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2009 : Année de la France au Brésil



L'Année du Brésil en France, en 2005, aura été l'occasion d'aller au-delà des clichés habituellement véhiculés concernant ce pays-continent. Il en est de même en 2009 avec la manifestation retour, l'Année de la France au Brésil qui s'achève le 15 novembre.

C'est pourquoi, si les liens de la France avec le Brésil sont historiquement très anciens et très forts, parmi les trois thèmes retenus, celui de "la France d'aujourd'hui" vient en premier, pour mettre l'accent sur la création contemporaine, la recherche et l'innovation. Le design, par exemple aura été à l'honneur, avec le Paris de Patrick Jouin.

Le savoir-faire, ancien et moderne, aura aussi été à l'honneur, avec les tapisseries des Gobelins, qui auront traversé l'Atlantique pour la première fois, et la Haute couture avec Yves Saint-Laurent.
Patrimoine - 

Article publié le : lundi 12 octobre 2009 - Dernière modification le : mardi 13 octobre 2009

La nature exubérante du Brésil vue par les Gobelins



Détail du "Combat des animaux".

Annie Gasnier/ RFI

Par Annie Gasnier

La tradition de la tapisserie française s´offre aux visiteurs du Musée historique national de Rio de Janeiro, jusqu´au 15 novembre prochain, date où se refermera l´Année de la France au Brésil. Vingt oeuvres produites à la Manufacture royale des Gobelins, appartenant à la prestigieuse Tenture des Indes, anciennes et nouvelles, tissées sur ordre de Louis XIV.

Accrochées aux hauts murs du Musée de Rio, dans une lumière mordorée rappelant des chandelles, les tapisseries des Anciennes et des Nouvelles Indes ont retrouvé leur majesté. Réunies pour la première fois loin du Garde meuble national, ces oeuvres datant des XVIIe et XVIIIe siècles peuvent être admirées dans leur ensemble. Incomplet cependant puisque des huit tapisseries formant la collection, une manque à l´appel, perdue de vue à Versailles durant la Révolution française.

Cette série de tapisseries évoque la nature du Brésil et d´Amérique du sud, les « Indes » de l´époque. Elles ont pour origine des peintures signées Albert Eckhout. L´artiste hollandais peignit, en grandeur nature, son enchantement pour la nature luxuriante et encore vierge du nord-est brésilien, lorsque la Hollande occupait la région (1636-1644). Offertes au roi Louis XVI en 1679 par l´ancien gouverneur hollandais du Pernambouc, le Prince Jean-Maurice de Nassau-Siegen, elles servirent de modèles aux artisans de la Manufacture des Gobelins.

Pour les reproduire avec fidélité, les peintures d´Eckhout devinrent des « cartons », ces modèles à grandeur d´exécution, destinés à être fixés sur le métier à tisser. Ils étaient détruits au fur et à mesure que la tapisserie avançait. Mais il en reste, miraculeusement épargnés, et exposés dans la même galerie. Ils témoignent de la liberté prise par les artisans successifs de ce fabuleux travail.

« Chaque reproduction apportait un nouveau filtre à la vision première, et nous admirons ici un Brésil revisité, redessiné, qui correspondait à l´idée qu´on se faisait à l´époque du Nouveau Monde », explique Marie-Hélène Massé-Bersani. La directrice de la production aux Gobelins est venue à Rio, superviser l´installation de l´exposition.

Avec ce Nouveau monde, où se mélangent Amériques et Afrique, leurs mystères et leurs rêves, apparaît alors le terme « exotisme ». La faune et la flore sud-américaines surprennent donc. Par exemple, dans la tapisserie L´éléphant ou le cheval Isabelle : sous des fruits du cajou, un toucan, un fourmilier, un tapir, et puis cet éléphant à la trompe levée, africain car l´imposant animal n´a jamais été vu au Brésil. Autres exemples, ce lama blanc immaculé au bord d´une rivière emplie de poissons, loin des sommets des Andes, un chameau, un lion, un rhinocéros... Des êtres humains sont là, des noirs asservis, et des indiens ressemblant au Bon sauvage des essais de Montaigne.






