Thèse de doctorat en sociologie





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Annexe 5 : Extrait du journal de terrain


Mardi 5 octobre 1999 (Premier jour à Vivre en Ville)

Journée à Vivre en Ville. La journée commence par le café pris dans la pièce principale de l’association, pièce où les chefs d’équipe ont leur bureau, ainsi que le chef d’exploitation (D.D.) et provisoirement le responsable du suivi des jeunes (D.L.).

Je suis bien accueillie par toutes les personnes que je rencontre. Il est important que ma mission soit toujours bien précisée. Je tente de prendre un peu mes « marques ».

La responsable du recrutement fait passer aujourd’hui des entretiens de motivations. J’y assiste. Ce qui me permet de connaître un peu le public auquel Vivre en Ville s’adresse.

Je prends des notes pendant ces entretiens.

Je trouve tout ça intéressant. C’est comme si j’étais passée de l’autre côté de la barrière. Je me mets à la place des jeunes qui passent l’entretien. C’est un peu dur pour eux parce que ce ne sont pas des entretiens pour tout de suite, mais pour une date indéterminable.

Je partage mon bureau avec deux gars qui créent une association (Autonomie +).

J’ai du mal aussi à commencer mon travail. Je sais pas par quel bout commencer. Enfin, ça va se mettre en place petit à petit.

Les gens de cette association sont en majorité d’origine maghrébine. Seules les personnes qui « encadrent » sont « blanches ». C’est à remarquer mais faut-il en tirer quelque conclusion ? Je ne sais pas.

Ce qui me frappe aujourd’hui tant dans les entretiens que dans les relations, et ce que j’ai pu entendre, c’est que le réseau des connaissances est très présent.

Mercredi 9 février 2000

Apparemment, le fait de financer des formations internes avec le chèque-avenir (chèque attribué par le Conseil Régional pour le financement de formations à chaque titulaire d’un contrat emploi- jeune) est mal passé dans l’équipe bus. G.G.( la 1ère directrice) leur a donc expliqué la démarche. Ce qui de fil en aiguille les a amené à parler de leur avenir. Continuer ou pas dans la médiation ? Telle est la question aujourd’hui pour les jeunes et pour G.G. Elle leur a expliqué que le but de leur passage à Vivre en Ville était qu’ils puissent valoriser des compétences acquises à la fin de leur contrat. Pour cela, il faut qu’ils aient suivi des formations. Les agents sont vite sur la défensive. Cette réaction montre quand même une certaine implication.

J’ai tendance à avoir d’eux une image très passive. C’est beaucoup la vision que m’ont donnée G.G. et Raphaëlle (ancienne responsable du recrutement et de la formation et qui m’avait aidé dans le montage de la convention CIFRE). Mais je ne suis pas certaine que ce soit vraiment le cas.

Cet après-midi, je suis allée à COMMED, association pour la formation à la médiation interculturelle, dirigée par une sociologue Zaïda Mathieu. C’est dans un petit appartement aux Minimes, très convivial. Il y a des tas de bouquins de socio et des tas de choses sur la médiation. Je regrette de ne pas y être allée avant. Zaïda a participé à la formation de D.D. (responsable des missions de Vivre en Ville puis uniquement responsable de la mission de médiation dans le métro) et Mourad (chef d’équipe médiation dans les bus et 1er salarié emploi- jeune de Vivre en Ville) entre autres. D.D. m’avait bien critiqué cette fameuse formation. C’était trop sociologique pour lui et Mourad qui s’y était endormi.

Zaïda trouve que Vivre en Ville ne mène à rien. Elle espérait au début pouvoir établir des relations avec Vivre en Ville. Mais, pour elle Vivre en Ville ne réfléchit pas à son action. Alors c’est n’importe quoi pour Zaïda. Elle trouve stupide le fait de placer la médiation dans le cadre du programme gouvernemental « Nouveaux Services- Emplois Jeunes ». La médiation était une activité qui existait bien avant les emplois- jeunes. Et puis elle dénonce ces missions qui ne mènent à rien pour ces jeunes. Elle dit être partagée entre son côté chercheuse qui lui fait dire que les orientations de Vivre en Ville et du programme Emploi- Jeune sont mauvaises, et son côté civique qui lui fait admettre que des emplois sont créés malgré tout. Elle estime que c’est quand même dévaloriser l’acte de médiation que d’en faire un outil pour l’insertion professionnelle.

Je lui ai dit que Vivre en Ville sentait le besoin de se poser pour réfléchir maintenant. (…)

Voilà, donc moi je ne sais pas ce que je dois faire entre insertion professionnelle et médiation !!

Beaucoup de choses ont été écrites malgré tout sur la médiation. Il y a un manque de lisibilité je pense. Zaïda me disait qu’il était intéressant maintenant de recueillir le discours des habitants, des gens qui interviennent dans les quartiers (éducateurs, animateurs…) et non pas de s’intéresser encore aux discours des institutions sur la médiation.

