Instructions Officielles pour l’enseignement de la gymnastique à l’école primaire, 1887





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Histoire du sport – Licence 2

CM de G.Veziers

Document de prise de notes
Chapitre 1

Le sport féminin :


Reflet de la domination masculine ou vecteur d’émancipation ?





1-Introduction, émancipation féminine et sport féminin : deux phénomènes liés ?







2-Avant propos sur « l’éternel féminin » :


« Il y a un principe bon qui a créé l’ordre, la lumière et l’homme ; et un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme »

(Pythagore, cité par S. de Beauvoir, Le deuxième sexe, 1949)
« L’homme est à la tête de la femme, comme le christ est à la tête de l’Eglise »

(Pape Léon XIII, (pape de 1878-1903))

« Si la femme est faible par sa constitution même, la nature a donc voulu la rendre soumise et dépendante dans l’union sexuelle ; elle est donc née pour la douceur, la tendresse, et même pour la patiente, la docilité ; elle doit donc supporter sans murmurer le joug de la contrainte, pour maintenir la concorde dans la famille par sa soumission et par son exemple »

(Dr Virey, Dictionnaire des sciences médicales, 1801)
« La femme est à l’homme ce que l’Africain est à l’Européen et le singe à l’humain »

(Paul Topinard, anthropologue, 1873),
« On ne saurait nier, sans doute, qu’il existe des femmes très distinguées, très supérieures à la moyenne des hommes, mais ce sont là des cas aussi exceptionnels que la naissance d’une monstruosité quelconque, telle, par exemple, qu’un gorille à deux têtes, et, par conséquent, négligeables entièrement »

(Gustave Le Bon, Psychologue, revue d’anthropologie, 1879)
-1881 et 1882 : Lois scolaires de J.Ferry (obligation et gratuité jusqu’à 13 ans, laïcité)
-Objectif de la gymnastique pour les garçons : « former l’ouvrier, le soldat »

-Objectif de la gymnastique pour les filles : « préparer au soin du ménage et aux ouvrages de femmes »

(Instructions Officielles pour l’enseignement de la gymnastique à l’école primaire, 1887)




3-Fin 19ème début 20ème, naissance du féminisme et du sport féminin :

3.1-« Le féminisme », naissance du mot et du mouvement :


-1789 Olympe de Gouges propose une « déclaration des droits de la femme » et en subit les conséquences…
-1870 : première condamnation d’un mari pour assassinant de sa femme adultère.

-1872 : Alexandre Dumas fils écrit « l’Homme-femme » et parle de « féminisme ».
-1878 : premier congrès international sur le droit des femmes, à Paris.
« Non, la place de la femme n’est pas plus au foyer qu’ailleurs. Comme celle de l’homme, elle est partout où son activité peut et veut s’employer »

(Jules Guesde, in Le socialiste, 1898)
-1892 : obtention du droit de porter le pantalon dans le cadre de la pratique du vélo
« Au fond, c’est bien vrai, nous aimons la bicyclette parce qu’elle nous émancipe…la bicyclette c’est la première ébauche des ailes, la première réalisation du rêve d’Icare » (Femme anonyme, in Le monde sportif de Lyon et du Sud Est n°8, 10 mai 1897)
-1903 : naissance du mouvement dit des « suffragettes » en Angleterre (Emeline Pankhurst)

-(1918 : obtention du droit de vote pour les femmes de plus de 30 ans en Grande Bretagne)
-1907 : obtention du droit de conserver la propriété de leur salaire pour les femmes qui travaillent.






3.2-Des « femmes de sport » aux femmes « dehors » !

3.2.1-Le sport comme signe d’appartenance de classe :


-1834 : creation du Jockey club

-1858 : creation du Yacht club

-1865 : création du club des patineurs

-1885 : publication de l’ouvrage du Baron de Vaux, « Les femmes de sport »

« A la fin du 19è siècle est « femme de sport », la femme du monde qui monte à cheval en amazone pour son plaisir individuel ou pour tenir son rang. Au début de ce siècle devient sportive la jeune bourgeoise autorisée à tenir une raquette de tennis dans les regroupements bon chic bon genre »

(P.Arnaud, Les origines du sport féminin, in P.Arnaud (dir) Les athlètes de la république, Paris, l’Harmattan, 1997)





3.2.2-Des critiques au rejet :


« Il convient donc d’expliquer sinon d’excuser un comportement si insolite qui rompt avec les usages ».