Galerie du Musée historique national de Rio où se tient l'exposition "Tapisseries françaises" consacrée aux oeuvres des Gobelins.

Annie Gasnier/ RFI




La Tenture des Nouvelles Indes prit plus de libertés avec les oeuvres d´Eckhout, réalisée cinquante ans après la première série. La Manufacture demanda à un artiste, célèbre pour ses tableaux de chasse, de réaliser de nouveaux cartons. Alexandre-François Desportes ne voulait pas se contenter de réaliser des copies, et il mêla la faune des Amériques, d´Afrique et d´Europe. Dans Le Combat des animaux, le tapir attaqué par un félin noir, comme en témoigne un carton de l´exposition, est, par magie, attaqué par un lion. Le fameux Roi portés par deux maures devient La Négresse portée dans un hamac. Des paons et des chouettes cotoient des perroquets.

En dépit de ces charmants anachronismes, la Tenture des Nouvelles Indes connût un immense succès, et fût tissée douze fois entre 1740 et 1789. Les rois les utilisaient pour des cadeaux diplomatiques, et pour diffuser l´art et le savoir faire français. Séparemment, des tapisseries peuvent être admirées dans divers musées d´Europe, ou chez des particuliers.

Aux temps des rois, les ouvriers des Gobelins mettaient deux à quatre ans pour tisser une tapisserie de 20 m2, en laine et soie. Aujourd´hui, un dessin aussi fin et compliqué demanderait huit à dix ans. Mais ce patrimoine est préservé, et l´exposition Patrimoine et création présente aussi des oeuvres contemporaines. Celle de Carole Benzaken est un clin d´oeil aux brésiliens, car elle présente Les acteurs et spectateurs d´un match de football.

 

Vitrine - 

Article publié le : jeudi 08 octobre 2009 - Dernière modification le : mercredi 14 octobre 2009

" Le Paris de Patrick Jouin" s’expose à São Paulo



Patrick Jouin

Par Danielle Birck

Dans le cadre de l’Année de la France au Brésil (du 21 avril au 15 novembre 2009) l’Institut Tomie Ohtake accueille la première exposition monographique de Patrick Jouin. Objets du quotidien, architecture intérieure et décoration de grands hôtels et restaurants, mobilier urbain pour la ville de Paris : ce sont plus de 150 créations parmi une cinquantaine de projets réalisés au cours des dix dernières années par le designer et son équipe qui sont présentées aux visiteurs brésiliens du 29 juillet au 27 septembre 2009.

C’est le restaurant le « 58 » au premier étage de la Tour Eiffel qui a été choisi pour la présentation parisienne de l’exposition Le Paris de Patrick Jouin. Pas seulement pour faire aux Brésiliens venus à Paris pour la circonstance les honneurs du plus célèbre des monuments et de sa vue imprenable, mais aussi en parfaite cohérence avec ce projet puisque la rénovation du lieu, récemment rouvert au public, est signée de Patrick Jouin. Comme celle aussi du restaurant gastronomique du deuxième étage de la Tour, le Jules Verne d’Alain Ducasse.

De plus, on peut dire que la Tour Eiffel est elle-même un objet de design, avec cette alliance réussie de l’innovation et de la prouesse techniques avec le souci esthétique, sans oublier la fonctionnalité (antenne, ascenseurs…). Ce que met en évidence une exposition actuellement présentée dans la Tour, à l’occasion de ses 120 ans.

Le design, vitrine d’une création dynamique






Station Vélib' (vélos en location)

Patrick Jouin




Le design français est donc à l’honneur en cette Année de la France au Brésil, avec l’un de ses jeunes représentants. Un choix qui répond à la volonté de montrer une image de la France « qui n’est pas seulement celle de son héritage intellectuel, de son patrimoine, mais aussi celle du XXIe siècle avec une création dynamique, capable de ‘transversalité’ », explique Anne Louyot, commissaire générale de l’Année de la France au Brésil. Le design, au carrefour « du monde de l’art, de l’urbanisme, de l’économie », lieu de « convergence entre différentes formes d’expression personnelle et publique », avec ses représentants  français qui ont acquis une notoriété internationale, est apparu comme un bon vecteur pour mettre en avant cette France « flexible ».

