Bulletin municipal N° 71





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ERONDELLE


CH’ROSIEU

Bulletin municipal N° 71



Numéro spécial

Congrès des anciens combattants

Le 3 avril 2005 à Erondelle
Le Congrès Cantonal des anciens combattants se tient cette année à Erondelle. Ce sera le 60ème congrès, à un mois près, voilà 60 ans que la deuxième guerre mondiale a pris fin. Il commémore également le 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration.
Depuis de nombreuses années, ces congrès rassemblent tous les anciens Combattants des deux guerres (14/18 et 39/45) ainsi que les anciens prisonniers et déportés. Ils rassemblent aussi (et surtout maintenant compte tenu de l’âge), les Anciens Combattants CATM (Algérie, Tunisie Maroc).

Ce Congrès est pour moi l’occasion de remonter le temps et d’essayer de vous donner une image, un visage, une vie en quelque sorte, sur tous ces noms, anonymes pour beaucoup d’entre nous, inscrits à jamais sur la pierre de notre Monument. Ils sont tous des enfants du village âgés de 20 ans souvent, morts à la guerre, la grande, dans des tranchées ou lors d’un assaut à Verdun ou ailleurs. Certains d’entre eux ont encore de la famille au village.

Nous verrons :

  • d’abord l’histoire de la naissance de notre Monument.

  • ensuite ces malheureux enfants du village morts pour la France en 1914.

  • la seconde guerre avec ses drames, ses combattants, ses prisonniers et survivants aujourd’hui. Quelques rares photos illustrent ces événements.

  • enfin je finirai sur la guerre d’Algérie, ses combattants, les survivants d‘aujourd’hui.


Bien entendu, tous les éléments cités ci-dessous ne concernent que notre commune.

Les informations que nous indiquons ont été trouvées sur les archives et registres de la Commune, complétées par les connaissances et les souvenirs des anciens du village ainsi que par l’association des ACPG, locale et départementale, avec ici ou là, quelques réflexions personnelles. Enfin, n’ayant pas la prétention d’être historien, loin s’en faut, vous voudrez bien m’excuser des éventuels erreurs ou oublis dans mes investigations et propos.

Ce congrès sera également l’occasion d’inaugurer notre place publique dont le nom se rapportera à ces tristes évènements.

Claude Jacob



Le monument.


Dès la fin de la guerre de 14/18, toutes les communes de France qui ont eu des enfants reconnus morts pour la Patrie, ont été autorisées à ériger un Monument pour honorer leurs morts. Les morts civils n’étaient pas pris en compte, il fallait donc être mort au combat avec la mention : Mort pour la France. C’est la raison pour laquelle quelques communes de France n’ont jamais eu de Monument parce qu’elles n’ont pas eu de mort dans le village. Ainsi y-a-t-il eu dans certains endroits quelques tractations morbides pour accueillir administrativement un mort pour la France dans une commune, permettant à cette dernière d’avoir son Monument.
L’histoire de notre Monument commence par une première séance du Conseil Municipal en date de 19 février 1920. Il est décidé d’élever un Monument à la mémoire des glorieux soldats morts pour la Patrie, enfants d’Erondelle.

Lors de cette réunion, le Conseil vote un crédit de 1000 fr inscrit au chapitre additionnel de 1920 ou au primitif de 1921.Toutefois, désirant monter l’exemple aux habitants et en signe de reconnaissance du sacrifice des héros de la Commune, chaque conseiller à l’appel de son nom, s’engage pour une souscription minimum de 100 fr. Une quête est également lancée dans la Commune auprès des habitants ; bien vite, la souscription avec la participation communale s’élève à 4000 fr. Mais l’édifice coûte cher et le Conseil doit voter un supplément de 3000 fr. Cette somme représente 11 francs par soldat mort pour la France : cela représente 2,15% de la dépense.

Vous apprécierez, merci la France !

