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Chapitre 2 : L’apparent recul de l’influence administrative


            L’opinion publique se montre extrêmement préoccupée par une guerre qui est franchement désapprouvée par le clergé. L’administration doit donc faire face à une opposition revigorée par les errements de la politique étrangère de Napoléon III. Dans un département aussi religieux que l’Ille-et-Vilaine, cette situation ne pouvait que favoriser les progrès des adversaires de l’administration.

Section 1 : La question Romaine

§ 1 – UNE OPINION PREOCCUPEE PAR LA GUERRE


L’éventualité d’une guerre contre l’Autriche en faveur de l’unité italienne est mal accueillie par la population. Selon le préfet, le maintien de la paix est très généralement et très vivement demandé. Malgré le discours de l’Empereur à l’ouverture de la session législative et les notes du Moniteur diffusées dans l’opinion qui s’efforcent de justifier une action militaire imminente, le désir du maintien de la paix est tout aussi fort.

Au mois de mars 1859, Napoléon III voulu donner une dernière chance à la paix en demandant au Tsar de s’entremettre pour obtenir des puissances en présence la réunion d’un congrès international. Le 18, Alexandre II accepte de jouer les bons offices auprès des principaux Etats européens. L’Angleterre, la Prusse, et même l’Autriche se déclarent favorables au projet, mais cette dernière pose deux conditions : qu’aucun remaniement territorial ne soit envisagé et que le Piémont soit préalablement invité à désarmer.

L’annonce de ce congrès a été accueilli avec une complète satisfaction en Ille-et-vilaine, ce qui démontre comme le fait observer Féart, « les dispositions très peu belliqueuses des populations de ce pays ». Bien sûr, il y a le monde du commerce et  de l’industrie qui n’est guère enthousiasmé par l’éventualité d’un conflit pouvant menacer ses intérêts d’une manière ou d’une autre, mais, selon le préfet, la raison de l’impopularité d’une guerre qui n’est encore qu’éventuelle est à chercher ailleurs. L’influence néfaste des légitimistes et du clergé est encore une fois l’explication qu’il avance. Le clergé considérerait l’Autriche comme la nation catholique par excellence et le parti légitimiste est présenté comme étant « sympathique à l’Autriche ». Il accuserait l’Empire de protéger le parti révolutionnaire en protégeant l’Italie. Il y a de plus la menace que cette situation fait peser sur le pouvoir temporel du Pape.

On doit tout de même ajouter à ces oppositions pour motifs idéologiques ou politiques, « l’influence également incontestable du désir des populations de développer et de conserver le bien-être acquis à la faveur de la paix, mais il est à remarquer que, s’il était question d’une guerre contre l’Angleterre, cette guerre, malgré l’influence du bien-être sur l’opinion, deviendrait immédiatement populaire ». Féart déduit de tout cela qu’il est permis de penser que le clergé et les légitimistes ne sont pas étrangers à la situation actuelle des esprits dans le département.

Face à une telle unanimité dans l’opposition, il est nécessaire de bien démontrer que, si la guerre doit éclater, l’Empereur restera l’allié du Pape. Redoutant fort justement que les légitimistes et le clergé redoublent leur fâcheuse pression sur l’esprit public, le préfet en profite pour rappeler que l’autorité gouvernementale a besoin dans ce pays d’être fortifiée et affranchie de toutes les influences locales.

Napoléon III, bien que désireux d’agir en faveur de l’Italie, était soucieux de ne pas déclencher un processus déstabilisateur aboutissant à la disparition des Etats pontificaux et à de sérieuses difficultés avec les catholiques français. Le traité franco-sarde signé le 26 janvier 1859 institue une alliance entre Napoléon III et le roi de Sardaigne dans le cas où, par suite d’un acte agressif de l’Autriche, la guerre viendrait à éclater. Ce casus belli se présente le 23 avril lorsque l’Empereur d’Autriche, François-Joseph, adressa au gouvernement de Turin un ultimatum donnant  trois jours aux piémontais pour cesser leurs préparatifs militaires et démobiliser leur armée.

