Vie Politique Française Grandes Dates





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Fiche Histoire : dates clés
Politique française




Vie Politique Française - Grandes Dates

1940 :  Armistice (22 Juin) loi constitutionnelle donnant les pleins pouvoirs à Pétain (10 Juillet)

1941 :  l’Allemagne attaque l’URSS, le PC entre dans la résistance

1944 :  formation du GPRF (2 Juin)

1946 :  Discours de Bayeux par CDG

        Démission de CDG (20 Janvier)

        Constitution de la IVe République (13 Octobre)

1947 :  début de la guerre froide

1948 :  début de l’Aide Marshall (qui s’éleva pour la France à plus de 2.6 milliards de dollars)

1949 :  l’URSS a la bombe atomique

1951 :  CECA

1954 :  « réformette » de la constitution de la IVe république

        défaite de Dien Bien Phu

        PMF président du conseil : Accords de Genève (juillet) Le projet de CED est rejeté par les députés français (août) Attentats en Algérie : la « toussaint rouge »

1956 :  Traités de Rome (CEE, CEEA)

        Formation de l’USRAF (regroupant des parlementaires favorables à une politique de répression ferme en Algérie)

        Guy Mollet obtient les pouvoirs spéciaux (12 mars) et envoie le contingent en Algérie

        Loi-cadre Deferre (juillet) visant à amener les colonies d’Afrique Noire vers l’autonomie puis l’indépendance

        Crise de Suez (consacre le déclin des empires Français et Britanniques et la prégnance des deux super-puissances)

        Indépendance du Maroc et de la Tunisie (décembre)

1958 :  Bombardement de Sakiet Sidi Youssef en Tunisie (8 février) => le président tunisien saisit l’ONU

La crise de Mai : à Alger, une manifestation d’hommage à trois soldats tués du FLN dégénère, le gouvernement général est occupé par la foule. Un comité de salut public est créé réunissant civils et militaires, musulmans et français avec à sa tête le général Massu. ð      retour de CDG comme président du conseil. Il est investi des pouvoirs spéciaux en Algérie, des pleins pouvoirs législatifs pour six mois et du pouvoir d’élaborer un projet de constitution

Constitution de la Ve République (28 septembre)

Création de l’Union pour la Nouvelle République (1er octobre)

Elections législatives et présidentielles : CDG président (Debré PM)

1960 :  Création de l’OAS

1961 :  Référendum sur l’autodétermination de l’Algérie (janvier)

        Putsch des généraux (22 avril)

        « Victoire des transistors » : CDG intervient à la TV et à la radio (23 avril) ð      fin du putsch le 25

1962 :  Référendum sur les accords d’Evian (8 avril)

        Indépendance de l’Algérie (3 juillet)

        Attentat du Petit Clamart (22 août)

        Traité d’amitié « franco-allemand » (Adenauer – CDG)

        Crise des missiles de Cuba

        Motion de censure du gouvernement Pompidou votée par l’Assemblée Nationale (5 octobre) => Dissolution de l’Assemblée (10 octobre) Référendum sur l’élection du président de la république au S.U.D. (automne)

        Elections législatives : Pompidou PM

1963 :  Loi interdisant les grèves surprises et tournantes dans le secteur public (31 juillet)

1964 :  Création de l’ORTF

        Décret qui donne le même temps de parole à la TV et à la radio à tous les candidats à l’élection présidentielle

        La France reconnaît l’existence de la Chine Populaire

1965 :  Election présidentielle : CDG président (Pompidou PM)

        réélection de CDG

1966 :  La France quitte l’OTAN (7 mars)

1967 :  Guerre des 6 Jours (CDG condamne l’action d’Israël)

        Création de l’ANPE (13 juillet)

        CDG se rend en URSS

        Elections législatives : Pompidou PM

1968 :  Condamnation d’étudiants ayant lancé des pavés (5 mai) Nuit des barricades à Paris (nuit du 10 au 11 mai)

        Grève générale (13 mai)

