Etats Généraux du Travail Social – 2014





télécharger 0.85 Mb.
titreEtats Généraux du Travail Social – 2014
page6/20
date de publication30.10.2017
taille0.85 Mb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20

Présentation orale lors des Assises
Anne-Sophie, formatrice : « Le film que nous vous proposons de voir retrace un projet pédagogique en communication professionnelle. Voici Mathilde, Clémence, Aurore et Sophie qui sont étudiantes Assistant de Service Social. Elles ont mené, avec leurs collègues, un projet que nous vivons depuis quatre ans pour parler un peu mieux du travail social. Elles vont vous faire part des expériences qu’elles ont vécues à la rencontre du grand public. Je leur cède la parole. »
Mathilde, étudiante : « En effet, on ne cherche pas la reconnaissance pour la gloire, mais plutôt à faire connaître notre métier et ce que l’on fait. Mes collègues de formation vont vous présenter plusieurs moyens de communication qui ont été mis en place afin de nous faire connaître, par exemple au CIO, au Lycée, dans d’autres formations sanitaires et sociales, à la fac, à la radio et dans encore bien d’autres lieux. »
Aurore, étudiante : « Par exemple, la communication sur notre métier auprès des lycéens nous permet d’effacer la distance qui peut être existante entre les Assistantes Sociales et les personnes. Faire connaître notre métier nous permet en effet de nous rendre plus accessible. Vous pourrez voir sur le film que nous avons réalisé des affiches ludiques permettant de toucher un public jeune. Une collègue Assistante de Service Social nous a effectivement dit, lorsqu’elle a vu ces affiches, que si elle les collait sur sa porte de bureau, et bien les lycéens seraient moins réticents à venir la voir. »
Clémence, étudiante : «Parler du métier autour de nous, ça implique de connaître ses spécificités. Le travail de communication que nous réalisons nous permet de nous approprier le métier et de déconstruire les représentations de nos auditeurs. Cette année nous avons eu notamment l’occasion de parler de notre métier à une promotion d’infirmier. Cette démarche a déjà porté ses fruits, car ils savent maintenant ce que nous faisons et où nous exerçons ce qui laisse présager un partenariat de meilleure qualité avec ces professionnels. » 
Sophie étudiante : «  Notre communication face au grand public a encore d’autres effet : quant on est allé rencontrer des lycéens, dans leur classe, et qu’on leur a demandé : qui souhaitait devenir Assistant de Service Social ?...nous avons eu une personne… et, après notre présentation du métier, plus d’un tiers de la classe est venue nous voir pour connaître les modalités du concours et savoir comment s’inscrire. On a peut-être réussi à susciter la réflexion… voire même des vocations… qui sait !!! »

Anne-Sophie : «  Ce film, d’une dizaine de minutes est un travail amateur, nous sollicitons votre indulgence ! Bonne séance ».
IRFSS de la région Centre

IRFSS Centre - 130 rue du Colombier - BP 27 362 - 37073 Tours cedex 2

http://irfss-centre.croix-rouge.fr/ Contact : anne-sophie.lametairie@croix-rouge.fr - 02 47 88 43 64






Contribution du groupe de réflexion régional Centre sur les évolutions du travail social dans le cadre de la préparation des Etats généraux du travail social
L’année 2014 va voir la tenue des Etats généraux du travail social. Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale (PPLIS), adopté en janvier 2013, prévoit en effet dans ses axes stratégiques la « refondation du travail social ». Des Etats généraux sont prévus à l’automne 2014 au niveau national.

Aussi, au regard de ces échéances, l’URIOPSS a proposé, en partenariat avec le CREAI, d’organiser un temps de travail avec les organismes de formation, têtes de réseau et fédérations associatives et publiques, afin de favoriser la cohérence des travaux menés par chacun et d’envisager une contribution commune.

Dans ce cadre, plusieurs rencontres ont été organisées et ont réuni : l’ERTS, l’ITS, la FNARS, le CHRS Lataste de l’association Emmaus Solidarité, l’URAF Centre, la délégation d’Indre et-Loire du Secours

Catholique, le domaine d’Auvilliers de l’association Armée du Salut, l’AIDAPHI.

La collaboration entre ces acteurs a pour objectif de mettre en place une réflexion commune sur les questions relatives aux impacts de ces évolutions sur les gouvernances et stratégies associatives et sur celles portant sur la mise en oeuvre des projets et des pratiques professionnelles auprès de personnes en situation de fragilité.

