Compte rendu de la séance du 26 juin 2008





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M. BELABBAS.- « Je ferai juste, Monsieur le Maire, mes chers collègues, une toute petite remarque. Vous connaissez tous mon attachement à la jeunesse ivryenne et mon engagement à faire que le Hangar, qui était une structure initialement dédiée aux jeunes, le soit et je constate que, dans la description qui en est faite, c’est toujours un équipement dédié aux pratiques amateurs et à la diffusion des musiques actuelles et ce n’est plus un endroit dédié à la musique comme cet endroit avait été promis aux jeunes Ivryens. Donc, je tenais juste à faire un petit rappel de cet état de fait et j’espère que, très prochainement, on discutera de la façon dont on réattribue le Hangar aux jeunes Ivryens. Merci beaucoup. »
M. GOSNAT.- « Je dirais à mon petit copain Mehdy qu’il faut y aller pour voir qu’il n’y a quand même pas trop de grabataires qui sont au Hangar ! Chantal. »
Mme DUCHENE.- « Oui, merci, Monsieur le Maire. Chers collègues, j’ai fait, pour ma part, deux mandats dans l’opposition et j’ai toujours voté les tarifs parce que je crois que cela correspond à une politique tout à fait intéressante de notre ville. Bien évidemment, maintenant que je suis dans la majorité, je ne manquerai pas de les voter. Je crois que la façon dont sont établis les tarifs, à Ivry, avec effectivement une diversité de services offerts à la population, comme l’a souligné Patricia, en faisant appel à la capacité contributive de chacun, est quelque chose qui est particulièrement intéressant et à souligner et qu’il faut continuer et développer. Et je crois que ce serait démagogique, Monsieur Castelnau, avec une telle politique qui justement permet à tous d’avoir accès à l’ensemble des services municipaux, de ne pas augmenter, avec le coût de la vie et avec les résultats qu’a bien soulignés Marie, l’ensemble des prix de ces services, car nous sommes aussi redevables des finances municipales ; et donc, avoir cette politique et avoir une manière de les augmenter telle que celle-là fait partie d’une politique globale, l’un et l’autre ne pouvant pas être dissociés.
La dernière chose que je voudrais souligner, c’est l’intérêt de l’Observatoire des Familles. Bien que l’appellation Observatoire des Familles, moi, me choque un peu parce qu’il n’y a pas que des familles : il y a aussi des célibataires et je pense qu’ils ont autant droit que les autres à faire partie de la communauté de notre ville ; mais enfin, le travail de cet Observatoire de tous les Ivryens – je préfère le dire comme cela – me paraît tout à fait intéressant et je crois qu’une des choses sur laquelle nous devons porter notre attention est le fait que nous avons une très grande diversité de services, mais tous n’en bénéficient pas de la même façon.

Donc, je crois qu’il faut que nous analysions bien cela pour que tout ce que nous mettons à disposition puisse bénéficier à toutes les catégories de la population. Je vous remercie. »
M. GOSNAT.- « Merci, Chantal, sachant quand même que les célibataires, au sens sociologique du terme, restent des familles. »
Mme DUCHENE.- « C’est plutôt des ménages. »
M. GOSNAT.- « Observatoire des ménages, si tu veux ! Gisèle, à toi. »
Mme PERNIN.- « Je dirai un petit mot seulement pour dire que bien sûr, je voterai oui à ce Point, car bien sûr les tarifs progressifs sont un moyen de rétablir les inégalités et de faire que les plus démunis puissent bénéficier de prestations qui ne leur sont pas financièrement abordables. »
M. GOSNAT.- « Merci. C’est un acte important. Je ferai simplement une remarque par rapport à nos collègues de Droite : je trouve qu’ils sont un peu excessifs concernant l’analyse qu’ils font de notre politique tarifaire. Il suffit de voir tout ce qui est fait, ne serait-ce que sur les politiques tarifaires en ce qui concerne le gaz, l’électricité, la SNCF, les loyers, etc. et par contre, extrêmement généreux avec un certain nombre de catégories sociales. N’oubliez pas qu’il y a un an, à peu près, à cette époque-là, la majorité de Droite a quand même voté 15 milliards de paquet fiscal pour les plus riches des plus riches de ce régime.
Donc, c’est quand même beaucoup et sans aucun doute, cela joue un rôle aujourd’hui dans la détresse financière des familles et tout cela continue. Il suffit de regarder ce qui se passe à la Bourse.
Donc, je pense qu’il faudrait être un peu plus modeste. Il y a une loi, qui est passée la semaine dernière dite Loi de Modernisation de l’Économie française qui, sur 44 articles, a donné là encore, des milliards et des milliards à ceux qui sont les plus riches : ouverture au grand capital, au grand commerce, etc. Donc, nous, nous proposons une politique tarifaire qui est extrêmement mesurée, qui en plus s’appuie, comme cela a été dit, sur le quotient familial ; qu’il y a la volonté que ceux qui n’ont pas les moyens puissent accéder à un certain nombre de services et notamment, leurs enfants. Je crois que cela est tout à fait exemplaire. On n’est pas la seule ville à procéder de cette façon, mais, en tout état de cause, cela n’a rien à voir avec la politique qui est menée au niveau de l’État ; mais je comprends que, comme disait Bordeau Chesnel, " Nous n’avons pas les mêmes valeurs. " Je vous propose que nous votions, maintenant. »
M. GOSNAT met aux voix.
LE CONSEIL,
A/ FIXE, à compter du 1er septembre 2008, les participations au quotient familial demandées aux familles ou les tarifs (fonctionnaires municipaux et de l'éducation nationale) des prestations suivantes :

