Carhaix et les Bonnets Rouges





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Les Arcanes en Bretagne

Le Jugement : Carhaix et les Bonnets Rouges

C’est en 1674 que Louis XIV décide la levée de nouveaux impôts pour financer sa guerre contre la Hollande. A ces impôts se rajoutent ceux perçus par l’église et les seigneurs locaux, qui écrasent les paysans. Dès le mois d’avril 1675, à plusieurs endroits, dont à Bordeaux, la situation dégénère, mais c’est en Bretagne que les troubles retentissent le plus violemment. Au début urbaines, à Rennes et à Nantes, à partir du 9 juin, les émeutes gagnent les campagnes de Basse-Bretagne : la révolte connaît plusieurs foyers, de la baie de Douarnenez à Rosporden, Briec et Châteaulin. Les 3-4 juillet, la révolte atteint les environs de Daoulas et Landerneau, le 6 elle est aux alentours de Carhaix, le 12 de Brasparts à Callac et Langonnet, et une dernière vague se manifeste les 27-28 aux alentours du Faouët, à Lanvénégen par exemple, à l'occasion du pardon de Saint-Urlo. Les villes ne participent pas, mais sont attaquées : Pontivy est prise le 21 "par 2000 paysans qui absorbent ou répandent le contenu de 400 muids de la ferme des devoirs", mais délivrée "par ses bourgeois" le 21 juin ; le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, est obligé de s’abriter à Port-Louis. Les paysans se révoltent lorsque se répand le bruit que la gabelle va être introduite dans la province, alors que la Bretagne en avait été épargnée jusque là. Le maximum de violence est atteint fin juillet-début août dans le Poher, où Carhaix et Pontivy, villes non-fortifiées, sont attaquées et pillées. Les paysans sont commandés dans cette région par un notaire, Sébastien Le Balp.
Cet individu est le simulacre d’un djinn nommé Bartchek, un orphelin du Jugement. L’implication du Jugement dans cette émeute est absurde : les taxes sur le tabac, réservé au roi, et sur les objets en étain, même ceux déjà fabriqués, qui frappaient les cabaretiers, ont dérangé les adoptés du Jugement dans leur ivrognerie quotidienne. Ils ont donc décidé de frapper un grand coup, et de se réunir, dans une fraternité nommée les Bonnets Rouges. Comme il est difficile de juger où commence les clochards célestes, et où s’arrêtent les simples initiés humains, surtout au vu de ce que les adoptés du Jugement transmettent aux profanes, il est difficile de dire combien de néphilims ont été impliqués. Mais la réaction fut violente. Début septembre, Bartchek investit et pille, avec 600 Bonnets rouges, le château du Tymeur et en brûle tous les papiers et archives. Son simulacre est tué par surprise d'un coup d'épée par Charles Maurice de Percin, marquis de Montgaillard, son prisonnier, la nuit du 3 septembre, la veille du soulèvement général prévu. Sa mort met fin à l'insurrection. Etrangement, lorsque l’armée royale reprend les villes, et que l’Ordre de l’Hermine compte ses membres, il s’aperçoit que les Chevaliers d’Ys qui logeaient à Carhaix ont tous disparu, ainsi que leurs archives. Il faut attendre la révolution pour qu’ils remettent la main sur la Clef d’Ahès, qu’ils reperdent bientôt.

Les Bonnets rouges ont fait de la demeure de leur ennemi la leur, des siècles plus tard. Le manoir de Tymeur possède encore quelques vestiges du temps de sa construction : un colombier 16e siècle portant les armes de Charles de Ploeuc et de Marie de Saint-Gouesnou ; une vasque fin 16ème pour Vincent de Ploeuc portant les armes de Kergolay et Ploeuc et les armes de Kergolay, Rosmadec et Ploeuc. Incendié en 1675 et en 1873, l’actuel logis date du début 19e siècle. Plusieurs entrepreneurs qui ont réussi dans la fabrication de chouchen sont devenus les simulacres d’orphelins du Jugement, consommateurs avertis de ce nectar.