(Baron de Vaux, Les femmes de sport, 1885)
-La bicyclette « conduit à la nymphomanie et à l’hystérie caractérisée, [à une] surexcitation lubrique, [à des] excès de folie sensuelle, (…) procure des satisfactions génitales, des sensations voluptueuses »

(Dr O’Followell, vers 1890, cité par E.Weber, Fin de siècle, Fayard, 1986)






3.2.2.a-Les clubs sportifs et la moralité :


« J’ai constaté que les grands coureurs, les athlètes, les grands marcheurs (…), étaient moins portés que d’autres à l’usage et, par conséquent, à l’abus de leurs fonctions sexuelles. (…) La question présente (…) une grande importance au point de vue de la conservation et de l’amélioration de l’espèce »

(Dr Dally, De l’éducation corporelle en France : son état présent, ses lacunes, son programme, 1878)
« Prenez au hasard, sur dix mille, sur cent mille, un gamin de 18 ans qui fait du sport. Vous le trouverez contrairement au temps jadis, sans aucune préoccupation de la femme. Le sport l’a éloigné du cabaret, des distractions imbéciles et de la gigolette stupide toute prête à lui gâcher les belles années de sa jeunesse. (…) Ses sens ne sont pas encore éveillés, grâce au sport, et ils ont bien le temps de l’être jusqu’au jours où ils rencontreront la gosse sérieuse dont il feront leur femme »

(H. Desgrange, Le sport et l’amour, in La culture physique, nov 1929)
3.2.2.b-Les femmes jugées incapables :
« De par son anatomie spéciale, la femme est incapable des efforts que comporte tout sport (…) Il semble oiseux d’insister sur ce point qu’un sport n’est point un jeu de femme »

(Dr Héricourt, La femme dans le sport moderne, in La revue des deux mondes, 1900)
« Il n’est point d’être plus odieux que ce que l’on appelle la femme sportive, celle qui est préoccupée comme nous et presque autant que nous de faire de la marche, du tennis, de l’escrime, du cheval et qui a tant de choses sportives inscrites dans le programme de son existence journalière qu’elle ne trouverait plus le temps de donner à téter à son gosse si elle n’avait point aidé la providence à ne pas lui en donner et qu’elle ne trouve pas davantage celui de songer aux soins de son intérieur et à la décence de sa tenue»

(H.Desgrange, L’Auto, 12 juin 1904)






3.2.3-Vers une pratique corporelle féminine :


« La nature, pour assurer la conservation de l’espèce, a donné à la femme la mission éternelle de plaire à l’homme. Le premier intérêt de la femme est donc d’acquérir ou d’augmenter et ensuite de conserver la beauté, qui est l’arme la plus puissante dont elle dispose dans le duel incessant des sexes où la femme joue chaque instant son bonheur »

(Dr Desbonnet, Pour devenir belle…et le rester : manuel de culture physique de la femme, Paris, 1911)
« La femme, par suite de son tempérament en général nerveux et lymphatique, dû à un atavisme d’habitudes de vie sédentaire, est encline à l’indolence et à la paresse. Moins elle se fatigue et mieux elle se porte, croit-elle. Mais à ce régime comme elle engraisse bien ! Au début, peu importe, elle tirera un peu plus sur les lacets de son corset et sera belle quand même. (…) Il ne faut plus de cette fausse beauté, alors que la culture physique peut donner autre chose qu’une vaine illusion »

(Mlle Bourache, La vie au grand air, 15 dec 1917)
« Certes, il faut louer les jeunes femmes qui exercent la souplesse et la vigueur de leur corps, mais il faut les garder de l’excès disgracieux et…inutile. (…) Il serait à craindre que la femme-athlète ne soit plus qu’athlète et oublie dans l’ardeur des compétitions sa réelle tâche humaine : la maternité ».

(Rose Nicole, La vie au grand air, septembre 1918)

« Une évidence s’impose : le sport originellement a un sexe et il est masculin »

(C.Louveau, in A.Davisse et C.Louveau, Sport, école, société : la différence des sexes, l’Harmattan, 1996 (réédition de Sport, école, société : la part des femmes))





3.3-Naissance du sport féminin, autonomie et émancipation :


-1903 : première traversée de Lyon à la nage, participation d’une femme, Charlotte Bertrand.

-1905 : première traversée de Paris à la nage.
-1906 : création du club féminin de natation « L’Ondine »

-1907 : création du club « Le cercle des nageuses »

-1914 : création du club « Les mouettes Lyonnaises »
-1912 : premiers championnats de France féminins de natation, à Lyon.
-1909 : création de la société féminine de gymnastique de Lyon.