C’est tout ce que nous relevons sur les registres de l’époque et malheureusement, nous n’y relevons aucune date précise sur l’inauguration du Monument. Seule une photographie de l’édifice permet de dater l’inauguration au 3 octobre 1921, car ce fut évidemment un événement dans notre petite commune lors de son implantation, à la croisée des chemins, au centre du village.
MORTS POUR LA FRANCE :

Guerre de 1914/1918


Guillot Arthur


Guillot Félicien

Guillot Virgile
Tirmont André

Langlet Pierre

Masse Marceau

Laval Henri

Durand Gaston
Fréville Edmond

Douay Léonce

Emille Arthur

Couzin Léon

Gardez André

Citerne Hubert


Guillot Arthur:
Né le 1er juin 1883 à Erondelle jumeau de Arthurine. Avant d’être sous les drapeaux, il est cultivateur et habitait dans la maison de la Commune route de Pont Rémy, mais dans un autre immeuble aujourd’hui disparu.

Marié, il est soldat au 128ème régiment d’Infanterie 8ème compagnie, Classe 1903.

Le 8 novembre 1918, il tombe mort suite à une blessure reçue sur le champ de bataille (plaie pénétrante de l’abdomen par balle) lors d’un assaut à Sainte Ménéhould.

Mention : Mort pour la France.

Guillot Félicien :
Né le 4 mars à Erondelle, cultivateur .

Il habitait dans la maison aujourd’hui occupée par la famille Tinseaux, rue André Mauduit. Il était le beau frère de Marius Dessaux. Ce dernier, décédé, était le père de Marc(décédé) et de Claude Dessaux habitant Bray-les-Mareuil actuellement.

Félicien est mort le 10 octobre 1916 à 0 heure à Dury près d’Amiens.

Je ne sais comment il est mort ni sous quelle arme il combattait. Il avait 20ans.

Mention : aucune.

Guillot Virgile :
Il habitait dans la ferme de ses parents, rue Verte. Cette ferme à cour fermée, l’une des plus anciennes du village encore existante (voir aussi la ferme de M. Carton et celle de M. Robert Courtin -décédé- en face de la salle des fêtes), se situe pratiquement en face de M. Farcy. Cette maison inhabitée depuis quelques années est aujourd’hui en réparation.

Virgile, soldat de 2ème classe au 17ème régiment d’artillerie de campagne.

Probablement blessé, Virgile est décédé le 7 mars 1915 à 16 heures à l’hôpital de campagne situé à Château Chinon. Virgile avait un frère, Michel, né le 22/01/1896 et décédé le 8 mars 1972. Michel était le papa de Francine Guillot, précédente aide maternelle à l’école que nous connaissons tous, Francine est donc la nièce de Virgile. Il avait 22 ans.

Mention : Mort pour la France.

Tirmont André :
Né le 2 juillet 1894 à Erondelle.

Cultivateur.

Il habitait la maison à l’angle de la rue Verte et de la route d’Eaucourt (à côté de M. Farcy).

Soldat au 120ème régiment d’infanterie, il est décédé au combat de la Gruerie, commune de Birnaville (Marne), le 19 décembre 1914, il avait 20 ans.

Il n’a pas été retrouvé et son décès a été rendu officiel par jugement du tribunal en date du 13 mars 1917.

Son frère Paul qui habitait au même endroit, a quitté le village depuis une trentaine d’années pour rejoindre avec son épouse Marthe, sa fille au Canada.

André est mort à 20 ans.

Mention : Mort pour la France.

Langlet Pierre :
Né le 25 mars à Pont Rémy. Célibataire.

Fils de Langlet Edmond et de Grattepain Julia, mariés à Erondelle le 1/12/1891. La famille habitait dans la maison occupée par la Famille Mairesse, rue de l’Aire Dumetz. Le père était cordonnier.

Pierre, soldat matricule 6588, sans autre précision, est mort au combat des Eparges (Meuse) le 24 avril 1915 à 16 heures. Son corps n’est ramené à Verdun que le 6 mai suivant où son décès a été confirmé. Il avait 21 ans.

Mention : Mort pour la France.

Masse Marceau :
Né le 9 janvier 1893 à Erondelle. Célibataire.

Fils de Masse Edmond (cantonnier) et de Croutelle Aurélie, mariés le 19 juin 1893, la famille tenait un café où réside actuellement la famille Delcenserie, rue Verte.