Flexible, Patrick Jouin l’est sûrement, de la spatule à Nutella ou du tabouret One Shot au restaurant du Plazza Athénée à la boutique Van Cleef & Arpels, en passant par les toilettes publiques ou les stations de Vélib parisiennes. Un éclectisme et un talent qui ont séduit Ricardo Ohtake, le directeur de l’Institut qui accueille l’exposition consacrée au designer français, lequel, dit-il, «  fait des choses aussi belles à petite qu’à grande échelle ».

Patrick Jouin et le Brésil 






Ricardo Ohtake et Patrick Jouin

Danielle Birck/RFI




Visiblement le courant est passé très fort entre le jeune designer et le jeune institut inauguré fin 2001 et dédié aux arts visuels à l’architecture et au design. Il faut dire aussi quez le Brésil n’est pas vraiment une terra incognita pour Patrick Jouin qui s’y est rendu en 1999, un an après avoir fondé son agence à Paris, qu’il y a rencontré Oscar Niemeyer qui a dessiné devant lui ses projets de musées. Résultat : il a dans son bureau  un grand dessin de Niemeyer, lequel exerce toujours sur lui « une influence très forte, avec cette liberté de conception et de dessin ».  

Dans la foulée,  il mentionne une autre rencontre importante, avec le grand chef Alain Ducasse : « Je ne serais pas là, dit-il, s’il ne m’avait pas  demandé de dessiner une assiette ». Et celui qui se voyait au sortir de l’Ecole nationale supérieure de Création industrielle (Ensci) « dessiner des perceuses », s’est lancé dans le design industriel et le design et  l’architecture d’intérieur, le mobilier urbain  ou la scénographie. Ce qui fait que depuis 2008, il déploie ses activités autour de deux agences distinctes : Patrick Jouin ID, pour le design industriel  et Jouin Manku, pour l’architecture et le design d’intérieur, avec son associé Sanjit Manku.






Patrick Jouin




C’est essentiellement aux projets réalisés en France que s’attache l’exposition de São Paulo, déclinés sur quelque 800 mètres carrés, dans quatre espaces  : Paris urbain, Les vitrines de Paris, consacré au design industriel et au mobilier urbain avec une scénographie qui  s’inspire des façades parisiennes avec leurs boutiques ; Tables étoilées, qui recrée l’ambiance des restaurants créés pour Ducasse ;   W Hotels concept, où une chambre « hors normes »,  une sorte de projection dans la futur a été réalisée par l’agence spécialement pour l’exposition ; enfin une dernière séquence, Technologies innovantes, présente notamment la série de sièges réalisés en 2005 en stéréolithographie (une technique qui permet de fabriquer des objets solides à partir d'un modèle numérique ).

L’exposition consacrée à Yves Saint-Laurent à Rio viendra à peine de se refermer quand s’ouvrira celle de Patrick Jouin à São Paulo, et peut-être aussi dans d'autres villes brésiliennes ...
Haute couture - 

Article publié le : lundi 12 octobre 2009 - Dernière modification le : lundi 19 octobre 2009

Le succès de Yves Saint-Laurent à Rio de Janeiro



Karol Pichler

Par Annie Gasnier

De longues files d´attente s´allongent quotidiennement autour du Centre culturel Banco do Brasil (CCBB), dans le centre historique de Rio de Janeiro. On se bouscule pour visiter l´exposition consacrée à Yves Saint Laurent, dans le cadre de l´Année de la France au Brésil. Un public mélangé, des enfants des écoles publiques aux amoureux de la fameuse griffe YSL, désireux d´approcher les créations du « plus grand couturier de l´histoire universelle de la mode », comme l’a écrit le quotidien Jornal du Brésil..

Yves Saint Laurent avait horreur de voyager. Sa créativité n´en pâtissait pas pour autant, comme le démontrent les collections de ses « Voyages Extraordinaires », présentées depuis le 26 mai aux Brésiliens. « Mes plus beaux voyages, je les faisais assis sur un canapé, en lisant des livres » avouait le grand couturier français. Il voyagea sur le tard, à travers le monde, avec cette exposition. Mais il avait déjà signé ses plus belles créations, dont cinquante modèles sont exposés à Rio de Janeiro.

