I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique





télécharger 51.71 Kb.
titreI- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique
date de publication30.10.2017
taille51.71 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
2 § « La Monarchie Constitutionnelle » 1789-1792
De l’ouverture des Etats Généraux en mai 1789 à la chute du roi le 10 août 1792, un nouveau régime politique tente de se mettre en place avec la volonté de rassembler le pays autour du roi et de la Nation.

I- Les révolutions de l’été 1789




A-Une révolution politique



1°- L’échec des Etats Généraux
Dès l’ouverture des Etats le 5 mai 1789, plusieurs problèmes font surface :

  • Aucune réforme n’est annoncée : ni financière, ni constitutionnelle (constitution : permet de fixer fonctions et limites du pouvoir)

  • Problème du vote (pour nouveaux impôts) : par ordre ou par tête ?

Le roi souhaite par ordre car Nobl + Clergé =2 voix, ce qui lui permettrait de voir les impôts votés

Le Tiers-Etat préfère un vote par tête car ils sont bcp plus nombreux ( + appui nobles libéraux et bas-clergé) et peuvent ainsi faire aboutir leurs revendications.
Le 17 juin, devant refus roi, les députés du Tiers-Etat se soulèvent et affirment la souveraineté de la nation. Considérant qu’ils représentent 96 % de la nation, ils se proclament Assemblée Nationale et sont rejoints par les membres du bas-clergé le 19 juin.
2°- La fin de l’Ancien régime politique
Diffusion extrait « La Révolution Française, les Années Lumières, 1789-1792 »

Le roi décide d’utiliser la force et l’autorité face à cette nouvelle Assemblée Nationale…
Relever les différentes étapes :

Le 20 juin :

  • Les troupes du roi empêchent les députés de l’Assemblée nationale d’entrer aux Etats Généraux

  • Ils décident alors de se réunir dans la salle du « jeu de paume »

  • Ils font le serment de ne jamais se séparer jusqu’à ce qu’ils aient donné une constitution à la France

  • Le conflit s’ouvre alors avec le roi qui refuse de reconnaître les décisions prises par cette A.N. et ordonne aux trois ordres de se retirer pour délibérer. Les députés refusent : « la nation n’a d’ordre à reçevoir de personne »




  • Le roi est forcé de s’incliner et invite les députés de la noblesse et du clergé à se joindre aux Tiers : le 9 juillet, l’assemblée se déclare Constituante.

L’autorité du roi passe ainsi sous le contrôle des représentants de la Nation.
3°- La prise de la Bastille

Diffusion extrait

Relever le contexte précedant la prise de la Bastille


  • Le roi n’a cédé qu’en apparence et concentre des troupes étrangères à Versailles

  • Il renvoie Necker pourtant très populaire

  • Des orateurs comme Desmoulins échauffent les foules et appellent à prendre les armes


Le 14 jullet, après avoir pillé l’Hôtel des Invalides pour se procurer des armes, la foule, aidée par l’armée (fédération fêtée en jullet 1790), s’empare de la forteresse au terme d’une journée d’insurrection.
La prise de la Bastille symbolise la victoire de la nation sur l’arbitraire royal.

Diffusion extrait


Relever les nouvelles institutions :

Paris se dote de nouvelles institutions, une municipalité et une garde nationale, qui sont aussi installées dans toutes les villes du royaume

Que fait le roi en acceptant de porter la cocarde ?

Il légitime la révolution parisienne (ordonne retrait troupes et rappel Necker)

(17 juillet)

B-Une révolution sociale



1°- La Grande Peur

Magnard p180-181 : lire introduction du dossier

Doc 1


Questions A- B- C

Quis ont ces hommes, ces « brigands » ?

Certainement des milliers de mendiants poussés sur les routes par la famine à la recherche de subsistance.
Question D



Doc 4

Quelle prise de conscience s’effectue chez ces paysans dauphinois ?

Ils sont armés et préparés et peuvent se venger.

Pourquoi ? cf cahiers doléances (abolir droits seigneuriaux…)

La Grande Peur se transforme en révolution paysanne

Doc 5


Répondre aux questions du C- à la maison
2°- La nuit du 4 Aout 1789

Diffusion extrait

Versailles, 4 août 1789, à l’Assemblée Nationale
Quelles sont les propositions faites par les députés de tous les ordres ?