-1911 : création de l’Union Française des Sociétés de Gymnastique Féminines (UFSGF, pdte : Mme Ludin)

-1912 : création du club sportif féminin « Fémina-sport »

-1915 : création du club sportif féminin « Académia »

-1916 : création du club sportif féminin « En avant ! »


-1917 : création de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France (FSFSF, pdt Raoul Baudet puis Alice Milliat en 1919)





4-Les années folles, « l’embellie provisoire » :

Expression de Sabine Bosio-Valici et Michelle Zancarini-Fournel, Femmes et fières de l’être, Paris, Larousse, 2001.
4.1-Les effets de la Grande Guerre, émancipation et antiféminisme :


« La Grande Guerre a modifiée les rapports entre les sexes et entre les âges »

(G.Cholvy, Histoire religieuse de la France contemporaine, Privat, 1986)
« La place naturelle de la femme est au foyer, et vouloir l’astreindre aux travaux de l’atelier, c’est courir à la destruction de la famille »

(déclaration de la CGT, 1919)
« La France est une société de femmes dirigée par des hommes »

(Y.Lequin, Histoire des français, Paris, Armand Colin, 1984)

-rapport femmes/hommes dans la population française :




Femmes

Hommes

1913

53,5%

46,5%

1939

62,1%

37,9%


-1920 : Congrès international des féministes à Genève

-1920 : obtention du droit de se syndiquer sans l’autorisation de son mari.

-1924 : alignement de la scolarité et des diplômes féminins et masculins par E.Herriot
-1920 : Colette est la première femme à recevoir la légion d’honneur

-1922 : Victor Margueritte fait scandale avec son livre « La garçonne »
-Dans les années 20…

Suzanne Lenglen gagne 6 fois de suite Wimbledon

…Gertrude Ederlé traverse la Manche à la nage et bat le record du capitaine Webb.





4.2-Un contexte favorable au sport féminin ? 
4.2.1-Effet positif du contexte : Le sport dans la « vie de plaisirs » :


-1918 : premiers championnats de France féminin d’athlétisme

premiers championnats de France féminin de cross-country
-1921 : 70 associations sportives féminines pour environ 5000 licenciées

-1921 : création par Alice Milliat de la Fédération Sportive Féminine Internationale (FSFI)





4.2.2-Malgré tout, des obstacles à franchir :


« Une olympiade femelle est impensable : elle est impraticable, inesthétique et incorrecte »

(P.De Coubertin, Pédagogie sportive, 1922)
-1922 : premiers « Jeux mondiaux » féminins à Paris
« A.Milliat défendra le sport féminin avec autant d’obstination qu’en mettra Pierre de Coubertin à le combattre ».

(P.Arnaud, Le genre ou le sexe ? Sport féminin et changement social, XIXè – XXè siècles, in P.Arnaud et T.Terret, Histoire du sport féminin, l’Harmattan, Tome 2, 1996)

« L’intérêt que portèrent aux athlètes femmes les nombreux reporters et opérateurs de cinéma montra combien la curiosité était grande. Tous les nombreux officiels qui envahissaient la piste me firent l’effet d’une volée de bourdons (…) Il m’a aussi semblé que beaucoup trop de gens parmi le public n’avaient d’yeux que pour jambes et cuisses nues et non point suffisamment pour les gestes accomplis »

(Géo André, Miroir des sports, août 1922)

-1928 : JO d’Amsterdam, admission officielle des femmes par le CIO.

« les voici admises désormais à l’escrime et, ce qui est plus grave, aux épreuves d’athlétisme, lesquelles ont lieue dans un stade… »

(P. de Coubertin, 1928)





4.2.3-Les effets négatifs du contexte : persistance et renforcement des fonctions traditionnelles :

4.2.3.a-Le contexte nataliste et la fonction de procréation :


« Les mères se doivent au pays comme les soldats à la frontière, mais elles gardent toute la beauté du service volontaire…Nous voudrions convaincre tous ceux qui possèdent une conscience que devront être considérés comme des embusqués et des déserteurs tous les jeunes ménages en bonne santé qui, pendant l’année qui suivra la guerre, refuseront par égoïsme de donner à la France un nouvel enfant »

(Margueritte de Witt-Schlumberger, Le devoir particulier des femmes, in La française, 11 mais 1917)
-1920 : loi interdisant la contraception et l’avortement