Face à l’imminence de la guerre, l’opinion française se retourna brusquement, l’instinct gaulois s’étant réveillé. En Ille-et-Vilaine, les populations se passionnent pour cette guerre et suivent ses développement avec la plus grande attention. Le sous-préfet de Fougères indique que « la population apprécie avec une ferveur de plus en plus marquée le grand acte actuel de la guerre ». Il insiste sur la confiance manifeste du peuple dans le succès des armées alliées à la suite de la nouvelle d’un recul des Autrichiens : « On ne saurait trop insister sur la popularité de la guerre d’Italie et sur l’émotion que cause chaque événement de la campagne ». Cette image d’une opinion très favorable à la guerre doit être nuancée. Les populations du département n’étaient pas heureuses à l’idée de cette guerre et le simple fait qu’elle soit déclarée n’a pas fait opérer à l’opinion publique le revirement complet que les rapports du sous-préfet de Fougères peuvent le laisser croire. Le sous-préfet de Redon, pour sa part, dresse un tableau beaucoup moins flatteur. Est-ce parce que l’arrondissement de Redon est sensiblement plus hostile à la guerre que celui de Fougères, ou tout simplement parce que le sous-préfet de Redon fait preuve dans les rapports qu’il adresse au préfet d’un plus grand souci d’exactitude que ses collègues sous-préfets ? Toujours est-il qu’un certain pessimisme se manifeste, quand il ne s’agit pas d’une franche opposition.

On trouve aux Archives départementales toute une série de rapports émanant précisément du sous-préfet de Redon, Henri-Auguste Monnier du Pavillon. Ces rapports datés de juin à novembre 1859 permettent de suivre presque jour après jour le déroulement de la guerre et de l’après-guerre d’Italie ainsi que les répercussions sur l’opinion publique. De tous les sous-préfet du département sous le Second Empire, il est celui qui est resté en poste le plus longtemps. Nommé à Redon le 23 avril 1849, il ne quitte ses fonctions que le 12 octobre 1870. Une telle longévité est certainement un signe de la confiance que le pouvoir lui accordait. Ses rapports souvent très détaillés sur l’état de l’opinion, n’en sont que plus intéressants.

Dans son rapport du 20 juin 1859, il nous apprend que des pessimistes, tout en reconnaissant les victoires de l’armée française, « exagèrent énormément les pertes déjà trop cruelles de notre armée ». L’expression de ces regrets est analysée comme un blâme indirect contre la guerre entreprise en Italie. Les journaux proches du parti catholique « contribuent naturellement à exciter l’opinion peu favorable à la guerre en faisant sans cesse entrevoir les fatales conséquences qu’elle peut entraîner pour la position du Saint-Père ». Ces attitudes défavorables ou pessimistes ne se retrouvent que dans les partis hostiles à l’Empire. « Ce sont toujours les légitimistes et les ultra-catholiques ».

A la fin du mois de juin, on signale à Rennes que les victoires italiennes provoquent l’enthousiasme de la population. « Si quelques légitimistes ne partagent pas complètement ces sympathies, le nombre en est très restreint ».

Il ressort nettement de l’examen des différents rapports disponibles aux Archives, que l’approbation populaire se renforce à mesure que la victoire semble se dessiner. A Redon, où le parti « clérico-légitimiste » est très présent, ce mouvement est peut-être un peu plus lent qu’ailleurs. L’arrivée le 22 juin dans cette sous-préfecture d’un détachement de trois cents prisonniers autrichiens a fait une impression sur la population qui lui a d’ailleurs réservé un accueil chaleureux. Elle semblait, aux dires du sous-préfet, éprouver la pitié pour ces hommes et s’est pressée pour leur distribuer des rafraîchissements et du tabac. L’un d’entre eux, qui parlait le français, a été cordialement reçu à la gendarmerie et le récit qu’il fit de la bataille de Magenta en reconnaissant la faiblesse des Autrichiens et l’impétuosité des zouaves, contribua à convaincre la population de la réalité des succès remportés par l’Empereur. « Ce passage de prisonniers laissera des souvenirs à Redon. Il aura l’avantage de confirmer tout ce qui a été publié par les journaux sur les éclatantes victoires remportées par nos troupes en Italie. Ceux qui affectent de ne rien croire de ce que dit la presse officielle seront naturellement convaincus par la parole simple et naturelle des prisonniers autrichiens ».

