Envoyé par Agnès. Histoire de la langue introduction





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LE XVIème SIECLE




Le contexte :
Siècle de la renaissance, « le beau XVIème siècle ». Mais il y aussi des périodes très noires avec les guerres de religion.

Les rois :

  • Louis XII : 1498-1515

  • François Ier : 1515-1547

  • Henri II : 1547-1559

  • François II : 1559-1560

  • Charles IX : 1560-1574

  • Henri III : 1574-1584

  • Henri IV : 1584-1610


Malgré les guerres d’Italie et les pbs avec Charles Quint, le XVIème reste le beau siècle, notamment grâce à Catherine de Médicis => italianisation de la France ; François Ier reçoit les artistes à sa cour.

Les guerres de religion sont le contre coup de la réflexion humaniste. Les traductions antérieures de la Bible sont contestées, dénonciation des abus de l’Eglise catholique => mvmt de la Réforme, conforté par des causes politiques comme le massacre de la St Barthélemy.

Henri IV se convertit et rétablit la paix dans le royaume ; l’Edit de Nantes apporte une certaine tolérance religieuse.

Le XVIème permet la naissance des débuts du capitalisme moderne : afflux d’argent en Europe. Soif de l’exploitation coloniale se développe : début du commerce éloigné, dvpt du négoce, trafic et commerce. Tout ceci a influence sur le rapport des classes entre elles : la bourgeoisie des villes devient importante ; la noblesse s’ouvre (noblesse de robe commence à exister, on donne des titres pour certaines actions ; c’est aussi une manière pour le roi d’obtenir de l’argent). Ce sont les débuts du bourgeois gentilhomme.

L’instruction se répand un peu mieux. Une minorité de lettrés peut envoyer ses enfants à l’école. Les érudits ont des précepteurs pour leurs enfants (enseignent le frs et les langues anciennes pour le prestige). Le savoir se répand mieux par le biais de l’imprimerie mais les livres restent chers.
La Renaissance :
Elle débute en Italie un ou deux siècles avant, du fait de la proximité avec la Grèce et Constantinople. Les érudits viennent se réfugier en Italie vers le XVème siècle. Des œuvres inconnues arrivent, on se livre alors à une grande activité de traduction dans le domaine littéraire, religieux et scientifique.
La Réforme :
Mvmt occasionné par un esprit individualiste à la suite du travail sur les textes. On les repense…=> religion intime dvpée ; on se réfère de – en – aux autorités de l’Eglise. Mais les traductions n’étant pas toujours fidèles à l’esprit catholique, des livres sont brûlés, inquisition…La Rochelle est un des bastions du protestantisme. Gde relation avec Genève (Calvin, Théodore de Bèze)
L’expansion du français au XVIème siècle :
Expansion sans précédent, décisive dans de nbreux domaines :

  • Sur le plan financier et judiciaire : un gd nbre d’agents royaux vont dans tte la France ; les coutumes sont perçues dans la langue du roi

  • Le domaine royal s’agrandit vers l’ensemble de la France + colonisation. Implantation au Canada

  • Le français assoit sa position grâce à François Ier et à l’édit de Villers Cotterêts, en 1539

C’est le début de la mort des dialectes. Institution en 1543 d’un imprimeur royal français. On rédige alors des privilèges en frs et une récompense est offerte pour la publication d’œuvre en frs. Le nbre des lettrés augmente ; les réformés pratiquent la traduction en frs. Malgré admiration des lettrés pour les autres langues, montée du patriotisme frs (cf Défense et illustration de la langue française en 1549). Le frs doit se définir pour avoir 1ère place. Mais obstacle : la France est une mosaïque de dialectes parlés par la majorité des frs. La langue de culture est bien établie à l’écrit et même à l’oral, mais le latin reste pratiqué par les érudits.
I – Le français face aux langues régionales et aux parlers européens
Le frs ne se répand pas de la même manière sur tout le territoire, les parlers régionaux n’ont pas le même statut.

Les langues régionales ne sont pas des langues romanes (breton, basque, béarnais, flamand). Mais il y aussi des dialectes romans avec des traits communs au frs. On a deux familles dans les parlers romans.

