Quelles sont les différences entre les monarchies anglaise et française ?





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date de publication30.10.2017
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Quelles sont les différences entre les monarchies anglaise et française ?

Au milieu du XVIIIeme siècle, la France et l’Angleterre constituent deux modèles différents de monarchie. Ces deux pays présentent des applications divergentes de ce régime politique très répandu en Europe occidentale, et selon lequel l’Etat s’incarne dans le monarque, le roi. En effet, leur opposition historique, qui se poursuit même sur le plan de l’évolution de leur organisation politique, tend à s’accentuer dès le règne de Louis XIV en France et des Stuart en Angleterre vers le milieu du XVII siècle.

Mais, sur quoi reposent les distinctions observables entre les monarchies française et anglaise durant la seconde moitié du XVIIIeme siècle ?

Il sera tout d’abord question des deux modèles de monarchie distincts que représentent la France et l’Angleterre, puis on envisagera leurs trajectoires respectives qui les ont conduits à cette distanciation.

I. DEUX MODELES DE MONARCHIE DISTINCTS :
1. La monarchie administrative française :


  1. « Tout l’Etat est en lui » (BOSSUET).


Sous le règne de Louis XIV (1643- 1715), la monarchie absolue a connu son apogée. Le roi dispose d’une base divine sur laquelle s’appuyer afin de légitimer sa puissance. Et quelle puissance ! Tous les pouvoirs sont entre ses mains, c’est-à-dire qu’il a le droit d’édicter ses propres lois, de les faire appliquer comme il l’entend à l’intérieur d’une société de privilèges.

En plus de disposer de la réalité du pouvoir, il s’appuie aussi sur un représentation du pouvoir assurée par les artistes dont il est le mécène (Molière, Racine…), mais aussi les académies qu’il crée et dont le rôle est aussi de servir la gloire de la monarchie.

D’ailleurs, depuis l’épisode de la Fronde de 1648 à 1653, le pouvoir royal ne sera jamais remis en cause jusqu’en 1789. Au contraire même il est renforcé face à l’opposition parlementaire.
b) Le quadrillage de la société française
Comment s’organise le pouvoir ? Tout d’abord, le roi s’entoure de secrétaires d’Etat et de ministres qu’il nomme arbitrairement, sans aucune restriction et qu’il regroupe lors de Conseils (organe de l’arbitraire par excellence) dont les directives n’émanent finalement que de sa personne.

De plus, se voulant absolu sur tout le territoire, le monarque dispose d’un système administratif puissant (d’où le terme de monarchie administrative) permettant un véritable quadrillage de la société. Et tout le système se met en place autour de sa personne : c’est le phénomène de centralisation du pouvoir à Versailles. Pour avoir des informations sur les provinces, mais aussi pour y faire appliquer ses lois, le roi se servait des intendants, chargés de la police, de la justice et des finances. De plus, un des éléments symptomatiques de sa volonté de tout maîtriser a lieu en 1772, lorsque pour la première fois le roi dispose de données statistiques au sujet des provinces.

L’administration a pour objectif la satisfaction de la volonté royale sans que le peuple n’y participe d’aucune manière. Elle se composait de bourgeois qui étaient au service du roi et qui ne pouvaient donc pas jouer le rôle d’intermédiaire entre le peuple et l’autorité royale.

Cependant, il existe tout de même de lois fondamentales visant à limiter ses pouvoirs.
c) Les Parlements au service du Roi.
Les parlements sont au nombre de 13, répartis sur tout le territoire. A l’origine, ils ne sont convoqués par le roi que lorsque ce dernier a besoin de subsides, notamment pour faire la guerre. Leur rôle se limite aussi à l’enregistrement des lois du roi, tout en ayant un droit de remontrance malgré tout peu limitatif et qui fut d'ailleurs interdit de 1673 à 1715. Ils ne semblent avoir en définitive qu’une fonction de contre-pouvoir peu efficace. Par exemple, après les agitations parlementaires de Mars 1766, de nombreux magistrats furent exilés car ils s’opposaient à un nouvel impôt. En outre, Louis XV rédige le discours de la Flagellation dans lequel il rappelle : « C’est en ma personne seule que réside la puissance souveraine […] c’est à moi seul qu’appartient le pouvoir législatif, sans dépendance et sans partage ». Le vice-chancelier de France, DE MAUPEOU, interdit aux parlements toute correspondance et leur demande de cesser leurs fonctions en 1771. L’opposition parlementaire est brisée. C’est le « coup de majesté » visant à redonner une autorité forte à la monarchie absolue.