L’arrivée des troupes françaises en Italie du Nord et les troubles qu’elles provoquent dans le centre de la péninsule, ont un effet désastreux sur une partie de l’opinion française. Les ministres, la hiérarchie catholique et le monde des affaires ne cachent pas leur mécontentement. De plus, contrairement à son oncle, Napoléon III n’est pas indifférent à la souffrance des hommes. La visite qu’il fait du champ de bataille de Solferino, le soir du 24 juin après le retrait des troupes, ne l’encourage pas à poursuivre les hostilités. L’annonce de cette victoire est faite à Redon le 26. On y célèbre l’événement comme il convient : « Jamais la ville n’avait mieux montré l’intérêt qu’elle prend aux événements d’Italie. Les légitimistes se sont seuls abstenus. Pas un seul d’entre eux n’a arboré un drapeau ou illuminé dans la soirée ; et pourtant, ils comptent à l’armée d’Italie comme sur la flotte, des parents et de nombreux amis. Etrange parti que celui qui reste impassible quand des triomphes rappelant nos plus grands jours font vibrer le cœur de la France entière ».

Le 8 juillet, la signature de l’armistice à Villafranca met fin à la campagne d’Italie. Le traité de Zurich signé le 11 novembre 1859 ne donne pas à l’Italie tout ce qu’elle était en droit d’attendre de l’intervention française, mais Napoléon III ne souhaitait pas poursuivre plus longtemps une guerre impopulaire en Europe comme en France. L’enjeu est trop grand pour le résultat qu’il poursuit. L’annonce de la signature de la paix est accueillie partout avec un vif enthousiasme. A Redon, quelques légitimistes et orléanistes ont même participé aux réjouissances publiques. Quant aux hommes du « parti avancé », ils ont généralement pris part à la fête, bien que n’étant pas entièrement satisfaits de la paix en raison du sort fait à la Vénétie qui reste autrichienne.

Dans les jours suivants, les partis hostiles au gouvernement semblent attendre pour se prononcer sur la paix que les conséquences en soient davantage connues.  A Rennes, on relève la même réserve primitive : « Bien que les avis eussent été de prime abord partagés sur les résultats de la campagne d’Italie et l’armistice de Villafranca, on approuve aujourd’hui d’une façon presque unanime les motifs qui ont dirigé l’Empereur ». Mais bien vite les réticences initiales s’envolent comme ce fut le cas au sein du parti libéral de Dol, qui avait d’abord réagi avec peine avant de reconnaître son erreur et qui n’a cessé ensuite d’apprécier la sagesse de l’Empereur.  A Redon, on continue d’apprécier diversement les conséquences de l’armistice. Dans ces circonstances, la célébration de la fête de l’Empereur, le 15 août, n’a aucune raison de mieux se dérouler que les autres années. On constate à nouveau l’abstention totale des légitimistes, même des plus modérés, qui avaient pourtant affiché leur satisfaction à l’annonce de l’armistice.

            Peu après, Napoléon III, soucieux de se réconcilier avec les partis, proclame une amnistie pleine et entière de tous les condamnés politiques. Dans l’arrondissement de Redon, aucun condamné n’est amené à profiter du bénéfice de cette mesure. L’opinion se demande si ceux auxquels elle est accordée sauront s’en montrer digne. Mais, en tout état de cause, même les plus exaltés légitimistes reconnaissent que le gouvernement de l’Empire est assez fort pour ne rien avoir à craindre de ses adversaires.

            La guerre d’Italie a secoué l’opinion française toute entière. La réaction du clergé avait toutes les raisons d’être l’une des plus hostiles au pouvoir en raison de la menace que le nouvel ordre des choses faisait peser sur la souveraineté des Etats pontificaux.