Devant les menaces pesant sur les propriétés, les nobles libéraux proposent d’abolir les privilèges et servitudes féodales (droits de chasse, banalités, corvées,…)

Les emplois seront désormais ouverts à tous : fin des corporations, des offices, …

Le clergé renonce à la dîme

L’esclavage est aboli
Même si cette générosité sociale s’atténue vite lors de la transcription dans les jours suivants des décisions (abolition des ervitudes sur les personnes mais non sur les terres qui sont rachetables), l’ordre social ancien est détruit , la sociéte d’ordres abolie et l’égalité de tous les citoyens proclamée = c’est la fin de l’Ancien Régime social
3°- La déclaration des droits de l’homme et du citoyen

L’ancien régime politque et social ayant été aboli, il faut proclamer de nouveaux principes d’organisation des institutions et de la société.




Diffusion extrait

Quels sont les trois principes fondamentaux de la DDHC votés le 26 août 1789?

  • « Les droits naturels et imprescriptibles de l’homme »  (libertés individuelles) : liberté, propriété, sureté et résistance à l’opression. (art.2)

  • Egalité des citoyens devant la Loi (expression de la volonté générale)

  • La souveraineté de la nation, fondement de la future organisation politique de la France

Elle s’inspire des principes proclamés par les philosophes des Lumières

II- Une France nouvelle




  1. Un nouveau régime politique





    1. Les journées d’octobre


Après les décisions de l’Assemblée, le roi refuse de signer et de les accepter. A Paris, la situation est très tendue : (contexte)

- le pain est rare et cher (retard récoltes)

- l‘émigration des aristocrates prive les domestiques de travail et les artisans de clientèle

- les journaux attisent la surexcitation populaire en débattant des problèmes politiques (Desmoulins dans La France libre, Marat dans L’ami du peuple) et dans les clubs (Jacobins, Cordeliers) les orateurs influencent le peuple. (journaux et clubs animent la vie politique)
Le 5 octobre 1789, les Parisiennes se rendent à Versailles pour obliger le roi à rentrer à Paris, pensant ainsi ramener du pain. Rejointes par les gardes nationaux et le peuple de Paris, ils font signer le 6 octobre les décrets au roi qui accepte de partir et qui s’installe aux Tuileries.
Le 14 juillet 1790, l’Assemblée nationale décide l’organisation de la fête de la Fédération symbolisant l’union du roi et de la Nation.



    1. La constitution du 3 septembre 1791



Prendre organigramme p203 Magnard

C’est le 1ère constitution écrite de la France.
Quels sont les deux termes pouvant qualifier le système de suffrage mis en place ?

- Suffrage censitaire : droit de vote limité aux citoyens payant un ecns minimum fixe

- Suffrage indirect : à deux degrés car ils n’élisent pas directement leurs représentants mais de grands électeurs.

Qui exerce le pouvoir législatif ?

C’est l’Assemblée Législative. Elle vote les lois, la décision de faire la guerre et contrôle le pouvoir éxécutif en demandant des comptes aux ministres.
Qui exerce le pouvoir éxécutif ?

C’est le roi. Il peut s’opposer à l’éxécution d’une loi votée en exerçant son droit de veto (2 fois). Le pouvoir judiciaire mui est retiré et il ne peut appeler des troupes.
Quels grands principes sont repris ? Sont-ils appliqués

Celui de la séparation des pouvoirs : oui sauf droit de veto

Celui de la souveraineté nationale : toute la nation n’est pas souveraine (citoyens passifs)

Celui de l’égalité en droit : non car tous n’ont pas le droit de vote.


  1. La réorganisation du royaume


(à distribuer car pas le temps…)

*Une réorganisation administrative et judiciaire :

Reprendre l’organigramme p206 :

De nouvelles unités territoriales sont crées : les départements, les cantons et les communes, chacune administrée par des conseils.

La justice est simplifiée et devient gratuite pour les citoyens. L’instauration d’un code pénal distingue la justice criminelle du reste et la torture est supprimée.
*Une réorgansiation financière :

Pour résoudre la crise financière, l’Assemblée décide le 2 novembre 1789 (sur proposition de Talleyrand, évêque d’Autun) la mise en vente des biens du clergé.