-1926 : officialisation de la fête des mères

« La femme n’est point construite pour lutter mais pour procréer »

« Une femme n’a pas moins besoin d’activité qu’un homme (…) elle doit être en bonne santé et vigoureuse. C’est une exigence de la maternité »

(Dr Maurice Boigey, Manuel scientifique d’EP, 1922)





4.2.3.b-La fonction de séduction :


« On commence à remarquer que le sport est défavorable à une moitié de l’Humanité en bloc. Dans les conditions actuelles, il y aurait plus d’inconvénients que d’avantages à ce que les femmes pratiquassent le sport. (…) Ce sont les chétives qui deviennent des championnes (…) les jeunes filles bien bâties et solides ne peuvent se classer honorablement parce qu’elles sont désavantagées par leurs formes pleines et leur poids corporel. (…) Le sport spécialisé n’avantage donc que les déformées. (…) L’athlète au masque tordu par la volonté de vaincre est beau, parce que l’effort chez l’homme est normal et méritoire. Chez la femme, cette grimace est triste. »

(in La culture physique, 1930)
-1930 : Helen Wills, première joueuse de Tennis à jouer jambes nues, fait scandale






4.2.4-Le sport féminin, entre militantisme et conservatisme :


« l’EP et le sport dotent les fillettes et les jeunes filles d’une santé et d’une force qui, sans nuire à leur grâce naturelle, les rendent plus aptes à remplir dans l’avenir le devoir social qu’on attend d’elles »

(A.Milliat cité par P.Arnaud in Le militaire, l’écolier, le gymnaste, 1986)





4.2.5-G.Hébert, une EP féminine révolutionnaire :


-1919 : publication par G.Hébert de « l’EP féminine, muscle et beauté plastique »
-Les femmes sont « victimes de préjugés dont le plus néfaste est le mépris du muscle, esclaves de conventions ou de modes ridicules qui les conduisent à déformer leur corps ou à en laisser atrophier certaines parties » « S’exercer, se développer, c’est, pour la femme, un véritable affranchissement, à la fois physique et moral (…) En même temps que de sa force, elle prend conscience de sa valeur »

(G.Hébert, Muscles et beauté plastique, Vuibert, 1919)






5-1930 – 1960, entre évolutions et traditions :

5.1-Emancipation féminine, des avancées dans le creux de la vague du féminisme :


-1932 : généralisation des allocations familiales

-1936 : Premières femmes secrétaires d’Etat dans le gouvernement de L.Blum (Cécile Brunswick, Irène Joliot-Curie, Suzanne Lacore)

-1938 : la femme n’est plus tenue au devoir d’obéissance à son mari.


-1940 : loi interdisant l’embauche de femmes mariées, et imposant la mise en retraite des travailleuses de plus de 50 ans (loi abrogée en 1942).

-1944 : droit de vote et éligibilité des femmes

« Le mérite de cette conquête échappe aux féministes qui s’étaient si longtemps battues pour elle avant le conflit »

(S.Bosio-Valici et M.Zancarini-Fournel, Femmes et fières de l’être, un siècle d’émancipation féminine, Paris, Larousse, 2001)
« Dans l’ensemble, les femmes ont pris conscience de leur rôle de citoyenne sans nuire à leur qualité de femme. Si, à la sortie du bureau de vote, vous arrangez une bouche ou manier votre poudrier, votre mari sera rassuré »

(in La femme, journal des femmes du Mouvement de Libération Nationale, 29 mai 1946)

-1946 : établissement du principe de l’égalité des salaires.

-1946 : Andrée Viennot secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports

-1947 : première femme ministre, Germaine Poinso-Chapuis (Santé publique)

« Le but de l’exercice physique chez la femme est de la mettre à même de franchir plus aisément l’épreuve de la maternité. Nous voulons former des femmes saines qui nous garantissent une postérité robuste »

(Dr Friedrich, Le corps et le sport : les bases biologiques de l’EP, Paris, 1954)

-1949 : publication par Simone de Beauvoir de « Le deuxième sexe »

« La querelle du féminisme a fait couler beaucoup d’encre, à présent elle est à peut près close : n’en parlons plus »… cependant…

« Le code français ne range plus l’obéissance au nombre des devoirs de l’épouse et chaque citoyenne est devenue une électrice ; ces libertés civiques demeurent abstraites quand elles ne s’accommodent pas d’une autonomie économique ; la femme entretenus n’est pas affranchie du mâle parce qu’elle a dans les mains un bulletin de vote ; si les mœurs lui imposent moins de contraintes qu’autrefois, ces licences négatives n’ont pas modifié profondément sa situation ; elle reste enfermée dans sa condition de vassale »

(S. de Beauvoir, Le deuxième sexe, 1949)
« Pour plaire à votre mari, il faut passer plusieurs heures par jour à la cuisine ! »

(Publicité pour les cuisinières Vénus, années 50)





5.2-Vers l’affirmation d’un sport féminin ?