Jeudi 9 mars 2000

Raphaëlle s’est retrouvée sans « élèves ». Elle fait des formations à la recherche d’emploi pour les agents de médiation de Vivre en Ville mais personne n’est venu ce matin. Plus ça va et plus ils se découragent. D.D. est blasé : il dit qu’il savait que ça donnerait ça.

Après il y a N. (entretien 4A) qui est passée. Elle venait chercher des affaires qu’elle avait laissé du temps où elle travaillait à Vivre en Ville. ça a été pour moi l’occasion de faire sa connaissance. Je voulais savoir ce qu’elle avait fait quand elle était femme-relais à Vivre en Ville. Un sacré numéro apparemment, très militante… Zaïda Mathieu lui avait dit qu’il fallait qu’on se rencontre elle et moi. Elle m’a parlé pendant une heure. Et on a pris un RV pour le 21 mars.

(…) Cet après-midi j’ai tourné jusqu’à 16h dans le métro avec Kader Z (responsable adjoint de l’équipe de médiation dans le métro). Avant je suis allée voir Clamens pour fixer un RV avec lui pour un entretien exploratoire. Il m’a dit : « ça fera du bien de pouvoir parler ! » Les réunions d’agents RIM ne servent à rien selon lui. ça part dans tous les sens. D.D. est dépassé et ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent.

Je verrai Malika aussi un jour où elle sera au bureau.

On avait RV au métro Basso Cambo (MBC) avec Kader Z. et c’est Sonia qui est venue me chercher pour aller le rejoindre à Bellefontaine. Il y avait Kaddour à Bellefontaine, on est resté jusqu’à 14h. Il y a une femme droguée sans doute, qui a reconnu Sonia. Elle avait déjà eu à faire à elle à Esquirol parce qu’elle ne savait pas où aller chercher un ticket. Elle a essayé d’expliquer qu’elle avait perdu son abonnement et elle demandait qu’on lui fasse un papier pour justifier de cette perte et donc pour pouvoir passer sans reprendre un ticket. Sonia a dit qu’elle allait appeler à la borne mais Kader Z. lui a dit de ne même pas essayer parce que la réponse du PC serait de toute façon négative. On ne passe pas sans ticket donc la femme est finalement allée retirer de la monnaie pour acheter un ticket. Elle est partie en disant que ça se passait bien quand on expliquait gentiment comme ça venait de se passer.

Kaddour par contre était énervé et disait qu’il hésiterait pas à balancer un agent qui laisserait quelqu’un passer sans titre. C’est ce qu’on lui a fait.

Kader Z. après me disait que les agents se balancent tous les uns et les autres. On est allé ensuite au Mirail. Il y avait deux agents SEMVAT, et trois Vivre en Ville parce qu’une manifestation était attendue. Il allait falloir réguler le passage des étudiants. En attendant, il n’y avait personne.

(…) A Saint Cyprien on vu Malika. Elle a pas l’air d’aller bien. Kader Z. m’a dit que dans ce cas, il faisait des blagues plutôt que de faire parler les agents sur leurs problèmes. ça finit toujours sur des plaintes de toute façon !

Après on est allé boire un café. Il n’a pas le droit mais il le prend et ne s’en cache pas devant les agents. Il a l’impression que ça l’aide à mieux comprendre les agents d’avoir été lui- même agent pendant deux ans. Ce qui n’est pas le cas de Férouze (responsable de l’équipe de médiation dans le métro) qui est « montée » de suite. Kader Z. a calculé : elle ne travaillerait que 4h 30 par jour !! Elle a apparemment mauvaise presse. (…) Les conflits de pouvoir ont beaucoup d’importance je crois à vivre en Ville.

Pour finir je l’ai accompagné au Capitole où il y avait Mustafa. Et ils se sont bien « engueulés » !! Kader Z. aurait changé depuis qu’il est chef. Mustafa a été pris en flagrant délit l’autre jour, de pieds sur la table dans le local sécurité. Tous les deux se connaissent depuis longtemps. Rien de bien intéressant dans leur dispute… ça parlait fort c’est tout !!

Mercredi 5 avril 2000

Ouh la la !! Il y a du remous depuis ce matin à Vivre en Ville ! Mourad refuse d’accepter l’offre de la SEMVAT. Il a encore eu un entretien avec G.G. ce matin. Elle trouve qu’il fait la plus grosse erreur de sa vie. Elle lui a même promis qu’il pouvait faire 6 mois à la SEMVAT et revenir ensuite à Vivre en Ville si ça n’allait pas. C’est un façon de lui montrer que son intention n’est pas de le mettre dehors absolument. Mourad était énervé ce matin. Il a l’impression qu’on ne le respecte pas en lui disant d’accepter cet emploi. G.G. pense qu’en réalité il a peur : c’est une grosse entreprise, il y a J.J.A.… Ses excuses seraient de fausses excuses. Enfin pour G.G., il y a un partenariat à gérer. Férouze et D.D. soutiennent Mourad et estiment qu’il faut comprendre les raisons de Mourad. Il doit être considéré comme un adulte responsable !

