Usqu’à présent, la télévision, la radio, les journaux se sont contentés de nous définir la télématique comme le mariage de la télévision, de l’ordinateur et





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TEXTES
ILLUSTRANT
LA METHODOLOGIE


Jusqu’à présent, la télévision, la radio, les journaux se sont contentés de nous définir la télématique comme le « mariage de la télévision, de l’ordinateur et du téléphone. » On nous explique le fonctionnement et on nous chante les louanges de cette merveilleuse invention. Quelle joie d’être en mesure de se renseigner sur les horaires des trains, réserver ses places de théâtre, obtenir le numéro d’un abonné, passer ses commandes auprès des magasins de vente par correspondance, sans avoir à se déplacer, en évitant les lignes encombrées et les mille et une tracasseries inutiles de la vie quotidienne ! Quel gain de temps ! Que dire encore du télécopieur, autre application de la télématique, qui permettra aux usagers la transmission de lettres ou autres documents au prix d’une communication téléphonique sans l’intermédiaire de la boîte aux lettres ?

Bien sûr, on évoque les suppressions d’emplois et les restructurations, mais on ne pose pas la question fondamentale, celle de l’homme. La finalité du progrès n’est-elle pas, ou ne devrait-elle pas être, le plus grand bonheur, ou, pour être plus modeste, le plus grand bien-être de l’homme ?

Mariage de l’ordinateur, du téléphone et de la télévision, nous dit-on. L’ordinateur, s’il facilite et accélère la recherche des informations, a indexé, fiché, numéroté l’individu, a, somme toute, restreint la liberté individuelle par la centralisation à laquelle il aboutit, en resserrant autour de chacun les mailles d’un filet au travers desquelles il ne peut même plus se faufiler. Le téléphone, en rendant la communication facile et rapide, l’a, simultanément, rendue superficielle. La télévision, en pénétrant dans les foyers, uniformise les loisirs, standardise la pensée, transforme l’individu en récepteur passif et tue l’échange.

Le mariage dont nous parlions sera-t-il heureux ? Il est permis d’en douter. La télématique ne va contribuer qu’à isoler un peu plus l’individu. Enfermé au bureau puis dans son appartement, l’être humain sera relié au monde par des boutons et le monde lui apparaîtra sur des écrans. Peut-être l’homme en perdra-t-il l’usage de la parole, car la communication c’est avant tout, non seulement l’échange, mais aussi l’échange direct. L’homme a besoin de parler à l’autre, il a besoin que l’autre lui parle, il a besoin de sentir la présence et la chaleur de l’autre. Or, la télématique placera des écrans dans la vie de l’homme qui seront autant de murs l’enfermant dans une prison où il occupera seul sa cellule. Et aujourd’hui, on prétend que ces murs que l’on dresse seront libérateurs !

Une des racines du mal, dans la crise de société que traverse le monde occidental, c’est le manque de communication. Dans une société hiérarchisée et spécialisée où l’individu n’est qu’un des rouages du système, le courant ne passe plus entre les rouages, et la machine se détraque. La télématique c’est le progrès de la technologie, non le progrès de l’homme, non la progression vers un plus grand épanouissement. L’expérience ne nous a-t-elle pas abondamment démontré que les deux formes de progrès ne sont pas nécessairement liées ? Il semble que nous ayons encore besoin de quelques leçons. En cloisonnant encore plus les individus tout en améliorant les communications, la télématique tue la communication. L’homme qui télécommuniquera ne saura bientôt plus communiquer.

Corinne Zylberberg,

Le Monde

M
oi, je proteste absolument contre une théorie qui voudrait, au nom d’une politique anti-assimilationiste, refuser à l’homme noir de connaître les autres cultures. Là, je dis que c’est de la ségrégation culturelle. Alors un Noir ne pourrait connaître que sa culture de Noir, et encore : là encore il faudrait faire attention, parce que, sans doute, on va trouver des questions nationales (le Dahoméen n’aurait droit qu’à la culture dahoméenne), ou même des questions tribales ; alors ce n’est plus possible ; si le Peul n’a droit qu’à la culture peul, si le Bambara ne connaît que la culture bambara, si le Sérère, lui est refoulé dans son Sérère natal, alors où allons-nous ?

Je crois que nous somme à un âge où précisément une des seules grandeurs de ce vingtième siècle, c’est de nous permettre des contacts qui étaient absolument impossibles auparavant.

Et, si vraiment on marche vers quelque chose qui peut jeter les linéaments d’une civilisation universelle, c’est bien cela. Mais cela suppose la connaissance des cultures particulières. Et nous devons par conséquent enrichir notre personnalité, nous devons essayer de connaître le plus de cultures possibles. C’est un des postulats du monde moderne et partout où il y a eu repliement sur soi-même, il y a eu dépérissement, il y a eu mort, il y a eu dessèchement.