Enfin, il est à noter que les parlements n’ont aucune légitimité étant donné que les magistrats qui les composent doivent obtenir leur siège en le payant.. Ils ne sont en rien représentatifs.
2. La monarchie parlementaire anglaise :
a) Echec au Roi en Angleterre
.

Contrairement à Louis XIV en France, les Rois qui se succèdent n’ont pas une très grande autorité. Avec la dynastie des Hanovre dès 1714 et ses rois Georges I et II, cela est flagrant. En effet, le premier ne parle pas anglais et le second préfère retourner le plus souvent possible en Allemagne. Quant à Georges III, il est plus présent, mais est sujet à des troubles mentaux.
Ensuite, le roi doit accepter de partager les pouvoirs (différent du discours de la Flagellation). En effet, tout roi qui essaye de s’arroger un pouvoir absolu échoue, tel Charles I de la dynastie des Stuart qui est décapité en 1649 après s’être opposé au Parlement (alors qu’en France avec la Fronde à la même période, c’est l’autorité royale qui sort renforcée du bras de fer avec les parlements).
Depuis les Hanovres, le pouvoir éxécutif est bicéphale. Ce qui veut dire que c'est un Exécutif à deux têtes (le Souverain, le Cabinet) dont une seule gouverne. : le cabinet

Le Roi s’entoure en effet d’un Cabinet composé de ministres qu’il nomme lui-même (Retenons le nom de Robert Wahpole considéré comme le premier Premier Ministre d’Angleterre)

ET Là encore, du fait de l’absence des Hanovre, ce cabinet doit tout prendre en charge, notamment face au Parlement. Et le parlement commence à prendre l’ascendant sur l’exécutif qui tend à devenir responsable face à lui. Début de la notion de responsabilité politique.
b) L’original Parlement britannique
Le Parlement se compose de deux chambres :

  • La chambre des Lords ou siège exclusivement des nobles nommés par le Roi.

  • La chambres des Communes ou siège la « gentry », bourgeoisie. Les représentants de la chambre des Communes sont élus au suffrage censitaire au sein de circonscriptions variables. Ainsi, le Parlement est déjà plus représentatif d’une partie de la population que son homologue français.


D’ailleurs, en vertu de la « Common Law », le Parlement est le seul habilité à changer des lois coutumières car il est le seul représentant réel de ceux qui les observent.

Le Parlement anglais existe, de façon tout à fait unique en Europe depuis 1215 et l’application de ce qu’on appelle la « magna carta libertatum » ou Grande Charte.

Au départ, il a les mêmes prérogatives que les parlements français (ils sont sous la forme d’assemblées d’Etat). C’est une Haute Cour de Justice qui il procure des subsides au roi. Cependant, en échange des ces subsides, il donne au roi des « bills », qui sont en fait des propositions de loi que le roi doit faire édicter en contrepartie. Aussi, il participe peu à peu à la création normative de la société anglaise en obtenant l’initiative des lois. Il acquiert de plus en plus de pouvoir au fil des années :

  • 1641 : par la « Grand remontrance » visant à interdire au roi de dissoudre le Parlement.

  • 1688 : par la « Bill of right » réaffirmant l’indépendance du Parlement ainsi que la nécessitée de son consentement en matière d’impôts, de lois, d’action militaire.


Transition : Ainsi, selon qu’il y ait un monarque fort ou faible, en résulte une monarchie administrative ou parlementaire. En effet, si le pouvoir n’est pas centralisé avec force, il se répartit de façon plus équilibrée, forcément en défaveur du monarque qui tend à devenir de plus en plus symbolique. Il semble à présent nécessaire d’étudier les causes historiques divergentes de ces différences.

