Bulletin hebdomadaire n° 1131 du lundi 26 mars 2007





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Bulletin hebdomadaire n° 1131 du lundi 26 mars 2007


  • SOMMAIRE



L'evenement - 1
Le retour de la Nation

par Serge Plenier
L'evenement 2
Après 50 ans, retrouver l’Europe

par Jean-Gabriel Delacour
Economie
Nouvel Eldorado ?

par Augustin Frontenac
Culture
Le Salon du Livre de Paris à l’heure indienne

par Jean Étèvenaux
Spiritualité
Dimanche des Rameaux : Les étendards du roi s'avancent

par le Père Michel Gitton
Humeur
Le prix d’une âme d’enfant

par Erwan Violin
Ruralia
Dur, dur

par Christiane Papineau
Livres

par Catherine Pauchet
D’un jour a l’autre

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Evènement – 1

par Serge Plenier

  • Le retour de la Nation



La Nation fait aujourd’hui les frais de la campagne présidentielle. Après le ministère de l’immigration et de l’identité nationale proposé par Nicolas Sarkozy et le souhait exprimé par Ségolène Royal de voir chaque Français disposer d’un drapeau tricolore, un vent de patriotisme souffle dans les états-majors de l’UMP et du PS.

Certains se sont inquiétés de ces incantations subites à la Nation. On a parlé de nationalisme, de tentation du repli sur soi, voire de "lepénisation" des candidats. Certains ont même accusé Ségolène Royal d’abandonner les valeurs de gauche au profit d’un populisme plus ou moins bourgeois.

En ce qui concerne la candidate socialiste, on oublie un peu trop facilement que le patriotisme a été longtemps une valeur de gauche, très précisément depuis la révolution de 1789. Plus tard, les insurrection de 1848 et la Commune de 1871 seront fortement marquées par le patriotisme (on l’oublie trop souvent pour la Commune). Il faudra attendre l’influence de l’internationalisme marxiste et les conséquences de l’affaire Dreyfus pour voir le patriotisme se concentrer à droite, sans toutefois déserter totalement les rangs socialistes. On peut en outre rappeler les accents patriotiques, voire "souverainistes" du Parti Communiste à certaines époques. Même s’il paraît insolite, l’invocation à la nation de Ségolène Royal ne contredit pas les valeurs fondamentales de la gauche.

Reste bien sûr que ce retour à la nation n’est pas exempt d’arrière-pensées, ni d’ambiguïté chez les deux candidats. On peut y voir d’abord la volonté d’attirer ceux qui ont voté "non" au référendum sur la Constitution européenne, et surtout une volonté de rassurer une fraction de l’électorat en lui proposant un thème encore fédérateur. Faut-il pour autant parler de "lepénisation" de la campagne ? Ce serait sans doute exagéré, aussi bien chez Sarkozy que chez sa rivale. Ce serait surtout laisser croire que certains mots, certains thèmes sont frappés d’une sorte de tabou, du moment qu’ils ont été utilisés par Jean-Marie Le Pen. Quant à crier au nationalisme, autant parler de nationalisme aux USA où le sentiment patriotique est autrement plus affirmé que chez nous.

L’irruption de la Nation dans le débat électoral est sans doute inattendue, et dégage certains relents d’opportunisme (et de démagogie), mais elle ne doit pas inquiéter outre mesure. On peut simplement regretter le peu d’empressement de nos nouveaux patriotes à se référer aussi à cette fédération de nations qu’est l’Europe.

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Evènement – 2

par Jean-Gabriel Delacour

  • Après 50 ans, retrouver l’Europe




Quelques commentateurs ont fait remarquer l’extraordinaire absence de l’Europe — et, même, de tout ce qui allait plus loin que la France — dans l’actuel débat présidentiel. Pourtant, même si les Français apparaissent vraisemblablement comme des rescapés d’un autre âge avec quatre candidats officiellement marxistes purs et durs — une communiste et trois trotskystes — et deux autres encore passablement contaminés — une écologiste et un altermondialiste —, ils demeurent pourtant un des pays fondateurs de ce qui vient d’être célébré à Berlin. Bien qu’ayant rejeté le projet de traité constitutionnel présenté il y a deux ans, ils manifestent incontestablement une âme européenne.