Quant à la question de la littérature, la littérature grecque, latine, française, il s’est trouvé effectivement que c’est de quoi je fus nourri. Il aurait pu en être autrement, j’aurais très bien pu être né anglophone, j’aurais eu une autre culture.

Mais je crois que ce n’est pas ça qui est important.

Ce qui est important ce n’est pas ce dont on s’est nourri, c’est de savoir ce qu’on en a fait, et au service de quoi on a mis la culture que l’on a reçue.

Et je crois que le maître-mot a été prononcé par le poète Senghor, c’est une des choses vraiment importantes qu’il a dites : « L’important ce n’est pas d’être assimilé, mais c’est d’assimiler. »

Eh bien lorsque je lis un auteur grec, lorsque je lis un auteur latin ou un auteur français, le fait est que je n’oublie jamais que je suis un Nègre. Et je dois dire que, lorsque je lis un auteur grec, par exemple, ma négritude est toujours en éveil, et c’est souvent précisément ma connaissance relative de l’Afrique qui me permet de comprendre de manière vivante tel texte ancien que je lis.

[…] Je crois que la chose qui serait épouvantable, ce serait de se laisser écraser par la culture étrangère.

Au contraire, je crois que c’est une très bonne chose que de nourrir sa culture particulière des autres cultures.

Pour moi, en tout cas, il n’y a pas de contradiction et je n’aurais jamais rencontré de contradiction à ce point de vue-là.

L. Kesteloot et L. Kotchy,

Aimé Césaire, l’homme et l’œuvre,

Ed. Présence Africaine, 1973


Contre

la machine


Si les gens d'aujourd'hui accusent n'importe qui des grands maux qui les accablent, en attribuent la cause à n'importe quoi plutôt qu'au développement de la machine, c'est qu'il n'est pas de sourd mieux bouché que celui que ne veut rien entendre, et il faut avoir les yeux fermés à l'évidence pour continuer d'espérer du progrès indéfini de la machine, l'avènement d'un âge d'or.
Ne parlons pas des bouleversements que le progrès des machines fait sans cesse subir aux institutions humaine, parlons seulement des avantages par lesquels elles allèchent le sot ; elles épargnent du temps, elles épargnent des peines, elles produisent l'abondance, elles finiront par assurer à tous les hommes un loisir perpétuel.
S'il est vrai qu'elles épargnent du temps, comment se fait-il que dans les pays où les machines règnent on ne rencontre que des gens pressés et qui n'ont jamais le temps ? Alors que, dans ceux où l'homme fait tout de ses mains, il trouve le temps de tout faire, et du temps en outre, autant qu'il en veut, pour ne rien faire.
S'il est vrai qu'elles épargnent de la peine, pourquoi tout le monde se montre-t-il affairé là où elles règnent, attelé à des tâches ingrates, fragmentées, à des travaux qui usent l'homme, l'étriquent, l'affolent et l'ennuient ?
S'il est vrai qu'elles produisent l'abondance, comment se fait-il que là où elles règnent, règne aussi dans tel quartier bien caché, la misère la plus atroce et la plus étrange ?
Comment, si elles produisent l'abondance, ne peuvent-elles produire la satisfaction ? La surproduction et le chômage ont logiquement accompagné le progrès des machines tant qu'on n'a pas fait une guerre, trouvé un trou pour y jeter le trop-plein.
Enfin, s'il était possible – toutes ces crises, Dieu sait comment, dépassées – de soulager l'homme de tout travail pénible et de lui assurer un loisir perpétuel, alors tous les dégâts que le progrès des machines a pu causer par ruines, révolutions et guerres deviendraient insignifiants au regard de ce fléau définitif - une humanité privée de tout travail corporel. A vrai dire l'homme a besoin du travail encore plus que du salaire. Ceux qui veulent le bien des travailleurs devraient se soucier moins de leur obtenir un bon salaire, de bons congés, de bonnes retraites qu'un bon travail qui est le premier de leurs biens. Car le but du travail n'est pas tant de faire des objets que de faire des hommes. L'homme se fait en faisant quelque chose...
Lanza del Vasto,

