Claude et Jacqueline Lagarde Novembre 2002





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CHAPITRE V : LE DRAGON AGRESSE LA FEMME

1.Relance : la septième trompette


Les deux Témoins divins sont remontés au ciel, ils règnent maintenant dans les âmes dont le vêtement charnel est blanchi dans le sang de l’Agneau. De là-haut, Dieu règne par le Fils et dans l’Esprit. Un souffle nouveau descend balayer la terre : c’est la septième trompette, celle du septième jour.

Le septième ange sonna. Alors des voix clamèrent au ciel: « La Royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ; il règnera dans les siècles des siècles. » Et les vingt-quatre vieillards qui sont assis devant Dieu, sur leur siège, se prosternèrent en disant : « Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu maître de tout, Il est et il était ! Parce que tu as pris en main ton immense puissance pour établir ton règne. » (Ap 11, 15-17)

Tandis que la terre ignore la force sacramentelle que produit la manducation du petit livre associée à l’immense puissance spirituelle des deux Témoins, le ciel, lui, comprend que la victoire de Dieu est acquise « sur la terre comme au ciel ». Le Seigneur est définitivement roi, il partage la royauté divine avec son Christ199 auquel il est uni, le donateur de l’huile sainte.200 Dieu est, et il était. Le futur n’existe plus, il s’est transformé en l’éternelle Présence de l’amour, la Résurrection de la chair.

Les nations s’étaient mises en fureur201, mais voici ta fureur à toi, et le temps pour les morts d’être jugés… (Ap 11,18) La « fureur » divine remplace la fureur guerrière des rois, et la « violence » divine celle économique et militaire que nous connaissons bien. La justification gratifiante de l’amour se substitue aux jugements suicidaires que les êtres humains se portent en s’étiquetant les uns les autres. Une réalité neuve et bonne a pris la place de l’ancienne logique de mort. La vision de Jean va maintenant la mettre en scène à travers la métaphore du combat sans merci que « la bête » livre à la « femme » : de la guerre qu’une trinité de pacotille fait à la Trinité d’amour. En effet, le Dragon va faire sortir de l’abîme une « bête » à son image, puis un esprit mauvais à son exacte ressemblance. C’est ce que nous allons voir.

Alors s’ouvrit le temple de Dieu dans le ciel, et son arche d’alliance apparut (Ap 11,19). Dans le ciel, c’est-à-dire dans les esprits unis à l’Esprit de Dieu, ce second Témoin du Père. Cette Personne divine désigne le Témoin fidèle, Jésus, le fils né de la femme, né sujet de la Loi202 qui porte en Lui la nouvelle loi de charité pour nous la communiquer. Au centre de l’ancienne Jérusalem, s’élevait le magnifique temple de pierre détruit par Titus en 70; au centre de la nouvelle Jérusalem voulue par Dieu, se dresse désormais l’Agneau (Ap 21,22) dont les baptisés porteurs du Christ, sont les membres actifs.

Voilà ce que produit la vie divine que symbolise le chrême du sacrement, vie rendue possible par le souffle final de la « re-création » universelle impulsée par Dieu : Désormais, souffle, huile et lumière diffusent partout grâce à l’initiation chrétienne et à son inséparable catéchèse biblique, le repas infini de la Parole. Le cœur des baptisés assimile ainsi l’étonnante Parole de Dieu : des éclairs, des voix et des tonnerres, avec une secousse et la grêle tombait dru…(Ap 11,19) dans le temple de Dieu que nous sommes aujourd’hui.

2.Deux signes opposés : la femme et le Dragon


Un signe grandiose… une femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement (Ap 12, 1-2)

Le signe n’est ici ni une chose figée sur elle-même, ni une image immobile, ni une idole de bois, ni un texte mort, c’est une réalité vivante. Ce signe majestueux est une femme qui accouche, une humanité qui enfante des fils et des filles.

Ce « signe » fait signe, il attend de chacun une réponse intime. Ce « signe » fait sens pour l’être humain vivant qui le reçoit et le ressent au plus profond de lui. Un embryon de la tendresse infinie remue dans les entrailles du baptisé, y danse comme Jean-Baptiste dansa dans le ventre de la vieille Elisabeth quand Marie, la jeune « alliance », rendit visite à « l’ancienne », honteuse de sa stérilité désormais dépassée.

Ainsi pourrions-nous dire au baptisé : "Tu as été marqué du Chrême; capteur de l’Esprit, te voilà appelé à devenir une mère qui accouche du Christ, une mère qui met au monde l’humanité nouvelle ! Marie, unie à Joseph le juste, te donne l’exemple de l’enfantement issu de l’union d’une intériorité sainte « mariée » à un corps juste." En effet toute âme est comme un couple qui unit en elle un esprit et un corps, l’âme biblique est une micro-trinité.