Mais voilà : les visions hexagonales demeurent trop limitées. À force de se répéter qu’ils ont inventé un modèle universel de civilisation et, surtout, que c’est à peu près le seul valable dans le monde d’aujourd’hui, les Français méconnaissent souvent les réalités contemporaines. Alors qu’ils prônent volontiers un monde multipolaire, ils conservent une vision très unilatéraliste, centrée sur leurs seules conceptions. Ils pourraient donc avec profit considérer leurs voisins, y compris les peuples plus lointains qui expriment une véritable faim d’Europe, correspondant autant à un passé depuis longtemps partagé qu’aux avantages communautaires recherchés. Du coup, ils ne voient pas suffisamment la richesse de l’Europe ; celle-ci repose sur une grande diversité tout en s’appuyant sur un socle commun que Romano Prodi, l’ancien président de la Commission Européenne, a défini comme spirituel, regrettant « le refus de se référer explicitement aux racines chrétiennes de l’Europe » (La politique du cœur, Nouvelle Cité, Bruyères-le-Châtel, 2007, p. 286), dans lesquelles il discerne la base pour réaliser « l’Europe des cœurs » dont parlait le cardinal Kasper.

Certains repères ont effectivement disparu alors que, comme l’écrit Jean Sévillia, « la culture de référence, naguère, était nourrie par la pensée gréco-romaine et par le patrimoine philosophique, littéraire, artistique, esthétique, moral et spirituel de 1 500 ans de civilisation européenne » (Moralement correct. Recherche valeurs désespérément, Perrin, Paris, 2007, p. 201). Il n’empêche : comme le rappelle celui qui porte un grand nom du continent et qui en a été lui-même député, l’archiduc Otto de Habsbourg, « la culture est notre drapeau et se dire allemand, français, autrichien, hongrois, croate, c’est se dire européen » car « il existe une culture européenne qui transcende les langues et les nationalités » (Le nouveau défi européen, Fayard, Paris, 2007, p. 472).

Bien sûr, tout le monde parle du « nouveau souffle » nécessaire, ne serait-ce que parce que, à 27 membres — en attendant plus — on ne peut agir comme lorsqu’il n’y avait qu’une dizaine d’États. Le terme est repris notamment par Jacques Barrot, l’ancien ministre français devenu vice-président de la Commission chargé des Transports. Il développe toute une argumentation qui, s’appuyant sur les réalisations du passé et la dynamique du marché intérieur, propose des ambitions qui donnent le titre de son ouvrage, L’Europe n’est pas ce que vous croyez (Albin Michel, Paris, 2007, 254 pages). Et, tout en s’adressant aux candidats à l’élection présidentielle, il presse chacun de « s’impliquer plus avant dans la vie de l’Europe ».

En tout cas, écrit le jésuite Pierre de Charentenay dans Regagner l’Europe (Salvator, Paris, 2007, p. 220), « on ne fait pas l’Europe uniquement avec des textes ». Concrètement, « il faut revenir aux sources pour redonner de l’élan, inviter tous les citoyens européens à regarder devant eux à long terme ».

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Economie

par Augustin Frontenac

  • Nouvel Eldorado ?


Le « papy-boom », nouvel horizon de la bataille de l’emploi ? Le vieillissement de la population française est généralement perçu comme un handicap, et, sur de nombreux plans, il l’est. Paradoxalement, c’est aussi une opportunité.

D’une part, les départs en retraite peuvent être une occasion d’alléger les effectifs de la fonction publique. On assiste également à une tension du marché du travail, réduisant le nombre de candidats. D’autre part, cela favorise le développement d’un secteur économique en pleine extension : les services à la personne.

Il s’agit des services qui concourent au « mieux-être au domicile, au travail ou dans les loisirs. » Cela va de la garde d’enfant au bricolage, en passant par l’aide aux personnes âgées et au soutien scolaire.