§ 2 – LA REACTION DU CLERGE


            Ce que le clergé pense de l’intervention française en Italie ne peut pas être négligé par le pouvoir, et surtout pas en Ille-et-Vilaine. Comme le rappelle le sous-préfet de Saint-Malo en mars 1859 : « L’influence du clergé est établie dans cet arrondissement sur les bases les plus solides et les plus étendues, et ne saurait être égalée en l’état par aucune autre influence ». Ce constat pourrait être étendu à tout le département.

            Fort heureusement pour l’administration, l’arrivée à la préfecture de Féart et la reprise en main de l’autorité publique qu’il a aussitôt entreprise à la faveur du voyage impérial, a permis de faire reculer l’emprise de l’évêque de Rennes juste avant le déclenchement de la guerre d’Italie et le développement des difficultés qui allaient en découler.

            En octobre,  une polémique éclate à la suite des démonstrations de l’épiscopat français à propos de la Romagne. Le sous-préfet de Redon relate la situation dans l’arrondissement : « Le parti catholique approuve avec enthousiasme la croisade engagée par Monseigneur Dupanloup et plusieurs autres évêques. Le parti libéral et gouvernemental blâme avec énergie et déplore tout à la fois cette tentative du clergé. Les légitimistes paraissent toujours assez satisfaits des difficultés qui ont suivi la guerre d’Italie. Les masses restent absolument étrangères à tous ces débats religieux ou politiques ». Quelques jours plus tard, le sous-préfet de Fougères évoque le discours prononcé par Napoléon III et la réaction du clergé local : « L’Empereur a invité dans son discours de Bordeaux le clergé au calme et à la modération. Quelle-que soit la mesure des termes employés par l’Empereur, le clergé paraît mécontent ».

            Au lendemain de l’armistice, Napoléon III avait souhaité la tenue d’un congrès international pour arriver à un règlement définitif de la question romaine. Dans son rapport sur le mois de novembre, le sous-préfet de Redon annonce que la réunion de ce congrès n’est plus douteuse. Malgré quelques pessimistes qui doutent encore que l’on parvienne à arrêter les conflits sanglants dans l’Italie centrale, l’on y voit généralement un gage certain d’arriver à une solution pacifique de nature à satisfaire les intérêts italiens. Selon le sous-préfet, le peuple a « la plus entière confiance dans la direction donnée aux affaires d’Italie par le gouvernement de l’Empereur, et on voit dans l’acceptation du congrès par toutes les grandes puissances une preuve de l’influence sans égale qu’exerce l’Empereur Napoléon III sur les destinées de l’Europe ». A cette époque, même le clergé paraît plus calme : « Il semble avoir compris que la violence du langage n’est pas faite pour mettre un terme aux dissidences qui peuvent exister dans les Etats du Pape ».

            Malheureusement, ce congrès international n’aura finalement pas lieu. Le 31 décembre 1859, l’Empereur a écrit une lettre à Pie IX pour l’inviter à « faire le sacrifice de ses provinces révoltées et à les confier à Victor-Emmanuel ». La réponse du Pape est sans appel : il refuse catégoriquement toute amputation de ses Etats et déclare dans une allocution publique que « l’Empereur n’est qu’un menteur et un fourbe ». La rupture avec Rome est consommée.

            A l’échelle départementale, la situation est la même. En février 1860, le ministre de l’intérieur adresse une lettre au préfet d’Ille-et-Vilaine par laquelle il l’informe que le gouvernement entend mettre un terme aux tentatives d’agitation et qu’il est désormais temps d’envisager la stricte application de la loi, non seulement pour lutter contre les distributions de tout écrit ou brochure non autorisé, mais encore pour faire cesser les dérapages de certains prêtres : « pleinement libre pour tout ce qui est de la foi, la chaire, dans l’intérêt le plus évident de la religion comme de la paix publique, doit rester rigoureusement étrangère à ces excitations extérieures, et il existe dans nos codes une disposition qui inflige à ces écrits une peine correctionnelle ». Dès le 21 février, le préfet retransmet à tous les maires du département ces instructions en les invitant, en outre, à lui rendre compte de tous les faits dignes d’être signalés en relation avec la question romaine.

