Echos de la guerre de 100 ans





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Déjà en 1403 et en 1405, Simon de Thuillières, appuyant la première fois, Perrin de Deuilly et, la seconde, Charlot de Deuilly, avait pillé Vaudoncourt, dont le fief relevait du roi de France et de l'abbé de Luxeuil. La dernière de ces excursions avait même abouti au sac et à l'incendie de ce malheureux village, tant en juin qu'en août, Crainvillers et Gignéville eurent le même sort le 27 octobre 1404, par le fait de Charlot et Henri de Deuilly, qui s'y portèrent avec une troupe, du Chatelet près de Chatenois, où ils s'étaient retranchés. Ils y retournèrent huit jours après un premier pillage, pour surprendre les habitants dispersés, qui étaient revenus dans leurs maisons, et les sommer de payer le droit d'y rester. Ces villages appartenant à Huart de Bulgnéville et se réclamait de la protection du roi de France, dont les panonceaux étaient publiquement dressés en signe de cette tutelle féodale. Il se passa là des choses qui montrent bien les dispositions de ces nobles brigands, empressés à profiter de l'anarchie universelle. Forts de l'appui royal, nombre d'habitants refusèrent la rançon exigée. Le feu fut mis à leur demeure, les panonceaux s'effondrèrent dans les brasiers, et les sauvages assaillants saluaient les ruines en criant d'un cri moqueur: « Tiens bien, roi! Le roi tombe, le roi brûle!» Huart de Bulgnéville demanda la justice de ces ravages. Jour fut pris par le prévôt d'Andelot, qui se mit en route, aux fins d'informations, vers le théâtre de ces énormités. Il y fut rejoint par les prédateurs, accompagné de Simon de Thuillières, et tellement rudoyé et mis à mal, ainsi que le substitut procureur du roi, que, pour sauver leur vie, ces infortunés officiers durent s'engager à promettre l'impunité et le silence aux malfaiteurs. Les femmes étaient souvent dignes de leurs nobles époux. Celle de Simon de Thuillières osa faire prendre, sur le sol de France, d'emmener et retenir longtemps prisonnier, un sergent du roi, Jean Willemet. Les abbayes et les églises n'étaient pas mieux traitées que les populations rurales. Le monastère de Muraux et l'église de Midrevaux eurent à souffrir de grands dommages. Plus près de nous, l'abbé de Flabémont, sous la garde du roi de France, fut enlevé par Henri et Charlot de Deuilly, mis aux fers et retenu jusqu'à ce qu'il eut abandonné ses droits à un de ces seigneurs, toujours en sureté derrière les murs du châtelet. Ces exploits barbares - dont il serait facile de multiplier les échantillons - éclairent de son vrai jour cette période néfaste de notre histoire, où l'invasion étrangère, en paralysant et en réduisant à rien le pouvoir central, livrait le pays à l'anarchie et aux entreprises de la force brutale ou de la politique équivoque, dont les résultats profitaient cependant à quelques particuliers. Il faut bien convenir que le duc de Lorraine Charles II fut du nombre de ceux qui surent tirer bénéfices des conjonctures les plus critiques. La petite forteresse de Monthureux, située aux confins de la Lorraine et de la Bourgogne, se trouvait, il faut cependant l'avouer, remise opportunément aux mains d'un capitaine plus valeureux que scrupuleux, tel que Simon de Thuillières (Il ne devait cependant en prendre possession que « incontinent après le décès et trépassement de Jaiquet Sens menière » qui détenait alors la maison-forte, sauf si celui-ci « s'en voulait départir, » ce qui, croyons nous, fut la réalité prochaine. La brouille survenu entre le duc d'Orléans et le duc de Lorraine, l'alliance du premier avec le duc de Bar et la communauté d'intérêt qui devait nécessairement se produire par le fait entre le duc de Bourgogne Jean sans peur et le souverain lorrain Charles II, toutes ces causes mettaient notre région dans le plus étroit péril de la guerre. L'abri assuré aux habitants dans l'enceinte du château, aux jours d'alarme, devenait plus nécessaire que jamais. Aussi, après avoir fermement stipulé que la forteresse restera tellement dans l'hommage du duc, que celui-ci pourra la reprendre en mains sur uns simple