Dialectes d’oïl, très influencés par les francs. La zone Nord d’implantation francique est très importante. Cela accentue l’influence du superstrat francique au Nord. La pénétration du frs est facilitée par la parenté entre les dialectes et le frs.

C’est bcp plus lent dans les autres régions. La Bretagne est rattachée à la France en 1491 : autonomie étendue et donc l’administration centrale s’y fait peu sentir.

La Provence bénéficie d’un statut particulier, rattachée à la France en1481.

Mais attention, le plurilinguisme frs / dialectes concerne surtout les lettrés. L’italien est d’ailleurs la langue la plus utilisée.


  • domaine occitan


Les publications sont importantes en langue d’oc (Pey de Garonne : Psaumes 1565 ; Bellaud de la Bellaubière…). Mais on assiste à une régression depuis l’époque de la croisade des albigeois. 1444 : création du parlement de Toulouse. Publication d’actes en frs depuis la 1ère moitié du XVème siècle.

Seul le Béarn reste fidèle à sa langue. Dans le langage courant, les dialectes dominent. Il faut par exemple un interprète pour les parisiens. Francisation de la langue administrative mais pas du langage courant.


  • domaine d’oïl


Expansion rapide du frs autour de l’Ile de France. Rapide discrédit des patois car formes moins prestigieuses que la langue du roi, même pour les écrivains. Le vocabulaire du patois séduit mais les prononciations sont jugées choquantes (cf Peletier du Mans). Le prestige du frs s’impose par l’influence de la cour (villégiature sur les bords de la Loire). Il s’étend de la capitale vers le reste de la France. Il entre facilement dans les villes (nécessité d’une langue commune pour le commerce), gagne la magistrature et la bourgeoisie d’affaires. Il atteint la culture : les textes sont imprimés en frs.

NB : on note une influence des dialectes sur le français lui-même : les systèmes linguistiques interfèrent.
Les transformations internes du français :


  • phonétique


L’influence dialectale se fait sentir. Disputes sur la prononciation du frs, cf Peletier du Mans et Louis Meigret de Lyon : désaccord sur la prononciation des voyelles.

Le h est bien prononcé dans le Nord (influence francique), mais pas dans le Sud. Opposition entre ouistes et non-ouistes : les ouistes prononcent le o comme un [u]. Influence dialectale puis mode qui va durer jusqu’au XVIIème siècle. Notons l’influence latine du [u] tandis que le [o] est bien français.

Les rimes normandes sont un fait du NO : on alterne un mot qui se finit par /é/ et un par /er/ : exple beauté et chanter : les r des l’infinitif ont été restitués ou ne sont jamais vraiment tombés.

La rime gasconne fait alterner [y] et e fermé. Les poètes gardent donc leurs habitudes dialectales.


  • syntaxe


Difficile de voir l’influence dialectale : ordre des mots, usages des propositions…dépendent de la région ?

Les poètes préconisent l’emploi de mots aux dialectes pour enrichir la langue frse. Ronsard emploie qques mots vendômois.


  • influence des pays étrangers




  • L’Allemagne et l’Angleterre ont laissé peu de traces

  • Les emprunts viennent plutôt d’Espagne et d’Italie :

  • Esp : casque, bastonnade, escamoter (influence qui sera bcp plus importante au siècle suivant)

  • Italie : Près de la moitié des mots issus de l’italien datent du XVIème siècle. On trouve 200 italianismes (Pléiade, Rabelais notamment). Tous les domaines sont concernés :

  • architecture : arcade, balcon, façade, pilastre

  • arts : concert, cadence, sérénade

  • relations sociales, commerciales : majordome, carrosse, courtiser

  • guerre : caporal, attaquer, infanterie

  • suffixes en –esq (francesque), en –ade (pantalonnade), -issime (révérentissime)

  • italianisation par prononciation : chienaille = canaille ; garmanda = guirlande

II – Le français et le latin
Position du latin au XVIème siècle
Le latin restait puissant dans le domaine religieux, éducatif et judiciaire. Mais au XVIème ?