Et Mme J.(membre du conseil d’administration, membre fondateur de Vivre en Ville), elle, ne veut rien entendre. ça la révolte ce refus de Mourad. Pour elle, il joue à l’enfant gâté. Elle pense que cette histoire est un échec de Vivre en Ville. Mourad doit accepter. C’est le but de Vivre en Ville après tout que les jeunes s’en aillent et il ne saurait être question de « cracher » sur le travail, qui plus est un emploi stable !

Pour elle, les questions identitaires et d’épanouissement au travail sont secondaires. L’emploi est d’abord nécessaires pour satisfaire les besoins alimentaires. C’est cela qu’il faut regarder. En l’occurrence, Mourad devrait considérer qu’une telle satisfaction lui est offerte. Et puis, il oublie qu’il n’est pas forcé de faire carrière à la SEMVAT.

Férouze et Mme J. se sont donc « accrochées ». A l’origine, Mme J. était là pour la réunion d’information sur les délégués du personnel. J’y suis allée ce matin et il n’y avait vraiment pas foule :Mme J., Carine (responsable du recrutement), Abdel (responsable à ce moment-là de l’équipe de médiation à EDF), D.D., Férouze, Ali Diallo (agent de médiation dans le métro, il était venu parce qu’il croyait que les élections se passaient aujourd’hui et qu’il avait un RV avec D.D.) et bébé (agent de médiation bus). Férouze a demandé une présentation des différents syndicats. Puis de digression en digression, les questions autour du racisme, de Vivre en Ville, de l’insertion… ont été abordées.

Férouze estime que les chefs d’équipe devraient avoir la possibilité de rester à Vivre en Ville. Jeanne estime que personne n’est indispensable. D.D. et Férouze n’aiment pas le fait qu’on pousse les gens à partir absolument de Vivre en Ville. D.D. dit qu’il est le seul dans l’encadrement à penser qu’il faudrait laisser la possibilité aux chefs d’équipe entre autres de rester pour affermir la base de l’association.

(…) Mme J. trouve trop facile de se réfugier derrière le racisme, la discrimination, le quartier « sensible »… Les jeunes avec l’emploi- jeune, s’installe trop dans le confort et n’ont pas de projet à long terme. Elle refuse de croire que notre époque est plus dure que la sienne. Il faut se battre et les jeunes de Vivre en Ville n’en ont pas assez conscience ou le refuse.

Mardi 12 décembre 2000

Vivre en Ville est en ébullition en ce moment. On est un peu dans une phase de transition.

(…) Depuis quelques temps des rumeurs de grèves planaient sur Vivre en Ville. Vendredi, ils sont passés à l’acte pendant 3h comme un avertissement avant une journée complète, voire plus. Ils réclament la prime de Noël, des augmentations de salaires, des CDI, de la transparence par rapport à la SEMVAT. Dans la direction, on essaie de calmer tout ça mais il semble qu’ils ne cèderont pas sur la prime de Noël. G.G. refuse ce rapport de force. Elle estime avoir redistribué l’argent de Vivre en Ville au mieux. Pour elle, les jeunes n’ont pas conscience de ce que représente la gestion des finances. Des groupes de travail vont se mettre en place.

Ce genre de réaction de la part des jeunes (ils étaient 37 vendredi) me paraît compréhensible. Leur position est difficile : comment peut-on leur donner un emploi et leur demander de partir le plus rapidement possible ?

Lundi 12 février 2001

La nouvelle directrice est là depuis le 15 janvier. On en avait bien besoin. Elle a l’air d’avoir le profil de l’emploi. On pensait pas qu’ils recruterait quelqu’un comme elle. Elle a fait de l’humanitaire, a une solide expérience des rapports avec les politiques. Elle a l’air à l’aise et de ne pas se laisser marcher sur les pieds.(…) Pour elle, elle envisage Vivre en Ville comme une expérience atypique de création de lien social. Elle ne veut pas se centrer sur un métier, une orientation. La communication doit dépasser le cadre de la ville.