réquisition même non justifiée, la cession de 1405, dont nous avons fait connaître en partie le libellé, stipule que les concessionnaires sont tenus de mettre la petite place en bon état, à leur dépens et d'y faire les constructions et réparations nécessaires. Ni aliénation, ni engagement d'aucune sorte n'étaient permis aux Thuillières, père et fils. Tant de précautions révèlent que malgré le désir de rémunérer ces derniers, en leur donnant un bon poste de retraite pour leurs coups de main – car quelle autre source de profit pouvait les dédommager? Charles II entendait se mettre en garde contre un changement de dispositions. L'avenir lui donnera raison. Et déjà le présent très rapproché ne devait pas tarder à lui donner des embarras On en a la preuve dans un appointement du 21 juillet 1406 entre les mandataires du roi de France et les délégués du duc de Lorraine, Gérard de Haraucourt, Conroy Bayer de Boppart, Verry de Haroué, André de Ville(sur Illon). Les plaintes des Français contre les gens du duc, parmi lesquels Simon de Thuillières (ainsi qu'un autre Thuillières, Liébaut, les deux Pulligny déjà cités, trois Deuilly et un Richard de Passavant.) pour plusieurs « entreprises et délits », obligent Charles II à se soumettre en ce qui sera décidé comme réparation, par le souverain et le Parlement de France. Si l'on prend garde aux fossés du château, on remarque que l'escarpement du sud où se trouvait le pont levis d'entrée paraît plus ancien et formé par l'utilisation d'un accident naturel. L'escarpement du nord où l’on ménagera aussi un second pont levis, d'un accès plus facile aux réfugiés, en cas d'alerte, que l'escalier, dit du Tripol, montant de la basse-cour(halles actuelles), semble plus moderne et présente des traces d'une coupe plus tranchée dans le roc, opéré de main d'ouvrier. Ce travail peut être attribué aux oeuvres de Simon de Thuillières. Mais il a dû être parachevé plus tard, dans le même siècle toutefois, par suite de circonstances que nous aurons à relater. Les hostilités dont la faction d'Orléans fut la cause, eurent leur théâtre du côté septentrional de la Lorraine. La bataille de Champigneulles en 1407, dont le résultat fut favorable aux Lorrains, encouragea sans doute, les détenteurs des petites places fortes du sud, Darney, Monthureux, Passavant, d'accord avec les forteresses bourguignonnes, à des représailles fructueuses sur les terres toutes voisines du Bassigny, relevant du duc de Bar. Il serait intéressant de savoir quel contre coup y fut ressenti à la suite de l'assassinat du duc d'Orléans, qui rendu encore plus précaire la situation du Barrois et plus hardies les entreprises de Bourgogne et de Lorraine. Mais nous n'en avons point d'écho. Ce qui a dominé les événements dans l'histoire régionale, c'est le souvenir du grand hiver 1407-1408, où une gelée violente dura soixante six jours consécutifs et fit périr la plus grande partie des arbres fruitiers et des vignes du territoire de langue française. Les querelles suscitées entre la France et la Lorraine au sujet de Neufchâteau, absorbent, les années suivantes, l'attention des historiens de ces pays. Nous pouvons y relever le rôle joué par les sires de Deuilly, émules des Thuillières au service de Charles II. En 1410, au commencement de mars, Henri de Deuilly se signala par un triste exploit. Parmi les bourgeois que les officiers du duc avaient enfermés au château de Neufchâteau, il s'en trouva un, Guillaume Huet, qui se mit sous la garde du roi de France, s'estimant par là assuré d'inviolabilité. Ce fut la cause de sa perte. Henri de Deuilly le fit prendre et noyer « sans lui souffrir aucune confession », dit l'Arrêt de 1412, « jaçoit ce que (quoique) le prestre fust présent, en la rivière de Meuse ». Ce trait montre assez à quelle sauvagerie certains capitaines se laissaient entraîner. Il n'est qu'un détail entre bien d'autres dont les Neufchâtelois eurent à souffrir. Avec Henri de Deuilly se distingua, de la même manière, son frère Charlot de Deuilly. Ils étaient fils de Perrin de Deuilly. En guerre d'intérêt privé avec Regnaud du Chatelet, qui était devenu, par