Ces emplois sont, par construction, flexibles. La main-d’œuvre n’est pas nécessairement qualifiée et, dans certains cas, la réorientation peut-être rapide.

Une étude publiée récemment par l’Essec et Ineum Consulting a constaté que ce secteur avait connu une croissance de 11 % en 2006 et qu’il a représenté un chiffre d’affaires de 12,65 milliards d’euros en 2006. Il devrait atteindre 18 milliards en 2010.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’emploi, a estimé que, l’année dernière, il avait permis la création de 145 000 emplois.

Le marché se structure, mais les freins sont encore nombreux. Beaucoup de clients potentiels n’ont pas les moyens de financer de tels services. C’est pour cela que se développent les mesures de défiscalisation. Le « Plan Handicap » vise également à faciliter leur usage par les personnes âgées dépendantes. Enfin, on assiste à un mouvement d’intégration verticale, dans lequel des sociétés comme AXA ou Dexia investissent.

Ces nouveaux emplois ont pour eux un point fort : ils ne sont que peu délocalisables ! Encore faut-il pouvoir y adapter nos demandeurs d’emplois…
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Culture

par Jean Étèvenaux


  • Le Salon du Livre de Paris à l’heure indienne




Le Salon du Livre de Paris a clos ses portes le 27 mars, au terme de cinq journées bien remplies. Comme d’habitude, il a réuni grand public et professionnels pour mettre le plus possible en avant tout ce qui se rapporte à la lecture et à l’édition, même électroniques — quoique l’on se trouve moins à l’affût des nouvelles technologies qu’il y a quelques années.

Il n’est pas certain que tout le monde ait été sensible à l’invitée d’honneur de cette vingt-septième édition, l’Inde, tant les différences culturelles demeurent profondes malgré tous les rapprochements en train de s’effectuer — peut-être d’ailleurs plus au niveau de l’économie qu’à celui de la civilisation. Il n’en faut pas moins saluer les efforts de toutes les parties prenantes, avec notamment la présence de 30 écrivains indiens au Salon, nés entre 1931 et 1977 et dont l’un d’eux, Irving Allan Sealy, a été formé au collège de la Martinière, fondé à Lucknow par une personnalité bien connue des Lyonnais, le major Claude Martin.

Les espaces régionaux ont accueilli nombre de visiteurs tentés par le retour aux racines ou passionnés de terroir. Il y a d’ailleurs là une mine au niveau de l’édition, même si sa fragilité la fait souvent soutenir par les collectivités régionales, toujours très visibles sur le Salon. C’est ainsi qu’on trouvait, de façon inattendue, un petit livre de Charles Juliet, D’une rive à l’autre, chez l’éditeur breton Diabase. De même, du côté de l’outre-mer, le Pacifique proposait une étude sur 1942-1944. L’armée néo-zélandaise en Nouvelle-Calédonie, tandis que les éditions franciliennes In Octavo invitaient Sur le sentier maori. Encore plus surprenant, c’est une maison d’Aquitaine, Le Bord de l’eau, qui a réédité le Pour la laïque de Jean Jaurès.

Pour prendre l’exemple d’un sujet apparemment inépuisable, les amoureux des deux Napoléon découvraient, entre autres, les dernières publications de chez Bernard Giovangeli, Iéna et la campagne de 1806 et La campagne du Mexique 1862-1867 — et d’autres, plus anciennes, sur le stand de la Corse. Plus contemporaines, les deux enquêtes parues chez ViaMedias, Le Hezbollah. Le nouveau visage du terrorisme et Ce qu’on ne vous a pas dit sur Ségolène Royal, Nicolas Hulot…, incitaient à sortir des sentiers battus.