A1/ Restauration scolaire,

A2/ Centre de loisirs associé à l'école Einstein,

A3/ Etude du soir à l’école élémentaire Guy Moquet,

A4/ Garderies élémentaires et maternelles extra scolaires,

A5/ Centres de loisirs élémentaires et maternels,

A6/ Classes de pleine nature,

A7/ Service municipal de la jeunesse - Cap jeunes 11/15 ans,

A8/ Camping des centres de loisirs,

A9/ Participations familiales, applicables aux enfants et adolescents fréquentant les centres de vacances ou participant aux mini-séjours organisés par les secteurs enfance et jeunesse,

A10/ Restaurant du personnel communal,

A11/ Cours municipaux d'activités culturelles,

A12/ Hangar–Tremplin,

A13/ Activités culturelles,

A14/ Installations sportives ouvertes au public,

A15/ Activités sportives ouvertes au public,

(38 voix pour et 5 voix contre : M. CASTELNAU, Mmes APPOLAIRE, LE CARDINAL,

MM. LECLERCQ, CATHENOZ)
M. GOSNAT.- « Christine, bravo. Maintenant, nous passons à la deuxième question sur la politique d’attribution et je passe la parole à Thierry. »



B/ LOGEMENT : Politique d’attribution de logements sociaux

Bilan des relogements de l’année 2007

Information

Rapporteur : Monsieur Thierry ROSSET
M. ROSSET.- « Merci, Monsieur le Maire. C’est vrai que, vu l’heure tardive, je vais essayer non pas d’être rapide parce que j’ai préparé un rapport assez conséquent au regard du fait que cette question est la première qui vient à l’ordre du jour concernant le logement et qu’il me semblait important de donner, au-delà de la politique d’attribution, un peu, notre vision du logement social, à Ivry. Donc, comme nous le faisons régulièrement et sans que cela ne donne lieu à un vote de notre Assemblée, nous examinons, ce soir, dans un souci de transparence, le bilan des attributions des logements sociaux. Ce bilan, dont vous avez pu prendre connaissance, traduit, d’une part, les orientations de politique de l’habitat qui sont menées, dans notre ville et d’autre part, les difficultés auxquelles nous nous heurtons et que nous ne sommes pas, hélas, les seuls à connaître dans le contexte extrêmement grave de crise du logement dans notre pays et plus particulièrement, en région Ile-de-France.
À Ivry, cette question n’est pas une préoccupation nouvelle : qu’il s’agisse de constructions, de réhabilitations, de lutte contre l’habitat vétuste, ou insalubre, de protection du patrimoine et du cadre de vie, de nombreuses actions ont été entreprises et sont poursuivies pour répondre aux besoins des Ivryens avec l’OPHLM, principal partenaire de la ville, mais aussi avec d’autres bailleurs sociaux et différents opérateurs publics ou privés, dans la perspective de diversifier l’offre. Notre objectif est, en effet, de permettre à toutes les catégories de population, des plus jeunes aux plus âgés, des plus modestes aux plus aisés, d’accéder à un logement correct pour un coût accessible. Aussi, tout en soutenant le logement social, nous favorisons la diversification de l’offre : habitat social, accession à la propriété, logement pour les jeunes, les résidences sociales et depuis 1991, la ville est engagée dans un dispositif contractuel avec l’État de convention triennale qui prévoit une programmation diversifiée et équilibrée avec 50 % de logements aidés. Or, malgré cette politique offensive, avec 2 900 nouveaux logements construits, ou en cours, depuis 2001, auxquels s’ajoutent près de 700 logements étudiants et avec 1 500 logements déjà réhabilités, 1 700 autres programmés pour l’essentiel dans le parc de l’Office, le nombre de demandes ne parvient pas à fléchir et stagne toujours aux environs de 5 000 dossiers.
Cette situation est la triste preuve des grandes difficultés auxquelles de plus en plus de familles sont confrontées pour se loger décemment et à un coût compatible avec leurs revenus. Depuis quelques années, ces difficultés ne concernent plus seulement les familles aux revenus les plus modestes, mais aussi celles aux revenus moyens qui dépassent les plafonds d’accès aux logements HLM et qui ne peuvent plus ni faire face aux loyers démesurés du privé, ni accéder à la propriété ; car c’est une réalité : la crise du logement s’accentue d’années en années et inquiète, à juste titre, les ménages qui se déclarent de plus en plus pessimistes notamment pour 80 % des 25-34 ans, soit les jeunes ménages qui sont les plus touchés par les difficultés à se loger et chez qui, pourtant, le souhait d’acquérir reste le plus fort. On comprend leurs craintes car on dénombre, en France, pas moins de 3 millions de mal logés, 100 000 SDF, dont 40 % ont pourtant un contrat de travail, 150 000 personnes hébergées chez des tiers sans compter tous ces jeunes qui ne peuvent plus quitter le foyer familial et ces travailleurs pauvres, comme on les appelle pudiquement, aux revenus si bas qu’ils ne peuvent plus s’acquitter de loyers devenus exorbitants et qui se voient contraints de loger dans leur voiture, ou dans des caves.