Le Festival des Vieilles Charrues, créé en 1992 à Landeleau par Christian Troadec, le simulacre de Bartchek, fut à l’origine un évènement totalement sous la houlette du Jugement. Christian Troadec, né le 24 mars 1966 à Carhaix-Plouguer, est un homme politique français, impliqué dans le mouvement régionaliste Breton, et le président du festival Les Vieilles Charrues dont il est à l'origine. Au milieu des années 1990, il lance un journal, le Poher Hebdo, qui joue à fond la carte de la proximité. En 1999, il revend le Poher au Télégramme de Brest et achète la brasserie Coreff. Il est l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme). C'est un des collecteurs de fonds des écoles Diwan. Il est élu maire de Carhaix en 2001 sous une étiquette « gauche alternative », et réélu en 2008 malgré la présence d'une liste de la « gauche officielle ». En 2004, il est élu au Conseil régional de Bretagne sous l'étiquette Gauche alternative sur la liste UDB-Verts. En mars 2008, face à l'annonce de la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Carhaix par l'Agence régionale d'hospitalisation, il se fait le leader de l'opposition à cette fermeture. Faisant suite à une longue et forte mobilisation, les services incriminés de l'hôpital de Carhaix ont été rouverts après une décision de justice du Tribunal administratif de Rennes. Son rôle fut toutefois critiqué et, en tant que président du conseil d'administration, les médecins de l'hôpital le mettent directement en cause par sa gestion et ses refus de mettre en place un véritable projet malgré les conseils et propositions faites depuis plus de quatre années. Son implication dans la politique en a fait un orphelin durement critiqué par ses collègues, qui l’ont exclu des Bonnets Rouges, puis de l’arcane. Quant au festival des Vieilles Charrues, dès son succès en 1995, les adoptés du Jugement ont commencé à le critiquer, à s’y infiltrer pour le pourrir, et à détourner son but. C’est désormais l’endroit où l’on trouve des adoptés du Jugement, mais pas dans un Banquet, dans une Satire visant la désorganisation de l’évènement.

L’Empereur : Brest, le vieux Pays de mes Pères

C’est le bâton qui a amené la ville de Brest à sa stature, dès 1631, Richelieu en faisant un port de guerre royal, puis par sa fortification par Vauban. La ville est restée un haut lieu de l’Ordre de l’Hermine après que les représentants du baillage Francia n’aient été écartés du pouvoir. Mais au cours de la Révolution, l’Empereur a saisi l’opportunité de prendre la ville, à travers l’optimate Merchéon, un ondin adopté de l’Empereur, incarné dans Jean-Michel Testard de la Roche, un négociant de Plougastel-Daoulas. En conseillant les députés girondins brestois et en usant de son influence, il fit passer à la guillotine tous les templiers de Brest et de Léon. La manœuvre permit aux néphilims impliqués de placer leurs pions, et de rester au pouvoir à Brest pendant plus d’un siècle. Cependant, ces adoptés, réunis au château de Brest, rebaptisé Fort la Loi, n’ont que faire de détruire l’Ordre de l’Hermine, ce qui leur permet de rester plus ou moins tranquilles, mais subissent les quolibets des autres arcanes majeurs, dont les Bonnets Rouges de Carhaix.