            L’administration rencontre effectivement des difficultés avec le petit clergé. On signale par exemple que le recteur de la commune de Bléruais a fait enlever des murs de son église une affiche administrative en déclarant : « Je me moque de monsieur le préfet et de toutes les autorités, je suis le maître de mon église et je ne souffrirai pas que l’on affiche à cet endroit ». Ce même recteur fait à nouveau parler de lui en avril 1861. Le maire déclare à son propos : « Il est impossible de traiter avec lui, il prétend être maître absolu pour le temporel comme pour le spirituel, jamais sous son règne nos affaires n’iront bien, vous seul, Monsieur le Préfet, pouvez mettre fin à tout. Agissez le plus promptement possible ou je vous demanderai ma démission ». Il est difficile d’affirmer que ces difficultés sont uniquement dues à la question romaine, mais elles se sont incontestablement multipliées à cette époque. Pour les années 1858 à 1861, on trouve aux Archives d’Ille-et-Vilaine vingt-sept pièces faisant état de difficultés de ce genre. Il est vrai que, depuis le début du régime, les curés représentaient parfois une menace pour l’autorité des maires, mais dans les premières années de l’Empire, une alliance de raison s’était mise en place entre le trône et l’autel. L’Eglise voyait d’un bon œil le rétablissement d’un régime autoritaire garantissant la stabilité sociale et le maintien des valeurs traditionnelles. Le régime, quant à lui, trouve dans le clergé un soutien électoral puissant et efficace.

            La guerre d’Italie et ses conséquences remettent sérieusement en question cette alliance. Féart doit durcir son attitude à l’égard de l’archevêque après la disparition quasi totale des Etats du Pape et la visite que Brossais Saint-Marc fit à Pie IX le 1er février 1861. Aux élections législatives de 1863, il soutient presque partout les candidats de l’opposition, ce qui n’empêchera pas le succès des candidats officiels .

            Le clergé a considéré que la France, en mettant « son épée au service du roi de Piémont, a sapé l’autorité temporelle du pape. Il en fait remonter la responsabilité à l’Empereur en personne ». Il ne pouvait que tendre la main aux légitimistes pour lesquels « l’Empereur en prêtant son appui à l’indépendance de l’Italie a contribué à détrôner les ducs et à renverser le principe de la légitimité tel qu’ils l’entendent, personnifiée dans la duchesse de Parme ». Ils n’hésiteront désormais plus à s’allier à l’occasion des diverses élections.

L’intervention de la France en Italie, vivement condamnée par l’Eglise, oblige Napoléon III à faire des concessions politiques qui fournissent des armes à ses adversaires. L’Empire autoritaire devient peu à peu libéral, ce qui provoque en Bretagne comme ailleurs un réveil progressif de l’opposition.

Section 2 : Les progrès timides de l’opposition

§ 1 – LA VIE POLITIQUE A LA FIN DE L’EMPIRE


Aux dires du sous-préfet de Redon, les légitimistes sont les seuls adversaires de la dynastie impériale qui vaillent la peine d’être cités dans son arrondissement. Les orléanistes constituent, selon lui une minorité imperceptible, et leur impuissance est qualifiée d’« incroyable ». « Je ne sais pas ce qu’ils veulent, mais je sais bien qu’ils ne sont capables de rien. Les républicains sont tout aussi rares, et auraient contre eux, dans un moment donné, la population toute entière. Ce serait faire beaucoup beaucoup trop d’honneur à quelques individualités perdues de les considérer comme capables de composer un parti politique ».

A Vitré, le tableau politique est comparable même si le sous-préfet remarque dès 1859 un recul de l’influence légitimiste. Le préfet confirme cet état des lieux en déclarant en avril 1859 qu’il n’y a en Ille-et-Vilaine que deux partis politiques : le parti libéral et le parti légitimiste. Il y a bien quelques républicains et quelques socialistes, mais il n’y a pas de parti républicain ni de parti socialiste pour autant.