Le frs se heurte à l’hégémonie du latin : c’est la langue de référence pour tous les lettrés, grammairiens…Il faut préserver l’héritage selon eux. Le latin matérialise le rêve de la « Res Publica ». C’est le véhicule des connaissances et de la publication scientifique. Les grammaires frses sont publiées en latin ; c’est la langue diplomatique ; c’est la langue de l’Eglise (pour préserver l’union de toute la chrétienté). Il est soutenu par une littérature florissante (Erasme, Budé, Calvin) et c’est en outre la langue de l’enseignement.
Comment s’épanouir face à un rival si puissant ?
Expansion est très lente jusqu’au XVII- XVIIIème siècle. Ecart très important entre le latin classique de Cicéron, Virgile et celui de l’université. On découvre bcp d’œuvres ignorées ; dès lors, on admire la beauté de la langue classique de ces auteurs.

La syntaxe latine se calque sur la syntaxe frse : l’indicatif se substitue au subjonctif ; on trouve aussi des erreurs de traduction : villa => ville. Il y a donc une influence du frs sur les traductions latines. Le latin du XVIème est donc un latin baroque, un latin mal écrit.

Le latin oral est encore plus défectueux, négligé. La prononciation latine est entachée de marques linguistiques étrangères. Erasme propose le rétablissement de la bonne prononciation. Mais certains réagissent avec hyper-correction : acéroniens ridicules car ils veulent traduire en latin les nouvelles réalités : périphrases ; écrivent à moitié en frs et latin => superposition de 2 langues.

Expansion de l’imprimerie => intérêts nouveaux de gens, importance du mouvement de traduction.
Mais difficile percée du frs dans l’enseignement. Au collège, le latin est à la fois le moyen et l’objet de l’enseignement. Les enfants doivent parler latin entre eux. Université marque le triomphe du latin. Au collège royal, qques savants ont osé emprunté le frs : Ramus…Dvpt des muguets (font des manières de langage, beau latin ). Les humanistes éclairés comme Montaigne dénoncent cette éducation artificielle.
Dans le domaine scientifique et notamment ds la chirurgie et la pharmacie, le frs apparaît dans les traductions et les cours. Les barbiers et apothicaires sont d’origine modeste : donc nécessité de développer les traductions frses. Les apothicaires ont à leur disposition des ouvrages traduits comme le manuel de Dusseau.

La médecine est considérée comme une science noble : tout est en latin. La seule manifestation d’importance a lieu en 1578 avec le Traité de Louis Jouvert, publié à Bordeaux.

Les maths pures, l’astronomie, la divination sont considérées négativement ; la chimie a elle aussi des maîtres non-latinistes : Paracelse, Palissy.

En sciences nat., le mouvement est plus lent : qques publications en frs seulement.

En philo, on trouve des traductions frses de textes de l’Antiquité mais peu d’originaux frs.

L’histoire est vulgarisée depuis longtemps, même si on trouve qques ouvrages en latin (de Thou).

Dans le domaine religieux, c’est là qu’est l’expansion la plus délicate : on craint que les traductions ne soient pas exactes (hérésies). Malgré tout, multiplication des traductions par les réformés :

  • 1523 : Nouveau testament de Lefèvre d’Etaples

  • 1535 : Bible d’Olivetan

  • 1541-1543 : Psaumes de Marot

  • 1541 : Institution de la Religion Chrétienne de Calvin


Le frs dans les ouvrages de réflexion sur la langue : ils paraissent en latin ou en frs :

  • 1532 : Eclaircissement de la langue française de Palsgrave

  • 1550 : Grammaire française de J. Pillot

  • Travaux de Meigret sur l’orthographe en France

  • 1584 : 1er Traité méthodique de prononciation française de Théodore de Bèze

On trouve aussi des dictionnaires :

  • 1539 : français-latin de Robert Estienne

  • 1596 : des rimes françaises d’Odet de la Noue

Des traités sur l’orthographe + La défense et illustration de la langue française de J. du Bellay qui officialise la prééminence du français + 1ère règle grammaticale édictée par Marot.
Enrichissement du français au contact du latin


  • Phonétique :


L’influence du latin reste minime :

  • restitution ou conservation de certaines consonnes implosives (subtil, poste)

  • e muet prononcé é (célébrer, désir)




  • Orthographe :


Malgré les réformes, on conserve la plupart des lettres étymologiques pour conserver la noblesse de la langue :

  • dit => dict (cf dicere)

  • fait => faict (cf facere)

Rôle diacritique de certaines lettres :

  • advenir : le v est rajouté ou conservé pour permettre de lire v comme [v]

=> Rôle élitiste et diacritique des lettres.