Il a un frère : Henri Masse, habitant Pont Rémy décédé le 19/04/1993, un second frère : Gustave né le 5/11/1901 à Erondelle et décédé le 9/01/1979 ; Gustave était le père de Marc Masse (décédé) et de Violette Vacavant et enfin une sœur : Louise née le 19/12/1894, mariée le 10 juin 1920 avec Aymar Carton , le père de Roger Carton, agriculteur Rue André Mauduit.

Marceau, soldat au 72ème régiment d’Infanterie est mort au combat à Pagny-sur-Saulx (Marne) le 15 septembre 1914. Toutefois, à cause de sa disparition au combat, le tribunal le déclare officiellement mort le 16 mai 1918. Il avait 21 ans.

Mention : Mort pour la France.
Laval Henri :
Né le 2 août 1891 à Bernes. Electricien.

Fils de Laval Juste ( instituteur) et de Torcelle Cécile.

Henri se marie le 18 avril 1911 à Erondelle avec Bilhaut Georgina (décédée le 23 juin 1975 à Bourges).

Ils habitent Erondelle, mais son adresse est inconnue.

Ils auront un enfant : Henriette née le 29/09/1911 à Erondelle. Elle décède le 19/06/1981 dans le Cher.

Henri a 2 sœurs : Raymonde née en 1912 à Erondelle qui est décédée en 1992 et Yvette née en 1916 à Erondelle qui est décédée en 2002, et un frère : Gilbert né en 1913 qui est décédé en 1967 à Lille.

Soldat au 51ème régiment d’Infanterie, il décède sur le champ de bataille à Mouilly (Meuse) le 5 mai 1915. Disparu, son décès sera confirmé officiellement le 7 octobre 1917. Henri avait 24 ans.

Mention : Mort pour la France.
Durand Gaston :
Né le 3 mai 1887 à Wiry-au-Mont. Marié avec Marguerite Lecomte, sans profession, domiciliée au château d’Erondelle.

Soldat au 45ème régiment d’Infanterie à Laon, il décède à l’hôpital temporaire de Auxerre le 26 septembre 1914, il avait 27 ans.

Mention : aucune.
Fréville Edmond :
Né l e 20 novembre 1892 à Mareuil-Caubert, de profession inconnue. Il est marié avec Anne Marie Géry, native de Bailleul. Ils habitent Erondelle (endroit inconnu). Il a une sœur, Léontine née en 1890 ayant eu un enfant : Fréville Paul, né à Erondelle.

Soldat de 2ème classe au 27ème régiment de Chasseurs à Cheval 2ème Escadron, Edmond est décédé le 2 décembre 1917 à l’hôpital temporaire d’Abbeville des suites de ses blessures. Il avait 25 ans.

Mention : Mort pour la France.
Douay Léonce :
Né le 18 février 1881 à Erondelle, marié à Eaucourt le 20 juillet 1907 avec Floria Legris , il exerce la profession de ménager.

Il habitait la maison de Monsieur Lousent Léonce, chemin du halage, petite ferme en face du passage à niveau. Madame Lousent est la nièce de Douay Léonce, frère de la mère de Mme Lousent.

Soldat au 72ème régiment d’Infanterie, Léonce est décédé le 24 juillet 1916 sur le champ de bataille de la Somme. Son corps n’a pas été retrouvé et son décès a été rendu officiel par jugement du tribunal en date du 17 mai 1919. Léonce avait 35 ans.

Mention : Mort pour la France.


Emile Arthur :
Né le 28 mai 1892 à Saint-Valéry-sur-Somme, il se marie le 21 septembre 1912 à Erondelle avec Henriette Montigny née à Dargnies. De cette union, naît un enfant Emile Arthur Pierre le 17 juin 1913 à Bray-les-Mareuil mais il décèdera à Erondelle le 23 novembre de la même année. Arthur est pupille de l’assistance publique de la Somme et fait l’objet d’une curieuse situation. En effet, né à Saint-Valéry, son acte de naissance devrait comporter sa date de décès. Les registres le présentent comme s’il était encore vivant. Sa transcription de décès au front a pourtant bien été adressée à Saint-Valéry et Erondelle sinon, il n’aurait pas été déclaré : Mort pour la France. Un oubli de transcription, sans doute.