L’on pourrait dès lors penser que l’opposition, loin de progresser, est plutôt en recul dans le département. Il paraît exact, en effet, que dans les années 1860, les deux principales forces d’opposition au gouvernement ne parviennent plus réellement à développer leur influence ni sur l’administration, ni sur le peuple. Mais en revanche elles ont à cette époque décidé d’adopter une attitude plus agressive contre le gouvernement comme l’atteste le préfet en 1859 : « la nouvelle attitude du parti légitimiste depuis le voyage de l’Empereur a complètement modifié la situation électorale de ce pays. L’élection [au conseil général] d’un candidat légitimiste dans le canton de Montfort, a été, sous ce rapport un avertissement très significatif. Ce candidat lui-même, […] m’a déclaré que désormais il y aurait des candidats légitimistes pour toutes les élections. Cette situation évidemment n’est pas sans dangers pour l’administration et pour le gouvernement. Le succès du voyage de l’Empereur en est la principale et la première cause ».

Féart pense que le moment est venu pour le gouvernement de savoir s’il veut ou non rester indéfiniment à la merci de ses auxiliaires. Pour contrer ce renouveau de l’opposition légitimiste, il recommande de faire intervenir de nouveaux électeurs, ce qui ne peut être qu’une entreprise de longue haleine. « Les élections pendant longtemps encore peuvent rester douteuses. La nécessité d’une action gouvernementale très énergique et qui peut exposer l’administration à des accidents électoraux sera également pendant plusieurs années indispensable. […] Il est préférable d’accepter, en matière d’élection, des difficultés passagères plutôt que de renoncer à l’affranchissement de l’autorité dans ce pays. […] Je crois d’ailleurs que des échecs électoraux peuvent être évités. Il n’est pas impossible, en effet, d’ajourner les élections qui seraient douteuses ».

Cette façon d’envisager l’action administrative est caractéristique de la seconde décennie de l’Empire. Il s’agit désormais pour l’administration d’être plus indépendante même si pour ce faire, elle doit se passer du soutien ou de la participation des notables locaux. Le cas des commissions de surveillance du travail des enfants constitue, à cet égard, une bonne illustration : ces organismes ne commenceront vraiment à devenir efficaces que lorsque les fonctionnaires y remplaceront les notables. Cette nouvelle attitude de rupture avec les influences locales initiée en Ille-et-Vilaine par Féart, donne dans un premier temps l’impression d’un recul de l’influence administrative en raison d’une opposition désormais plus active.

Face au clergé, l’intention de l’administration est également de prendre le pas. L’archevêque de Rennes l’a bien compris et, par mesure de représailles, il soutient le plus souvent des candidats légitimistes dans les différentes élections qui ont lieu dans le département. Une telle attitude n’a rien d’étonnant. « Le clergé, en partie, reste légitimiste, et au fond il demeurera tout entier exclusivement dévoué à ses propres intérêts et à sa mission religieuse ». Le préfet note que le clergé « reçoit toujours et donne rarement ». Il estime que, « dans cette situation, il faut donner au clergé des satisfactions morales, beaucoup d’argent et très peu d’influence. Je voudrais qu’il y eût, au budget, un crédit plus élevé pour les petites églises que pour les cathédrales. Ce ne serait pas un moyen, dans ce pays, d’obtenir du clergé qu’il fit place volontairement à l’influence gouvernementale. Ce serait un moyen de l’empêcher d’agir contre le gouvernement ou de le diviser ».

La grande puissance du clergé mérite néanmoins d’être relativisée. Le préfet constate, d’une part, que l’unité au sein du clergé est imparfaite, l’évêque pourrait bien ne pas être en mesure de rendre à l’Empire tous les services qu’il lui promet. Son influence sur certains vicaires est incertaine. Féart y voit l’opportunité pour l’administration d’amorcer un changement de comportement dans la défense de ses propres intérêts : « Il y a là, ce me semble, une nouvelle preuve que ce pays est bien véritablement arrivé à une époque de transition et que le moment est venu ou jamais, pour l’autorité gouvernementale, de se charger directement du soin de défendre ses propres intérêts, en acceptant, d’ailleurs, toutes les alliances utiles au gouvernement ». D’autre part, le préfet est conforté dans son analyse par les réclamations contre le clergé qui commencent à se multiplier dans un certain nombre de communes. A Tressé par exemple, dans l’arrondissement de Saint-Malo, les conseillers municipaux n’ont pas hésité à faire soixante kilomètres pour venir se plaindre du curé qui avait osé décacheter une enveloppe adressée au maire et qui prétendait assister aux séances du conseil municipal.