Le Pèlerinage aux sources,

1943


La non-violence
Soulignons tout d’abord que la résistance non-violente n’est pas destinée aux peureux ; c’est une véritable résistance ! Quiconque y aurait recours par lâcheté ou par manque d’armes véritables, ne serait pas un vrai non-violent. C’est pourquoi Gandhi a si souvent répété que, si l’on n’avait le choix qu’entre la lâcheté et la violence, mieux valait choisir la violence. Mais il savait bien qu’il existe toujours une troisième voie : personne – qu’il s’agisse d’individus ou de groupes – n’est jamais acculé à cette seule alternative : se résigner à subir le mal ou rétablir la justice par la violence ; il reste la voie de la résistance non-violente. En fin de compte, c’est d’ailleurs le choix des forts, car elle ne consiste pas à rester dans un immobilisme passif. L’expression « résistance passive » peut faire croire – à tort – à une attitude de « laisser-faire » qui revient à subir le mal en silence. Rien n’est plus contraire à la réalité. En effet, si le non-violent est passif, en ce sens qu’il n’agresse pas physiquement l’adversaire, il reste sans cesse actif de cœur et d’esprit et cherche à le convaincre de son erreur. C’est effectivement une tactique où l’on demeure passif sur le plan physique, mais vigoureusement actif sur le plan spirituel. Ce n’est pas une non-résistance passive au mal, mais bien une résistance active et non-violente.

En second lieu, la non-violence ne cherche pas à vaincre ni à humilier l’adversaire, mais à conquérir sa compréhension et son amitié. Le résistant non-violent est souvent forcé à s’exprimer par le refus de coopérer ou les boycotts, mais il sait que ce ne sont pas là des objectifs en soi. Ce sont simplement des moyens pour susciter chez l’adversaire un sentiment de honte. Il veut la rédemption et la réconciliation. La non-violence veut engendrer une communauté de frères, alors que la violence n’engendre que haine et amertume.

Troisièmement, c’est une méthode qui s’attaque aux forces du mal, et non aux personnes qui se trouvent être les instruments du mal. Car c’est le mal lui-même que le non-violent cherche à vaincre, et non les hommes qui en sont atteints. Quand il combat l’injustice raciale, le non-violent est assez lucide pour voir que le problème ne vient pas des races elles-mêmes. Comme j’aime à le rappeler aux habitants de Montgomery : « Le drame de notre ville ne vient pas des tensions entre Noirs et Blancs. Il a ses racines dans ce qui oppose la justice à l’injustice, les forces de lumière aux forces des ténébres. Et si notre combat se termine par une victoire, ce ne sera pas seulement la victoire de cinquante mille Noirs, mais celle de la justice et des forces de lumière. Nous avons entrepris de vaincre l’injustice et non les Blancs qui la perpétuent peut-être. »

Quatrième point : la résistance non-violente implique la volonté de savoir accepter la souffrance sans esprit de représailles, de savoir recevoir les coups sans les rendre. Gandhi disait aux siens : « Peut-être faudra-t-il que soient versés des fleuves de sang, avant que nous ayons conquis notre liberté, mais que ce soit notre sang. » Le non-violent doit être prêt à subir la violence, si nécessaire, mais ne doit jamais la faire subir aux autres. Il ne cherchera pas à éviter la prison et, s’il le faut, il y entrera « comme un fiancé dans la chambre nuptiale ».

Ici, certains demanderont : « Pourquoi encourager les hommes à souffrir ? Pourquoi faire du vieux précepte de « tendre l’autre joue » une politique générale ? Pour répondre à ces questions, il faut comprendre que la souffrance imméritée a valeur de rédemption. Le non-violent sait que la souffrance est un puissant facteur de transformation et d’amélioration. « Les choses indispensables à un peuple ne sont pas assurées par la seule raison, mais il faut qu’il les achète au prix de sa souffrance », disait Gandhi, il ajoute : « Mieux que la loi de la jungle, la souffrance a le pouvoir de convertir l’adversaire et d’ouvrir son esprit qui sinon reste sourd à la voix de la raison. »

Cinquièmement, la non-violence refuse non seulement la violence extérieure, physique, mais aussi la violence intérieure. Le résistant non-violent est un homme qui s’interdit non seulement de frapper son adversaire, mais même de le haïr. Au centre de la doctrine de la non-violence, il y a le principe d’amour. Le non-violent affirme que, dans la lutte pour la dignité humaine, l’opprimé n’est pas obligatoirement amené à succomber à la tentation de la colère ou de la haine. Répondre à la haine par la haine, ce serait augmenter la somme de mal qui existe déjà sur terre. Quelque part, dans l’histoire du monde, il faut que quelqu’un ait assez de bon sens et de courage moral pour briser le cercle infernal de la haine. La seule façon d’y parvenir est de fonder notre existence sur l’amour.
Martin Luther King,

Combats pour la liberté, Payot, 1975



Qu'avez-vous à alléguer

pour la peine de mort ?
Nous faisons cette question sérieusement, nous la faisons pour qu'on y réponde : nous la faisons aux criminalistes, et non aux lettrés bavards. Nous savons qu'il y a des gens qui prennent l'excellence de la peine de mort pour thème à paradoxe comme tout autre thème. Il y en a d'autres qui n'aiment la peine de mort que parce qu'ils haïssent tel ou tel qui l'attaque. C'est pour eux une question quasi littéraire, une question de personnes, une question de noms propres. [ ... ]

Ce n’est pas à eux que nous nous adressons, mais aux hommes de loi proprement dits, aux dialecticiens, aux raisonneurs, à ceux qui aiment la peine de mort pour la peine de mort, pour sa beauté, pour sa bonté, pour sa grâce.