On pouvait aller encore plus loin avec des contributions pluridisciplinaires comme celles de l’Institut international de la pensée islamique — connu sous son acronyme américain de Iiit —, Identitaire et universel dans l’islam contemporain ou Introduction au statut des minorités. De son côté, le stand de l’Algérie donnait, évidemment préfacées par le Président Bouteflika, les Mémoires de Messali Hadj et La nuit coloniale de Ferhat Abbas. Enfin, grâce au Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères, un bel ensemble de réflexions étaient réunies sous le titre L’Europe, quelles frontières ? Sans oublier les éditeurs belges, canadiens, italiens, luxembourgeois, marocains, néerlandais, suisses et tunisiens.
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Spiritualité

par le Père Michel Gitton

  • Dimanche des Rameaux : Les étendards du roi s'avancent




Le dimanche des Rameaux ouvre la Semaine Sainte sur une note bien particulière, faite de gloire et de douleur. A la joie de la procession succède la sévérité de la messe où l’on entend le récit de la passion et pour la première fois le chant Pro nobis factus est Christus obœdiens qui va scander toute la semaine. Mais le contraste était déjà au point de départ, les acclamations de l’entrée à Jérusalem annonçaient déjà les cris de mort du vendredi.

Quelle place peut avoir, dans le contexte de la Passion imminente, la proclamation de la royauté messianique du Christ ? Qu’est-ce qui a poussé Jésus à accepter à quelques jours de la Pâque ce triomphe éphémère qui l’a propulsé pour un moment sur le devant de la scène ? Se faisait-il des illusions sur ce qui allait suivre ? Tout indique au contraire qu’il voyait fort bien le sort qui l’attendait. Par trois fois, il avait annoncé à ses disciples qu’il serait rejeté, insulté, tué, avant de ressusciter d’entre les morts. Au moment de prendre la route de Jérusalem pour sa dernière montée, il avait déclaré : "Voici que nous montons à Jérusalem et que va s'accomplir tout ce que les prophètes ont écrit au sujet du Fils de l'homme. Car il sera livré aux païens, soumis aux moqueries, aux outrages, aux crachats ; après l'avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera." (Luc 18, 31-33). Il aurait pu dans cette perspective chercher à passer inaperçu, or, tout au contraire, il accepte de se mêler à la liesse populaire qui salue son arrivée à Jérusalem, il se laisse conduire (sur un âne, il est vrai) jusque sur les parvis du Temple, il ne décourage pas les marques de vénération qu’on lui prodigue, il refuse de reprendre ses disciples qui l’acclament comme fils de David, autant dire prétendant au trône. Si sa royauté n’est vraiment pas de ce monde, comme il le dira à Pilate, quel intérêt de se montrer ainsi dans une posture qui est bien proche de celle d’un candidat à la royauté sur Israël ?

Toute la revendication du Christ est là. Oui, sa royauté ne vient pas d’ici, elle ne fait pas de concurrence à Hérode ou à César, elle est intérieure, spirituelle, "eschatologique", comme on dit, c’est-à-dire annonciatrice et déjà réalisatrice des derniers jours, lorsqu’il viendra juger les vivants et les morts. Mais elle n’est pas absente de ce monde, et simplement idéale, elle y prend place, elle s’inscrit dans la continuité des annonces prophétiques qui laissaient espérer un Roi juste prenant la tête d’Israël, elle concerne des hommes de chair et de sang qui vivent pendant ce temps-là, souffrent et meurent. Dans ce monde et pas de ce monde, tel est le défi, la ligne difficile que Jésus a essayée de défendre durant toute sa vie publique et qui va atteindre son dénouement dramatique dans l’ultime semaine de sa mission terrestre.

En revendiquant la Royauté, Jésus exerce d’abord une fonction critique sur toute autorité de ce monde : il rappelle aux hommes leur orientation vers le ciel, elle conteste les prétentions à l’autonomie de l’ordre temporel. Non César n’a pas tous les droits, il n’exercerait d’ailleurs aucun pouvoir si celui-ci ne lui avait été donné d’en haut, pour assurer un certain bien commun. Mais la compétence de celui-ci s’arrête aux portes de la conscience.