En 1870, les templiers tentent un tour de force, pour se saisir de la ville. Brest a eu sa Commune insurgée avant Paris. En effet la tentative d'installation à Brest d'une commune remonte au 2 octobre 1870. Elle fut l'œuvre d'un commis de la marine, Constant Le Doré, qui tenta en vain de s'emparer de l'hôtel de ville ce jour-là. Cette décision avait été prise au cours d'une réunion publique groupant 3 000 personnes dont, des volontaires américains faisant partie des Milices du Christ, débarqués le matin même à Brest, soit disant pour combattre les Prussiens. Mais, malgré l'installation en ville d'un climat insurrectionnel, la tentative échoua, devant les grilles de la mairie, à cause de l'intervention de la garde nationale soutenue par le préfet maritime et la marine, à cause de la ruse du sous-préfet de Brest, le simulacre de Merchéon. C'est à Brest devenu le centre de regroupement de tous les insurgés de Paris avant leur embarquement pour la Nouvelle-Calédonie que la Commune de Paris trouva sa conclusion. Les prisons de la ville étant pleines, on entassa les déportés, dans d'épouvantables conditions, sur 10 pontons mouillés en rade, répartis en 3 groupes afin d'éviter une tentative de mutinerie. Dix mille condamnés passeront ainsi par Brest, venant du camp de Satory, attendant soit leur jugement, soit leur embarquement pour les lieux de déportation. Les adoptés du Jugement et du Bateleur, dont plusieurs membres avaient fait partie de la Commune à Paris, accumulèrent encore du ressentiment envers Merchéon.
L’un des membres de la fraternité de Fort la Loi, Hyperphane, s’impliqua durablement dans l’indépendantisme breton, et la Gorsedd, en créant en 1897 l’hymne breton, le "Bro Gozh Ma Zadoù", ou Vieux pays de nos pères. La Bretagne partage son hymne avec la Cornouailles (Bro Goth Agan Tasow) et le Pays de Galles (Hen Wlad Fy Nhadau). Les textes sont sensiblement les même, en langue bretonne, cornique et galloise. De sa collaboration avec les autres, il fut décidé que la fraternité de Fort la Loi profiterait des dissensions entre les baillages pour augmenter le sentiment d’identité bretonne, et placer leurs pions à la tête de la région. En 1898 ils créèrent l'Association des Bleus de Bretagne. Ce mouvement rassemble des hommes politiques, des intellectuels et des artistes qui se réclament de la Révolution française et proclament leur solidarité avec les nouvelles orientations de la politique radicale. Rouges parfois mais toujours bleus parce qu'adversaires des blancs, et partisans des Lumières, ils entendaient mener à bien leur combat pour l'accès de la Bretagne aux Lumières. Marqués de sensibilité dreyfusarde et d'influence protestante, maçonnique voire libertaire la ligue était fort composite. On y retrouve Armand Dayot, Yves Le Febvre, Jean Boucher, Pierre-Paul Guieysse, Jean-Bertrand Pégot-Ogier. Mais cette organisation, qui cache mal les buts de l’Empereur, est rapidement noyautée par les templiers. Et c’est à partir de ce moment là que Merchéon semble tisser des liens avec l’Ordre de l’Hermine. Divisés entre le Parti National Breton et le Parti Autonomiste Breton, la Fraternité de Fort la Loi, divisée, est réduite à des luttes intestines. Plusieurs membres, sous le couvert d’espionnage, se mêlent des affaires templières.
L’isolement de Merchéon déclencha sa fin. Lorsque les allemands s’installèrent à Brest en 1941, il dut dissoudre sa fraternité et se cacher. Puis les bombardements commencèrent, et toute son œuvre fut calcinée. Les Milices du Christ envoyaient les bombes sur la cité honnie, détruisant les arrangements magiques de la cité. Juste à la fin de la guerre, Merchéon fut capturé par les templiers, et détruit. Les rescapés de Fort la Loi recherchent encore ses travaux sur l’alchimie de la révolution, sans succès. Mais ils n’ont pas renoncé à leur ville. Ils se servent du sentiment panceltique entre les différents pays pour voguer sur cette tendance, qui génère des ressources et du pouvoir. Ils ont réussi à s’infiltrer dans le Comité d'étude et de liaisons des intérêts bretons (CELIB) a été créé le 22 juillet 1950 par un groupe de personnalités dont René Pleven, Joseph Halléguen et Joseph Martray, simurgh kabbaliste nommé Alberen. Dans le contexte de l’après-guerre, il s’agit de promouvoir le développement économique et l’identité de la Bretagne (cinq départements : Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure et Morbihan), en profitant du plan de reconstruction et du plan Marshall. Dynamisé par son secrétaire Joseph Martray, ce « lobby breton » obtient de nombreux aménagements (le Plan Routier Breton par exemple) et est à l'origine du processus de régionalisation en France (création en 1964 des CODER dont la première sera créée en Bretagne). Cependant, leurs rapports avec les sommités publiques de l’Ordre de l’Hermine, comme Pierre Marzin, afin de développer les télécommunications bretonnes, semblent entacher leur réussite des mêmes travers que par le passé. Ils se réunissent dans un tour de bureaux de Brest, et organisent parfois des rencontres dans le château.
Pendant les évènements de 1968, le CELIB subira une terrible purge, succession de 8 exorcismes, qui rendent l’organisme aux templiers. René Pléven, manipulé mentalement par les adoptés de l’Empereur pendant plusieurs années, a son cerveau lavé. Dès 1972, le sénateur Georges Lombard avait succédé à René Pleven, à la présidence du CELIB. Pleven occupait ce poste depuis 1951, et pour le remercier et l’honorer, il eut l’idée de ressusciter la distinction de l’Ordre de l’Hermine, créée par le duc Jean IV. La remise du collier eut lieu le 29 septembre 1972 au Palais des congrès de Pontivy, en présence de nombreux responsables politiques, d’animateurs culturels et de décideurs économiques bretons.