Il s’agit aussi et surtout de travailler ensemble et de proposer une dynamique régionale, au-delà des

Assises.
Proposer une réflexion sur le long terme avec l’ensemble des acteurs régionaux impliqués sur le sujet
Le cadrage national a positionné les régions Centre et Ile-de-France en inter-région sur les thématiques suivantes :

- L’hébergement / logement ;

- La complémentarité des métiers.
Si le groupe de réflexion régional sur les évolutions du travail social a perçu ce temps fort des Assises comme une opportunité pour rendre visible et valoriser le travail social dans notre société, il considère que les thématiques comme la méthodologie employés ne permettaient pas d’embrasser toutes les dimensions du travail social, ni de mettre en avant et d’analyser les invariants que l’on peut retrouver dans l’ensemble du champ. Il propose alors ci-dessous des éléments de réflexion pour une mise en débat, dans une visée constructive. Ces éléments portent à la fois sur la méthodologie et sur les enjeux autour du travail social.
1/ Une méthodologie qui n’a pas permis d’analyser globalement les évolutions du travail social, ni une participation de tous les acteurs
Un choix de thématiques et de regroupements interrégionaux (Centre – Ile-de-France) qui interroge sur l’investissement de l’ensemble des acteurs dans la démarche

En effet, la question s’est posée de la place laissée aux contributions et positions présentées par la région Centre quand on connaît les enjeux que comporte la question de l’hébergement et du logement en Ile-de-France. Même si actuellement plusieurs départements de la région Centre sont directement impactés par l’engorgement des dispositifs d’hébergement et de logement de la région

Parisienne, les besoins des publics visés par ce thème sont différents entre les territoires de ces 2 régions.
Par ailleurs, même s’il apparaît que la Refondation de la politique d'hébergement et d'accès au logement impacte largement l'évolution des modalités d'intervention et des pratiques sociales, une partie des acteurs ne s’est pas sentie concernée par la thématique sectorielle retenue et donc par les travaux dans leur ensemble, ce a qui conduit à des difficultés pour les mobiliser, interrogeant alors sur une réflexion qui mériterait un engagement et une mobilisation extrêmement large au regard des enjeux.
Par ailleurs, nous regrettons que le calendrier posé n’ait pas permis d’engager une réflexion de fond, d’initier un processus de concertation prospective avec l’ensemble des acteurs aboutissant à des propositions concrètes, concertées en réponse aux besoins des publics. Les délais impartis n’ont pas permis de mener la réflexion des moyens à mettre en oeuvre, ce qui dans le contexte de restriction actuel peut freiner l’implication et générer des craintes que les contributions restent sans effet.
Une méthodologie qui interroge sur la représentation de tous les acteurs dans la démarche

Une telle dynamique pose d’une part la question de l’implication des travailleurs sociaux dans les Assises et dans les prolongements envisagés, comme celle du niveau de représentativité attendu des différents acteurs (employeurs, syndicats de salariés, OPCA, représentants des travailleurs sociaux, organismes de formation…), qui n’a finalement pas vraiment été abordée. D’autre part, le calendrier serré empêche le rassemblement de l’ensemble des acteurs comme la prise en compte des intérêts multiples qui peuvent émerger sur ce sujet. Cela nécessiterait un temps plus conséquent pour une élaboration collective, et la mise en avant de consensus tant dans la réponse aux besoins que dans les prises en charge au-delà des spécificités de secteur.

Enfin, la participation des usagers, même si elle est prévue dans le (seul) cadre du CCRPA, interroge tout de même notre capacité collective à la rendre réellement effective dans le cadre de ces Assises.
Toutefois, nous soulignons la présence forte des Conseils Généraux, y compris dans ce processus institutionnel (cf. le COPIL inter régional), qui nous donne une occasion de refaire sens avec l’ensemble des instances, de faire alliance, notamment avec celles qui sont en recherche de nouvelles modalités d’intervention voire de mettre en place des pistes de coordination.
2/ Des enjeux globaux autour du travail social
Le constat d’une perte de sens de leurs métiers (voir article TSA N°51 Avril 2014), de leur engagement et de leurs interventions est fortement ressenti par les travailleurs sociaux ; c’est ce qui a notamment motivé la tenue des Assises et des Etats généraux au niveau national. Mais il semble essentiel d’appréhender la question du travail social à travers sa dimension politique : l’action sociale est une question politique.
Ne faut-il pas alors réinscrire l’action sociale au sens large dans un système politico-économique global, en rappelant que le social est un investissement et non une charge ?

Car au fond, le travail social n’a t-il pas pour objectif de permettre à des personnes de vivre ou de recouvrer pleinement leur citoyenneté ? Le risque peut être grand de les conforter au contraire dans un rôle de « vulnérables ».

Mais le constat aujourd’hui partagé est celui d’une perte de repères des travailleurs sociaux face à un sentiment d’impuissance à répondre à une forte demande sociale présentant des objectifs aux contours imprécis dans une situation de crise de société dont les manifestations impactent en premier les travailleurs sociaux. La question du sens est alors fortement posée, le sens du travail avec les personnes accompagnées, dans un contexte de rationalisation budgétaire et organisationnelle.

Ainsi la demande sociale faite au travail social, dans un tel contexte, mérite peut-être d’être redéfinie ?

Quel rôle politique peuvent alors jouer le travail social et les associations ? Les mutations des dispositifs d’intervention, qui ont pour conséquences des mutations des organisations et des pratiques professionnelles, doivent être réarticulées aux dimensions politiques du travail social : les questions opérationnelles doivent être pensées en même temps que les évolutions de l’Etat social, c’est ce que les associations veulent pouvoir défendre.
Les associations ont un rôle pour porter de grands messages, en tant qu’acteurs des politiques publiques. Leur rôle ne peut être limité à celui d’opérateur.