En même temps, le Christ maintient toute la valeur de l’espérance concrète d’Israël. Dieu n’avait pas trompé son Peuple en lui laissant entrevoir un avenir de bonheur, même terrestre, après les malheurs de l’Exil et de la Dispersion. En passant à l’universel et à l’éternel, l’annonce du Royaume ne se change pas en un message vaguement moralisant, l’attente du ciel, sans plus. Le surnaturel aussi est charnel, comme nous l’a appris Péguy. Un jour, le Christ prendra concrètement la tête de son troupeau, il le fera boire aux sources vives, manger dans de bons pâturages, s’ébattre au bon soleil de Dieu. Sans doute ce jour n’est pas encore arrivé, mais il arrivera et en attendant ceux qui suivent le Christ peuvent déjà trouver près de lui la direction douce et ferme du nouveau David.

C’est d’ailleurs, parce qu’il a eu cette prétention qu’on a voulu en finir avec lui. S’il n’avait été que le "doux rêveur galiléen" dont parle Ernest Renan, il aurait coulé des jours plus tranquilles.

Alors, nous, forts de cette conviction, suivons notre Roi-Messie, jusqu’à la Pâque…

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Humeur

par Erwan Violin

  • Le prix d’une âme d’enfant



Il paraît qu’elle est superbe, que sa console donne une image en haute définition absolument impeccable et qu’elle propose des jeux extraordinaires, qu’elle est la plus belle, la plus performante, bref la meilleure. Grâce à elle, nos chères têtes blondes, "accros" du jeu vidéo, vont pouvoir passer de longues heures à plonger dans le monde virtuel.

Pourtant, le lancement à grand battage médiatique de la Playstation 3 de Sony n’a pas vraiment fait recette à Paris, ni dans le reste de l’Europe. Il faut dire que cette merveille de technologie présente quelques défauts dont celui de ne pas pouvoir être utilisée pour les jeux d’une précédente version.

Il faut dire aussi que, vu son prix, elle reste à peu près hors d’atteinte des chères têtes blondes déjà citées, puisqu’elle ne coûte que la bagatelle de 599 euros, soit l’équivalent d’environ 4000 francs. Cela fait cher du match de foot virtuel.

Décidément, cela devient de plus en plus cher de garder une âme d’enfant.
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Ruralia

par Chistiane Papineau

  • Dur, dur



Deux faits divers nous interpellent cette semaine. Que dis-je des faits divers, plutôt des faits de société, voir les signes cliniques du mal français. Les directeurs d’établissements scolaires se trouvent propulser à la une du JT de 20heures, bien à leur corps défendant. D’ailleurs, pas des directeurs mais des directrices d’école embarquées sur le devant de la scène dans des tourmentes judiciaires bien éloignées de leur métier ; de leur vocation. Dur, dur.

Que dire de l’affaire de la garde à vue de cette femme qui s’est interposée entre les enfants de son école et les forces de l’ordre menant une opération contre un grand père « sans papiers »… Sauf qu’elle est indigne de notre pays.

Que dire de l’affaire de cette autre femme, mise au ban de l’éducation nationale alors que, notée d’excellence, elle paye la haine et la délation qui a conduit son mari, innocenté, derrière les verrous de la prison… Sauf qu’elle est indigne de notre pays.

La justice est malade, on le sait. La police sur les nerfs, d’accord. Pour autant, tout le monde ne doit pas régler l’addition et surtout pas ceux qui, contre vents et marées, tentent de mettre nos enfants sur de bons rails. De grâce, ne leur compliquons pas la tâche.


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Livres

par Catherine Pauchet


  • Dans les revues



Ombrie. L’Italie ne se résume pas à Rome et Venise. La revue Ulysse, spécialisée dans les voyages culturels, consacre son dernier numéro à l’Ombrie, « le cœur vert » de la péninsule italienne. Loin de la foule, cette région exceptionnelle, patrie de Saint François, invite à la lenteur et à la douceur de vivre. Alors, laissez-vous conduire. Tout au long du Tibre, s’étalent villes et villages typiques qui recèlent un patrimoine riche et varié : nature, lumière, architecture, église et quelques joyaux comme les villes de Pérouse et d’Orvieto. Parmi les autres sujets abordés : une croisière jusqu’au Cap Horn et une rencontre avec les Français qui vivent comme au temps des westerns.
« Italie. Ombrie, l’autre Toscane », Ulysse, mars-avril 2007, 4,90 euros. En kiosque