Selon le dernier rapport de la Fondation de l’Abbé Pierre, le logement, qui absorbe entre 25 et 30 % et même qui va parfois jusqu’à 50 % des revenus des ménages, est devenu, bel et bien, une source d’appauvrissement. On estime à 6 millions le nombre de personnes en situation réelle de fragilité et de précarisation sociale : ce sont surtout des jeunes sans emploi, des femmes seules avec des enfants, des chômeurs de longue durée et on les trouve surtout dans les villes où les disparités sont encore plus criantes. Le coût du logement a véritablement explosé, au cours de ces dernières années, tant pour les loyers que les charges, surtout en région parisienne qui concentre, à elle seule, 18 % des demandes. La singularité de la région parisienne est d’ailleurs soulignée par les États Généraux du Logement en Ile-de-France qui viennent de rendre leurs conclusions à la Ministre, Madame Boutin, après six mois de travaux et qui relèvent, entre autres, je cite : " Que la demande de logements en Ile-de-France a évolué. Elle est constituée de ménages, ou personnes de plus en plus pauvres, dont le revenu moyen s’écarte de plus en plus nettement des revenus moyens franciliens.
Les taux d’effort des ménages les plus pauvres s’accroissent. Ils atteignent respectivement 42 %, après aide, dans le parc privé. Les structures d’hébergement sont saturées. "
Le même rapport souligne, je cite encore : " Nul ne conteste qu’il n’y aura pas de sortie de la profonde crise du logement que connaît l’Ile-de-France sans une relance vigoureuse de la construction et à cet égard, le chiffre ambitieux de 60 000 logements par an, qui figure dans le projet du SDRIF, fait consensus. Or, force est de constater que l’Ile-de-France est restée à l’écart du redressement de la construction que connaît le reste de la France, depuis environ cinq ans. La reprise de la construction neuve y reste très modérée et fragile, alors qu’il s’agirait de l’accroître d’environ 50 %. "
Madame Boutin, elle-même, dans son discours de clôture de ces États Généraux, le 14 mai dernier, déclarait et je cite encore que : " La nécessité de construire ces 60 000 logements par an s’inscrit dans une perspective de développement économique de la Région capitale qui demeure la locomotive du développement national. "
Or, malgré le Logement déclaré Grande cause nationale et malgré un plan de relance, annoncé à grands bruits depuis des mois par Madame la Ministre et son prédécesseur, Jean-Louis Borloo, qu’en est-il aujourd’hui ? Comment atteindre cet objectif ?
Le désengagement financier de l’État s’accentue encore, accusant un nouveau retrait de 4,4 %, cette année et atteignant son niveau le plus bas, depuis 30 ans, exprimé en pourcentage du Produit Intérieur Brut. En pleine crise du logement, alors que tant de demandes restent insatisfaites, la banalisation du Livret A, ouvert aux appétits des banques en mal de liquidités, prive le logement social d’une de ses ressources de financement mettant fin à la centralisation des fonds à la Caisse des Dépôts et laissant à la disposition des banques entre 20 et 30 % de ceux-ci, soit encore autant de moins pour la construction, sans compter la scandaleuse main-basse effectuée sur l’épargne populaire par ces banques privées. Pire : l’État spécule sur la vente du patrimoine des Offices pour financer son plan de relance et lorgne sur leurs fonds propres, honteusement qualifiés de : " Matelas. " par Monsieur Jacques Attali, comme sur les fonds du 1 % patronal qui pourtant s’amenuisent eux aussi.