L’Amoureux : Les Seiz Breur 

L’arcane VI est représenté en Bretagne par la Cour d’Amor nommée la Matière de Bretagne. Si les vers des troubadours ne proviennent pas de la Bretagne, mais plutôt de Poitiers, ils se servent bel et bien de contes inspirés de l’époque arthurienne, qui reposent dans les mémoires bretonnes. Et par ricochet, au fil des âges, cette matière de Bretagne attire les rêveurs, qui vont nourrir les akashas de la région. L’Amoureux possède donc en Bretagne un terroir fort pour leurs expériences… Mais aussi surpeuplé. Chaque coin de pays a donné naissance à un akasha, pas forcément très étendu mais qui reste prégnant. Leurs cours s’entrechoquent, et les opinions divergent sur le devenir de telle ou telle légende. Vaut-il mieux tenter l’Odyssée à Brocéliande ? Ou à Huelgoat ? Ou encore non loin de Carhaix ? Les fontaines de jouvence sont légion, les allusions à Arthur encore plus. Chaque nouveau conte, chaque version différente de l’histoire les égare un peu plus. Tous ces échos de l’histoire produisent des akashas, et chaque double affaiblit d’autant ses voisins, éparpillant les songes, faisant dériver les plus prégnants au loin. La Matière de Bretagne représente bien cette dilution de l’identité. En effet, cette cour d’amor change régulièrement d’endroit et d’époque pour tenter de créer ses propres akashas. Les autres néphilims critiquent ouvertement ses travaux, considérant qu’elle devrait plutôt se consacrer à la protection et l’entretien des akashas existants, plutôt que d’en créer d’autres. A cause de la surpopulation d’adoptés de l’Amoureux en Bretagne, et de la multiplication de cours d’Amor, la Matière de Bretagne a été désignée par le juge français pour décider de quelle cour respecte les règles historiques ou non, et desquelles peuvent poursuivre leurs travaux.