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D’un jour à l’autre

  • France



Sarkozy quitte la place Beauveau

Nicolas Sarkozy a démissionné du ministère de l’Intérieur où il est maintenant remplacé par François Baroin, jusqu’alors ministre de l’Outre-Mer. Lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, le candidat de l’UMP a délcaré qu’il se sentait "libre d’aller vers les Français". Lors de son discours d’adieu, il a également défendu son bilan à l’Intérieur, bilan contesté par la candidate socialiste.
Ségolène Royal défend le drapeau et la Marseillaise

Un drapeau tricolore dans chaque famille française, c’est ce que propose Ségolène Royal qui défend également la Marseillaise. Même si la candidate socialiste a affirmé distinguer la nation du nationalisme, ses propos ont suscité une polémique à l’aile gauche du Parti Socialiste, tandis que la plupart des autres candidats de gauche émettent de vives critiques.
Bayrou critique la surenchère sur la nation

François Bayrou a critiqué la surenchère de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur les questions d’identité nationale. Le candidat de l’UDF a déclaré, lors d’un meeting à Saint-Etienne, qu’il souhaitait une France "bien dans sa peau". Malgré un léger tassement dans les intentions de vote, François Bayrou reste confiant, d’autant plus qu’il vient de recevoir un soutien non négligeable en la personne de l’UMP François Goulard, élu de Vannes.
Sondages : Ségolène revient, Sarkozy garde la tête

Selon un sondage, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal au premier tour avec 27 % des voix. Cependant, le candidat de l’UMP gagnerait au second tour avec 51 % des intentions de vote. De son côté, François Bayrou perd 2 points à 20 %, tandis que Le Pen recueille 12 %. Pour tous les autres candidats, les intentions de votes restent comprises entre 3 % au premier tour (Olivier Besancenot) et 0,5 % pour Gérard Schivardi, le candidat soutenu par le Parti des Travailleurs.
Vers une pénurie d’essence ?

Une grève des employés du Port autonome de Marseille bloque l’activité des raffineries de la région. S’il se poursuivait, le mouvement pourrait bientôt se traduire par des difficultés d’approvisionnement pour les particuliers. Marseille est le deuxième port européen pour les hydrocarbures, dans une région qui assure 31 % du raffinage en France.
Coup de filet antiterroriste dans les Yvelines

Quatre suspects ont été arrêtés dans le cadre d’une opération antiterroriste, à Trappes (Yvelines). Les quatre hommes, Agés de 30 à 40 ans et d’origine maghrébine, sont suspectés dans le cadre d’affaires liées au terrorisme islamique. Trois d’entre eux étaient liés au groupe terroriste "Ansar al Fath".
Le PDG de Total mis en examen

Christophe de Margerie, PDG du groupe Total, a été mis en examen pour abus de biens sociaux et corruption. L’affaire, qui remonte à 1997, concerne l’obtention de l’exploitation d’un champ gazier "off shore" en Iran. Le contrat avec les autorités iraniennes était accompagné du versement occulte d’une commission de 60 millions d’euros.
Relaxe dans l’affaire des caricatures

Les dirigeants de l’hebdomadaire "Charlie" ont été relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. "Charlie" avaient reproduit les caricatures de Mahomet qui avaient suscité une vive émotion dans le monde musulman. L’Union islamique de France, partie civile, a décidé de faire appel.
Accident au Perthus

18 personnes ont été blessées, donc cinq gravement, dans un carambolage à la frontière franco-espagnole du Perthus, dans les Pyrénées orientales. Selon la gendarmerie, cet accident aurait été provoqué par un semi-remorque frigorifique ne s’étant pas arrêté à temps.