Voyons, qu'ils donnent leurs raisons.

Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D'abord, parce qu'il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. – S'il ne s'agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. À quoi bon la mort ? Vous objectez qu'on peut s'échapper d'une prison ? Faites mieux votre ronde. Si vous ne croyez pas à la solidité des barreaux de fer, comment osez-vous avoir des ménageries ?

Pas de bourreau où le geôlier suffit.

Mais, reprend-on, il faut que la société se venge, que la société punisse. – Ni l'un, ni l'autre. Se venger est de l'individu, punir est de Dieu.

La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d'elle, la vengeance au-dessous. Rien de si grand et de si petit ne lui sied. Elle ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer. Transformez de cette façon la formule des criminalistes, nous la comprenons et nous y adhérons.

Reste la troisième et dernière raison, la théorie de l'exemple. Il faut faire des exemples ! Il faut épouvanter par le spectacle du sort réservé aux criminels ceux qui seraient tentés de les imiter ! Voilà bien à peu près textuellement la phrase éternelle dont tous les réquisitoires des cinq cents parquets de France ne sont que des variations plus ou moins sonores. Eh bien ! nous nions d'abord qu'il y ait exemple. Nous nions que le spectacle des supplices produise l'effet qu'on en attend. Loin d'édifier le peuple, il le démoralise et ruine en lui toute sensibilité, partant toute vertu. Les preuves abondent, et encombreraient notre raisonnement si nous voulions en citer. Nous signalerons pourtant un fait entre mille, parce qu'il est le plus récent. Au moment où nous écrivons, il n’a que dix jours de date. Il est du 5 mars, dernier jour du carnaval. À Saint-Pol, immédiatement après l'exécution d'un incendiaire nommé Louis Camus, une troupe de masques est venue danser autour de l'échafaud encore fumant. Faites donc des exemples ! Le mardi gras vous rit au nez.

Victor Hugo,

Le Dernier Jour d'un Condamné (Préface, 15 mars 1832)
Plaidoyer pour la ville


S
ans chercher à faire de la littérature, il y a lieu de rappeler quelques évidences. En premier, la nature est peut-être notre mère nourricière, mais seulement grâce à une transformation humaine. L'agriculture n'est plus la cueillette; l'élevage n'est plus la chasse. Agriculture et élevage sont l'exploitation de richesses naturelles, mais une exploitation non spontanée, au niveau des moyens, produit du travail et de l'ingéniosité des paysans.
Rappelons aussi que la nature n'est pas accueillante, quoi qu'en puissent penser les touristes, qui ne connaissent de la mer que ses plages, de la montagne que ses pistes ensoleillées, de la campagne que ses chemins ombragés. N'évoquons pas des « débordements de la nature », des « éléments déchaînés », des volcans, des tremblements de terre, des raz-de-marée, des typhons. Parlons de nos délicieux climats tempérés, de notre douce France.
Pense-t-on que notre chère Île-de-France, au ciel lumineux que chantent les poètes, ait été accueillante à nos lointains ancêtres de la préhistoire, dès que la nuit venait, que la pluie tombait ou que l'hiver commençait ? Pense-t-on qu'elle soit, au XXe siècle, accueillante à celui qui; par une nuit d'hiver, se trouve pour une raison ou une autre, à l'écart de sa voiture ou d'un lieu habité ? Comparée à l'agglomération la plus rustique, la campagne la plus tempérée est loin d'être un refuge quelconque, moral ou matériel.
Même le banlieusard vivant dans le décor bétonné de son HLM ressent parfois l'emprise de la nature hostile qui, loin du centre des villes, n'a pas totalement desserré ses griffes : quelques degrés de moins de la température ambiante suffiront pour qu'il doive affronter le verglas pendant de nombreuses semaines, gratter chaque matin le givre qui recouvre sa voiture. Petits maux, sans doute, mais qui créent, pour celui qui vit au centre d'une ville et celui qui vit à sa périphérie, un rapport différent avec l'environnement naturel, rapport qui n'est pas toujours, quoi qu'on en dise, à l'avantage du banlieusard.
Il est amusant de constater que le mot « ville » soit aussi souvent accolé à l'adjectif « inhumaine ». Il y a, d'abord, contradiction dans les termes : rien n'est plus humain que la ville, puisque précisément, ce sont les hommes qui l'ont construite. Il y a aussi, et surtout, contradiction dans les faits : la nature n'a pas été créée par Dieu pour permettre aux hommes de fuir les villes, ce sont les villes qui ont été créées par les hommes pour s'abriter de la nature.
Dans l'esprit du citadin rousseauiste, le mythe de la nature se confond avec celui tout aussi paradoxal, du mode de vie rurale, sain reposant adapté au cycle naturel et aux saisons, garantie de longévité et de résistance au détraquement mental et à l'infarctus. Contre-sens évident : le citadin, en week-end et en vacances, projette généralement ses propres états d’âme sur le monde qui l'entoure et s'imagine que les toits de chaume abritent la paix du corps et de l'esprit...
Dans le domaine plus noble de la politique, l'exemple de la Révolution française et celui, plus proche de nous, de la Chine montrent que les paysans peuvent fort bien se mêler de révolutionner la Société, et même, ce qui ne devrait pas laisser d'inquiéter les bonnes âmes, qu'ils y réussissent mieux que les ouvriers ou les étudiants des villes. Dans le domaine plus trivial de la criminalité, la campagne n'est pas non plus aussi rassurante qu'on veut bien le dire et, dans le cas des Etats-Unis, on a pu remarquer que la grande vague criminelle que connut le Middle West dans les années 30 fut le fait des petites villes, voire des villages, tant par le recrutement des criminels que par leur théâtre d'opérations.
De ces malentendus intellectuels découlent d'autres malentendus dans le comportement même des citadins envers la nature. Comme on a pu le faire remarquer, le citadin aime la nature comme un gourmet aime les animaux. Fuyant les villes et leur pollution, il charrie avec lui les seuls aspects négatifs de la civilisation urbaine, il est lui-même un agent polluant. Il souille l'air pur des gaz d'échappement de sa voiture, le sable et l'herbe de ses papiers gras, il trouble le silence de ses transistors et des pétarades de ses moteurs, il dénature les sites par ses campings et par ses résidences secondaires.