acquit, possesseur d'une partie de la seigneurie de Deuilly, ils virent abattre leur forteresse par leur adversaire et ils allaient, par manière de représailles, en faire autant à la tour du Chatelet, sur le territoire de Removille, lorsque le duc de Lorraine y mit opposition. Ils furent aussi en lutte avec Hugues de Beaufremont, seigneur de Bulgnéville, Crainvillers et Gignéville. Charlot de Deuilly devint par la suite un notable personnage car il fut maréchal de Lorraine. Sa réputation de partisan audacieux et sans scrupule qui l'a fait désigner nommément et d'une façon peu élogieuse par Jean Juvénal des Ursins, ne fut pas un obstacle à son avancement.. C'est un signe des temps. Il pouvait d’ailleurs se dire tour à tour « servant » du duc de Bourgogne et du duc de Lorraine, selon qu'il était plus ou moins périlleux de compromettre l'un ou l'autre. Cet artifice ne put toutefois lui servir à l'occasion de l'attentat qu'il eut l'audace de perpétrer en 1415, en compagnie de trois autres seigneurs, à la tête d'une troupe de gens armes, contre les évêques de Carcassonne et d'Evreux, qui se rendaient par la route de Nancy au concile de Constance. Ils tuèrent ou blessèrent plusieurs personnes de la suite épiscopale et enfermèrent les autres avec les prélats, au château de Sancy près de Briey. Le coup de main avait été exécuté à la descente de Lay, non loin de Pagny sur Meuse. La conduite de Charlot de Deuilly y aurait été particulièrement odieuse. L'on assure, dit Dom Calmette, que « Charlot de Deuilly eut la barbarie de tirer de prison pendant la nuit les deux évêques et de les traîner dans les bois, cherchant à leur ôter la vie sans que personne en eût connaissance » L'attentat fut sévèrement puni. Il paraît que l'on pendit nombre de coupables? Quant à Charlot de Deuilly, on lui brûla son château de Removille et toutes les maisons qu'il possédait dans les duchés de Lorraine et de Bar. Ses possessions voisines de Monthureux ne furent sans doute pas exceptées et l'on put apercevoir, du haut du donjon, la flamme s'élever par delà le Bignoeuvre. Charlot perdit-il sa charge et son titre? Cela n'est pas probable. On trouve en effet sa signature dans des actes intéressant directement la maison de Lorraine, plusieurs années après l'attentat. On amnistiait facilement les entreprises les plus criminelles si on pouvait leur donner l'excuse de l'intérêt général. En tout cas, devant le choeur de l'église de Flabémont, vers les marches de l'autel, on pouvait autrefois lire cette inscription tombale: « Cy-gist Karlet de Duilly, marchal de Lorraine, qui trépassa le lundy XIII jour du mois...l'an de Nostre Seigneur MCCCC et X neuf » Cette épitaphe nous prouve d'autre part que le sire de Deuilly ne fut point victime de la funeste bataille d'Azincourt, où les ducs de Bourgogne et de Lorraine, restés neutres, ne figurèrent pas parmi les combattants mais où périrent cependant quantité de gentilshommes lorrains et barrois et notamment le duc de Bar, Edouard III qui avait succédé à Robert en 1411, et le comte Ferry de Vaudémont. Vers la même époque en 1416, le long gouvernement de l'abbé de Luxeuil Guillaume Bassal, avait pris fin. L'élection de son successeur donna lieu à des difficultés. La cause en était la division des moines en deux partis et surtout l'intervention laïque des seigneurs-voués, partagés entre les deux candidats en présence, Pierre de Lagney et Etienne Pierrecey de l'Isle. Dans l'état de faiblesse àù se débattait alors l'Eglise ravagée par le schisme, les voués, dont Guillaume de Bassal, avaient subi les envahissements de toutes sortes, accouraient à l'espérances de proies nouvelles, prix de leur appui et de leur main-forte, exigée des compétiteurs. La gardienneté du roi de France était devenue si précaire et les prétentions des ducs de Bourgogne visaient si clairement l'assujettissement de l'abbaye. C'est pourquoi l'on vit d'une part, se rassembler à Jussey, Faucogney, Baudoncourt, les voués de la région comtoise, tandis que se réunissaient à Luxeuil, ceux de Bar, de Lorraine et d'Alsace. Le différent put être tranché en 1418, par le pape Martin