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  • Monde



L’Europe fête ses 50 ans

C’est à Berlin que se sont retrouvés les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, afin de célébrer le 50ème anniversaire de la construction européenne. A l’issue du sommet, les dirigeants européens ont adopté une déclaration fixant à 2009 la date d’entrée en vigueur d’un nouveau traité constitutionnel. Lors de ce sommet, qui était le dernier pour lui, Jacques Chirac a donné trois priorités à l’action de l’Union : les négociations avec l’OMC, les discussions climatiques avec les USA et le partenariat avec la Russie.
Accord historique en Irlande du Nord

Ian Paisley, leader des unionistes protestants, et Gerry Adams, président du Sinn Fein, catholique, ont accepté de partager le pouvoir en Ulster, à partir du 8 mai. Cet accord, considéré comme historique par tous les observateurs, met fin à plus de quarante années d’hostilité réciproque.
Des marins britanniques capturés en Iran

Quinze marins britanniques ont été capturés par les autorités iraniennes qui les accusent d’avoir violé les eaux territoriales de l’Iran. Les quinze hommes ont été interrogés. Les autorités britanniques ont demandé leur libération, sans succès, tandis que le ministre irakien des Affaires étrangères a affirmé que les marins se trouvaient dans les eaux irakiennes.
Référendum contesté en Egypte

Le gouvernement égyptien a organisé un référendum concernant une modification de la Constitution égyptienne. Cette modification prévoit notamment l’interdiction des partis se référant à une religion, ce qui vise clairement à barrer la route au groupe islamiste des Frères musulmans. Ce référendum a suscité de nombreuses protestations en Egypte, mais aussi à l’étranger où l’on dénonce une volonté de l’Etat d’éliminer les Frères musulmans.
La terre a tremblé au Japon

Deux séismes consécutifs ont ravagé la côte orientale du Japon, provoquant d’importants dégâts matériels. Ces séismes ont également paralysé le trafic ferroviaire. Les tremblements de terre sont monnaie courante au Japon, situé à la rencontre de quatre plaques tectoniques. Ce dernier séisme a fait au moins un mort et 162 blessés.
Les paras français sautent sur la Centrafrique

Plusieurs dizaines de militaires français ont été parachutés au nord-est de la Centrafrique. Leur mission était de participer à la reprise de l’aéroport de Birao. C’est la première opération aéroportée d’envergure depuis Kolwezi, en 1978. Selon certaines sources, des membres des forces spéciales feraient partie du contingent français.
Un Britannique et un Français tués au Yémen

Deux étudiants musulmans de nationalités française et britannique, ont été tués au Yémen, lors de l’attaque d’un collège islamique. L’attaque était menée par un groupe rebelle chiite qui combat les troupes yéménites régulières, pratiquant le salafisme.

  • Sports



Maud Fontenoy arrive à bon port

Maud Fontenoy est rentrée au port après 5 mois de navigation autour du monde, dans l’hémisphère sud, à contre-courant des vents dominants. Le périple de la navigatrice française avait notamment été marqué par un démâtage après lequelle elle avait reconstitué un gréement de fortune au moyen d’une bôme.
Un titre mondial pour Laure Manaudou

La nageuse française Laure Manaudou a remporté le titre mondial au 400 mètres nage libre, lors des épreuves du championnat du monde de natation, à Melbourne. Elle a réalisé le deuxième temps de l’histoire, avec 4 minutes 2 secondes et 61 centièmes. Lors de la même compétition, Virginie Dedieu avait remporté la médaille d’or en natation synchronisée.
Les Bleus sortent du piège lituanien

Les footballeurs français ont vaincu la Lituanie par 1 à 0 lors d’un match comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2008. Face à une défense lituanienne particulièrement efficace, Nicolas Anelka a marqué le seul but de la rencontre.
De l’or à Tokyo pour Brian Joubert

Brian Joubert est devenu champion du monde de patinage artistique lors du championnat de Tokyo. C’est le premier titre français depuis la victoire d’Alain Calmat en 1965, à Colorado Springs.
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Fondateur: Jacques Jira+ - Directeur de la publication: Philippe Buron-Pilâtre – Rédacteur en chef : Serge Plenier

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