Le Second Empire (III)





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Le Second Empire (III)

Introduction : « la Curée » ?
Le Second Empire est un régime autoritaire, mais dès que l’on a de l’argent, on s’amuse énormément. La France découvre la bourse, les chèques, etc.

Mais jamais les Français n’ont été aussi riches : même les exploitations agricoles gagnent de l’argent. Avec l’influence d’Haussmann, Paris devient aussi la ville-lumière.

A) L’Empire autoritaire (1852-1859)

I Un régime imité
On imite le régime de l’oncle ! La Constitution du II° Empire est une constitution simplifiée de l’an VIII.

Le Corps législatif vote les lois que le Conseil d’Etat a rédigé sous autorité de l’Empereur. Les ministres dépendent de l’Empereur. Le Sénat est une sorte d’Assemblée de notables, à tendance de Conseil Constitutionnel.

Tout fonctionnaire, député ou conseiller d’Etat doit un serment de fidélité à l’Etat. Alors que le régime impérial n’est pas encore proclamé, on commet des folies : la barbe rend suspect (on tolère les favoris et les moustaches), le rouge est considéré comme une couleur anti-impériale, Guignol est interdit. On supprime des titres, on s’appuie sur le parti de l’Ordre, parti clérical. On rend au culte l’Eglise du Panthéon.

Napoléon III se proclame Empereur par le plus court décret de l’Histoire de France le 2 décembre 1852 : « L’Empire est rétablit. ». L’Empereur n’est pas couronné, l’Aigle est glorifié à nouveau.

La répression est forte. On trouve la presse d’opposition notamment à Bruxelles : Rochefort crée La Lanterne. La France compte trente millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentements.

En 1858, l’Empereur est victime de l’attentat d’Orsini, suivi par une vague d’arrestation.

A part l’avion, tous les transports connaissent une révolution

II Montricher, Talabot, Haussmann, Offenbach
La France est le deuxième prêteur mondial après l’Angleterre. Les Frères Pereire entament une grande campagne de prêts, mais également Rothschild. Napoléon III encourage les banques de dépôt. En 1857, la Société Générale prête pour a création de lignes de paquebots ; le Crédit Lyonnais est créé, de même que la Banque Paris et Pays-Bas.

Franz-Mayor de Montricher, suisse allemand, est l’auteur de l’eau courante. Les Français commencent à se laver. On construit l’aqueduc de Roquefavour, avec des pierres jusqu’à 1,5 tonne, qui apporte les eaux de la Durance. Napoléon III bouleverse la ville de Marseille : son port est alors le plus moderne d’Europe. On crée la ligne PLM (Paris – Lyon - Méditerranée) par Paulin Talabot : l’œuvre est achevée en 1852. 37 heures pour faire Paris-Alger. Talabot crée aussi la gare Saint Charles.

Le Chemin de Fer spécialise les régions : avec le wagon-frigo, la Normandie peut exporter son beurre et son camembert.

Le Baron Haussmann dessine la ville-lumière : il construit les gares. Il perce tous les grands boulevards, beaux mais surtout plus pratiques en cas de révolution. Les façades d’immeubles sont terminées. La ville est dotée du plus grand réseau d’égouts du monde.

Offenbach voit sa musique diffusée par la multiplication des kiosques.

Morny – fils de Valeska – n’apprécie pas le caractère subversif d’Offenbach : dans La Belle Hélène, la critique d’Agamemnon, roi, est pour lui la critique de l’autorité.

III Sur tous les océans
La France possède la deuxième flotte du monde. Elle a des frégates. D’autre part, elle met en place le système de messagerie maritime. Ferdinand de Lesseps achève le canal de Suez. Verdi crée pour l’occasion un opéra : Aïda.

Napoléon III se lance dans l’agrandissement de l’Empire français : il s’agit de montrer le pavillon partout. Il favorise l’achèvement de la conquête de l’Algérie en 1857. Il a une vision de la relation franco-algérienne : après une conquête extrêmement rude, de 1860 à 1870, Napoléon III se veut un Roi des Arabes, en simple associé et protecteur des Arabes. C’est une politique d’association.

Il poursuit la conquête du Sénégal et y développe la culture de l’huile d’arachide.