Il est mort entre 22 et 25 ans environ.
Couzin Léon :
Né le 8 janvier 1892 à Vironchaux, il habitait Erondelle (je ne sais où). Il est marié à Odyle Dumez le 8/02/1913. Ils ont eu un fils, Michel, né le 31/12/1913 et décédé le 6/09/1975 à Amiens.

Soldat au 17ème régiment d’Artillerie 9ème batterie, Léon est décédé le 4 octobre 1915 à la croix en Champagne (Marne) à 6 heures, des suites d’une fracture ouverte à la cuisse gauche par éclats d’obus, il avait 23 ans.

Mention : Mort pour la France.
Gardez André :
Louis de son premier prénom est né à le 30 décembre 1898 à Erondelle. Célibataire.

Nous ne savons pas où il résidait.

Soldat au 139ème régiment d’Infanterie, il tombe au combat au Lazaret de Virton(Belgique), à un mois de l’armistice ,le 12 octobre 1918.Il avait à peine 20 ans.

Il avait 3 frères et une sœur :

Eugène né le 26/10/1895

Berthe (mariée à Leroy Paul) décédée à Epagne en 1964

Théodore né en 1888 (marié à Legris Charlotte,Victoria) décédé en 1967 à Abbeville

Cyrille né en 1885 est décédé en 1930.

Mention :Mort pour la France.
Citerne Hubert :
Né le 15 décembre 1893 à Bettencourt Saint Ouen, il est marié le 23/08/1913 avec Jean Jeanne née à Erondelle le 21/04/1893. Ils auront 2 enfants(avant mariage) : Amélia née en 1910 et Bertha née en février 1913. Il semble qu’ils habitaient une petite ferme (aujourd’hui disparue) sous le bois d’Erondelle, le long de la route départementale, près de la rivière Bellifontaine.

Son premier prénom était Henri, mais il était fréquent d’utiliser le second ou le troisième (?).

Hubert est décédé le 13 septembre 1915, il avait 22 ans.

Mention : néant.

Incroyable oubli ! Masson Gaston :



Il faut savoir que de nombreux soldats morts au combat n’ont pas été retrouvés, enfouis sous les gravats des canonnades. Aujourd’hui encore, lors de travaux, on retrouve des corps sur les anciens champs de la Somme notamment. Ces soldats étaient déclarés morts au bout d’un certain temps (entre quelques mois et quelques années) d’absence et après une enquête des services de l’armée et des autorités civiles et judiciaires. C’est après ces enquêtes qu’un juge les déclarait : Mort pour la France.

C’est ainsi que je relève dans nos registres que Gaston Masson, soldat au 280ème régiment d’Infanterie est disparu à Vailly (Aisne) le 30 octobre 1914.

Gaston est né à Allery le 25 mai 1886 . Il est manouvrier et réside à Erondelle. Je ne sais où il habitait. Il est probable qu’il résidait et travaillait à la ferme du château dans le bois d’Erondelle. Venant peu ou pas du tout dans le village, cet homme est passé inaperçu, même après sa mort. En effet, il n’est pas sur la liste de nos Morts pour la France sur le monument.

Mort en octobre 1914, le Maire, Camille Thuillier, enregistre la transcription de l’acte de décès sur le registre de la commune le 25 mars 1921, avec la mention Mort pour la France. A cette date, le monument n’était pas en place, il était encore temps de programmer son inscription. Alors : erreur, oubli ? Nous ne le saurons sans doute jamais.

Est-il sur un autre monument ? A Allery peut-être ? pas du tout. Nous avons donc ici un homme (28 ans) mort pour la France qui n’a pas eu l’honneur posthume d’avoir son nom à jamais sur un monument.

Quatre- vingt-dix ans et quelques mois après, nous réparons cet oubli et à l’occasion du Congrès des ACPG le 3 avril 2005, Gaston Masson sera le quinzième sur la liste de notre monument.



Abel Guilbert, soldat en 1914.

Il habite Erondelle (au rouissoir , 2 rue de la Gâtelette.)

Il a une nièce, Rolande Outrebon qui habite Eaucourt


Abel, prisonnier en Allemagne pendant la guerre14/18. Il travaille dans une ferme.

Abel est le seul soldat de 14/18 revenu vivant dont j’ai retrouvé la trace.

