Résumé : L’université de Toulouse, reconstituée en 1896, était la seule avec celle de Paris à comporter les cinq facultés grâce au rattachement de la faculté de théologie protestante de Montauban.





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Le long rectorat de Claude Henri Perroud et la reconstitution de l’université


Le recteur Perroud est une figure clé de la période puisqu’il a été en poste de 1881 à 1908. Il était né à Villefranche sur Saône où il s’était lié d’amitié avec Vermorele. Au lycée de Macon, il fut l’élève d’Ernest Desjardins, le père de Paul Desjardins, qui lui fit lire la Bible. Ernest Desjardins qui devait devenir maitre de conférences à l’École Normale, collaborateur de Napoléon III, membre de l’Institut, lui fit donner une bourse pour le Lycée Louis Le Grand. En 1857, il entra à l’École Normale « cacique » c'est-à-dire premier au concours d’entrée.. Mal à l’aise dans cet établissement, Perroud avait des amitiés extérieures « républicaines ». Enfin, l’année de l’agrégation, il devait rencontrer Albert Dumont2 qui allait devenir directeur de l’enseignement supérieur. Après Normale, Perroud fut envoyé au Lycée du Puy où il connut le père de Jules Vallès. Plus tard, au lycée de Clermont-Ferrand il fréquenta Agénor Bardoux3 qui devait devenir ministre de l'instruction publique en décembre 1877. Tancé par Victor Duruy pour ses fréquentations, Perroud démissionna. Il devait alors être appelé à la direction du journal libéral de Bourg-en-Bresse dont la ligne était républicaine modérée. Après le 2 janvier 1870, le journal soutint l’expérience d’Émile Ollivier4. Finalement, un peu par hasard, il revint à l’université après la chute de l’empire et rédigea ses thèses et c’est Albert Dumont qui allait le nommer recteur de Toulouse « malgré des résistances assez vives, parait il, de Jules Ferry » (Plassard, p. 156). Cet itinéraire permet de situer le recteur parmi les républicains modérés tandis que ses travaux historiques consacrés à Mme Rolland et plus généralement aux Girondins, comme son action pour l’université de Toulouse traduisent d’un souci « décentralisateur ». Déjà dans sa thèse, il relève la tentative de création d’un état aquitain entre les Francs et les Sarrasins. Après de multiples travaux de recherches sur les Girondins, on peut dire qu’il finit par prendre fait et cause pour son objet d’étude comme en témoigne la fin de la préface de son dernier livre La proscription des Girondins « un dernier mot, un seul sur l’esprit dans lequel ce livre a été écrit. Il est girondin, parce que je suis du côté du courage et du malheur, mais je me suis attaché en même temps à rester toujours critique et objectif. » (cité par Plassard, p.158).

Au cours de son long rectorat, Perroud suivit activement l’ensemble des étapes qui accompagnèrent le passage d’un « corps de facultés » à « l’université de Toulouse » de 1896. La première étape en avait été la formation du conseil général des Facultés ‘organe commun pour opérer la concentration des Facultés’. Il tint sa séance inaugurale le 4 février 1886. Il était composé des quatre doyens [Bois, (théologie protestante), Duméril, (lettres), Baillaud, (sciences) Bonfils, (droit)], du directeur de l’école de médecine (Caubet), membres de droit, tandis que parmi les élus figuraient plusieurs professeurs qui devaient devenir doyens de leur faculté et jouer un rôle par rapport au thème que nous étudions (Bruston et Monod pour la théologie, Sabatier pour les sciences et Paget pour le Droit). A tort ou à raison, les partisans des universités régionales craignaient l’hostilité ‘jacobine’ qui pouvait y voir une atteinte à l’unité nationale tandis que localement l’opinion publique redoutait que Toulouse ne soit pas intégré dans le petit nombre de villes qui verraient créer une université5. L’érection de la faculté de médecine et la présence de la faculté de théologie protestante apparaissaient dans ce contexte deux atouts de poids. Après de nombreuses péripéties, la transformation de l’école de médecine fut assurée suite à la visite à Paris d’une délégation emmené par le recteur. Elle comprenait « le préfet Cohn, le Maire Ournac, Jean Jaurès, son adjoint ; on se rendit chez Constans6, le Ministre de l’Instruction Publique, Léon Bourgeois étant absent, puis chez Liard qui ‘surpris céda de mauvaise humeur mais franchement »7 Finalement ce ne fut que le 31 juillet 1890 que le recteur Perroud put indiquer que « la question des universités est en bonne voie et que Toulouse sera compris dans le nombre des universités projetées. » (Rascol, p.260). Toulouse put se vanter d’être alors la seule ville universitaire à posséder les 5 facultés avec Paris où s’était repliée la faculté de théologie protestante de Strasbourg De fait les craintes des toulousains étaient vaines et la stratégie de Liard qui ne voulaient pas transformer tous les groupes de facultés en universités fut un échec : en 1896, il fut créé une université dans chaque académie et les efforts toulousains pour justifier l’existence d’une université à Toulouse par l’intégration des ses différentes composantes ne changèrent rien à l’affaire.

La longévité de Perroud à Toulouse n’aurait sans doute pas été possible sans entente avec Dumont mais aussi avec Liard (1846-1917) que Cabanel présente comme « Protestant par conversion » dont la propre longévité de 1884 à 1902 en tant que directeur de l’enseignement supérieur est aussi impressionnante. Elle nous permet de situer l’enseignement supérieur dans le contexte des luttes entre cléricaux et anticléricaux du tournant du siècle. La biographie de Rascol, si elle évite d’aborder directement la position de Perroud sur la religion et l’université dont il avait la charge, nous renseigne par contre sur ses relations avec Liard et indirectement avec Benjamin Baillaud (Chalon-sur-Saône, 14 février 1848, Toulouse le 8 juillet 1934) dont l’arrivée à Toulouse, en 1878 fut « le début d’une ère nouvelle dans le développement de l’Observatoire, comme d’ailleurs dans celui de l’enseignement supérieur à Toulouse ».
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