Bernard Oudin



Sida

Difficile de choisir
Faut-il lever le secret professionnel dans le cas d'un (d'une) malade ayant le virus du Sida et qui n'informe pas son (sa) partenaire de son état ? Il est évident qu'il n'y a pas de réponse simple à cette question. Et c'est peut-être la première fois que des avis émis par des représentants des deux corps constitués qui symbolisent une certaine institution médicale - l'Ordre des médecins et l'Académie de médecine - divergent. Quelle que soit mon opinion sur ces deux organismes - elle est, à vrai dire, plutôt méfiante - j'avoue avoir moi-même des hésitations à répondre. Comme souvent, pour un choix difficile, la mémoire et l'expérience apportent des arguments contradictoires.

J'ai eu à connaître, il y a trois ans, une telle situation. J'ai appris qu'un jeune malade atteint du virus VIH se refusait à informer sa compagne malgré les objurgations de celui qui le suivait médicalement. Et je me suis posé la question qui fait l'objet du débat. Le médecin aurait-il dû informer cette jeune fille menacée de contamination, donc de mort ? Ce souvenir m'est revenu lors de la sortie du film de Cyril Collard, mauvaise action, scandaleuse apologie du prétendu amour plus fort que la mort. L'adolescence n a que trop tendance à accueillir de tels messages mortifères. Voir le succès du Grand Bleu. Deux films-culte qui donnent envie de s'évanouir dans le nirvana de l'amour fou ou des profondeurs sous-marines. Est-ce, en cette fin de siècle, la résurgence actualisée du romantisme sombre du siècle dernier ? Un point donc pour le camp de la rupture aménagée du secret professionnel. La défense de la vie, l'obligation morale de porter secours, sont des impératifs auxquels on ne peut se dérober.

Mais l'autre camp avance ses arguments. Là aussi, des souvenirs. Le secret professionnel, condition absolue de la confiance, a, en principe, sauvé de la dénonciation le résistant blessé des années 40, le militant pourchassé lors des guerres coloniales. Encore faut-il rappeler que la fameuse circulaire du président Louis Portes rappelant - en était-il besoin ? - au nom de l'Ordre des médecins vichyssois qu'il ne fallait pas dénoncer à la police, à la Milice ou à la Gestapo les blessés du maquis, ne fut diffusée qu'en juillet 1944, un mois avant la Libération. A ce moment, le plus obtus des serviteurs de Vichy avait compris qu'il était grand temps de retourner sa veste.

D'autre part, combien de personnages douteux de la médecine ont invoqué le secret professionnel pour éviter de rendre des comptes sur leurs coupables pratiques ou. tout simplement. pour refuser d'informer les victimes de fraudes médicales ?

Faut-il rappeler encore que le tuberculeux ou le syphilitique des années 30 qui refusait de se soigner pouvait faire l'objet de mesures autoritaires sur signalement médical ?

