Recherche de la souveraineté I. Introduction





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Le pouvoir princier

Recherche de la souveraineté
I.Introduction
De quoi est fait le pouvoir princier ? En quoi ces princes ont-ils recherché la souveraineté ? Il s’agit de définir la souveraineté. La souveraineté est exercée en toute légitimité, sans en référer à un supérieur ; c’est un pouvoir exercé soi-même pour soi-même sans demander la permission ni en référer sur l’ensemble des subordonnés, sans restriction. Donc les États pontificaux ont un problème, avec les enclaves dont les petits seigneurs se prétendent souverains. Est-ce le cas des pouvoirs des princes ? Si oui, tous les princes sont-ils concernés ie est-ce le cas de tous les princes ? Si non, quels sont les obstacles à la souveraineté ? Nous venons de poser la problématique, sur le modèle de ce qu’il faut faire pour l’examen…
II.La légitimité du pouvoir

La question se pose pour tous les princes, y compris pour les Valois (rois aux XIVème et XVème siècles) ; ils doivent prouver que leur pouvoir n’a pas été imposé à la « coutume ». Au Moyen Âge, contrairement à aujourd’hui, on déteste les « novelletés ». Heureusement, les Valois ont pour eux le secours de spécialistes du droit pour justifier leur arrivée au pouvoir et prouver que leur pouvoir n’est pas tyrannique (les légistes qui découvrent les arguments dans les textes faisant référence) ; ils ont aussi l’appui d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes, de « gens de publicité par l’image » qui proclament par la peinture, la sculpture, la musique ou l’architecture que le prince est vraiment légitime. Et ce de façon symbolique, d’où la nécessité d’un décryptage. 1328 voit la fin de la succession directe depuis Hugues Capet, en lignée masculine. Charles IV le Bel, fils de Philippe IV le Bel est mort. Sa femme était la fille du comte (pas encore duc) de Bourgogne mais elle a été répudiée pour adultère (cf les rois maudits). Elle a une fille, Jeanne. La deuxième femme, fille d’Henri VII d’Allemagne, du dernier Capétien est morte en couche, ce qui lui a fait une occasion de se remarier. Il le fait avec Jeanne d’Evreux et a deux filles avant de mourir, laissant sa femme enceinte à sa mort. Mais c’est une fille qui naît. Voir ci-dessus. On choisit alors le roi dans la branche cousine (La couronne est attribuée par les pairs de France au cousin du dernier roi Charles IV le Bel, Philippe de Valois) : c’est Philippe de Valois, le fils de Charles de Valois (fils de Philippe III le Hardi et frère de Philippe IV le Bel), qui est choisi. Edouard III d’Angleterre, fils de la sœur de Charles IV (Isabelle de France) et d’Edouard II d’Angleterre s’affirme comme un héritier direct. Et il a raison.
Mais il vient par les femmes disent les juristes. Se pose le problème de la légitimité des Valois. Philippe de Valois est élu avec un vote et par l’assentiment des grands, les pairs de France. C’est déjà un état de faiblesse. Les Valois doivent faire la preuve de leur légitimité et on ressort une coutume que l’on dit propre à la succession de France ; cette coutume ne vaut pas pour les seigneuries (ni pour l’étranger) puisqu’une femme peut hériter d’une seigneurie, même si on la met sous tutelle ou tente de la marier rapidement pour lui trouver un garant. Selon cette vieille loi des Francs Saliens, la seigneurie royale est particulière ; cette règle a déjà été utilisée, à la succession du roi précédent et Philippe V en a fait une loi fondamentale. La loi qui s’applique à la fonction royale est particulière. C’est en effet une dignitas particulière qui ne se transmet pas comme un héritage privé. « Les femmes ne sont pas aptes à prendre une succession dans la dignitas, ainsi que l’on peut le voir dans la Bible à propos de la prêtrise ». « Le royaume de France est de si grande noblesse qu’il ne doit pas, par succession, aller à femelle, ni par conséquent à fils de femelle ». Jean Froissart, Chronique. Edouard III est éliminé mais il y a quantités de réactions, d’écrits et de contestations. C’est mal parti pour Philippe de Valois, qui en outre accumule les défaites et difficultés dans sa façon de gouverner.