Dans le même temps, plusieurs centaines de villes ne respectent pas la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) en ne construisant pas ces fameux 20 % de logements sociaux que la Droite, d’ailleurs, aujourd’hui, dit vouloir relever à 30 % pour répondre aux besoins. On dénombre encore, en France, des millions de logements indignes, insalubres, hors normes, qui provoquent de graves troubles de la santé notamment chez les enfants, ou pire, les dramatiques catastrophes qui se sont fait jour notamment dans certains hôtels parisiens. Dans des lieux vétustes, humides, sans respect des règles de sécurité élémentaires avec des installations électriques et d’alimentation en gaz ou en chauffage inadaptées et défectueuses, s’entassent des familles qui louent souvent à prix d’or à des propriétaires peu scrupuleux, mais avides de revenus faciles sur un marché rendu extrêmement porteur par la demande grandissante. Nous l’avons, à Ivry, où un propriétaire véreux louait des combles à prix d’or. L’action de la ville et d’associations de défense des locataires a d’ailleurs permis de le faire condamner et on ne peut que s’en féliciter.
Dans le même temps, l’État entend faire peser la responsabilité du Droit au Logement Opposable, celui de la fameuse loi DALO, sur les collectivités locales pour reloger décemment les sans-abris et les milliers de familles vivant dans des conditions indignes de notre époque. Les demandes prioritaires, selon les critères de la loi DALO, représentent 140 000 dossiers potentiels, en Ile-de-France et un flux annuel estimé à 70 000. De fait, depuis janvier 2008, les demandes enregistrées en Ile-de-France représentent déjà les 2/3 de celles de tout le pays - c’est pour vous dire ! - environ 70 % du total, alors que les logements sociaux n’y représentent que 24 % du parc national. Je vous abreuve un peu de chiffres, mais il me semble nécessaire et utile pour bien comprendre, y compris notre politique d’attribution, de passer par ces chiffres.
Pourtant, les conclusions du rapport Attali pour la libéralisation de la croissance, dans son volet Habitat, préconise, entre autres : " De libérer les loyers HLM en les alignant sur ceux du parc privé ; de supprimer des aides à la pierre au bénéfice de l’APL ; de réserver cette APL à l’accession à la propriété ; de raccourcir les délais légaux d’expulsion " – et je vous passe tout ce qui va avec - " De limiter les pouvoirs d’appréciation des juges en matières de délai de paiement. " Dans le même temps, l’Institut Montaigne, à l’initiative du Groupe Axa, enchaîne avec des propositions du même tonneau : " Déconnecter les loyers du mode de financement des logements ; inciter à la fin du conventionnement à loyers maîtrisés ; inciter financièrement à la mobilité vers le parc privé. " et je vous en passe, malheureusement des pires, etc.
Comme vous pouvez l’entendre, nous avons de quoi nous inquiéter : il nous faudra une forte mobilisation si nous voulons voir se poursuivre les constructions de logements sociaux. Certains d’entre vous pensent certainement que je m’éloigne de notre sujet. Pour ma part, je pense, au contraire, que nous sommes au cœur de la question, car la situation des demandeurs de logement, à Ivry, est malheureusement bien en prise avec toutes ces difficultés. De même que, malgré nos efforts de constructions diversifiées et de réhabilitations et même de soutien à l’amélioration du parc privé, nous ne parvenons pas à satisfaire les besoins.
Je l’ai indiqué, au début de mon intervention : notre fichier ne parvient pas à fléchir et stagne toujours autour des 5 000 demandes, présentant les principales caractéristiques suivantes – vous les retrouvez dans l’exposé, mais je reviens sur quelques-unes principales : 80 % des demandeurs, toutes catégories confondues, disposent de revenus mensuels inférieurs à 2 000 euros, ce qui confirme la grande fragilité des ménages. Parmi eux, 71 % des jeunes de 18-25 ans et 20 % des familles monoparentales disposent même de revenus mensuels inférieurs à 1 000 euros. C’est dire que 89 % des demandeurs relèvent des plafonds PLAI, soit les plus bas et ne peuvent, dans ces conditions, espérer un parcours résidentiel avant longtemps. Les jeunes demandeurs, que nous priorisons, à Ivry et dont nous acceptons l’inscription, dès l’âge de 16 ans, représentent 21 % des attributions, mais environ 30 % sur le contingent-ville conformément à nos orientations.
Parmi les 5 000 inscrits au fichier, 700 ne résident pas à Ivry, soit un peu plus de 13 %. 240 d’entre eux ont un lien puisque, soit ce sont des anciens habitants qui désirent revenir sur la commune, soit ils travaillent effectivement sur la commune.