V en faveur d'Etienne Pierrcey. Dans le courant de l'année précédente, c'est à dire le 22 avril 1417, la veuve de Warin Champion, Cathrine de Sauville qui continuait sa résidence à Monsturuel sur Saone, se pourvut auprès de l'official de Toul (L'évêque de Toul était alors Henri de Ville. Comme son frère Philippe, à qui il succéda, il appartenait à la noble et antique famille des seigneurs de Ville sur Illon. Tous deux, d'accord avec le duc de Lorraine, étaient du parti du pape d'Avignon, Benoît XIII et par conséquent, fauteurs du schisme qui déchirait l'Eglise. Remarquons toutefois que les temps étaient si troublés et les droits respectifs si violés que de très dignes personnages se trouvèrent par malheur et par erreur involontaire, du mauvais côté.) pour faire ratifier et enregistrer une donation consentie par elle, de concert avec son mari, au monastère de Flabémont. Il s'agissait d'une concession de dîmes sur Contrexéville, restée en mains séculières, contrairement aux lois canoniques. Le parchemin était contre-signé par Simon de Maizeroy, abbé de Flabémont, Frère Henri de Belmont, prieur bénédictin de Fouchécourt, messire Guillaume, curé de Monstureulx sur Saonne, prestre, messire Pierre, curé de Bleurville, messire Garnier, prieur de Jonvelle. L'abbatiat d'Etienne Pierrecy de Lisle qui prit déjà fin par sa mort en 1424 ne fut qu'une suite de tribulations. La gardienneté du roi de France coûtait au monastère la privation de revenus appréciables dont sans nul doute, Monthureux fournissait sa part. Mais en réalité, le souverain de la terre abbatiale était le duc de Bourgogne, soit Jean sans Peur jusqu'à son assassinat en 1419, soit Philippe le Bon qui lui succéda. C'était par conséquent le parti anglais qui prévalait sur ces domaines. Quant au duc de Lorraine Charles II, il ne sortait pas de sa neutralité et s'occupait de ses guerres régionales. Le Bassigny voisin de notre pays fut encore ravagé vers ce temps. On lit en effet dans les comptes de Bar rendus en 1424, qu'on ne put tirer aucune recette par la suite des guerres, soit des « labourages de Lamarche et d'Aureilmaison », soit du « moulin à la porte de Lamarche » qui était en ruine, soit encore de plusieurs revenus d'Isches et de Serocourt. Les ressources de la prévôté de Lamarche avaient d'ailleurs été grevées de certaines charges depuis 1416. En effet le 31 mai de cette année, le cardinal Louis de Bar qui avait succédé au duc Edouard, tombé sur le champ de bataille d'Azincourt, ayant emprunté la somme considérable de 900 écus de Metz à Renaud du Chatelet, bailli du Bassigny et seigneur en partie de Deuilly, lui engagea « pour sureté » de sa créance, tous ses revenus de Melay, Isches, Tolaincourt, Frain, Provenchères et Bleurville. La mort de l'abbé de Luxeuil et l'élection de son successeur firent l'occasion de nouveaux troubles. Le neveu du défunt, Guy Pierrecy de l'Isle, prétendant tenir la crosse, entra en lutte ouverte par tous les moyens condamnables, avec l'abbé nommé par le pape: il eut même l'audace de l'emprisonner. Son pouvoir usurpé durait encore en 1427; car le 24 janvier de cette année, il donna des lettres d'institution pour la mairie de Monthureux, en faveur d'un certain Girard, que les documents nous montrent déjà revêtu de cette charge en 1407. Toutefois Guy ne s'y qualifie que d'administrateur de Luxeuil et il est probable que les droits de son compétiteur, Jean d'Ungelles, furent enfin reconnus, au moins en partie. Un inventaire des titres de Luxeuil dressé en 1671, mentionne un parchemin du 7 juillet 1435 d'après lequel Frère Pierre de Leugney aurait restitué à l'abbé de Luxeuil la terre de Monthureux. Ce Pierre de Leugney aurait été un des compétiteurs d'Etienne de Pierrecy dans les débats qui suivirent la mort de Guillaume de Bassal. Il serait donc parvenu à détenir de longues années le domaine monastique. Vautrin de Thuillières, châtelain et seigneur voué de Monthureux, put peut-être profiter de cette situation. Celui-ci mourut en 1431, l'année même où Jeanne d'Arc subit son cruel et glorieux martyre.
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