On choisit des références. Une formule de la fin du XVème siècle dit « Le sang de France est perpétuel au millième degré ». On parle d’un sang qui coule dans les veines de ceux qui gouvernent la France ; il est évidemment issu de Charlemagne (l’ancêtre prestigieux), peu importe la réalité des filiations et usurpations (Capétiens sur les Carolingiens par exemple). C’est une référence picturale très souvent reproduite. L’image ci-dessus à droite est une miniature issue d’un traité d’histoire de France, les Grandes chroniques de France, une histoire officielle (ie conçue pour faire plaisir aux gouvernants ; les Basques sont donc oubliés). Charlemagne figure avec sa barbe fleurie. C’est le plus grand ; la nimbe renvoie au fait que Charlemagne a été sanctifié dans l’empire germanique pour des raisons politiques. Il est entouré de rois reconnaissables à leur couronne, plus ou moins grands. L’autre personnage nimbé est bien sûr Saint Louis. Cf texte (histoire de Philippe Auguste et de Louis VIII. Le rattachement à Saint Louis est une référence culturelle et spirituelle de la royauté des Valois. Ils ont profité du dernier acte de culot de Philippe le Bel, lequel a obligé le Pape Boniface VIII à reconnaître Louis IX comme saint. Notons que tous les rois de France sont des descendants de Saint Louis. Autre référence, Clovis, abondamment cité dans les Grandes Chroniques ; Clovis est le premier roi chrétien (baptême, légende de la protection de Dieu contre les Alamans). Un roi a particulièrement nourri et fait répandre cette histoire officielle de Clovis comme premier roi chrétien de la dynastie, le petit-fils de Philippe VI : Charles V. Se développent les légendes concernant le roi de France. Les Grandes Chroniques de France illustrent par le texte et l’image ces références importantes pour légitimer la dynastie des Valois contestée par le roi d’Angleterre, Edouard III, descendant de Philippe le Bel par sa mère Isabelle de France.
Jean Fouquet a illustré des manuscrits (Grandes Chroniques de France notamment) dont les extraits que nous allons étudier (manuscrits offerts à Charles VI et Charles VII). Le premier épisode majeur est la mort de Saint Louis à Tunis de la peste dans sa tente le 25 août 1270 (page suivante en haut à gauche). Cette dernière est toute bleue, semée de fleurs de lys (que l’on peut aussi écrire, en graphie moderne « lis »). Il a sur lui la couronne du roi, symbole du pouvoir ; il tient dans sa main le sceptre. Il est dans la position du gisant (autorité suprême). L’iconographie du lys en association à la royauté remonte au XIIème siècle (premiers emplois sur les armes royales). Au début il y avait quantité de lys puis on a réduit le symbole à 3, le faisant ainsi devenir un symbole trinitaire. Les lys sont des fleurs de pureté (lien avec la virginité de Marie), pureté des intentions et de l’âme du roi de France. Le roi a des devoirs comme la défense du territoire, le courage, la virtus (on rejoint l’idéal de chevalerie du roi de France). Il faut défendre la foi (et son union) et l’Eglise. Le roi doit aussi avoir la foi et la clergie, qualité d’être un peu semblable au clergé, à l’évêque (et être clerc, c’est être éduqué, instruit, savant). Sur les armes (écus) du roi de France, il y a 3 lys. Cela rappelle la Trinité comme nous l’avons dit, le Dieu en 3 personnes. Sous Charles V, se diffuse la légende de l’apparition des fleurs de lys, lys imprimés miraculeusement sur l’écu de Clovis à la bataille de Tolbiac pour démontrer le soutien de Dieu au roi de France. Charles V veut fonder un pouvoir de plus en plus important ; son pouvoir est contesté (succession de Jean II le Bon avec sa rançon à 3 millions d’écus ; révolte de Paris contre le Dauphin avec massacre sous ses yeux de ses conseillers). Se diffuse une sorte d’image légendaire.