Le secret médical n'a donc jamais été sacro-saint, ni dans les textes ni dans les faits. Son respect, c'est bien connu, comporte de nombreuses entorses.

Mais il s'agit là de cas particuliers. Au jour le jour, le patient qui consulte doit pouvoir compter sur le silence de celui ou de celle auquel ou à laquelle il se confie. C'est évident dans le cas du Sida, où la moindre indiscrétion peut avoir des conséquences dramatiques dans le milieu familial, professionnel ou social de l'intéressé.

Si les sidéens ne peuvent compter sur un secret total, absolu, inconditionnel, ils préféreront ne pas consulter. L'appui psychologique, les conseils, les recommandations, sans parler, bien sûr, du traitement, leur feront défaut. Qui sera alors le nécessaire agent de responsabilisation ? Les malades potentiels ou probables préféreront rester dans le doute - et, par conséquent, demeurer des agents contaminants - que s'exposer à voir, d'une manière ou d'une autre, révéler leur état à leur entourage ou à la société.

Alors, quelle attitude choisir ? J'avoue humblement que, peut-être pour la première fois dans mon parcours professionnel, éthique, voire militant, je ne sais pas.

C'est peut-être finalement cette difficulté de choisir qui fait entrevoir la solution. Tout essayer pour ne pas en arriver là. Garder le principe du secret absolu. Comprendre, convaincre, persuader, assister et ne pas juger. Mais, si un cas particulier se présente, le résoudre en fonction de son propre impératif moral, quelle que soit la loi. Et accepter d'en répondre devant les hommes et, éventuellement, devant leur justice.

Marcel-Francis Kahn

chef de service hôpital Bichat, Paris

Le Monde des débats, juillet-août 1994


Les livres
Notre civilisation est une somme de connaissances et de souvenirs accumulés par les générations qui nous ont précédés. Nous ne pouvons y participer qu'en prenant contact avec la pensée de ces générations. Le seul moyen de le faire et de devenir ainsi un homme cultivé est la lecture. Rien ne peut la remplacer... Le livre demeure, compagnon de toute notre vie.

On peut aimer les livres ; ils sont toujours des amis fidèles. Je dirai même que je les ai souvent trouvés plus brillants et plus sages que leurs auteurs. Un écrivain met dans ses ouvrages le meilleur de lui-même. Sa conversation, si même elle étincelle, s'enfuit. On peut interroger sans fin le mystère du livre. En outre, cette amitié sera partagée, sans jalousie, par des milliers d'êtres, en tous pays...

Le livre est un moyen de dépassement. Aucun homme n'a assez d'expériences personnelles pour bien comprendre les autres, ni pour bien se comprendre lui-même. Nous nous sentons tous solitaires dans ce monde immense et fermé. Nous en souffrons ; nous sommes choqués par l'injustice des choses et les difficultés de la vie. Les livres nous apprennent que d'autres, plus grands que nous, ont souffert et cherché comme nous. Ils sont des portes ouvertes sur d'autres âmes et d'autres peuples.

Grâce à eux, nous pouvons nous évader de notre petit univers personnel, si étroit. Grâce à eux, nous échappons à la méditation stérile sur nous-mêmes. Un soir consacré à la lecture des grands livres est, pour l'esprit, ce qu'un séjour en montagne est pour le corps...

Les livres sont nos seuls moyens de connaître d'autres époques et nos meilleurs moyens pour comprendre des groupes sociaux où nous ne pénétrons pas... Plaisir accru par la découverte d'étonnantes ressemblances entre ces mondes éloignés de nous par la distance ou le temps et celui où nous vivons. Les êtres humains ont tous des traits communs. Les passions des rois dans Homère ne sont pas si différentes de celles des généraux dans une coalition moderne.

Donc nous lisons, en partie, pour dépasser notre vie et comprendre celle des autres. Mais ce n'est pas la seule raison du plaisir que donnent les livres. Par l'existence quotidienne, nous sommes trop mêlés aux événements pour les bien voir, trop soumis aux émotions pour en jouir. Beaucoup d'entre nous vivent un roman digne de Dickens ou de Balzac ; ils n'y trouvent aucun plaisir. Bien au contraire. La fonction de l'écrivain est de nous offrir une image vraie de la vie mais de la tenir à une telle distance de nous que nous puissions la goûter sans crainte, sans responsabilité. Le lecteur d'un grand roman, d'une grande biographie, vit une grande aventure sans que sa sérénité en soit troublée...

La lecture d'un livre d'histoire est très saine pour l'esprit ; elle enseigne au lecteur la modération et la tolérance ; elle lui montre que de terribles querelles qui causèrent des guerres civiles ou mondiales ne sont plus aujourd'hui que des controverses défuntes... Les beaux livres ne laissent jamais le lecteur tel qu'il était avant de les connaître ; ils le rendent meilleur.