On observe, en effet, une forte attractivité pour notre ville que ses habitants ne veulent pas quitter, ou que ses natifs veulent retrouver, après quelques années d’éloignement, en raison de leur attachement, mais aussi des différents services qu’ils savent pouvoir y trouver. On évoquait, tout à l’heure, la politique tarifaire de santé, école, sport, loisirs, culture et dont ils ne bénéficieraient peut-être pas ailleurs avec la même diversité et la même facilité d’accès. Avec la proximité de Paris et l’attractivité de la vie sociale ivryenne et val-de-marnaise, les nouveaux habitants découvrent, ou recherchent, une ville en plein renouveau urbain. A Ivry, comme ailleurs, on observe aussi une modification de la cellule familiale qui compte de plus en plus de familles monoparentales, ou recomposées, entraînant un accroissement des demandes.
En ce qui concerne les attributions, 377 ont été réalisées en 2007 avec un parc social de plus de 9 000 logements, le patrimoine de l’OPHLM représente, à lui seul, 67 % de logement social et absorbe 81 % des attributions dont plus de 24 % au bénéfice des jeunes. Les attributions dans le patrimoine des autres bailleurs, dont l’OPAC du Val-de-Marne, représentent environ 19 % dont 18 % au bénéfice des jeunes demandeurs. 83 logements, soit environ 22 % des attributions, l’ont été au titre du 1 % patronal bénéficiant pour une grande moitié à des salariés inscrits dans notre fichier.
Enfin, par souci de pleine transparence et pour répondre notamment aux interrogations de notre collègue Régis Leclercq, formulées suite à la Commission Urbanisme du mois de mai, à laquelle je n’avais pas pu participer pour raisons professionnelles, - celle-ci a déjà, d’ailleurs, examiné le bilan présenté, ce soir - je voudrais rappeler quelques petites choses : la ville ne dispose que de 20 % de droit de réservation, à l’exception des opérations neuves où ce droit est porté à 30 % en contrepartie de sa participation financière, surcharges foncières et garanties d’emprunts.
Concernant l’examen des propositions d’attribution avec les différents acteurs du logement social, elles se font avec la Préfecture, la CAF, les Ministères, les collecteurs, etc. et bien entendu, les bailleurs sociaux réunis en Commission et qui statuent collégialement selon les critères clairement définis par leurs instances : contingent, ancienneté, composition familiale, revenus, etc. ; qu’à l’issue du renouvellement des assemblées municipales, celles-ci ont procédé à la désignation de leurs membres appelés à siéger dans les instances officielles ; que dans ce cadre, à Ivry, comme partout, le Conseil municipal a procédé à ces désignations et il s’en est suivi la réinstallation de la Commission d’attribution de l’Office ; qu’au-delà de cette instance officielle, il nous est toujours paru nécessaire de rendre public le bilan des attributions et nos orientations politiques locales de l’Habitat, ce que nous effectuons précisément ce soir et en conformité avec l’engagement rappelé dans notre projet municipal. Effectivement, j’en suis désolé, Monsieur Leclercq, ce ne sont pas quelques élus qui choisissent, par tirage au sort, les dossiers d’attributaires. À mon sens, nous parlons là de choses sérieuses, car derrière les dossiers, Monsieur Leclercq, ce sont des vies, ce sont des êtres humains dont on parle. Ce sont des histoires de vie qu’aucun de mes collègues présents dans cette Assemblée ne souhaiterait voir se jouer par tirage au sort, ce soir. Je le dis très haut et très fort.
Je ne voudrais pas bouder mon plaisir puisque vous m’en donnez l’occasion, en revenant sur Neuilly-sur-Seine. La problématique aujourd’hui de cette ville, Monsieur Leclercq, ce n’est pas de faire la clarté sur sa Commission d’attribution.