Une image importante est celle des entrées royales, avec escorte dans une bonne ville du Royaume ; le roi est en représentation et sa puissance est projetée devant les manants et les bourgeois (mise en scène de la majesté du prince valois). Tout doit être au point, jusqu’aux harnachements. Dans l’entrée du roi Jean II le Bon avec la reine Jeanne de Bourbon le 17 octobre 1350 (en haut à droite), le roi a une houppelande de soie bleue semée de fleurs de lys brochée d’or, une parure d’hermine (blanche et qui signifie la dignité royale) et des petits pompons de couleurs différentes. Devant le roi, il y a des hérauts et des annonceurs publics, avec des trompettes à long manche (qui émettent un son clair et aigu que l’on retrouve aujourd’hui dans la musique baroque). Les personnages ont de forts chevaux de cavaliers ; la reine est montée en Amazone, coiffée de la couronne, qui est en fait très lourde (est-ce une image ou la réalité ?). On note le sceptre royal, attribut de la royauté. Parfois on a devant le héraut porte-couronne. On remarque aussi une belle porte fortifiée, comme on savait encore les faire au XVème siècle. Autre scène (Le roi Charles V, le Dauphin et ses frères vont à la rencontre de l’empereur Charles IV, page précédente en bas à gauche), avec le même harnachement avec un manteau pourpre écarlate, signe de pouvoir. On voit des badauds et des gens aux fenêtres. Les personnages derrière semblent fascinés par la vision du prince.
La scène (Rencontre de Charles V avec l’empereur, Charles IV de Bohême devant la porte de Saint-Denis toujours de Jean Fouquet dans les Grandes Chroniques de France) page précédente en bas à droite est celle de la rencontre entre Charles V et son oncle Charles IV de Bohême, qui est représenté bien plus vieux et barbu. L’empereur monte un cheval caparaçonné aux armes de la France (il ne faut pas qu’il se distingue du roi de France). L’image devient une synthèse, synthèse d’un programme politique et d’une légitimité. La propagande passe par de grandes cérémonies publiques. Le sacre est une manifestation importante aussi ; mais il se déroule à Reims donc le public est moindre. Le roi se montre aussi pour la dédicace des églises (don au Saint patron et sanctification de l’église). Noël et surtout l’Avent et Pâques sont aussi des occasions pour le roi de se mettre en scène. Tout comme la naissance d’un enfant ou un mariage princier. Il y a donc des fêtes religieuses mais aussi privées. Toujours les rois se montrent avec les insignes, le décor du pouvoir. L’épée est tenue en avant du roi dans un fourreau bleu fleurdelisé par un personnage, sûrement le connétable, le chef des armées. Le sceptre est le signe de l’autorité et de la légitimité d’imposer sa loi. On remarque sur l’image ci-dessous, toujours de Fouquet dans les Grandes Chroniques de France, le luxe des parures, le nombre des escortes, la musique des trompettes, les objets symboliques du pouvoir qui sont convoqués pour cette proclamation.



Saint-Denis est la nécropole royale (un fondement de la légitimité des rois), la nécropole des princes. Comme en Italie, il y a un souci de pérenniser ; la mort n’arrête rien ; c’est même une occasion de proclamation de la légitimité et de la gloire, malgré la piété et l’humilité forte (on recommandait aux rois de ne pas se glorifier de leur état). Le roi devait tenir son rang dans la mort. Saint-Denis est nécropole royale depuis les Mérovingiens ; c’est Dagobert qui a fondé et donné ses privilèges à l’abbatiale. Saint Louis (Louis IX) a remis de l’ordre et réaménagé la basilique, opérant un remaniement des sépultures royales à Saint-Denis en vue de rattacher la dynastie des Capétiens aux Mérovingiens (Clovis et Dagobert) et aux Carolingiens. Il y a une signification visible avec le nouveau plan ; Philippe-Auguste et Louis VIII se trouvent au centre du chœur (entre les premiers Carolingiens et les premiers Capétiens ; ces tombeaux ne sont plus visibles aujourd’hui), avec un tombeau dit en or massif mais qui n’a pas survécu à la Révolution voire a été détruit durant les Guerres de Religion (il y a aussi Louis IX). Il s’agit du père et du grand-père de Louis IX. Ils sont bien au centre du chœur, face à la lignée carolingienne (Charles le Chauve par exemple ; on trouve aussi Clovis II et Charles Martel). Les Robertiens ne sont pas loin : Hugues Capet, Louis VI, Henri 1er, … Voir page précédente.
