football s’étend à tout le territoire anglais, elle s’établit sur 2 plans :

  • Plan régional (déplacement, scolarité) : du sud Est de l’Angleterre, gagne vite Londres et l’ouest puis diffusion vers le nord

  • Plan social : d’autres couches de la société s’approprient ces pratiques (exemple : les middle class qui dispose du samedi après midi).

En 1880, 25% des clubs de foot sont des associations paroissiales. On dit que le pub a une fonction sociale importante, une grande pièce sert de vestiaire et il dispose très souvent d’un terrain à proximité ; c’est une institution créative de club car au centre de la vie assoviative.

A partir de 1870, le football devient la pratique préférée des ouvriers (sol dur des villes industrielles).

En 1878, finale de la coupe d’Angleterre (la "CUP") est une date historique, elle opposait une équipe très aristocratique (Old Hiton) à une formation constituée essentiellement de garçons de meuniers (Lanshire) qui vont remporter la Cup. Ainsi le monde des ouvriers a battu le monde des privilégiés.
Dans les années 1870-1880, le football devient une pratique populaire, une des composantes de la culture ouvrière.

On passe du dribbling game au jeu de passe « le football est la religion laïque du prolétariat britannique ».

Dès 1870 apparaissent des clubs d’entreprise ou d’usines sidérurgiques (Arsenal) ou encore club des employés du chemin de fer (ex : Manchester United). L’avantage est que très vite les anglais ont aménagés le temps de travail. En 1885 tous les clubs sont fédérés par la FA qui fait adopter les règles uniformisées par l’international board. En 1882 : 1000 clubs appartiennent à la FA.

1871 : Création de la CUP.

En 1875, semi professionnalisme des joueurs (Travaux moins pénible, temps de travail aménagé, congés payés, logement plus confortable).Selon un modèle qui se répétera souvent, pendant que la classe ouvrière évince/éjecte du football les milieux bourgeois, ces derniers se tournent vers le rugby. Ce sport demeure à cette époque en Angleterre du moins un signe distinctif des classes supérieures, politique élitiste dont l’exclusivité sociale sera longtemps protégée par la règle de l’amateurisme.

Les pratiquants du rugby se recrutent dans un premier temps dans les catégories sociales les plus huppées car les plus disponibles (il faut de l’herbe, donc sortir des villes industrielles, pour faire un match il faut souvent une journée complète de libre).

Au début des années 1870, période de diffusion international du rugby, quelques régions du Royaume Uni restent encore imperméables à sa pratique (côte écossaise, province de munster (Irlande) et surtout le pays de galle (1er match officiel de rugby au pays de galle : 1881)).
2\ La diffusion du football en Europe.
Les réseaux qui favorisèrent la diffusion des pratiques sportives hors des frontières britanniques sont les mêmes que ceux qui participèrent à l’extension de la révolution de l’ère industrielle.

Les ports maritimes ont sans aucun doute joué un rôle privilégié dans le développement du jeu de balle au pied hors de l’Angleterre.

Dans le bassin méditerranéen, par exemple Bilbao, Barcelone, Marseille, Gènes on a commencé à jouer en imitant les commerçants anglais qui débarquant dans ces ports occupaient leurs loisirs avec ce nouveau jeu.

Ce dernier selon un processus habituel s’est ensuite répandu vers l’intérieur des terres (en Allemagne c’est à partir d’Hambourg) et donc la mer représente le principal canal de diffusion des sports anglais.

Au Danemark, en Russie, ce sont les ingénieurs chargés de la construction des lignes de chemin de fer qui enseignent aux habitants les 1ers rudiments du football.

En Italie, on peut distinguer différents modes de pénétration :

  • Les ports maritimes,

  • Par des membres de l’aristocratie, qui importent le jeu en rentrant au pays après leurs études en Angleterre.

  • En Lombardie (nord de l’Italie) le football est importé par les citoyens suisses faisant du commerce après des études en Angleterre (le milan AC est créé en 1890),

  • La proximité de l’Europe centrale où on joue au foot dès les années 1880.


« La diffusion du football en Europe se confirme comme un phénomène d’ouverture des frontières, qui correspond bien à la pénétration de la culture industrielle dont il est le produit »
3\ En France.

Les premiers clubs se sont développés dans les ports les plus actifs commerçant avec les anglais.

Le premier club de France était essentiellement constitué d’Anglais. C’était en 1872 et il s’appelait « Le Havre Athletic Club ». Leur uniforme était constitué des couleurs bleu ciel et bleu marine qui sont les couleurs d’Oxford et de Cambridge : références sociales et nationales.