Samedi 10 mars 2001

Il y a beaucoup de remue-ménage à Vivre en Ville depuis l’arrivée de Marie-Dominique, la nouvelle directrice. La SEMVAT a vraiment repris les choses en main. M.D.C. a bien vu qu’il y avait des dysfonctionnements associatifs : les administrateurs qui sont les clients, un bureau qui est pas vraiment élu…un déficit assez grave…

(…) M.D.C. m’a confié la mise en place d’outils pour la communication de Vivre en Ville mais aucun budget n’est attribué à ce poste parce qu’il faut se serrer la ceinture cette année. Je sens bien que ma thèse n’intéresse que moi et je suis fatiguée. Il y a un fossé énorme entre mes recherches et la réalité du terrain. Que puis-je apporter par la recherche ? Je suis assez amère à ce sujet. (…) Je suis dégouttée par rapport à Vivre en Ville. Je crois que je ne crois même plus à son avenir. C’est un truc embrouillé au possible que cette association. C’est quoi leur idée…j’en sais trop rien. Veut-on vraiment poursuivre ce que M.D.C. appelle « une expérience atypique de lien social » ? J’ai de sérieux doutes même sur la motivation de M.D.C. Carine se demande même si elle va rester !

Mardi 20 mars 2001

C’est de pire en pire à Vivre en Ville ! M.D.C. n’en peut plus, personne n’en peut plus. La SEMVAT représentée par J.J.A. dirige tout. Vivre en Ville ne passe que par eux et M.D.C. se demande quelle est son rôle.

Mardi 22 mai 2001

Je suis allée en fin de journée voir Salem. Il aimerait faire des dessins pour le journal de l’association. Apparemment, il n’attendait que le moment où on le lui demanderait. Je suis donc allée le voir comme je lui avais promis et nous avons convenu qu’il me ferait des modèles pour dans deux semaines. Le thème du prochain numéro du journal sera le déménagement et nos nouveaux locaux.

Il était content que je vienne, ça lui fait de la présence. Et il m’a parlé de ce qu’il ressent vis-à-vis de la SEMVAT et de Vivre en Ville. Il sent que Vivre en Ville en réalité se fait exploiter par la SEMVAT et n’a donc rien à dire. Il était choqué que la SEMVAT ne nous ait pas même prêté un camion pour le déménagement ! La SEMVAT ne tient même pas ses promesses d’embauche. Les recrutements dernièrement auraient été fait par piston. Les agents dans le métro ne peuvent même pas s’investir dans le but d’être embauchés à la SEMVAT. Si ce but n’existe plus, alors comment être motivés dans ce boulot ? De toute façon les Arabes qui ont été embauchés ne sont pas à leur aise à la SEMVAT. Pour lui, la SEMVAT a fait beaucoup de recrutements parmi Vivre en Ville au début pour faire miroiter qu’elle n’est pas raciste. Ce n’est pas vrai. Elle se sert des agents de Vivre en Ville pour faire écran devant les agents de la SEMVAT (quels qu’ils soient, même les gens du service Prévention). Pourquoi la Prévention n’a-t-elle pas pris en priorité des gens de Vivre en Ville quand elle a augmenté ses effectifs ? En réalité Vivre en Ville sert à rassurer les agents SEMVAT parce que les Vivre en Ville connaissent les gens qui posent problème dans le métro et sur les lignes de bus ni plus ni moins ! Une fois que Vivre en Ville est là pour faire le sale boulot, les OTCM et les vérificateurs « peuvent se la couler douce » !

Il ressent l’impossibilité de se faire entendre pour que quoique ce soit s’améliore. Ce travail est pénible car il intériorise beaucoup, doit beaucoup prendre sur lui, c’est stressant ! Il me disait que souvent c’était tellement pénible psychologiquement, que c’était sa femme qui se prenait une réflexion sans qu’il y fasse attention. Tout ce qui est rentré au cours d’une journée dans le métro ressort après dans la vie privée. D’autres agents me l’avaient dit déjà.

Il y a un fort sentiment de manque de reconnaissance de la part de la SEMVAT. On a enlevé le système de rapport parce que cela gênait le PC ou d’autres de s’entendre dire certaines vérités ! On leur demande faire des comptes-rendus quelquefois mais il n’y a plus ni papier ni crayon. De toute façon tous les comptes-rendus qui avaient pu être faits avant ne remontait jamais à la direction de Vivre en Ville.

De toute façon, Vivre en Ville est à la merci de la SEMVAT. Quand bien même elle dirait quelque chose, c’est la SEMVAT qui aurait gain de cause ! Il m’a parlé de la grève de décembre Il n’était pas là parce que malade à ce moment-là. Mais on lui a dit comment J.J.A. a su rabaisser le caquet de certains en leur rappelant que c’est grâce à lui qu’ils sont à Vivre en Ville. A u début de Vivre en Ville les recrutements étaient beaucoup fait à cause de J.J.A. qui plaçait tous les jeunes qu’il connaissait.

Il regrette le manque de vérité de la part de la direction de Vivre en Ville. G.G. lui aurait promis de changer de missions et aurait souvent fait miroiter le développement de l’association sans fondement. Salem a toujours été sur le métro et l’association ne donne pas le sentiment d’être si florissante.