II. DEUX TRAJECTOIRES HISTORIQUES DIFFERENTES :
1. La marche française vers la Révolution au XVIIIeme siècle :


  1. Le « Grand Roi » est mort.


Tout d’abord, la monarchie française est animée par une dynastie forte, celle des Bourbon, et stable qui s’est enracinée de manière significative depuis le règne de Louis XIV. En effet, la France ne connaît que trois rois de 1643 à 1789 :

-Louis XIV : 1643-1715

-Louis XV : 1723-1774

-Louis XVI : 1774-1789

Cependant, la monarchie va peu à peu pâtir de l’ombre de Louis XIV. Les rois qui lui succèdent vont subir le retour de certaines oppositions refoulées sous le Roi Soleil. Pourtant, Louis XV réussit à continuer dans la voie administrative jusque vers 1750, sans réels problèmes. Mais tout se dégrade vers 1750 lorsque les problèmes financiers de la France ressurgissent, et Louis XV passe du surnom du « bien-aimé » à celui du « mal-aimé ». La monarchie souffre donc de cette impopularité croissante de son monarque. En effet, sa force repose en particulier sur l’image du roi; malheureusement pour lui, Louis XV est timide et l’image que l’on a de lui l’indiffère. Que se soit Louis XV ou Louis XVI, ils ont pas compris que l’autorité royale , le fondement même de la Monarchie française est l’asservissement général des sujets en leur Roi parce que justement l’Etat et la Nation s’incarne dans la personne même du Roi. Quand la faiblesse réside dans le monarque en lui-même, c’est tout le régime qui s’effrite.
b) La Monarchie contesté
De plus, après une monarchie absolue de fer, le peuple aspire à plus de libertés, et avant tout à la création d’un espace public, d’une représentation politique. Cette volonté est répandue dans les salons ou les loges maçonniques et est formulée par les Lumières qui sont de plus en plus séduites par le modèle anglais, qui s’est peu à peu distingué de la monarchie à la française. En effet,

  • Voltaire (Lettres anglaises en 1734) qui dénoncent entre autres l’intolérance réligieuse dans une France avec les minorité (surtout protestant) sont persécutées.

  • Diderot (L'Encyclopédie, ouvrage collectif dirigé par Diderot (1750-1765)

  • Rousseau (Du contrat social, en 1762)

  • Montesquieu (De l’esprit des lois en 1748) prône la séparation des pouvoirs.



Il manque une légitimation démocratique du pouvoir qui semble être présente en Angleterre. D’ailleurs, Alexis de Tocqueville écrit dans L’ Ancien Régime et la Révolution : « Les Français ne se bornaient plus à désirer que leurs affaires fussent mieux faites : ils commençaient à vouloir les faire eux-mêmes. ».
§§ La société française, longtemps frustrée vacille entre affection et soumission au roi, et remise en cause. Ce phénomène est aussi attisé par l’exemple révolutionnaire américain auquel la France décide de prendre part contre l’Angleterre dès 1778. Par conséquent, la monarchie absolue ne trouve pas l’équilibre, pour finalement s’effondrer lors de la Révolution de 1789.

2. L’avancée progressive vers la modernité anglaise :
a) « La nation anglaise est la seule sur Terre qui soit parvenue à régler le pouvoir du Roi en leur résistant « (Voltaire).
En 1649, le Roi Charles 1er accusé de despotisme (il voulait imposer des impôts supplémentaires et la religion catholiques) est renversé par la English Civil War, révolte des commerçants et de la bourgeoisie. Le Roi est jugé et décapité. Suivra ensuite un régime politique très particulier : Le leader des Têtes Rondes, le mouvement qui a décapité Charles 1er Olivier Cromwell est chargé de gouverner l’Angleterre devenu République et prend le titre de « Lord Protecteur ». Il impose une dictature à l’Angleterre et à sa mort en 1953, son fils Richard qui prend la succession est contraint de céder devant le Parlement et la situation économique et politique très préoccupante. Charles II, fils de Charles 1er , reconnaît l’autorité du Parlement, promet la tolérance religieuse et retrouve son trône, c’est la Restauration. La restauration de la Monarchie ou le Parlement sort grand vainqueur.
Contrairement à la France, qui n’a connu que trois Rois sur la période, l’Angleterre en connaît six :