La femme « nouvelle humanité » (ou Eglise) a un corps de lumière car elle vit en vérité. Ce qu’elle vit avec son corps, ce qu’elle dit de toute son âme, n’est autre que ce qu’elle pense au plus profond de son cœur de femme et de mère. Verticale et dressée de toute sa taille, sa tête est au ciel, tandis que ses pieds foulent l’astre blanc de la nuit : elle marche sur une « lune » qui sans cesse croît et décroît selon que le soleil l’éclaire plus ou moins. N’est-ce pas notre expérience, notre existence spirituelle dont les hauts et les bas se succèdent au fil du temps ? Il y a en effet soleil et Soleil.

La femme est reine, couronnée de douze étoiles, autant que de tribus d’Israël et autant que d’Apôtres appelés à juger ces douze tribus (Mt 19,28). Le Royaume de la reine est celui de son Epoux, le Roi de l’univers, il contient à la fois le ciel et la terre, la totalité de la réalité créée. Isaïe rappelle ce « mariage » avec Dieu - l’Alliance - à la communauté juive qui revient d’exil : Ton Epoux, c’est ton Créateur (Is 54,5; Is 62, 4-5). La couronne de la reine est intime, tout intérieure, car elle est de justice. Ne représente-t-elle pas la structure spirituelle qui suggère le don de soi aux enfants du Père qui ont reçu l’onction royale, le chrême du baptême ?

Les douleurs et le travail d’enfantement ont commencé. Jean avait pressenti ces souffrances intestines en ingérant le petit livre qui raconte l’histoire évangélique menée à son terme, conduite jusqu’à la Croix où tout est accompli. La nouvelle humanité, la femme « Eglise », l’épouse du Roi de l’univers, vit cette même histoire, souffre de ce qui arrive à l’enfant mâle203 qu’elle fait naître dans un monde injuste et violent.204

Deux humanités luttent toujours en nous. Paul le dit à plusieurs reprises : le vieil Adam résiste à l’Homme nouveau qu’est le Christ. Combien de temps faudra-t-il pour que « la femme » nouvelle, l’épouse du Roi, remplace la veille humanité esclave du dehors qui nous habite encore ? Ce sera long, soyons-en sûrs, mais la victoire est en marche car un second signe apparut au ciel, c’est-à-dire dans des esprits humains qui en prennent conscience. Cette prise de conscience de l’action intérieure d’un Satan qui se cache sous les traits avantageux d’un ange de lumière, augure bien de l’avenir.205 Grâce à cette clarté, satan est débusqué.

C’est un énorme dragon rouge-feu à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème (Ap 12,3). Le corps du Dragon a la couleur du feu, la couleur de Dieu poussée à son extrême. Singerie du bien par le Malin qui brandit le feu de l’enfer, jouant ainsi la peur contre l’amour.

Le monstre a sept têtes qui sont toutes bien à lui; elles lui permettent de s’adapter aux réalités changeantes des sept jours de la semaine. Manipulateur, menteur, il peut en nous, chaque jour, changer d’idées, modifier sa stratégie, apparaître autrement, tout en gardant en lui son désir de tuer et sa logique de mort. Ce Serpent qui nous habite a vraiment le cerveau d’un monstre qui a besoin de notre corps pour exister206.

Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel, et les précipite sur la terre (Ap 12,4). La femme a la tête au ciel, et le dragon sa queue. La femme a les pieds dans la nuit d’en bas, le monstre a sa tête engoncée dans un « lieu » ténébreux, privé de la lumière de Dieu. De sa queue active, il fait descendre d’en haut ces esprits impurs qui rendent mauvaises nos têtes, et malades nos esprits. Expérience forte de cette « chute des anges » que l’Histoire Sainte nous apprenait à la manière d’une antique légende déconnectée de nos vies, tout à fait extérieure à nous.

En arrêt devant la femme en travail, le dragon s’apprête à dévorer l’enfant aussitôt né. Or la femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer (Ap 12,5)…

Le prédateur est là comme à son habitude, bête tapie à notre porte, elle nous convoite (Cf. Gn 4,7). L’enfant-roi va naître et, comme pour tout mortel, le monstrueux reptile s’apprête à le dévorer. En une phrase lapidaire, l’existence éphémère de Jésus de Nazareth défile sous nos yeux. Cet accouchement du Fils de Dieu dura trente années difficiles, passa par la croix, mais se termina dans la joie inouïe de Pâques. L’enfant royal, rempli de l’Esprit-saint, abandonna son tombeau puis monta aux cieux en chair et en os. Il fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône207 sous le regard embrumé des siens208. Ainsi, en Jésus-Christ ressuscité avec son corps, l’humanité charnelle « muta » au ciel en devenant corps spirituel  (1 Cor 15,44). N’est-ce pas incroyable cette « Résurrection de la chair » ?
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