        La France est paralysée par les grèves durant la fin du mois de mai

        Accords de Grenelle (27 Mai) Manifestation Gaulliste sur les Champs Elysées (30 mai)

        Loi d’orientation de l’Enseignement Supérieur qui inaugure la réforme universitaire

        Elections législatives : Couve de Murville PM

1969 :  Référendum sur la seconde chambre et les régions (27 avril) : 52.4% de « non » => CDG quitte l’Elysée

        Election présidentielle : Pompidou président (Chaban-Delmas PM)

1971 :  Congrès d’Epinay : création du Parti Socialiste dont le président est François Mitterrand

1972 :  Démission de Chaban-Delmas (5 juillet) Signature du Programme Commun (9 juillet)

        Référendum sur l’élargissement de la CEE (23 avril)

1973 :  « Démission » d’Arthur Conte, PDG de l’ORTF (Pompidou reprend l’ORTF en main)

        Elections législatives : Messmer PM

1974 :  Décès de Georges Pompidou (2 avril)

        Premier face à face télévisé des candidats en lice pour le second tour (10 mai)

        Election présidentielle : VGE président

        Majorité à 18 ans (5 juillet)

        Eclatement de l’ORTF, scindée en 4 sociétés (7 août)

        Loi Weil sur l’IVG (17 janvier)

1976 :  Démission de Jacques Chirac de son poste de PM => Raymond Barre est nommé PM

        Jacques Chirac fonde le RPR dont il devient le président

1978 :  Discours de Verdun sur le Doubs de VGE préconisant le choix de la majorité aux prochaines élections Opération militaire de Kolwesi (protection de ressortissants français au Zaïre) Elections législatives : Barre PM
Vie Politique Française dans la 2e guerre mondiale
L’histoire est toujours en rétrodiction : elle est revue et corrigée selon les enjeux politiques du moment. Il y a plusieurs visions de Vichy et de la Résistance : -         la vision des vainqueurs : la trahison nationale d’hommes passés au service de l’Allemagne. -         la défense des vaincus : le double jeu (qui se met en place dès que le sort de la guerre est scellé) -         le verdict des archives : la thèse de la protection des biens et des personnes ne tient pas ; face aux traces des échanges confidentiels avec les autorités allemandes la thèse du double jeu s’effondre. Par ailleurs, la version Gaullienne de la France résistante est nettement corrigée. -         l’état du débat : la requalification criminelle et les révisionnismes à partir des années 1970

Durant tout ce temps, les archives françaises sont demeurées largement fermées à la consultation (les historiens ont utilisé les archives allemandes), cette ignorance forcée n’est pas étrangère à la consolidation du mythe « résistancialiste » dans les décennies suivant la guerre tout comme au crédit relatif conféré à la thèse du double jeu.

I- Le gouvernement de Vichy

A- La « Révolution Nationale »

A la fois slogan et programme de Vichy, la révolution nationale est héritée des années 1930 où on a beaucoup parlé de révolution dans les cercles intellectuels, en donnant d’ailleurs au terme les significations les plus diverses. Cette expression, notamment employée par Aron et Dandieu dans un livre de 1933, évoquait une « révolution conservatrice ».

  1) L’organisation politique de Vichy

sept. 39 – mai 40 : « drôle de guerre »

mai 40 – juin 40 : débâcle militaire

Juin 1940 : le gouvernement est replié à Bordeaux devant l’avancée allemande. Paul Reynaud, chef du gouvernement, demande au général Weygand (chef de l’armée) de signer une capitulation, celui-ci refuse au nom de l’honneur de l’armée : « le gouvernement a pris la responsabilité de la guerre, à lui de prendre la responsabilité de l’Armistice ». Au sein du gouvernement, la lutte tourne en faveur de l’Armistice. Paul Reynaud démissionne et cède la pace au Maréchal Pétain. Malgré la demande d’Armistice du 18 juin, les Allemands continuent d’avancer. Le nouveau gouvernement laisse alors partir quelques parlementaires vers le Maroc.