Rien n'est donc plus important, pour l'humanité, que de mettre à la disposition de tous ces instruments de dépassement, d'évasion et de découverte qui transforment, à la lettre, la vie et accroissent la valeur sociale de l'individu.

André Maurois,

Le courrier de L'U.N.E.S.C.0.

J’aime New York. J’ai appris à l’aimer. Je me suis habitué à ses ensembles massifs, à ses grandes perspectives. Mes regards ne s’attardent plus sur les façades en quête d’une maison qui, par impossible, ne serait pas identique aux autres maisons. Ils filent tout de suite à l’horizon chercher les buildings perdus dans la brume, qui ne sont plus rien que des volumes, plus rien que l’encadrement austère du ciel. Quand on sait regarder les deux rangées d’immeubles qui, comme des falaises, bordent une grande artère, on est récompensé : leur mission s’achève là-bas, au bout de l’avenue, en de simples lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles.

New York ne se révèle qu’à une certaine hauteur, à une certaine distance, à une certaine vitesse : ce ne sont ni la hauteur, ni la distance, ni la vitesse du piéton. Cette ville ressemble étonnamment aux grandes plaines andalouses : monotone quand on la parcourt à pied, superbe et changeante quand on la traverse en voiture.

J’ai appris à aimer son ciel. Dans les villes d’Europe, où les toits sont bas, le ciel rampe au ras du sol et semble apprivoisé. Le ciel de New York est beau parce que les gratte-ciel le repoussent très loin au dessus de nos têtes. Solitaire et pur comme une bête sauvage, il monte la garde et veille sur la cité. Et ce n’est pas seulement une protection locale : on sent qu’il s’étale au loin sur toute l’Amérique ; c’est le ciel du monde entier.

J’ai appris à aimer les avenues de Manhattan. Ce ne sont pas de graves petites promenades encloses entres des maisons : ce sont des routes nationales. Dès que vous mettez le pied sur l’une d’elles, vous comprenez qu’il faut qu’elle file jusqu’à Boston ou Chicago. Elle s’évanouit hors de la ville et l’œil peut presque la suivre dans la campagne. Un ciel sauvage au-dessus de grands rails parallèles : voilà ce qu’est New York, avant tout. Au cœur de la cité, vous êtes au cœur de la nature.

Il a fallu que je m’y habitue, mais à présent que c’est chose faite, nulle part je ne me sens plus libre qu’au sein des foules new-yorkaises. Cette ville légère, éphémère, qui semble chaque matin, chaque soir, sous les rayons curieux du soleil, la simple juxtaposition de parallélépipèdes rectangles, jamais n’opprime ni ne déprime. Ici, l’on peut connaître l’angoisse de la solitude, non celle de l’écrasement.
J.P. Sartre,

Situations III, New York, ville coloniale,

Gallimard, 1947-1949

De même que la violence n’est pas nouvelle, elle paraît être un de ces phénomènes dont nul n’imagine qu’ils puissent diminuer : l’opinion courante s’accorde donc à penser qu’elle ne peut que s’aggraver, et, depuis des siècles, la croyance est ancrée au plus profond des esprits. Cette seconde tête du mythe est plus aisée à pourfendre. Car si vraiment la violence était en progression continue, nos civilisations auraient, depuis belle lurette, été emportées dans la tourmente. Et pourtant, les trains partent, les usines tournent, les bureaucraties fonctionnent ; notre système social, sans cesse plus complexe, apparaît réglé comme une grande horloge.

L’argument, donc, ne tient pas, mais il s’excuse de lui-même ; sa raison est simple : il y a toujours eu trop de crimes. On ne peut néanmoins s’empêcher de relever, dans l’esprit du temps, une curieuse incohérence. Il y a quelque paradoxe, en effet, à déplorer régulièrement, comme on le fait dans la grande presse, l’apathie des jeunes générations et à jeter, en même temps, l’alarme sur l’explosion de la violence.
J.C. Chesnais,