La relation individuelle d’accompagnement qui lie les travailleurs sociaux aux personnes qu’ils accompagnent ne peut s’entendre que dans le cadre d’une certaine temporalité, qui se confronte souvent avec la temporalité politique.
Le travail social a besoin de tranquillité, de pérennité des dispositifs, et de simplification.

Il a aussi besoin de confiance et de reconnaissance.

En perspective, des questions à approfondir, au-delà du temps des Assises et des Etats généraux :
La question des territoires semble devoir être davantage investie, pour se retrouver et faire ensemble.
L’émergence de nouveaux besoins et de nouveaux publics selon les territoires
L’intégration dans le code de l’action sociale et des familles de nouvelles activités sociales
Le besoin de coordination entre les acteurs, la notion de parcours, la prise en charge

individuelle qui coordonne la multiplicité des intervenants pour une même personne.
La question de l’empêchement par les dispositifs et leur complexité : la méconnaissance réciproque des acteurs, des institutions et des dispositifs est souvent un frein à la rencontre et au faire ensemble ; mais se connaître et se « reconnaître » nécessite du temps.
Le rôle de la norme : l’impact de l’augmentation du normatif sur le travail social et les professions n’est pas anodin ; il mérite d’être mesuré et analysé.
La question des formations et des postures (quel profil) des travailleurs sociaux (en termes de formation mais aussi de posture)

Les formations en travail social sont interrogées, comme la revalorisation des métiers du social. La notion de risque est également très fortement vécue aujourd’hui par les travailleurs sociaux, mais elle est liée à notre époque, à une profusion de normes qui peut retenir l’inventivité et freiner la nécessaire adaptation aux besoins émergeants ou non couverts ; elle est également liée à un autre rapport au travail.
La précarité des travailleurs sociaux : une donne tout à fait réelle, qui interroge sur leur capacité à se rendre disponible dans le cadre d’une relation inter subjective exigeante avec des personnes elles-mêmes précarisées : un travail de réflexion sur les conventions collectives, sur la mobilité professionnelle est à poursuivre.
La question du sens pour les associations, dont la vocation ne peut se réduire à une vision gestionnaire, de l’implication des administrateurs se pose dans une société où l’engagement se vit différemment : faire « sens » ensemble, mais comment ?
La question de la place donnée à l’innovation : dans un contexte de normalisation du travail social (reproduction de réponses uniformisées ; démultiplication d’appels à projets bordés…), de budgets contraints, comment innover et adapter l’offre aux besoins repérés sur un territoire donné ?
Signataires :
- CREAI Centre

- FNARS Centre

- ERTS

- ITS

- Emmaus solidarité (CHRS Lataste)

- URAF Centre

- AIDAPHI

- Délégation d’Indre-et-Loire du

Secours catholique

- Armée du Salut - Domaine d’Auvilliers

- URIOPSS Centre







https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:and9gcthdarvc1smcxu_h76fpduzkja6hsaihqczoec-i0wzh_ljn30yuj3uykq





















Avril 2014

Refondation du travail social Contribution de l’Union Régionale CFDT du Centre

Préambule

Depuis plusieurs années, l’ensemble des professionnels du secteur social doit faire face, à la fois à une évolution du contexte socio-économique et à nombre de réformes et de lois qui viennent bousculer le secteur, conduisant à des évolutions, voire de nouvelles pratiques professionnelles. Les changements ont été nombreux depuis le début des années 2000, en particulier au niveau des organisations de travail : la « rationalisation » des dépenses, l’accroissement du champ d’intervention des équipes de travail, l’arrivée de nouveaux droits pour les usagers.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   20

similaire:

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconRésumé Cet article s’intéresse au développement historique du travail...
«La construction sociale du travail intérimaire : de ses origines aux États-Unis à son institutionnalisation en France», Socio-Économie...

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconLa Révolution commence en 1789 avec la réunion des États généraux...

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconAspects legislatifs generaux
Art. R. 241-50. Le médecin du travail exerce une surveillance médicale renforcée pour

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconLes definitions du travail social dans le monde anglo-saxon
«approches» faits d’emprunts privilégiés à des disciplines : thérapies, psycho, psychosocio, socio, juridique etc…ou encore des procédures...

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconMinistère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconII/ Les États généraux et l'Assemblée constituante
«de salut public» : levée en masse, mise en place de la Terreur, loi contre les suspects, loi du maximum des prix et des salaires,...

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconPremière année de master de Droit social Année universitaire 2013 2014

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconHistoire du Travail Social
«Colonies correctionnelles» maison de correction  nécessité de former les personnels  éducateurs

Etats Généraux du Travail Social – 2014 iconComment la droite est-elle devenue libérale ?
«les fondamentaux républicains du pays» : la laïcité, l'indépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, le progrès social Bref,...

Etats Généraux du Travail Social – 2014 icon8. les lois laiques. Interpretation
«L'instruction populaire est contraire à la division du travail, disait-il, en l'introduisant, on proscrirait tout notre système...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com