Il y en avait d’autres, sans aucun doute (merci de me donner l’information pour compléter cette enquête).

Remarque :
Vous noterez que concernant les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918, certains ont la rubrique suivante : mention Mort pour la France, alors que d’autres ont : mention néant. C’est tout simplement copie conforme aux registres de l’Etat Civil. Il est probable que pour ces derniers cas, la mention Mort pour la France a été oubliée d’être mentionnée. C’est regrettable, mais cela ne change pas le problème : ils sont tous morts à la guerre, pour la France !

La seconde guerre :1939/1945
Contrairement à la première guerre où seuls les soldats ont été concernés dans notre village, nous avons :

  • Les soldats qui furent prisonniers dès les premières semaines du conflit.

  • Les engagés volontaires pour combattre en Afrique, via l’Angleterre.

  • Des civils déportés en camp de concentration.

  • Des civils qui entrent dans la résistance prenant le risque d’être fusillés ou déportés s’ils sont découverts.



Notre monument a souffert, le toit de l’église aussi !


Les soldats


Guibert Marcel
Marcel, né le 29 juillet 1915 à Erondelle s’est marié le 10 février 1940 à Erondelle. Ils auront 3 enfants et habitent encore au même endroit, Rue du Coin. Marcel était agriculteur et berger.

En 1936, il accomplit son service. Mobilisé, il est fait prisonnier en mai 1940. Il travaille dans une ferme en Allemagne et rentrera de captivité en mai 1945, près de 8 années au total hors de chez lui. Quelque temps après son retour, il doit accomplir une période à la gendarmerie, il faut croire que ce n’était sans doute pas suffisant !

Il est décédé le 04/09/06


Soldats français prisonniers en Allemagne en 1940.

Corvée de pluche !

On reconnaîtra Marcel Guilbert ,le 3ème au premier rang, partant de gauche.


Guilbert Maurice :
Maurice né le 20 février à Erondelle est marié avec Carton Ginette (sœur de Roger). Ils auront 3 enfants. Agriculteurs, ils habitent d’abord dans une ferme (détruite) où réside aujourd’hui M. Maréchal Eric, rue Verte. Ils habitent maintenant au n°18 rue Verte. Il est fait prisonnier en mai 1940 et rentera de captivité en mai 1945.

Il est décédé le 13/01/09.
Sellier Gervais :
Gervais, né le 21 juin 1914, travaillera aux ponts et chaussées et comme ouvrier agricole de temps à autres. Il résidait route d’Eaucourt dans l’actuelle maison de M.Hazard (dans le virage).
Fait prisonnier en 1940, i l rentrera de captivité également en mai 1945. Il est décédé le 4 février 1964 dans d’affreuses conditions sanitaires.

Votiez Maurice :
Maurice, né le 13 février 1918 à Erondelle a épousé Leroy Albanie de Eaucourt. Ils habitent impasse du Tilloy et auront 3 enfants, dont Chantal et Etienne qui habitent toujours dans la maison familiale. Il travaille à la ferme .

Lui aussi est fait prisonnier en mai 1940 et reviendra de captivité en Allemagne en mai 1945.

Il décèdera le 7 février 1970.

Legris Julien :
Julien est né le 21 décembre 1909 à Bray . Marié avec Charlette Cajet, ils n’auront pas d’enfant et travaillent en usine.

Il habitait rue de la Gâtelette (maison occupée par M. Guillout actuellement).

Fait aussi prisonnier en mai 40, il reviendra comme les autres en ami 1945. Il est décédé le 29 mars 1983.

Hocquet Raoul :
Raoul, né le 8 janvier 1905 à Erondelle est marié à Paulette Pégard. Ils auront 3 enfants, dont Paul agriculteur (rue du Pont Rouge). Ils habitaient dans une ferme à cour fermée (type picarde) aujourd’hui détruite, à l’adresse de M. Fléchelle, rue du Pont Rouge.

Fait prisonnier en mai 1940, il reviendra de captivité vers 1943 pour cause probablement de charge de famille. Il est décédé le 19 avril 1988.

Spectacle organisé parles habitants au profit des prisonniers.
Gosselin Charles :
Charles, né à Liercourt le 26 février 1920, est marié à Gaillard Micheline. Ils auront 6 enfants, dont Bernadette, habitante du village au 21, rue André Mauduit ; la famille habitait au 2 rue de l’aire Dumetz.