Elle possède deux représentants de l’arcane, qui vérifient si les cours filles sont valables : Elendiz, une écolâtre sylphe, et Carolian, un archipoète elfe, qui partagent une fulgurance amoureuse. Elendiz fut incarnée dans une réfugiée galloise, nommée Gwengustle, lors de la chute de Camelot, et elle vint en Bretagne, camouflant ses pouvoirs derrière ceux d’une sainte, comme beaucoup d’autres. Sainte Ninnok (ce qui signifie simplement petite nonne), « prêcha » longuement devant les fidèles du Culte du Dragon pour les convaincre de rendre les armes et de s’allier aux mortels pour se défendre contre les templiers, tout en les défendant contre leurs opposants désireux de les annihiler. Sa conduite peut être aperçue dans la légende où le roi Waroch décide d’épargner un cerf (Kernunnos) lorsqu’il la voit chanter avec le cerf à ses pieds. Carolian a eu plusieurs simulacres, mais le plus influents d’entre eux fut Théodore Hersart de la Villemarqué, (7 juillet 1815 à Quimperlé - 8 décembre 1895 à Quimperlé), un linguiste français spécialiste de la culture bretonne. Il renoue le contact avec des adoptés du Pape, à travers le néodruidisme du premier Gorsedd, qui le baptise Barz Nizon. En 1839, il publie le Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne qui lui donne à 24 ans un extraordinaire succès mondain et littéraire. George Sand dit alors son admiration pour « les diamants du Barzaz Breiz » et invente à ce propos le concept de littérature orale. Les mélodies, qu'il a pris la peine de collecter, sont rassemblées en fin de recueil. Il devient alors la figure de proue d'un mouvement littéraire et culturel que l'on considère comme la renaissance du vieil esprit autonomiste incarné par les historiens Pierre Le Baud et Bertrand d’Argentré au temps des ducs et au début de l'annexion et par le marquis de Pontcallec, exécuté pour conspiration en 1720, dont La Villemarqué héroïse la vie dans l'un des chants du Barzaz Breiz avec des paroles explicitement antifrançaises. En 1867, au congrès de l'Association bretonne à Saint-Brieuc, un de ses jeunes disciples, Urgrelnek, une gargouille incarné dans François-Marie Luzel, suscite une polémique en attaquant le maître sur le terrain de l'exactitude dans le recueil des textes, car ses collectes dans le Trégor ne lui ont pas permis de retrouver les chants tels que retranscrits par La Villemarqué. Celui-ci ne répond pas, mais laissera entendre en privé qu'il ne pouvait que se conformer aux usages de son temps et modifier ou améliorer les textes. L’accusation d’être un hérétique, un Apostat, un mythologue, afin d’augmenter sa gloire auprès des mortels, même si elle n’a pu être vérifiée, a considérablement terni sa réputation au sein de l’Amoureux, malgré un travail formidable.

L’écolâtre et l’archipoète, incarnés dans René-Yves Creston et Jeanne Malivel, ont fondé le groupe des Seiz Breur, un mouvement créé par une phalange d'artistes bretons entre les deux guerres mondiales, camouflant celui des adoptés de l’Amoureux. Bien que placé sous une invocation symbolique (seiz breur = sept frères en breton), il se présenta comme une union par cooptation qui ne regroupa pas plus de 50 artistes sous le nom breton de « Unvaniezh Seiz Breur » (Union des Sept frères). Ce mouvement est un initiateur de l’art celto-breton moderne, et dont l’influence se fait toujours sentir aujourd’hui dans la culture bretonne. Le nom qu’ils se choisissent Ar Seiz Breur (les sept frères) réfère à un conte gallo, collecté et illustré par Jeanne Malivel qui relate une histoire d’abord malheureuse où la naïveté et la légèreté engendrent une tragédie mais où, ensuite, la pureté des intentions et l’acceptation des souffrances conduisent à la rédemption, prélude à une renaissance incarnée par sept enfants. La démarche est basée sur la constatation de la stagnation de l’art breton traditionnel, si riche dans le passé, se figeant dans la répétition de recettes éprouvées, et sur son évolution obligatoire à travers d’autres supports et médias, sans pour autant le dénaturer. Mais hélas, les artistes humains, impliqués dans la seconde guerre, en tant que résistant ou bien collabo ont déclenché la séparation et la dissolution du groupe dès qu’elle a été terminée, provoquant une dispute qui ne s’est toujours pas achevée entre Carolian et Elendiz, entre implication dans les affaires mortelles et protectionnisme des artistes, entre ouverture sur le monde et tradition, entre oubli et perte de l’identité. Leurs rapports conflictuels encouragent les cours à chercher le soutien de l’un ou de l’autre envoyé du juge, flirtant parfois avec les Mythologues, ou bien se renfermant fanatiquement sur eux-mêmes.
La Cour de la Matière de Bretagne se déplace entre 7 emplacements, qui correspondent à autant d’analogies correspondant à des cités disparues. Chaque endroit correspond à un akasha.
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