  • Syntaxe :




  • Utilisation des ablatifs absolus : « avant sa vie éteinte »

  • Augmentation du nombre de prop. infinitives et participiales

  • Infinitifs substantivés et périphrases verbales

  • Relatif de liaison : « quoi disant »




  • Lexique :


Il est envahi par des latinismes :

  • recours au sens étymologique (sourcil = gravité chez Ronsard, par ref à « supercilium »)

  • retour du genre des étymons : abîme, étude sont masculinisés, ainsi que les mots abstraits en –eur

  • substitution d’une forme latine à une forme française : ambu => imbu

  • on double des formes frses par des formes latines : poussée => pulsion ; poison => potion (+ déviance de sens)

  • suffixe –issime : cf Ronsard avec « dolastrissime »

  • emprunts au domaine moral, médical, scientifique, psychologique, littéraire…




  • La langue française cherche à se répandre et à se libérer du latin. Mais la victoire est juste entamée : elle se fera surtout au cours des XIX et XXème siècles


III – Evolution de la langue
Des pbs orthographiques se posent, notamment avec l’arrivée de l’imprimerie : les manuscrits arrivent avec traits dialectaux, il faut donc une harmonisation des graphies par un code orthographique. La notion de faute n’existe pas : la variante orthographique est considérée comme une élégance. Cette variabilité dépend de la culture, du statut, de la région et de la tendance à rapprocher le frs du latin.

Certaines lettres ont plusieurs valeurs : v = u ; i = j…d’autres ont des valeurs diacritiques, ornementales….
A – Les divers mouvements de réforme de l’orthographe


  • Le mouvement orthotypographique des imprimeurs


Débute par la publication d’un ouvrage de G.Tory, Le Champfleury, 1529 ; E. Dolé, Traité de la ponctuation francoise plus des accents d’ycelle (1540).

Ils tentent de clarifier certains faits :

  • a / à pour distinguer le verbe de la préposition

  • accent sur é = masculin ; e = féminin

  • systématisation de l’apostrophe

  • systématisation du ç en remplacement du ce devant a, o

  • différencier le u et le v, le i et le j (fin XVII seulement)




  • Le mouvement des grammairiens




  • 1ere vague : 1530-1550




  • Jean Dubois, dit Silvius : In linguam gallicam isagogé (1531) : tente d’établir un système phonétique : un son / une lettre. Peu d’écho

  • Louis Meigret : Traité touchant le commun usage de l’écriture française (1542). C’est le grand réformateur de l’orthographe. Ronsard le suivra pdt une dizaine d’années : simplification des lettres étymologiques, renforcement de la phonétique.

  • Mais il se heurte à des conservateurs comme Peletier du Mans : Dialogue de l’orthographe et de la prononciation française ou comme Guillaume des Autelz.



  • 2ème vague : 2éme moitié du XVIme




  • Ramus : Grammaire (1562), écrite en orthographe réformée (1562). En 1572, il écrit la même Grammaire mais en orthographe traditionnelle. Etablit un parallélisme étroit entre graphie et phonie.

  • Honorat Rambaud : maître d’école préoccupé d’efficacité pédagogique : propose une nouvelle méthode de lecture et de changer l’orthographe.

  • Laurent Joubert : Dialogue sur la cacographie française


Le mouvement se calme vers la fin du siècle. E.Pasquier dans Recherches de la France consacre qqs chapitres à l’orthographe française. Constat modéré des qques réformes qui ont eu lieu dans le siècle : bcp de bruit pour rien car peu de réformes adoptées :

  • on prend en compte la proximité graphie – phonie

  • accent, apostrophes, cédille


Echec mesuré : pourquoi ?

  • raisons économiques car livres imprimés dans l’ancienne orthographe

  • difficulté à lire dans la nouvelle orthographe

  • les intellectuels sont attachés à l’étymologie (ne pas toucher à l’esprit du mot)


B – La prononciation


  • Les consonnes




  • Le «  l » lié palatal


NB : il perdure aujourd’hui dans le SO car vient de l’Espagne.