Il saisit l’île de la Nouvelle-Calédonie et confirme toutes les positions du Pacifique. Il met le pied à Saigon pour protéger les chrétiens d’Annam. Le palais de Pékin est pillé en 1860.

L’Empereur se lance aussi dans une politique de prestige pour redorer le blason français. Pour protéger l’empire Ottoman, en 1853, Napoléon III prend la tête d’une armée et se bat en Crimée. La victoire est coûteuse mais franco-britannique. L’armée française se couvre de gloire, et notamment Mac-Mahon qui prend la redoute au dessus de Sébastopol.

En 1856, au Congrès de Paris, Napoléon III convoque l’Europe et prend la revanche sur Vienne. Mais la France ne demande rien et réaffirme seulement les protections sur les territoires non-européens.

Napoléon III lance la politique des lycées français d’outre-mer.
Napoléon III est élevé à Rome jusqu’à ses 13 ans. Il déteste Rome et Pie IX, trop attaché à son poste temporel et matériel, celui de prince des Etats pontificaux. Le Royaume de Piémont Sardaigne se lance dans une guerre contre le puissant empire autrichien en 1859. Napoléon III vole à leur secours, et les armées impériales s’illustrent à Magenta et à Solferino (Henri Dunant y crée le soir la Croix Rouge). Mais Napoléon III ne fait que battre les Autrichiens. Il apprend que les patriotes assiègent le pape. Napoléon III a besoin de l’appui du parti de l’Ordre.

Le traité de Turin est signé en 1860. Ratifié par un vrai plébiscite, le Comté de Nice et la Savoie - Chambéry passent sous contrôle français.

Mais il manque à tel point de soutien politique concret que Napoléon III va changer radicalement l’orientation politique du régime.


B) Le régime libéral
I Baudelaire : l’indocile
(1821-1867)

Baudelaire est un poète initialement riche, dandy. Il est le premier extravagant : le premier non-conformiste quasi-professionnel. Il découvre Poe, fait découvrir Beethoven et Wagner.

Il perçoit l’art comme une forme d’anti-destin.

II Libéralisme & III Parlementarisme
On développe le chèque, on crée les SARL.

Le traité de libre-échange avec le Royaume-Uni modernise nos produits comme l’acier. Il favorise la production de qualité, dans le vin, l’art, le luxe. C’est un véritable coup d’Etat douanier.

Napoléon III décide de s’appuyer sur la bourgeoisie d’affaires et les nouveaux riches. On va alors sur le plan politique vers l’Empire libéral. Morny doit accepter en 1860 le droit d’adresse. En 1867, le système anglo-saxon, de son influence, apporte le droit d’interpellation.

En 1868, Napoléon III accorde la liberté de presse.

En 1869, il met en place les élections libres et la responsabilité ministérielle. Toutes les pensées politiques sont désormais représentées ; Gambetta propose le désarmement ouvrier.
En 1862, les ouvriers français sont accueillis à l’Elysée, puis à se rendre à Londres pour le Congrès de l’Association Internationale du Travail. En 1868, il autorise les candidats ouvriers. Napoléon III le droit de grève en 1864

IV Militarisme
En 1864, l’Empire Français s’engage au Mexique, dans le but de créer une zone d’influence en Amérique Centrale : on y place un empereur Maximilien I°. Les Mexicains sont aidés par les Etats-Unis et en 1866, Napoléon III se désengage du Mexique. En juillet 1866, la Prusse inflige une sévère défaite à l’Autriche.

Mais la constitution d’une Allemagne sur la frontière du Rhin effraie Napoléon III, qui tente de contrarier cette unité allemande. Il commet une succession d’erreurs. Face à Otto Von Bismarck, ex-ambassadeur de Prusse, Napoléon III lui propose de faire l’unité de l’Allemagne du nord, si la France reçoit en échange la Belgique et le Luxembourg. Bismarck diffuse cette proposition qui isole la France sur le plan diplomatique.

Napoléon III espère asseoir l’Empire par une guerre : le 24 juillet 1870, la France entre en guerre. Le 2 septembre, Napoléon III capitule à Sedan. Le 4, Léon Gambetta, du haut du balcon de l’Hotel de Ville de Paris, proclame la république.

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