Il exercera le dur métier de plâtrier. Son père s’était engagé dans les brigades internationales pendant la guerre d’Espagne contre les troupes fascistes de Franco (c’était un dur, comme on dit !) Charles est décédé le 3 juillet 1976.
Courtin Robert :
Robert est né le 10 juillet 1909 à Erondelle. Marié à Adrienne Morgand, ils auront une fille Jeannine (décédée accidentellement).

Robert sera agriculteur, le couple habitait la ferme en face de la salle des fêtes, habitée maintenant par l’un des ses petits fils. Il est décédé le 23/10/03.
Josse René :
René, né le 23 juillet 1911 à Pont Rémy, est marié à Germaine Gardel. Ils auront 5 enfants dont Christian. La famille habite toujours au même endroit. Prisonnier comme ses camarades au début de la guerre, il reviendra au bout de 18 mois, rapatrié sanitaire, suite à une blessure à la jambe. Il est décédé le 11/04/05.



Programme du spectacle.

Robert Clodomir :
Né en mars 1913, il est décédé en 2003. Marié, il habitait chemin du halage dans la maison de Arnaud Courtin à Erondelle. Il est le demi-frère de Jean Maurice. Blessé à Hayange, il est soigné à l’hôpital de Commercy (Meuse). Prisonnier en stalag en Allemagne, il s’évadera 2 fois pour se retrouver finalement à Châteauroux où il rencontrera sa seconde femme.
Dupont Jean :
Jean est né vers 1910. Marié, il est papa d’une famille nombreuse. Enfant de l’assistance, il est élevé chez Gabriel Dupuis, impasse du Tilloy dans l’actuelle maison de M. Savoye. Il est ouvrier agricole et rejoindra plus tard la SNCF. Il habitera une maison près du passage à niveau d’Eaucourt. Il est décédé depuis une dizaine d’années. Libéré en 1945, je n’ai pas plus de précisions sur lui.


Les engagés volontaires :


Un seul à ma connaissance : Michel Iribarnegaray, né(?) en 1921, enfant de l’assistance publique, habite rue Verte dans l’actuelle maison de M. Dedourge. Dès le début de la guerre, il se porte volontaire, via l’Angleterre probablement pour être dans une unité combattante en Afrique. Il était mitrailleur. Il succombera au combat à Bamako (Soudan) le 5 octobre 1943. Il repose depuis dans une fosse (pour indigent) dans notre cimetière. L’année dernière le Conseil Municipal a décidé de donner une sépulture plus décente à cet homme tombé un peu dans l’oubli et qui a donné, lui aussi, sa vie pour notre liberté. Il a encore de la famille dans le secteur d’Amiens, mais nous avons perdu sa trace. La rue du lotissement porte son nom (origine basque) qui se prononce : « iribarnegaraille ».

Un marbre sera posé fin mars sur la tombe de Michel.

Les déportés
Votiez Alban :
Alban né le 13 septembre1880 à Erondelle, il est marié à Ismérie Masse, ils auront 2 enfants : Michel (ancien prisonnier lui aussi) et Maurice cité plus haut.

Après une perquisition, suite à une dénonciation( peut-être), on trouvera chez lui un fusil de chasse (je crois). Arrêté, il est envoyé en déportation (je ne sais où) pendant environ 18 mois. Il reviendra en mai 1945.
Porchez Gilbert :
Né le 12 octobre 1918, marié avec Jacqueline Warmel, ils auront 2 enfants. Comme les autres, Gilbert est fait prisonnier en 1940 et est envoyé en Allemagne. Il s’évadera 3 fois et finira dans un camp de déportés. Il a eu la chance d’en revenir en 1945. Son épouse réside 28 rue de l’aire Dumetz.


Les résistants.

Soldats de l’ombre, soldats sans uniforme , être découvert ,c’était la torture, les camps ou la mort ,sort peu enviable dans tous les cas. Je ne ferai pas ici un état de services des uns et des autres qui ont consisté essentiellement dans des actions de sabotage et quelques actions armées où malheureusement la dernière fut fatal à l’un d’entre eux, le jour de la libération de notre village.

