Politique extérieure française 1958 1974





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Politique extérieure française 1958 1974

Le « grand dessein »

Pour Algérie, voir fiche générale et chronologie.
DG et Pompidou doivent « gérer » trois éléments de contexte majeur :

  • croissance économique, qui permet une politique étrangère ambitieuse

  • la guerre froide puis la « détente » de 1963

  • la seconde vague de décolonisation


1) DG et la place de la France dans le monde.
DG instaure la pratique du « domaine réservé » du président, qui contient la politique extérieure, même si aucun article de la nouvelle constitution ne le spécifie.

Les ministres des AE de DG sont Couve de Murville (1958-1967) et Debré (1967 1969).
Les axes de la politique extérieure de DG sont :

  • une politique de souveraineté, libre des contraintes (alliances, Europe…)

  • une politique du rang, visant à enrayer le déclin français

  • une politique centrale, qui englobe les politiques intérieures


2) La décolonisation « en douceur » de l’Afrique noire.
1956 : loi Deferre, qui « lance » la décolonisation de l’Afrique noire : suffrage universel, fusion des collèges français et indigènes, rôle accru des vice présidents, qui joueront un rôle majeur dans les indépendances (Houphouët Boigny, Sékou Touré).
La Constitution de 1958 remplace l’idée d’Union française par l’idée de « Communauté ».

L’Afrique noire accepte, sauf la Guinée de Sékou Touré, qui devient indépendante.

1960 : Tous les Etats africains deviennent, par voie d’accord, indépendants, sans pour autant cesser de faire partie de la « communauté ».
La France conserve des liens étroits avec les nouveaux régimes : liens financiers, techniques – enseignement- et militaire : 1964 intervention au Gabon ; 1968 intervention au Tchad
La décolonisation de l’Afrique noire est approuvée par la majorité des Français (à 54% en 1962)
3) DG et l’OTAN, et l’allié américain.
Pour DG, la situation a changé : la menace communiste n’est plus aussi palpable qu’en 1949, et la mise en place de la doctrine Manara (1961) de la « riposte flexible ») fait de l’Europe le terrain possible d’affrontements entre grands.

1958 : DG demande une direction tripartite de l’OTAN, sans succès

1962 : les Américains développent le « partnership » mais conservent la main sur l’usage de l’arme nucléaire au sein de l’OTAN.

1966 : la France se retire du commandement intégré de l’OTAN : souveraineté territoriale (absence de troupes de l’OTAN sur le sol français), refus de mettre les forces françaises au service de l’OTAN.
La France ouvre une brèche dans le système de défense occidental.
Autres dissensions :

  • sur les investissements américains. Pompidou instaurera un contrôle du MINEFI sur les IDE

  • sur la place du $ : DG refuse la place centrale du $ dans le système de Bretton Woods et demande à faire changer les $ français en or en 1967


DG reste toutefois un allié sûr des USA :

  • soutien à Eisenhower sur Berlin en 1958

  • soutien à Kennedy sur Cuba 1962

  • 1969 : la France reconduit le pacte.


4) La modernisation de l’outil militaire.
1954 : la 4ème République lance le projet de bombe atomique française.

L’Indochine puis Suez font ressentir à la France la nécessité de se doter de l’arme atomique.

1960 : explosion de la première bombe A française. Les vecteurs (mirages IV, fusées SSBS, sous marins) se développent dans les années 70.

La force nucléaire est aux mains du président de la République (décret de 1964).
Grâce à la bombe, la France espère sanctuariser son territoire et bénéficier du « pouvoir égalisateur » de l’atome.
5) DG et l’Europe.
DG, à contre courant de la pensée supranationale, souhaite une « Europe des patries » indépendante des blocs.

Il s’oppose violemment à toute idée d’Europe intégrée dans ses conférences de presse (contre les « technocrates apatrides ».

En 1961, la France propose le plan « Fouchet », qui envisage la transformation de la communauté en simple organisation internationale, réunie autour de quelques projets, mais où seule la règle de l’unanimité règnerait. Le plan échoue.
Dès 1961 (première candidature du UK), DG refuse l’entrée du UK dans la communauté.

1965 : DG n’hésite pas à rentrer en conflit avec l’ensemble de la communauté sur la question de la PAC. Les partenaires acceptent finalement le « compromis du Luxembourg ». DG casse la marche de l’Europe.
Le bilan européen de DG est désastreux, surtout à court terme. Peut-on penser que la vision de DG était néanmoins, à l’époque, réaliste, tant sur la question UK que sur la supranationalité ?
6) Le couple franco allemand.
1963 : traité de l’Elysée, qui prévoit des rencontres périodiques entre dirigeants français et allemands.

Les relations sont bonnes, même si elles se dégradent après le départ d’Adenauer en 1963.
7) DG hors des blocs.
DG participe à la création du mythe français de Yalta, partage du monde entre les blocs.
DG mène une véritable politique à l’est :

  • 1966 : voyage en URSS

  • 1967 1968 : voyage en Europe de l’Est, Pologne et Roumanie, où DG prononce des discours contre la logique des blocs.


1964 : DG décide de reconnaître la Chine populaire communiste.

1966 : discours de Phnom Pehn, hostile à la guerre américaine au VN.
1967 : voyage au Canada et « Vive le Québec libre ».
1967 : retournement contre Israël (contre l’opinion publique). DG se veut neutre.

Les explications du tournant face à Israël :

  • fin de la guerre d’Algérie

  • nécessité pétrolière

  • Israël fait partie de l’orbite américaine.


8) La succession de DG.
Pompidou se tourne plus vers l’Europe. Il est proche de Schumann et Chaban Delmas, fervents Européens.
1972 : Pompidou accepte l’entrée de UK, Irlande et Danemark dans la communauté (adhésion au 1er janvier 1973)
Sinon, il poursuit la politique de DG :

  • voyages en URSS

  • politique arabe, qui prouvera son utilité en 1973 (la France bénéficiera de livraisons particulières de la part de l’Arabie Saoudite).

  • Discours hostile à la domination européenne (style de M Jobert).

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