Les absences sont dues au fait que le travail est très pénible et sans motivation. C’est une façon de contester que de « planter ». Il a pris sur lui et a décidé d’être moins absent pour Vivre en Ville, pas pour la SEMVAT, même s’il ajoute qu’on a souvent abusé de lui à Vivre en Ville. On l’a fait travailler alors qu’il était malade…on s’est servi de lui comme remplaçant, le déplaçant sans arrêt.

Mercredi 30 mai 2001

Aujourd’hui, M.D.C. nous annoncé à Christine (la comptable) et moi qu’elle avait posé sa démission. Pas trop de surprise. Je m’en doutais très fortement. Elle partira aux alentours de la mi-juillet. Pour l’instant ce n’est pas officiel. Seuls le bureau, DL, Carine, Christine et moi sommes au courant. Elle tient à l’annoncer elle-même aux agents. Elle ne veut surtout pas qu’on croit qu’elle a été virée par la SEMVAT. Elle en parlera avec Mourad en particulier qui a du poids sur les reste des salariés.

Son départ sera un révélateur de plus de la situation de l’association. Pour Christine, tout ce qui se révèle aujourd’hui et depuis l’arrivée de M.D.C., s’était accumulé depuis le début. Que va-t-il advenir ? M.D.C. ne sait pas ce que la SEMVAT va décider. J.J.A. lui a dit que c’était sa faute si ça n’a pas bien fonctionné entre le bureau et elle. (…) Elle dit qu’elle regrette parce qu’il y avait vraiment des choses à faire dans cette association, mais si peu de marges de liberté !

Que va-t-il se passer ? J’ai bien l’impression que le but est de faire péricliter cette association. On diminue beaucoup la prestation métro. Elle n’a plus d’importance aujourd’hui. On mise tout sur métro-vélo et la prévention.

C’est pour les agents que l’inquiétude va être grande. J’ose espérer que ça ne va pas se passer comme ça et qu’ils réagiront lorsque la SEMVAT aura vraiment la main mise sur l’association.

Un nouveau directeur sera-t-il nommé ?

(…) C’est D.L. (coordonnateur des missions de Vivre en Ville) qui va reprendre pas mal de choses en main. Il est pas mal dégoutté lui aussi.

Jeudi 13 septembre 2001

D.M., le nouveau directeur, a pris ses fonctions depuis juillet. Il a vu chacun individuellement. Il m’a expliqué comme aux autres qu’il était à Vivre en Ville parce qu’il était le seul à avoir refuser le nouvel accord cadre de la SEMVAT. Comme il ne pouvait être licencié, on lui a proposé le poste de directeur à Vivre en Ville et il a accepté. Il reste salarié de la SEMVAT détaché à Vivre en Ville. A noter que cela fait une charge de salaire en moins pour l’association et j’espère que les agents ne manqueront pas de le remarquer. Didi (un agent de médiation) l’a noté je crois un jour où on en a parlé. Sinon, et bien, il est payé le même salaire que M.D.C. avant lui pour travailler 80% de 35h.

(…) Il reste que s’il est gentil et très abordable, il est vraiment trop cool avec cette association. Il n’a aucune idée de son devenir, on se demande d’ailleurs si ça lui pose question à un moment donné ! On a l’impression qu’il se contente de faire de la gestion quotidienne de Vivre en Ville. On ne sait pas toujours où il est, il reste fidèle à sa réputation de « fantomas » à la SEMVAT. Vivre en Ville manque de dynamique, de débat comme il y en avait auparavant. Même chez Mourad on sent qu’il n’y a plus de « punch ». Il attend les prochaines élections de délégués du personnel pour se faire remplacer !

(…) On se resserre un peu entre Christine, D.D, D.L. et moi. On est les anciens. On ressent un peu les mêmes choses. On vient finalement pour pointer chaque jour, justifier notre salaire et puis voilà. Je suis très déçue.

D.L. est écœuré parce qu’il a l’impression de s’être fait avoir par la SEMVAT. Ils ont mis le grappin sur l’association et maintenant, c’est eux les décideurs. Ils ont mis un type sans beaucoup de charisme à la tête de l’association. Ce qui sera moins difficile à gérer que M.D.C.… ! (…) Plus aucun partenaire ne s’investit sérieusement dans cette association. EDF fait aussi le minimum, les bailleurs risquent de se retirer et TOP alors n’en parlons pas !

Il n’est bien sûr pas question de chercher de nouveaux marchés ! On sait pas bien où on va.

Lundi 29 octobre 2001

L’ambiance est assez morose en ce moment. C’est assez lourd de venir travailler chaque matin. Surtout quand on se met à penser au devenir de l’association.