22 Juin 1940 : l’Armistice est signé par Pétain et Hitler. Les conditions sont draconiennes, « sévères » selon les propres termes du Maréchal Pétain. L’Armistice confirme le pouvoir de Pétain et de ses alliés. Les parlementaires embarqués sur le Massilia pour Casablanca sont désavoués (et certains arrêtés).

10 Juillet 1940 : Le gouvernement désormais basé à Vichy réunit les parlementaires (666 sont présents sur les 852). Ils votent un projet de loi constitutionnelle par lequel « l’Assemblée Nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du Maréchal Pétain, à effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’Etat Français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura crées. ». Sur 649 votants, 569 sont pour, 80 sont contre et 20 s’abstiennent. 79 des 80 « contre » sont des hommes de gauche. Ceux-ci vont être inquiétés (certains même emprisonnés) et d’autres vont rejoindre la résistance.

  Sur la base de cette loi constitutionnelle, une série d’actes constitutionnels sont publiés et une sorte de régime monarchique est institué (du moins dans les apparences du pouvoir). La situation qui l’a porté au pouvoir et son aura de héros de la première guerre font de Pétain un chef charismatique. Un culte de la personnalité est mis en place pour célébrer le « beau vieillard » (chansons, films, tournées populaires, gadgets…) mais surtout dans la zone sud (i.e. la zone non- occupée). Dans le désarroi, une grande partie des français s’en est remise à ce grand-père rassurant. Jusqu’au bout, celui-ci a réussi à détourner l’impopularité du gouvernement sur d’autres que lui. A partir de 1942, avec les exigences allemandes et le retour de Laval (Pétain l’avait congédié le 13 décembre 1940), Pétain perdit la direction effective des affaires. Le mode de gouvernement est très personnalisé : tous les matins un conseil restreint est réuni par Pétain avec des ministres de son choix. La radio de Londres se moque de cette « cour ».

La continuité administrative

La machine administrative a rapidement retrouvé son fonctionnement normal. Les pouvoirs des conseils généraux et des conseils d’arrondissement ont été confiés aux préfets et sous-préfets, assistés de commissions administratives.

Dans l’ensemble, le corps préfectoral s’est fort bien accommodé du nouveau régime. Diverses épurations ont aidé à parfaire cette fidélité politique.

L’hétérogénéité du personnel politique de Vichy

Vichy réunit des hommes de tous horizons : monarchistes, fascistes, politiciens de la IIIe République, hommes de gauche. Leur dénominateur commun est l’anti-républicanisme (la République est pour eux « la gueuse »). Vichy réunit des exclus de la IIIe République : Laval, par exemple, président du conseil en 1935 avait été l’homme impopulaire des décrets-lois, il était convaincu que sa politique avait été bonne et qu’il avait été victime de l’injustice et du mensonge.

  2) Un programme politique de « révolution conservatrice » Vichy met en avant sa devise « travail, famille, patrie », en opposition avec la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité », république dont l’égalitarisme et l’individualisme sont stigmatisés comme les causes de sa décadence depuis l’entre-deux guerres.

La presse (étroitement contrôlée) dénonce les maux que sont le parlementarisme, la gauche (et surtout le communisme), les intellectuels, le cosmopolitisme, les juifs, les francs-maçons, la dégradation des mœurs… Pétain prône un « redressement moral et intellectuel » et les vraies valeurs (« la terre, elle, elle ne ment pas »). Soumise à la contradiction de la collaboration, l’idéologie nationaliste (« la France aux Français ») se nourrit par compensation d’anglophobie, d’anti- américanisme, d’anti-cosmopolitisme puis d’anti-capitalisme… en somme de la dénonciation de maux souvent associés aux juifs. A la même époque des déportations avaient lieu.