-dynastie des Stuart : Charles II : 1660- 1685

Jacques II : 1685- 1688

Guillaume II d’orange: 1688- 1702

-dynastie des Hanovre: Georges I : 1714- 1727

Georges II: 1727- 1760

Georges III: 1760…
Ainsi, la monarchie anglaise n’a pas le temps de s’enraciner. D’ailleurs, à chaque fois que les rois essayent de confisquer les pouvoirs, ils rencontrent une résistance tenace. En 1688, la Glorious Révolution mène par le Parlement renverse Jacques II contraint à l’exil. Ce Roi, admirateur de Louis XIV avait tenté d’instaurer une monarchie de type française catholique. C’est la deuxième fois en moins de 30 ans que le peuple (par sa voix ou celle de ses représentants) destitue le pouvoir royal.
Mais les Anglais et plus particulièrement le Parlement son attaché à la royauté. Rôle de représentation : le Monarque est l'incarnation vivante de la Nation. Il garantit son unité et sa permanence. Les sentiments de loyauté et de patriotisme du peuple anglais s'adressent avant tout à lui.

Et symptôme suprême de la place que prend le Parlement à cette époque, c’est lui qui appelle sur le Trône d’Angleterre, le gouverneur protestant de Hollande et gendre du Roi, Guillaume d’Orange. Accession au trône sous condition : il est conditionné à la signature de la « Bill of Right » en 1688, qui impose au souverain le consentement du Parlement pour lever les impôts, appliquer les lois ou entretenir une armée. Le Parlement réaffirme son autorité.

L’avènement de la dynastie des Hanovre assurera définitivement la prédominance du Parlement sous le monarque.
b) Le libéralisme, moteur de tout pouvoir.
Mais finalement il convient de s’interroger sur les aspirations de la société anglaise. Aspirations qui ont à terme reussi à s’imposer face à toute tentative d’absolutisme.
La société anglaise défend ardemment ses libertés.
En effet, en Angleterre, le roi a affaire à des propriétaires terriens dans le Parlement, qui n’acceptent pas de perdre de l’argent à cause d’impôts intempestifs qui mettraient en danger leurs exploitations.

C’est une société capitaliste naissante soucieuse de la liberté d’entreprendre sans le frein de l’Etat afin de prospérer.

Différenciation des noblesses.
J. LOCKE (1632-1704) : «  L’intention de chacun est uniquement de protéger le mieux possible sa propre personne, sa liberté et sa propriété » Essai sur le gouvernement civil -1679-

Son ouvrages Deux traités de gouvernement civil paraît en 1690. Il s’agit d’une apologie de la révolution de 1688 et d’une critique vigoureuse de la monarchie absolue. L’idée développée est la nécessaire subordination de l’activité des gouvernants au consentement populaire. Locke est le théoricien du libéralisme politique ; ses thèmes fondamentaux sont :


  • Égalité naturelle des hommes :

  • Défense du système représentatif ;

  • Exigence d'une limitation de la souveraineté fondée sur la défense des droits subjectifs des individus


La liberté naturelle suppose à la fois l’indépendance et l’égalité ; elle subordonne l’autorité politique au consentement. Il défend l’idée que les hommes sont originellement libres et égaux et que l’origine des gouvernements réside dans une libre association. Il s’oppose donc à la théorie de la monarchie de droit divin.

On trouve chez Locke une apologie de la tradition anglaise de la Common law contre la « maladie française de l’absolutisme ».

L’Etat absolutiste représente un état de guerre entre les princes et le peuple ; le peuple peut donc exercer un droit légitime de résistance à l’oppression.
Conclusion partielle : phase ascendante pour l’Angleterre alors que la chute se construit progressivement pour la monarchie française.

CONCLUSION :

Force est donc de constater que la France et l’Angleterre constituent durant la fin du XVIIIeme siècle, deux modèles distincts s’étant peu à peu distancés au fil des années et de leur évolution historique respective. Alors que l’Angleterre semble opérer une transition douce de l’Ancien Régime à la modernité dès 1648, suivant une trajectoire continue, la monarchie française décline inexorablement en partant de son sommet sous Louis XIV, vers la guillotine de Louis XVI. Le contraste est prononcé entre une France qui évolue bon gré malgré autour de son roi et l’Angleterre qui s’en distancie pour mieux l’enfermer dans sa symbolique.

Il est intéressant de constater que les Anglais prennent un siècle d’avance sur ce point en limitant progressivement leur monarchie, tandis qu’en France, elle se fait plus absolue. L’Angleterre inspire donc les Lumières françaises du milieu du XVIII qui essaient de donner à la France les éléments d’une monarchie constitutionnelle ou du moins représentative.

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