Mais lui succède une crise monétaire : en décembre 1789, l’Etat émet des billets (les assignats) gagés sur les biens du clergé. Mais, fabriqués en grande quantité, ils se déprécient vite, ce qui aggrave la hausse des prix. La crise économique et sociale menace.
*Une réorganisation religieuse :

Le 12 juillet 1790 est adoptée la Constitution civile du clergé :

- Elle reconnaît un clergé désormais élu et salarié par l’Etat

- La pape Pie VI condamne cette constitution (car il n’a plus aucun poiuvoir sur l’Eglise de France) et provoque un schisme entre les prêtres « jureurs » (ayant accepté la constitution) et les prêtres « réfractaires ».
Ainsi, la population est majoritairement déçue car la Révolution n’a pour l’instant rien amené de concret et les inégalités perdurent.


III- L’échec de la monarchie constitutionnelle




  1. La fuite du roi





    1. L’équipée de Varennes


Le conflit religieux pousse le roi à partir : dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, il s’enfuie pour la région de Metz où se tiennent des troupes du marquis de Bouillé, aristocrate fidèle.

Il est cependant reconnu à Varennes et arrêté.

Cet événement discrédite la monarchie et l’Assemblée tente de réparer ce faux-pas :
Prendre doc photocopié de Robespierre p217 Hatier
Nature : relever la date du discours et le ieu où il s’est tenu
Que dénonce Robespierre ?

L’assemblée a déguisé la fuite du roi en enlèvement
Pour quelle raison ?

Par peur que le peuple parisien ne se soulève contre le roi et l’Assemblée elle-même, pro-monarchiste.
2- Les conséquences
L’agitation antimonarchique se renforce : des articles et des orateurs comme Danton au club des Cordeliers agitent le peuple et réclament la déchéance du roi : le sentiment républicain se développe dans Paris.

(Faire petite recherche sur Danton et Robespierre)
L’assemblée s’alarme de ce mouvement grandissant qui pourrait porter atteinte à l’équilibre mis en place :

  • Le 17 juillet 1791, une manifestation organisée au Champ de Mars par les sans-culottes réclame la proclamation de la République. Non autorisée, elle est réprimée par Bailly, le maire de Paris, qui ordonne d’ouvrir le feu (une trentaine de morts et de nombreuses arrestations)

  • Les journaux révolutionnaires extrémistes sont interdits (Marat) et le club des Cordeliers fermé (Danton s’exile en Angleterre).

  • Le 14 septembre 1791, la première constitution de la France est promulguée. Le roi lui jure fidélité.

  • Le 30 septembre 1791, les constituants laissent place à une nouvelle assemblée, la Législative (car ils ont terminé leur travail).


= On se trouve donc face à un double conflit :

- Celui du roi et des partisans d’une république

- Celui des bourgeois et des révolutionnaires

  1. Le conflit entre l’assemblée et le roi



1- Le contexte politique
* L’assemblée législative élue se compose de députés nouveaux (745) : elle se partage en trois groupes d’opinion : (sous forme de demi-camembert)

- A droite, les Feuillants (du nom du club où ils se réunissent) partisans de la monarchie constitutionnelle et souhaitant mettre un terme à la révolution (264 députés)

- Au centre, la majorité des députés sans opinion marquée (le Marais) (345)

- A gauche, 136 députés appelés Girondins ou Jacobins, liés à la bourgeoisie d’affaire
2- L’entrée en guerre
Comparer les trois discours : dresser la liste des arguments du débat sur la guerre :

(p179 Bréal + p219 Hatier)

- Le roi espère que cette guerre, perdue d’avance par les révolutionnaires, le rétablira dans ses prérogatives de monarque absolu

- Les girondins sont partisans d’une huerre qui permettrait d’exporter la Rév° en Europe (idée d’un peuple européen uni face aux rois)

- Seul Robespierre dénonce les dangers de la guerre : épuisement du peuple et des finances, établissement d’une dictature militaire. Mais il n’est pas entendu.
Le 20 avril 1792, la guerre est déclarée au roi de Bohème et de Hongrie, auquel se joint le roi de Prusse.