  L’esquisse d’un nouvel ordre politique :

- Suppression de tout ce qui est associé au régime aboli : les partis politiques, les syndicats…

- Procès de Riom : jugement des hommes considérés comme responsables de la défaite

- La légion : sorte de parti unique est créé

- Charte du travail : elle institue une organisation corporative du travail (fin des syndicats), les corporations sont des organes publics. Volonté de rompre avec l’affrontement des classes qui est censée avoir mené la France à sa perte. Volonté de privilégier la solidarité sociale.

- régénération morale : pour répondre à la faillite des élites, création de l’Ecole des Cadres d’Uriage

- création d’un secrétariat d’état à la jeunesse

- politique dirigiste dans l’économie

- politique antisémite : législation antisémite menée à l’initiative du gouvernement de Vichy sans demande allemande (statut des juifs du 3 octobre 1940 leur interdisant l’accès à la fonction élective, à la fonction publique, à l’armée et introduisant un numerus clausus dans les universités et les professions libérales), la participation française aux déportations a été négociée (mais la police française allait souvent au-delà des demandes allemandes – et les juifs de nationalité française ne furent pas épargnés, contrairement aux accords avec l’Allemagne – sur 300.000 juifs vivant en France, 80.000 ont été déportés).

B- Les formes de la collaboration

Les rapports entre la France et l’Allemagne sont d’abord inscrits dans les conditions d’Armistice : -         occupation de la zone Nord (sous administration allemande militaire de Bruxelles) -         frais d’occupation exorbitants (58% du revenu national – de quoi entretenir une armée de 10 millions de soldats)

« Pour moi la collaboration des Français n’a qu’un seul sens : s’ils fournissent tout, et de bon gré, jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus, alors je dirai que je collabore » déclarait Hermann Goering.

Comment les partisans de la collaboration ont-ils pu croire les promesses de « donnant-donnant » malgré tous les démentis et toutes les humiliations subies ? Dans les différentes tentatives pour obtenir des garanties d’Hitler, lui-même, les dirigeants de Vichy n’ont jamais rien obtenu. Pourtant l’espoir a toujours été poursuivi.

  1) La collaboration économique L’exploitation économique de la France s’est apparentée à un pillage payé avec l’argent français. Dans beaucoup de secteurs économiques, on a vendu à ceux qui pouvaient acheter et donc aux Allemands. Louis Renault disait « une seule chose compte : moi et mon usine. Les autres n’ont qu’à faire pareil. »

  2) Le gouvernement de Vichy La thèse du double jeu a été échafaudée en 1944 et avancée dans les procès par les responsables de Vichy. Les autorités de Vichy quelles qu’elles soient ont fait des propositions d’engagement aux côtés de l’Allemagne qui n’ont pas abouti du fait du désintérêt d’Hitler. De même, quand a eu lieu le débarquement en Afrique du Nord, Pétain ordonne de combattre les Américains alors qu’il se contente de protester contre l’invasion de la zone sud par l’armée allemande. Les autorités allemandes ont par ailleurs été tenues au courant des tractations avec les Américains. Laval le disait en 1942 : « je souhaite la victoire de l’Allemagne, car, sans elle, bientôt le communisme s’installera partout en Europe ».

  3) La collaboration au service de l’occupant Elle va de la simple délation à la fréquentation mondaine des troupes de l’occupant. La collaboration parisienne (constamment critique à l’égard de Vichy) était utilisée par les Allemands pour faire pression sur Vichy. Les hommes engagés dans la répression (la milice) jouèrent un rôle important dans le régime.

Episode du 12 novembre 1943 :

Pétain projette de se défaire de Laval en le congédiant dans un message à la Nation diffusé à la radio. Au jour et à l’heure annoncés, le message n’est pas diffusé. L’ambassadeur Abetz somme Pétain de nommer des hommes sûrs, avec à leur tête Pierre Laval.

        Pour certains collaborateurs le retour en arrière n’est plus possible : les menaces s’intensifient à leur égard (lettres anonymes, inscriptions sur les demeures, dénonciations nominales à la radio de Londres…). Ainsi s’opère une fuite en avant des collaborateurs.
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