Histoire de la violence,

Hachette, 1982


L'affaire Calas
Il paraissait impossible que Jean Calas, vieillard de soixante-huit ans, qui avait depuis longtemps les jambes enflées et faibles, eût seul étranglé et pendu un fils âgé de vingt-huit ans, qui était d'une force au-dessus de l'ordinaire ; il fallait absolument qu'il eût été assisté dans cette exécution par sa femme, par son fils Pierre Calas, par Lavaisse, et par la servante. Ils ne s'étaient pas quittés un seul moment le soir de cette fatale aventure. Mais cette supposition était encore aussi absurde que l'autre : car comment une servante zélée catholique aurait-elle pu souffrir que des Huguenots assassinassent un jeune homme élevé par elle, pour le punir d'aimer la religion de cette servante ? Comment Lavaisse serait-il venu exprès de Bordeaux pour étrangler son ami dont il ignorait la conversion prétendue ? Comment une mère tendre aurait-elle mis les mains sur son fils ? Comment tous ensemble auraient-ils pu étrangler un jeune homme aussi robuste qu'eux tous, sans un combat long et violent, sans des cris affreux qui auraient appelé tout le voisinage, sans des coups réitérés, sans des meurtrissures, sans des habits déchirés ?
Il était évident que, si le parricide avait pu être commis, tous les accusés étaient également coupables, parce qu'ils ne s'étaient pas quittés d'un moment ; il était évident qu'ils ne l'étaient pas ; il était évident que le père seul ne pouvait l'être ; et cependant, l'arrêt condamna ce père à expirer sur la roue..
Le motif de l'arrêt était aussi inconcevable que tout le reste. Les juges qui étaient décidés pour le supplice de Jean Calas persuadèrent aux autres que ce vieillard faible ne pourrait résister aux tourments, et qu'il avouerait sous les coups des bourreaux son crime et celui de ses complices. Ils furent confondus, quand ce vieillard, en mourant sur la roue, prit Dieu à témoin de son innocence, et le conjura de pardonner à ses juges.
Voltaire,

Traité sur la tolérance, chapitre 1

L'affaire Calas


  1. Quels sont les faits innocentant Jean Calas ?

    1. Faiblesse physique

 Jean Calas est âgé de 68 ans, malade des jambes

 Son fils âgé de 28 ans est très vigoureux.

    1. Alibis pour la soirée

 Jean Calas a passé la soirée en compagnie de quatre personnes.

    1. Aucune complicité

 La servante est une zélée catholique.

 Lavaisse, ami de la victime, ignorait la situation.

 La femme de Jean Calas avait beaucoup de tendresse pour son fils.

 Le bruit de la lutte aurait averti le voisinage.



  1. Quelle est l’argumentation de Voltaire ?

  1.  Si le parricide avait pu être commis, tous les accusés étaient également coupables, parce qu’ils ne s’étaient pas quittés d’un moment.

  2.  Il était évident qu’ils ne l’étaient pas.

  3.  Il était évident que le père seul ne pouvait l’être.




  1. Quels sont les termes d’articulation (« connecteurs ») reliant les lettres A, B et C ?

  1. Si

  2. Or

  3. Il était donc




  1. Pourquoi l’attitude de Jean Calas dans son office est-elle une preuve de son innocence ?

    1.  Le vieillard ne devrait pas résister aux supplices et avouerait.

    2.  Or Jean Calas clame devant Dieu son innocence.

Notre temps ou

"le bon vieux temps" ?
Beaucoup d'hommes de mon âge sont portés à louer le temps de leur jeunesse et à blâmer le temps de la vôtre. "Essayez d'imaginer, disent-ils, la sécurité des Français avant 1914. Ils n'avaient pas vu de guerre depuis celle de 1870 qui, comparée à nos tueries, fut un jeu d'enfant. ( ... ) Les monnaies étaient stables ; un dollar valait cinq francs, une livre sterling vingt-cinq francs. ( ... ) Nos pères faisaient des projets minutieux pour l'avenir de leur famille. Leurs impôts, leurs loyers demeuraient à des niveaux raisonnables. L'atome se tenait tranquille.
Certes j'ai aimé, moi aussi, le début de ce siècle ; j'étais alors jeune et confiant. Mais je vois bien que ce tableau idyllique n'est pas vrai. Une minorité se croyait sûre de son avenir ; les masses n'avaient nulle garantie en cas de maladie ou de vieillesse. La majorité des Français vivait mal, sans confort, sans loisirs ; les heures de travail dévoraient les jours et les mois, sans congés payés. L'illusion de la sécurité militaire ne supprimait pas la menace de la guerre, comme l'événement l'a montré. Les impôts directs étaient légers, c'est vrai, mais l'Etat n'assumait pas les charges qui auraient dû être les siennes ; les malheureux, les malades, les vieillards souffraient plus qu'aujourd'hui. Non, je ne vois pas l'âge d'or dans notre passé. Au vrai je ne crois guère à un âge d'or ; les hommes resteront des hommes, c'est-à-dire un mélange de héros et de féroces animaux.
Les peuples, quand ils vieillissent, croient regretter leur passé. "Au bon vieux temps", disent-ils. "Au bon vieux temps on savait aimer ; au bon vieux temps les adolescents, respectueux, ne portaient pas de blousons noirs ni dorés". Ce n'est pas vrai.
Tout compte fait je suis heureux d'avoir vécu durant notre étonnante époque.

A. Maurois,
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