Ce matin, réunion de direction comme chaque semaine. Et Mourad a exposé l’état de la mission OPAC… L’équipe ne compte plus qu’un seul agent et qu’il ne veut pas garder (c’est Didi). Il y a eu en effet le recrutement raté de Géraldine fin septembre, Najibe qui vient de trouver un autre emploi chez Sécuritas, Bébé qui est tellement dégoutté qu’il veut partir et Karim qu’on a remis sur le métro parce qu’il ne montrait pas beaucoup de motivation sur la mission OPAC. ça, c’est le côté employés de Vivre en Ville. Ensuite, il y a le travail lui-même et la situation qui se tend dans les quartiers pourtant classés encore accessibles à la médiation. Les agents de médiation supportent mal le regard des habitants et des jeunes qui ne comprennent pas vraiment leur mission. On les assimile à la Police, on les traite de « balances ». Ils n’ont aucun relais dans les associations ou chez les travailleurs sociaux et ils ont alors le sentiment d’être très inutiles. Mourad disait que les jeunes étaient armés dans les quartiers et qu’ils couraient souvent beaucoup de risques. Les habitants ne leur ouvrent pas forcément la porte non plus.

Il y a ensuite les commanditaires. L’OPAC et la Languedocienne ont une organisation qui ne facilite pas le travail de Vivre en Ville. En effet, la commande faite à Vivre en Ville vient de la direction et est répercutée aux responsables d’agence. Mais ces derniers qui n’ont pas vraiment réfléchi au sens de la mission de Vivre en Ville donnent l’impression de croire que Vivre en Ville vient rétablir l’ordre dans les cités, bref que c’est la police bis. Ensuite si les bailleurs se sont malgré tout bien impliqués dans cette mission contrairement au début, il reste qu’il est essentiel que les pouvoirs publics s’impliquent aussi- notamment les partenaires du contrat local de sécurité et ceux du contrat d’agglomération. Avec le CLS, on a droit depuis sa signature à de grands et beaux discours mais en dehors de la fiche action sur les médiateurs de jour, il n’y a pas de véritables implication. Et cela se ressent sur le terrain dans les relations avec les autres intervenants du quartier. Je crois que les agents de Vivre en Ville sont mal identifiés et gardent leur image de « jeunes des quartiers ». Et leur positionnement est difficile.

En tous cas ce matin, on en est venu à parler de mettre un terme à cette mission. Mourad même est totalement dégoutté et il est prêt à quitter Vivre en Ville. Et je crois que si lui en est là, c’est que ça va vraiment mal. Il est de ceux qui croyait le plus à cette association. Il est le premier jeune recruté à Vivre en Ville et c’est vraiment une figure importante dans cette association.

Mardi 6 novembre 2001

Si l’ambiance était morose lundi dernier, ça a empiré ! En effet, pour ajouter aux difficultés de l’association, dans la nuit de mardi à mercredi dernier, on s’est fait voler le coffre fort de Vivre en Ville (qui était en service depuis deux jours !!). Visiblement, et apparemment les preuves sont là, c’est un agent de Vivre en Ville qui aurait fait ça.

Je raconte… Il y a quelques temps, cet été, on s’était fait volé un certain nombre de carnets de tickets restos qui étaient conservés dans un tiroir fermé à clé dans le bureau d’Hafida. Le vol apparemment avait eu lieu en plein milieu de journée, cela ne pouvait être qu’un agent de Vivre en Ville. On a donc décidé d’acheter un coffre qui serait fixé au mur afin d’y ranger tout objet de valeur. ça a mis le temps mais finalement, D.M. s’est enfin décidé à en acheter un et à le fixer au mur derrière la porte de notre bureau à Christine et moi. Lundi dernier, on a donc commencé à y ranger le chéquier ainsi que les tickets restos qui venaient d’arriver. La semaine précédente, bizarrement, la clé de la grille menant au jardin a disparu. Elle était rangée dans le bureau d’Hafida. On en a vaguement parlé mais sans trop y prêter attention en fait.

Et puis est arrivé l’inimaginable à mes yeux, le vol du coffre vers les 4 heures du matin la nuit de mardi à mercredi dernier. Le coupable a utilisé la porte du jardin et l’a ouverte avec la clé. L’alarme s’est déclenchée mais apparemment il a réussi à l’arrêter. Pas suffisamment tôt en tous cas puisque la société de sécurité a été alertée. Le coffre a été arraché du mur sans beaucoup de difficultés– il était fixé avec seulement 2 chevilles. Ils devaient certainement être plusieurs. La société de sécurité entre temps a téléphoné pour savoir pourquoi l’alarme avait été déclenchée et le coupable a répondu au téléphone disant de ne pas s’inquiéter, qu’il était M.B. (chef d’équipe OPAC) et qu’il travaillait. La société lui a demandé le code de l’alarme qu’il n’a pas su donner. Cette conversation téléphonique a été enregistrée par la société de sécurité.