Philippe le Bel (Philippe le Bel a remanié aussi la disposition des tombes royales afin de proclamer la continuité dynastique) et son prédécesseur Philippe III se placent dans la continuité du pouvoir ; ils recherchent la légitimité. Parfois les rois étaient enterrés avec les reines mais c’était une exception au privilège de masculinité. Les derniers Capétiens et les premiers Valois adoptent une politique d’emplacement des tombes plus familiale que dynastique. Désormais les femmes et enfants du roi sont rassemblés près de lui et reposent avec lui. Les Valois se placent face aux Carolingiens. Charles V commande à un sculpteur renommé et talentueux son gisant dès le lendemain de son sacre ; c’est une des œuvres principales du sculpteur. La position de toutes les statues est celle représentant les empereurs : le prince est empereur ; ie il est le maître, l’imperator. On retrouve le sceptre, ce qui est classique (cf Saint Louis mort que nous avons étudié déjà). Mais il y a aussi la main de justice, calquée sur le signe du Christ donnant ses commandements. Le roi est ainsi fontaine de justice ; c’est le dernier recours en matière de justice. Et c’est pour lui un devoir de faire régner la justice. Le père et le grand-père du roi sont de l’autre côté du choeur. Les Valois se regroupent d’un même côté ; il y a une proclamation de la continuité de la lignée à travers la pierre. Le gisant est une figure où on retrouve les traits du roi, d’autant mieux que Charles V a fait réaliser le gisant (ci-dessous à gauche) de son vivant et pas mort ou mourant ; il est bien joufflu. C’est Charles V qui inaugure une nouvelle conception de la proclamation de la souveraineté par le biais du monument funéraire. En effet dès le lendemain de son sacre (1364), il passe comme nous l’avons dit commande à André Beauneveu d’un double tombeau destiné à son propre gisant et à celui de son épouse, Jeanne de Bourbon : il y figure avec la couronne, le sceptre, la main de justice et le manteau royal accroché sur l’épaule. Son fils Charles VI fait construire un tombeau portant les deux gisants d’Isabeau de Bavière et du roi qu’il fait placer au même endroit (collatéral est du bras sud du transept. Charles VII fait de même (mais son tombeau a été détruit). Les Valois-Orléans avec Louis XII sont dans une chapelle ; au-dessus, on trouve la chapelle des Valois-Angoulême (tombeau de François 1er). L’histoire de la lignée se familiarise.

Il y a un sang royal. L’idée naît suite au développement au début du XIVème siècle (à partir de 1300) du culte du sang du Christ (cf Christ saignant sur la croix ; il y a une obsession douloureuse pour les plaies du Christ qui donne une spiritualité doloriste, qui se développe au XVème siècle). Le sang royal n’est pas comme les autres (théologie politique du sang royal) ; il a une vertu particulière qu’il transmet. Il est miraculeux (théorie un peu en contradiction avec celle de l’importance du sacre -page précédente en bas à droite celui de Charles VI par Jean Fouquet dans Les Grandes Chroniques de France) pour transformer le roi), parce que Dieu intervient. Par ce bais, est renforcée l’idée que la dignitas se transmet de père en fils, par le sang (porté par le père et pas la mère), sanctifié par la canonisation de Louis IX sous Philippe le Bel. Le roi peut aussi accomplir des miracles ; après la cérémonie du sacre on dit qu’il guérit les écrouelles, une maladie parente de la tuberculose. Cela vient de la qualité intrinsèque du roi et du sacre. On affirme le caractère exceptionnel du roi parmi les princes. Si sang miraculeux il y a, il circule aussi dans les veines des « fils de France », ie des fils du roi de France et pas seulement chez l’aîné. La légitimité des pouvoirs princiers en France est proclamée par les apanagistes revendiquant le « sang de France ». « Le meilleur sang, le plus pieux, le plus certain qui soit au monde, c’est le très noble sang de la maison de France ». a dit Jean de Rély (confesseur et conseiller de Charles VIII, mort en 1499).