Vous savez très bien qu’il n’y a pas grand-chose à attribuer en matière de logement social, à Neuilly. C’est 2,6 % du nombre de logements sociaux sur leur territoire ; mais, par contre, la bonne nouvelle, que vous nous apportez là, c’est l’ambition de Neuilly d’atteindre les 20 % exigés par la loi. Et si tel est le cas, - ce que j’espère profondément - vous demanderez à vos amis de Droite d’alléger les listes d’attente de mes collègues de Bagneux, Nanterre, Malakoff. Cela participera certainement à la mixité sociale de Neuilly. Vous comprenez ce que je veux dire !
Ce bilan posé, il ne nous reste pas moins à nous interroger sur la poursuite de notre action et à en tracer des perspectives pour l’avenir. La poursuite de notre programmation diversifiée de construction et de réhabilitation, d’aide à la remise en location de logements rénovés du parc privé, doit être confortée et nos projets, menés à leur terme. Il en va ainsi pour la prochaine démolition-reconstruction de 167 logements de la SADIV, un groupe aujourd’hui qui se situe au 173, rue Marcel Hartmann ; de la réflexion en cours pour le renouvellement urbain du secteur Gagarine-Truillot ; de la poursuite de nos réhabilitations, mais aussi de la construction de nouveaux logements avec l’OPHLM, notamment les 27 de l’Opération Aragon, qui viennent d’être livrés et que nous inaugurons samedi matin, à 11 heures 30 et à laquelle bien évidemment je vous convie volontiers d’assister. 39 logements et 3 maisons de ville seront, l’an prochain, livrés au 10, rue Vérollot et bien entendu, d’autres projets existent avec d’autres bailleurs sur la rue Henri Martin avec La Sablière, sur la rue Carnot avec EFIDIS, ou encore avec l’OPAC du Val-de-Marne, sur le quartier Mirabeau.
Notre politique de construction, notamment de logements sociaux, est un enjeu essentiel pour notre ville et la réalisation d’opérations d’envergure comme celle de la ZAC du Plateau et du secteur Avenir-Gambetta, à Ivry-Port, sera déterminante pour son développement et son équilibre. Forts de tous ces projets, nous devons maintenir la priorité aux jeunes Ivryens, soutenir le parcours résidentiel des familles pour faciliter leur mobilité ; favoriser la libération des grands logements par les échanges ; assurer le suivi social des familles les plus en difficulté avec nos différents partenaires ; développer la mixité sociale par la diversité des modes et des types d’habitat dans les quartiers et les opérations ; mobiliser l’ensemble des bailleurs pour satisfaire au mieux les demandes ; relancer les collecteurs pour une attribution plus importante au bénéfice des inscrits de notre fichier. Tels sont les axes de travail que je vous propose de poursuivre et de développer, mais je suis, pour ma part, convaincu, qu’il nous faut lutter, dès aujourd’hui et encore plus aujourd’hui que jamais, contre la logique marchande qu’on veut nous imposer et qu’il est indispensable que se rejoignent tous les acteurs du logement social avec, au premier rang, les locataires, leurs associations de défense, mais aussi les demandeurs de logement eux-mêmes, pour mener les combats indispensables, pour resituer le logement au rang de priorité nationale et obtenir enfin les moyens qui lui sont indispensables. Pour ma part, soyez assurés que je m’y emploierai.
Permettez-moi, juste avant de finir, de remercier, bien évidemment, l’ensemble des personnes qui travaillent sur ces questions et croyez-moi, ce n’est jamais simple et facile et qui ont participé donc à la rédaction de ce rapport. Je pense principalement à nos partenaires bailleurs, aux institutions, aux services municipaux, bien évidemment et aux services de l’OPHLM. Je vous remercie de votre attention. »
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