Toujours un hommage à l’Afrique

De l´Afrique, il ne connaissait que le Maroc, où il avait une résidence avec son ami Pierre Bergé. Mais le continent noir le fascinait : « L´Afrique est au coeur de chaque collection, il y avait toujours un hommage à l´Afrique, souligne Robin Fournier, directeur de la communication de la Fondation Pierre Bergé -Yves Saint Laurent. Monsieur Saint Laurent a été le premier à faire défiler une jeune femme noire sur un podium, en 1962. »






Karol Pichler




La collection africaine est présentée sur des mannequins de couleur bleu France, que YSL avait lui-même dessinés, pour rehausser les tons naturels des robes. Ces vêtements, qui datent des années 60, sont en matière naturelle, anticipant la mode actuelle. Il y a aussi cette robe à l´épaule dénudée, en vraie peau de panthère de Somalie... aujourd´hui éthiquement inimaginable. Mais la mode des motifs « léopard » entra dans la garde robe féminine pour toujours. Et puis, est aussi là la fameuse saharienne, sur un élégant pantalon noir. D’alleurs, à l´inauguration, la grande amie du couturier disparu, Betty Catroux, portait à Rio une saharienne, noire.

Ce soir-là, parmi les 1.500 personnes qui avaient envahi le CCBB, de nombreuses invitées avaient ressorti de leur armoire une création Yves Saint-Laurent : une robe bleue avec pour motif le bouledogue français du couturier, Moujik, un manteau, des accessoires, et puis des souvenirs : « Je l´avais croisé un soir dans un dîner à Paris, il portait une saharienne, se souvient Glorinha Paranagua, veuve d´un diplomate brésilien et créatrice d´accessoires de mode à Rio. Je suis une fanatique de YSL, un génie qui était plus qu´un couturier, un artiste. Et mes accessoires s´inspirent de lui, comme ces pompons en soie, un peu marocains. »

Haute couture en technicolor






DR




Les couleurs ne manquent pas au CCBB : en plus des lumineuses collections Russie, Maroc, Espagne, Japon, Chine, Inde... des tentures très colorées ornent les hauts murs des lieux : « J´ai voulu rendre hommage à ses fameux mélanges de couleurs, du turquoise avec le rouge, de l´orange avec le fuchsia... explique le scénographe de l´exposition Karol Pichler, en créant une ambiance « nuage de couleurs » une symphonie autour des mannequins statiques ».

Sans jamais être, non plus, venu au Brésil, alors qu´il habilla tant de riches Brésiliennes, YSL avait un jour imaginé la carioca (habitante de Rio) pour les costumes d´un spectacle de Zizi Jeanmaire et Roland Petit. Une série de dessins montre ces cariocas imaginaires, avec des fruits sur la tête, et un air de samba dans le corps. De véritables Carmen Miranda ![1






Karol Pichler




Les Brésiliens peuvent aussi profiter de visites guidées pédagogiques, organisées par Helen Pompozelli, professeur à l´Institut de la mode Zuzu Angel, à Rio : « Au Brésil, il n´y a pas d´activités spécialement liées à l´art de la mode, regrette-t-elle, et ici, les gens pensent que la mode se résume à des défilés et à acheter, consommer, sans se rendre compte que la haute couture est une source de connaissance de l´histoire, des arts, de poésie... ».

L’exposition s’achève sur un espace silencieux où, sur des chaises venues de l´Atelier YSL, l’on est invité à écouter le maître, qui se confie face à une caméra. Un Monsieur Saint-Laurent déjà âgé et fatigué, entouré de volutes bleues, très émouvant : « Il n´y a pas de création sans douleur... c´est quelque chose d´heureux, mais pour y arriver, c´est très douloureux. Ce n´est heureux qu´à l´arrivée... Maintenant que j´ai créé un style, qui m´est tant personnel,  j´ai un peu moins peur... »

Yves Saint-Laurent s’est éteint le 1er juin 2008 à Paris.

[1] Une célèbre chanteuse et actrice brésilienne, haute en couleurs, qui fit une carrière internationale dans les années 1930 et 1940. Elle est décédée en 1955.

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