  1. La chute de la monarchie



* Les défaites françaises :

Les armées françaises, comme l’avait prévu le roi, sont rapidement défaites (car désorganisées par l’émigration de nombreux officiers)

L’Assemblée décrète la levée de 20 000 fédérés (volontaires en armes venus des départements fçs. Ils adoptent le chant de guerre composé par Rouget de Lisle, la Marseillaise) pour défendre Paris : le roi oppose son véto.
* Le manifeste de Brunswick :

Pendant ce temps, les aristocrates rangés auprès du camp ennemi rédigent avec le général en chef des armées prussiennnes un manifeste (de Brunswick) le 25 juillet 1792.

Diffusion extrait :

Prendre notes = Que demandent-ils ? que feront-ils si ce n’est pas respecté ?

Le manifeste menace Paris d’une vengeance exemplaire s‘il est fait le moindre outrage à la famille royale.
Comment réagit l’assemblée ?

Elle décrète la patrie en danger et appelle le peuple à prendre les armes contre l’étranger.
* La prise des Tuileries le 10 août 1792 :

Persuadé de sa complicité avec l’étranger, le peuple de Paris réclame la déchéance du roi. Une commune insurrectionnelle se forme et provoque la chute du roi le 10 août 1792, lorsque le peuple et les fédérés envahissent les Tuileries.

Doc 4 p183 Magnard :

Le roi se réfugie avec sa famille à l’Assemblée, qui sous la pression des insurgés le suspend : la famille royale est emprisonnée au Temple.

« à partir de maintenant, il n’y a plus de roi en France »
*Les massacres de septembre :

En septembre 1792, la Commune presse l’assemblée de prendre des mesures répressives contre les ennemis du régime : c’est la 1ère Terreur contre l’Eglise (prêtres réfractaires) et tous les « suspects ».
Elle prend aussi des mesures démocratiques :

  • Suffrage universel masculin (mais pas direct)

  • Abolition des droits féodaux rachetables


Mais l’Assemblée termine son œuvre avec les journées de massacres du 2 au 5 septembre : toutes le prisons de France sont envahies et les suspects massacrés.
Le 20 septembre, l’Assemblée, discréditée, se sépare le jour même où l’on annoce la première victoire française à Valmy.

Le 21 septembre 1792, la monarchie est abolie par la Convention, qui succède à l’Assemblée Législative.

similaire:

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique icon4ème Histoire
«Extraits la Révolution française, 1789-1794», lesitetv fr (5mn). Prise de notes des élèves pendant la diffusion. Mise en commun...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconQuestionnaire. 1820-1914 «Révolutions politiques et révolution industrielle...
«Révolutions politiques et révolution industrielle alimentent les migrations de masse»

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconLa France en révolution (1789 – 1799). I° Comment s’écroule l’Ancien Régime en 1789 ?

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconPremière partie : L’europe des révolutions, a la poursuite des événements (1789-1799)
«club» des souverains allemands et sans réel pouvoir, remplace le Saint Empire disparu en 1806. De 400 environ en 1789, le nombre...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconSéance 5 : La «Révolution des journalistes»1
«Révolution des journalistes» débutée en 1789. Les acteurs célèbres de la Révolution française qui furent des journalistes, et leurs...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconSéance 5 : La «Révolution des journalistes»1
«Révolution des journalistes» débutée en 1789. Les acteurs célèbres de la Révolution française qui furent des journalistes, et leurs...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconGéopolitis – Révolutions : comment ça marche ?
«Retrouvez tous les dossiers» puis taper le mot «révolutions» dans la zone de recherche. Sélectionner l’émission «Révolutions : comment...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconLes sources historiques du parlementarisme dualiste (1789 – 1958)
«La révolution française a fondé une société; elle cherche encore ce gouvernement»

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconL'absence du mot "démocratie" dans la Révolution Française selon...
«républicain» (à partir de 1792) qui reviennent le plus souvent. On peut aussi noter que le mot démocratie n’est pas prononcé une...

I- les révolutions de l’été 1789 a-une révolution politique iconUne nouvelle conception du pouvoir politique (1789-1791)






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com