La Police a été alertée par le voisin du dessus qui a entendu beaucoup de bruit mais n’a pas osé aller voir ce qui se passait.

D.L. qui était d’astreinte est arrivé sur les lieux sur l’appel de la société de sécurité. Mais personne n’a vu personne.

Bref, le lendemain c’était le choc. Le coffre avait disparu avec une vingtaine de carnets de tickets restos, des chèques de salaires et le chéquier. C’était la stupéfaction de se rendre compte que les salariés d’une association sont capables de se voler entre eux. Et puis Bébé qui était très mal à l’aise se savoir qu’on avait utilisé son nom. Tout de suite, les soupçons se sont portés sur un agent qui avaient fait des siennes déjà dans la mission OPAC depuis quelques temps (pas mal de réparations à effectuer sur la voiture, disparition de la carte essence, comportement très moyen dans le travail…) Mourad était catégorique, il pensait que c’était lui et tous étaient de cet avis.

Toutes les rumeurs ont circulé. J’étais révoltée quand j’ai entendu Kader Z. accuser la direction de n’avoir pas changé la serrure de la porte du jardin suite à la disparition de la clé. Et puis la rumeur est arrivée jusqu’aux oreilles de l’agent en question dans l’après-midi. Il a débarqué avec trois copains. J’étais là avec Hafida et D.L. Il était furieux et a commencé à nous menacer si c’était nous qui avions dit son nom. Il a dit qu’Hafida l’avait appelé pour lui dire que la rumeur courait que c’était lui qui avait commis le vol. Il a dit qu’il avait seulement confiance en Hafida. Ce que Dominique pouvait lui dire n’avait aucune importance. Finalement Dominique l’a pris à part et a réussi à lui faire admettre qu’on ne l’accusait pas puisqu’on avait aucune preuve.

(…) C’est devenu très difficile de travailler dans cette association. En plus de ne pas savoir où on va il faut subir des choses comme cela en interne. Le directeur pense soumettre au bureau l’idée d’un déménagement car le quartier ne favorise pas non plus une bonne ambiance de travail. L’image de Vivre en Ville en est détériorée.

Christine pense que de toute façon, la fin de l’association est inéluctable. Tout ce qu’on fait maintenant est à ses yeux un moyen de retarder l’échéance.

Vendredi 14 décembre 2001

Je viens de voir A. (éducateur) à Circuit–Jeunes (club de prévention) qui m’a parlé d’une part d’un programme organisé par le Takticollectif autour des événements d’AZF. Dans les quartiers touchés, des chapiteaux vont être montés et pour ce qui concerne Papus-Tabar- Faourette- Bordelongue, un spectacle pour les adultes le mardi 15 janvier à 20h, autour de la question du logement suivi d’un débat aura lieu. Le mercredi 16, c’est un spectacle pour les enfants. Les associations présentes sur le quartier sont donc conviées à participer.

D’autre part, il m’a dit que depuis quelques temps ils organisaient des rencontres sur le thème de l’interculturel avec plusieurs associations du quartier et des jeunes et des habitants. Et il avait pensé à Vivre en Ville pour notamment sortir un peu des thèmes relatifs à l’islam et à la culture strictement maghrébine. Il avait pensé à Vivre en Ville parce qu’à ses yeux les agents ont des compétences qui leur permettent de toucher des publics très différents. Il me citait son frère, Kader B.. Dans le métro, il était capable de gérer un problème avec des jeunes des quartiers parce qu’il connaît leurs codes et parfois parce qu’il les connaît personnellement. Et de suite après, il est aussi capable de parler à une personne âgée dans ses codes à elles aussi. Ils sont capables de gérer une double appartenance. Et ça m’a beaucoup intéressée. On ne valorise pas suffisamment ce que font les agents. Les habitants dans les quartiers ont tendance à ne voir que des jeunes qui roulent comme des dingues avec la voiture… (conformes à l’image qu’on a des jeunes des cités !) Dans le métro, on les voit la mine défaite souvent, à « tenir » le valideur.

De là, on a été amenés à parler de l’engagement de Vivre en Ville dans ce type d’action. Je ne me suis pas cachée de quoi que ce soit. Et je lui ai bien dit la situation de Vivre en Ville, le manque de liberté pour vraiment développer quelque chose autour de la médiation, la pression des partenaires…

A. puis C. (éducateur) qui est venu après, n’avaient pas spécialement des a-priori sur Vivre en Ville comme je pensais. ça ne les a pas vraiment surpris quand même tout ce que je leur ai raconté. A. savait que la Ville par F. De Veyrinas avait eu pas mal de place à Vivre en Ville. Comme toujours, on a gardé notre image d’association de la Ville. Pourtant ce n’est plus le cas.