Farge Raymond
Raymond, enfant de l’assistance publique est né le 1 er février 1925. Il a été élevé avec Albert Beauvais dans la maison de Lydia Leblong, chemin de Becquerelle (à côté de Leconte Denis). Marié avec Yolande Lefebvre (sœur aînée de l’actuel maire d’Epagne). Il est décédé en 1992 (son épouse également).
Jacob René :
René est né le 27 mai 1908 à Bailleul. Marié à Nelly Prudhomme, ils auront 2 enfants, Claude et Claudette. Pendant la guerre, il travaillait à la sucrerie d’Abbeville. Ils habitaient dans la ferme familiale (aujourd’hui détruite), rue André Mauduit en face de l’habitation de Claude Jacob.

René, de son nom de guerre « Skif » était responsable de groupe, sous les ordres de Arthur Lecointe alias Janik, habitant Allery, lui-même sous les ordres du colonel André Loisy alias Jarnik. Ce dernier fut responsable de nombreuses et importantes opérations.

Nelly, son épouse étant mêlée de près ou de loin avec les actions de son mari a été reconnue résistante et a obtenu la carte du combattant.

René est décédé le 13 septembre 2000 et Nelly le 1 er octobre 1997.
Josse René :
René, né le 23 juillet 1911 (voir plus haut chez les prisonniers) est revenu

d’Allemagne après 18 mois de captivité. René s’est naturellement porté volontaire pour faire partie du groupe local des résistants.

Germaine, son épouse, mêlée également de près ou de loin aux actions de son mari a été reconnue résistante et a obtenu la carte du combattant. Elle est décédée le 10/04/07.
Largemain Michel :
Michel est né le 13 avril 1927 à Erondelle. Il habitait 9 rue de la Gâtelette, ancienne maison de Mme Leroy Louise. Il est décédé le 5 mars 1986 à Pont Rémy.
Largemain Robert :
Robert est né le 13 juin à Erondelle et habitait au même domicile que son frère (ci-dessus). Il est décédé le 9 août 1995 à Berck-sur-Mer.


Photo prise après le décès de André Mauduit.

René Josse, Michel Largemain, Raymond Farge, René Jacob, Robert Largemain, Gilbert Petitpas.


Mauduit André :


Hommage à André Mauduit devant le monument disloqué.


André est né le 8 mars 1925 à Bray-les-Mareuil. Il a pour sœurs à Erondelle : Réjane Guilbert (rue du Coin) et Andréa Noël (décédée).

Lors d’un accrochage avec les nazis retranchés au château près du pont d’Eaucourt, le groupe de résistants (voir photo) aidés par quelques soldats polonais, essaie de déloger les Allemands qui tiennent le pont. André Mauduit, atteint à la poitrine, a été fauché par une rafale de fusil mitrailleur. Les Allemands profiteront d’ailleurs de la situation pour déguerpir. C’était le 2 septembre 1944. André avait à peine 20 ans. Il est reconnu Mort pour la France le 11/12/1948.

En 1994, pour le cinquantenaire, une stèle a été érigée sur le lieu de la tragédie. Depuis cette date, les communes d’Erondelle et d’Eaucourt, organisent une cérémonie de recueillement avec dépôt de gerbes chaque année le 2 septembre à 18 heures.


André Mauduit a 18 ans.

Mort au combat le 2 septembre 1944 à l’âge de 20 ans.


Cortège suivant la dépouille de André Mauduit.

Petitpas Gilbert :
Gilbert est né le 12 août 1925 à Erondelle, rue du Coin, où il habite toujours. Il rejoint le groupe de Résistants alors qu’il avait à peine 18 ans ! Marié à Henriette Briois, ils auront 2 enfants : José employé communal et Elisabeth. Il est décédé le 19/04/08.


Début septembre 1944, un convoi de blindés dans le village.

Soldats du 3ème dragon : combat de juin 1940.




Un véhicule blindé stationné près de l’actuel abri bus.