Se développe la formule « prince du sang » au cours du règne de Charles V, alternant avec d’autres synonymes (« princes de France », « princes des fleurs de lys »). Le gouvernement tombe dans les mains d’une famille (la famille royale, c’est même sang, même « race »), comme en Italie où on en se fait pas prier ; sauf qu’en France on freine, en disant que le roi a tout de même une qualité supérieure. Il y a un renforcement de la succession héréditaire par ce biais. Il y a un projet politique qui soutient la progression de l’autorité royale, différenciant la « race royale ». Dans toutes ses lettres et dans tous ses écrits, Philippe le Hardi se dit « fils [du roi] de France » ; il insiste sur le lien familial. Il se présente se présente toujours comme duc de Bourgogne ET fils du roi de France, le duc Jean de Berry comme fils, frère et oncle de rois. Les princes de sang ont un costume propre pour les cérémonies, en harmonie avec le roi de France (cela rappelle le lien familial, le costume arboré pour les cérémonies étant aux couleurs du roi). L’archevêque de Reims couronne le roi de France ; derrière le personnage tenant les armes de France, on trouve les princes du sang avec le bas de leur pantalon aux armes du roi. Se construit ainsi une cérémonie héréditaire qui n’est pas possible pour tous les princes italiens ; le maintien au pouvoir de plus d’une génération est un exploit car contrairement au cas français ces dynasties sont récentes et mal ancrées.

Nous allons voir la construction d’une seigneurie héréditaire avec l’exemple des Visconti et des Sforza à Milan. Les Sforza et les Visconti ont bien réussi dans leur duché. Ottone, archevêque de Milan, a pris le pouvoir à l’occasion des conflits internes entre Grands (oligarques). Le pouvoir militaire, essentiel et qu’il ne peut exercer comme membre de l’Église, est confié son neveu Matteo, qui est un condottiere. Matteo épouse l’héritière de la famille des Este de Ferrare. Il a un fils légitime (ou légitimisé ; un fils vaut mieux qu’une fille…). On cherche dans les frères et les oncles des héritiers (collatéraux). Giovanni Visconti a un pouvoir efficace pendant 4 ans. Matteo, fils de Stéphane frère de Giovanni, arrive au pouvoir ; il y a une succession du pouvoir de frère à frère ensuite. 1395 est une date-phare : les Visconti sont reconnus ducs de Milan. La dynastie des ducs poursuit son ancrage dans l’histoire et comme cela dure depuis plusieurs générations cela fait sa force. Bianca-Maria, juste une fille et qui plus est une bâtarde, épouse Francesco Sforza, qui veut ainsi se hisser au pouvoir et rattraper une dynastie en perte de vitesse. Valentine Visconti a épousé Louis d’Orléans, frère de Charles VI ; c’est un mariage prestigieux pour elle et avantageux pour lui car elle lui apporte des terres alors qu’il est relativement mal apanagé. Ils ont un fils, Charles d’Orléans dit le poète car il reste près de 20 ans otage en Angleterre et écrit de très beaux poèmes. Louis XII de France est son fils ; il peut alors revendiquer le duché de Milan. Ici, nous avons vu la création et l’évolution d’une seigneurie dont la famille a des armes menaçantes (enfant englouti).
Passons aux moyens de la légitimisation. Ils sont divers en Italie :
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