Vendredi 12 juillet 2002

Si la grève n’a apparemment pas abouti à satisfaire les revendications des agents de Vivre en Ville, elle a engendré pas mal de changements. La SEMVAT a au moins été sensibilisée sur le fait que Vivre en Ville avait l’impression de faire le même travail que des agents SEMVAT au rabais. C’est particulièrement vrai pour l’équipe bus qui fait un peu doublon avec la Prévention.

Mais pour ce qui est la mission métro, après une reprise des plus moroses pour les agents, les responsables de la SEMVAT se sont réunis pour penser une nouvelle définition de la mission de Vivre en Ville. En effet, l’avocate de la SEMVAT leur a fait remarquer qu’il était illégale de faire faire le même travail moins cher à des sociétés extérieures. Les agents de sécurité sont aussi concernés sur ce point. Il est vrai qu’on fait mal la différence entre un agent de station SEMVAT, un agent RIM et un agent de sécurité. De là, les grands « chefs » se sont réunis. D.M. était présent à la 1ère réunion. Il a été décidé de penser avant le 15 juillet une nouvelle définition de postes des agents des sociétés prestataires de la SEMVAT. C’est la question du contrôle notamment qui a été soulevée tant elle pose de problèmes aux agents Vivre en Ville.

(…) Suite à cette réunion, des réflexions devaient donc être menées aux quelles Vivre en Ville n’a pas été associée. Comme si Vivre en Ville n’avait rien à dire et était complètement soumise aux injonctions des décideurs de la SEMVAT ! S. (responsable de l’équipe médiation à EDF) ne comprend pas cette logique, elle aurait souhaitée être associée à ce qu’ils appelaient une redéfinition des postes. De tout ça, il est sorti la décision à laquelle D.M. n’a rien eu à dire (il était absent à ce moment-là pour opération) : les agents RIM ne devaient plus être dans les stations de métro mais à l’extérieur. (…) Tout le monde se renvoyait la balle à la SEMVAT quand D.D. demandait des précisions (lui rentrait de vacances). Des équipes assez étonnantes ont été pondues à la va-vite du genre 15h-22h à la passerelle de la station du métro Bellefontaine, ou sur la place de la Reynerie. Des équipes devaient suivre la ligne de bus 12 sur les mêmes créneaux… Tout ça sans qu’on définisse mieux le rôle des agents Vivre en Ville. Eux n’y ont vu qu’un « sale coup » encore de la SEMVAT. Cela fait suite en effet, à leur avis à la grève et aux mauvaises relations avec les gens du métro. Ils ont pris ce remaniement comme une punition. Cela n’a donc fait que les déprimer davantage. La plupart me disaient que c’était l’annonce de la fermeture prochaine de Vivre en Ville. Ils avaient en fait l’impression de perdre de leur territoire. A cela s’ajoutait le fait que des licenciements ont été annoncés par D.M. Ce qui met un peu de pression et contribue à appuyer la conviction que la fin de l’association est proche. Alors les agents menacent et disent que lorsqu’ils ne seront plus là ça va dégénérer.

Avec ces nouvelles équipes dans le métro, les agents Vivre en Ville en tous cas s’affranchissent de la surveillance du PC. Ils n’ont plus de prise de service à faire en station comme auparavant. Seul Vivre en Ville contrôle. Ce qui libère un peu de pression pour les agents qui ne supportaient plus le regard du PC.

D.M. a donc appris avec surprise à son retour lundi que les agents n’étaient plus en station. Mais il a appelé à la SEMVAT pour revoir cela. De nouvelles équipes ont été faites avec des plages horaires beaucoup plus intelligentes. Plus de 15h-22h à la passerelle. Reynerie a été supprimé, Esquirol et Capitole regagnés. Ce sont des petites plages horaires de 3 ou 4 heures devant les stations puis des présences à Basso Cambo ou aux arrêts de bus du 50 ou du 12. Une mission plus diversifiée en tous cas et qui de mon point de vue ressemble davantage à la mission d’une association comme Vivre en Ville. Des vérificateurs avaient demandé que les agents RIM aient une mission d’assistance des vérificateurs SEMVAT. Ce à quoi s’est opposé D.D.. Cela aboutirait à des abus et à une totale déresponsabilisation des vérificateurs. D.D. dit que chacun doit faire son boulot. En tous cas d’après D.D., ces nouvelles équipes dans le métro conviennent mieux. Et les agents qui avaient beaucoup râlé lorsque la rumeur est sortie, commencent à y trouver satisfaction. Il n’y a plus d’équipe le week-end mis à part la Prévention qui reste inchangée. Ce dispositif doit durer tout l’été avant peut-être des restructurations à Vivre en Ville en septembre ?
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