Je ne serai pas complet si je n’évoquais pas les violents combats qui se sont déroulés sur le sol de notre commune en juin 1940, le village étant déserté. Ces vaillants soldats ont résisté aux troupes de Rommel, puissamment armés en hommes et en matériels, tenues en échec pendant plusieurs jours par cette poignée de soldats. Les combats cesseront le 5 juin 1940, faute de combattants. Encerclé, le lieutenant Pujebet préfère faire face à l’ennemi, grenades en main et se sacrifie pour l’honneur. De leur camp retranché près du gros Hêtre (en face des sources de Manon-M. Bouvet) 8 survivants sortiront devant les Allemands médusés, vexés d’avoir été retenus par une poignée d’hommes décidés à résister. Sur le point d’être fusillés sur place par les nazis, en rage de voir nombreux des leurs tués ou blessés. Ils doivent leur vie sauve à l’intervention du S/officier Schneider qui parlait allemand et dit : « C’est ça l’armée allemande, vous allez assassiner comme des bêtes des soldats qui se sont battus vaillamment ». Ils sont 17 à avoir laissé leur vie sur notre commune d’Erondelle. Leur nom est à jamais gravé sur une plaque à l’église avec une stèle depuis l’an 1990. Ils sont


Morts pour la France.


Cimetière français où reposaient les soldats du 3ème Dragon.

Ce cimetière se situait route de Bailleul, près de l’auberge.


Ils se nomment :
O’Diette Patrick Lavraue Etienne

Comte Pierre Fontanel Emile

Bauchez Lucien Fritz Eugène

Klein Erich Lejal André

Ribour Raymond Pujebet Gaston

Zandick Brocard Jean

Gorges Joseph Durand Casimir

Jaunay André Leclerc Louis

Millet Alfred



Guerre d’Agérie / Tunisie /Maroc.


Baussart René né le 1411/35 décédé le 16/10/94

Brailly Jean né  le 13/04039

Bouton Gabriel né le ? n’habite plus Erondelle.


Dubos Bernard né le 05/1138, décédé le 08/02/04

Dovergne Alain né le 23/05/33

Carton Roger né le 28/05/32

Cojan Jean Michel né le 03/11/34


Dammonneville Daniel né le 19/03/33

Gredt Bernard né le 12/03/37 décédé le 5/06/06

Gredt Jacques né le 11/03/36 décédé le 9/02/09

Huré Guy né le 08/08/36, décédé le 16/06/86

Masse Marc né le 01/10/32, décédé le 23/09/03

Mezenge Michel né le 13/12/34 Payen Michel né le 04/01/37

Timbert Christian né le 02/11/39



Ils sont tous revenus sains et saufs !

Conclusion :
Notre petit village, d’environ 300 habitants à l’époque, a vu beaucoup de ses enfants partir pour la guerre (le nombre est inconnu pour 1914/1948 et nombre d’entre eux ne sont pas revenus vivants : 15 pour la première guerre. Les combats de 1940, les prisonniers, les déportés, les résistants avec la mort de l’un d’eux, les Dragons dont 17 sont morts sur notre sol et enfin ceux de la dernière guerre au nombre de 15, guerre

d ‘Algérie /Tunisie/Maroc (on dit toujours à chaque guerre que c’est la dernière : espérons-le) tous ces hommes et ces femmes ont vécu de durs, très durs et pénibles moments.

Nous avons un devoir de mémoire. C’est la raison pour laquelle nous avons répondu favorablement à la proposition de la Section des Anciens Combattants pour nommer la place publique :
PLACE DES ANCIENS COMBATTANTS ET RESISTANTS
Cette inauguration symbolique aura lieu le jour du congrès, le 3 avril 2005.

Remerciements :

Je tiens à remercier

Florence qui a fait un très long travail de recherche dans les registres de la Commune et qui n’ont été reproduits que partiellement sur ce fascicule.

Ingrid qui a apporté son concours pour les recherches plus fastidieuses.

Des anciens du village : notamment Mrs et Mmes Josse-Guilbert-Maurice

M. Dovergne Guy (Maire de Mareuil-Caubert) pour les photographies prises par son père M. Dovergne François, ancien instituteur du village, greffier de Mairie à l’époque.

La section des ACPG d’Erondelle et son président Christian Timbert.

Les Communes diverses que j’ai contactées pour informations complémentaires.


*Les compléments apportés en 2009, sont écrits en vert.

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