En 1877 à Paris : Clubs de rugby de négociant en tissus, ils servent de model et d’initiateur à quelques jeunes français qui tentent de leurs donnée la réplique au bois de boulogne.

Le football n’arrive à Paris qu’en 1888.
On retrouve les mêmes phénomènes de diffusion :

  • A Paris apparaît un club de Rugby qui fût créé par les industriels du tissu.

  • Le football-rugby et avec la course à pied est le sport moderne le plus pratiqué en France par les jeunes gens issus de la bourgeoisie libérale. Ce sont les groupes les plus perméables au rayonnement culturel de l’Angleterre victorienne car les plus sensibles aux effets de la puissance économique, industrielle et commerciale de l’empire britannique.

Les lycéens de Paris cloîtrés dans leurs internats profite de leur temps libres pour faire du sport : La courses à pieds (appartenances nationales) en été, et football-rugby (ouverture à l’Angleterre victorienne) en hiver.

Les lycéens de la rive droite de la Seine, issus de la haute bourgeoisie économique (brassant les Capitaux), se réunissent au Racing Club de France ; tandis que les lycéens de la rive gauche issus de la bourgeoisie intellectuelle (medecin, avocat, …), se réunissent au Stade Français.

En 1889 les deux clubs afin d’uniformiser les règles vont fusionner pour former l’U.S.F.S.A. (union des sociétés françaises des sports athlétiques).

A partir de 1890, le football va prendre pied dans les établissements secondaires et dans les écoles de commerce de Paris et du Nord de Normandie.

Dans un premier temps, l’USFSA est réfractaire pour rencontrer d’autres clubs.

En 1894 il y a menace des clubs Anglais qui veulent créer une fédération de football et de rugby (et donc s’organiser à part) en France. L’USFSA accepte alors la pratique du jeu de football organisé par les Anglais (pour ne perdre le bénéfice que pourrais leur rapporter ces nouveaux sports).

Apparaissent ensuite les ligues patronales et la ligue de football association.

En 1919, il y a naissance de la FFFA (Fédération Française de Football Association) qui devient donc autonome, unitaire et indépendante.
En 1920 est créé la FFR. Malgré l’importance croissante des clubs de Province, Paris a la majorité des voix dans l’instance dirigeante.

On note des influences réciproques entre les styles de jeu pratiqué dans chacun des deux sports et le niveau social de leurs pratiquants. La conséquence est le déplacement géographique des régions de pratique.
Ainsi au rugby violent des Anglais, les Français opposent une pratique plus aristocratique et bourgeoise : on ne plaque pas aux jambes mais on se borne à ceinturer ou saisir l’adversaire à la tête (la cravate), de même que pour les transformation lorsqu’il y a du vent on doit tenir le ballon,et alors que les anglais s’allonge pour le tenir, les français pour ne surtout pas se rabaisse, se rapprocher de la terre des paysans, se mettent ridiculement accroupis pour tenir la balle. Le jeu français est plutôt un jeu de feintes, d’évitement et de contournement, basé sur des qualités de coureur. Ce sont des athlètes minces, longilignes, accoutumés à des efforts intenses mais brefs. Au rugby classique ordonné et groupé des anglais les français construise leur jeu sur l’indiscipline et l’improvisation.

Après s’être pris plusieurs branlés par les anglais les français vont recruter en province dans le sud ouest de la France des grands gabarits (bourses, aides, logement) qui vont fournir aux français une ligne avant solide mais qui vont quand même garder leur jeu de feinte et d’évitement. Cela marchera un temps mais très vite les grands gabarits auront le mal du pays, t vont rentrer chez eux.

Le rugby va se déplacer vers le Sud-ouest car les grands gabarits le transmettre en rentrant au pays.

Dans les clubs de province, ce sont plutôt les campagnes qui vont pratiquer ce sport. En 1899, le club de Paris va prendre une branlée par le stade Bordelais universitaire.

Ce qui marque définitivement le déplacement du rugby vers le Sud-ouest, qui vont jouer à l’anglaise entre grands gabarits.
Donc les origines sociales des pratiquants influencent les modes de pratique.
L’influence de l’origine sociale des pratiquants sur les formes de jeux sportifs collectifs se retrouve également dans tous les sports collectifs.

Au dribbling game (2 dèf 8 att) des Publics School, va succéder la passing game (5-5) (passe) venu d’Ecosse, à l’esprit plus collectif et solidaire des ouvriers.




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