5.2.1-Les années 30, recul ou stagnation ?


5.2.2-Le sport féminin sous Vichy, une croissance de courte durée :


« Depuis la guerre de 1939, le nombre de femmes sportives ne cesse de croître. Les joies du stade sont de plus en plus savourées par une jeunesse féminine avide de plaisir ».

(Marie Thérèse Equem, Le sport et la femme, 1944)





5.2.3-Le sport féminin des années 40 et 50, entre stagnation et innovation dans la tradition :


« Soyez cyclotouristes tant que vous voudrez, mais ne devenez jamais cyclistes. On a vu en France, des femmes se pencher sur des vélos de course, casque en tête, et pédaler aveuglément contre la montre ou sur des distances trop longues. Les femmes sont résistantes, certes, mais le démon de la compétition en des épreuves de ce genre, leur fait outrepasser leurs forces. La bave à la bouche, à l’arrivée, elles s’effondraient. Folie ! »

(M.T.Eyquem, le femme et le sport, 1944)





6-1960-2000, deuxième âge du féminisme et du sport féminin :

6.1-La véritable libération de la femme ?

6.1.1-Vers l’égalité des droits et des statuts :


-1959 : Loi Berthoin autorisant la mixité (rendue obligatoire en 1969)

-1966 : droit d’accéder à une activité professionnelle sans l’autorisation de son mari.
-Evolution du nombre d’étudiants et d’étudiantes :




1950

1970

1990

Etudiants

100.000

300.000

400.000

Etudiantes

50.000

300.000

520.000


-1970 : création du Mouvement de Libération de la Femme (MLF)

-1970 : publication par la revue Partisan du manifeste « Libération des femmes, années zéro ».
-1974 : création du Secrétariat d’état à la condition féminine (Françoise Giroud)

-1975 : année de la femme
-1980 : première femme académicienne

-1981 : première femme préfet.

-1981 : création du Ministère des droits des femmes (Yvette Roudy)

-1983 : égalité professionnelle

-1992 : pénalisation du harcèlement sexuel

-2001 : loi sur la parité des listes aux élections municipales






6.1.2-Le corps, nouvel objet de revendication :
6.1.2.a-L’appropriation de son corps :


« Les structures anatomiques les plus essentielles dans les réactions sexuelles et dans l’orgasme sont presque identiques chez le mâle et chez la femelle. Les différences sont relativement peu nombreuses »

(Alfred Kinsley, rapport d’enquête sur la sexualité des Américains, 1953)
-1954 : Françoise Sagan publie « Bonjour tristesse »

-1956 : Brigitte Bardot dans « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim
-1960 : création du Mouvement pour le Planning Familial

-1967 : autorisation de la contraception (Loi Neurwitz)

-1975 : Loi S.Weil autorisant l’Interruption Volontaire de Grossesse

-1982 : obtention du remboursement de l’IVG par la sécurité sociale

-1953 : création de la revue Playboy (Marilyne Monroe en couverture)





6.1.2.b-Le sport, point aveugle du féminisme des années 70 :


-1979 : numéros spécial sport féminin de la revue Quel Corps ?
« Si les revendications féministes couvrent un champ extrêmement vaste et diversifié, elles occultent totalement le sport ».

(P.Arnaud, in P.Arnaud et T.Terret, Histoire du sport féminin, l’Harmattan, Tome 2, 1996)

« Il y a peu de féministes militantes parmi les sportives ; de même n’y a-t-il guère d’allégations au sport dans les actions et mouvements féministes »

(C.Louveau, ibid.)
-1973 : création de la Women International Tennis Association (WITA) par Billie Jean King (militante de la Women’s lib)




6.2-L’explosion du sport féminin :
6.2.1-Evolution générale :

-Evolution du nombre de licenciés sportifs et de la proportion de femmes :





1960

1970

1980

2000

Nb de licences

2,5M

6M

12M

13,5M

Part des femmes

13%

20%

30%

35%
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