Il est orthographié de diverses manières : ill ; lh ; il (à la finale, cf. travail) ; ilh ; li ; gl ; gli

Il vient d’un « l » en contact avec un « i » en latin et d’une palatale devant un « l » (macula = maille). !!! : prononciation différente au XVIme et aujourd’hui.

Prononciation évolue au XVIme : on passe de gentille avec « l » mouillé à gentile, « l » non mouillé, voire amuïssement. (cf. rimes du XVIme ). De même aujourd’hui on dit fusil, outil : dépalatalisation du « l » palatal


  • Le « h »


Très souvent aspiré au XVIme, notamment dans le N et le NO, que le « h » soit d’origine latine ou germanique.

Dans le grand SO, élision montre que le « h » n’est pas prononcé : cf. Palissy, « d’hérisson » (au lieu de « de hérisson » normalement), Montaigne, « son hardiesse »

Incertitude donc…


  • Le « r »


« r » apical au XVIme et non pas dorso-vélaire

En finale de syllabe, (partir), altération : ils sont affaiblis et disparaissent un peu.

A l’intervocalique, phénomène d’assibilation : [z]



  • Consonnes finales de mots


Elles ne se prononcent plus, sauf en cas de liaison. Disparition notamment du « s » du pluriel.


  • Les voyelles


Système vocalique plus simple que celui du FM : il n’y a presque plus de diphtongue ni de triphtongues : ce sont simplement des digrammes (sauf en présence de trémas). Exple : faon : 2 syllabes exceptionnellement. On rajoutait souvent un h pour marquer disjonction.

On trouvait aussi aage par exple ; mais au XVIIIme, l’accent circonflexe marquera l’allongement.


  • « e muet »


Il tombe pour la plupart des mots entres 2 consonnes : exple avec durté, fortresse, persil

Il tombe également après voyelle : on dit vraiment au lieu de vraiement ; idem au futur. Th Sébillet dira que ce « e » est « mol et imbécile »


  • Incertitudes




  • Incertitude due au latin : demande ou démande ; delaisser ou délaisser

  • Montagne ou montaigne ; ig = « j » (cf visaige) et ign = « gn » (on ne devrait donc pas dire Michel Montaigne mais Michel Montagne

  • O / OU (o est latinisant, ou français). Différence qui perdure jusqu’au XVIIme (origines dialectales)

  • Ouverture du timbre devant « r » : on confond a et é fermé, merci et marci

  • La suite des voyelles i – é se prononce é fermé : jugé et non jugié




  • Les nasales


Toutes les voyelles ouvertes en contact avec une nasale se sont nasalisées. Mais nasalisations ont commencé au XI-XIIme par les voyelles les plus ouvertes. Les 1ères nasalisées sont les 1ères à se dénasaliser. La jointure se fait au XVIme et jusqu’à la fin du XVIIme

  • Le « a » est la 1ère voyelle à se dénasaliser

  • « i » et « u » se nasalisent au XVIme. Cf pin, brin.. : nasalisation et ouverture, d’où la confusion « i » fermé nasalisé et « é »fermé nasalisé : plein, pin, pain

  • « u » nasalisé pose problème : s’ouvrait-il en « un »comme aujourd’hui. Il semblerait qu’en fait il ait été plus souvent confondu avec « on ». C’est plutôt une variante à l’époque. Cf umbra = ombre en FM. Tombe s’écrivait aussi avec un « u »

  • « an » a tendance à se confondre avec « ain »


C – Le vocabulaire


  • mots dialectaux sont recherchés pour enrichir le vocabulaire

  • mots latins et grecs dans le vocabulaire de la psychologie

  • abondance de mots italiens et espagnols


D – Syntaxe


  • évolution de la négation

  • emploi de l’article se développe (essor véritable au XVIIme) ; pas d’articles pour les mots abstraits comme vertu, nature…

  • progression des pronoms personnels sujet devant les verbes

  • ordre moderne des mots tend à se fixer : S + V + Cplmt (sauf chez Rabelais : inversions en grand nombre)

  • fréquence des prop participiales et des infinitives


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