Bien souvent, c’est à l’occasion du choix de l’instituteur que se manifeste une volonté de se dégager de l’influence ecclésiastique. Le décret du 9 mars 1852 et la circulaire du 3 avril suivant disposent que le conseil municipal doit être mis en demeure de déclarer s’il désire que la direction de son école soit confiée à un instituteur laïc ou congréganiste. Une autre circulaire du 2 mars 1853 dispose toutefois que les recteurs peuvent déplacer les instituteurs ou opérer entre eux des mutations, sans être tenus de prendre à nouveau l’avis des conseils municipaux. Cette dernière disposition a pour effet de limiter leur liberté de choix aux cas de démission, de révocation ou de décès. Jusqu’à la fin des années 1850, les nominations d’instituteurs effectuées par la préfecture ne traduisent aucune hostilité particulière à l’égard du clergé. A partir des années 1860, le soutien aux instituteurs laïcs est plus manifeste, même si le préfet reconnaît qu’il lui est impossible « de garantir à un            instituteur laïc qu’il ne sera pas victime des intrigues du clergé en faveur des congréganistes ».

Dans ce même rapport d’avril 1859, le préfet indique d’ailleurs avoir reçu un groupe d’habitants de Montreuil-sur-Ille qui venait protester contre l’intervention de leur curé dans la question du choix de l’instituteur. Ce curé avait demandé aux conseillers municipaux de voter pour un instituteur congréganiste, il était même parvenu à obtenir leur signature. Dans les dernières années de l’Empire, un certain nombre de voix s’élèvent pour réclamer que les municipalités puissent se prononcer à tout moment sur leur préférence quant au caractère laïc ou religieux de l’instituteur. Pour répondre à ces demandes, l’administration admet donc, dans certains cas, que le conseil municipal soit autorisé à donner son avis même quand il n’y a pas vacance de l’emploi. Il y avait toutefois une enquête destinée à s’assurer que le vœu du conseil était bien conforme à celui de la population, et la décision finale appartenait au ministre.

            L’évolution de la question du choix de l’instituteur illustre bien la marginalisation progressive du clergé dans les affaires locales. Il est à noter que ce processus très lent et progressif a été initié au moins en partie par le peuple ou par ses plus proches représentants. La libéralisation du régime touche aussi le fonctionnement du conseil général qui renoue progressivement avec le débat sur l’étendue de ses compétences. Des propositions de vœux décentralisateurs sont déposées à partir de 1861, mais elles sont systématiquement écartées pour cause d’incompétence. La loi de juillet 1866, qui élargit les compétences de l’assemblée départementale en rendant notamment exécutoires de plein droit certaines de ses délibérations, marque la multiplication de ces vœux. Quelques conseillers généraux s’appuient sur des précédents pour faire admettre que le conseil général est compétent pour émettre des vœux politiques ou d’intérêt général. Ils ne parviendront à leur fin qu’en 1869.

            Les conseils municipaux sont également touchés par ce vent de libéralisation. A partir de 1865, les maires et adjoints qui étaient jusqu’alors choisis parce qu’ils étaient des notables dans leurs communes, doivent désormais justifier leur position par le suffrage de leurs administrés. On assiste donc, dans la dernière décennie de l’Empire à une sorte d’éclatement des rapports de force existants. De tels bouleversements ne pouvaient pas être sans conséquences sur les résultats des élections.

Lors des élections législatives des 31 mai et 1er juin 1863, une opposition hétéroclite faite de républicains, de légitimistes, d’orléanistes, de catholiques ou encore de protectionnistes opposés au traité de commerce de 1860 avec l’Angleterre parvient à obtenir près de deux millions de voix pour toute la France contre 665 000 en 1857. Malgré cette progression, 250 des 283 sièges sont occupés par des députés bonapartistes. En Bretagne et plus particulièrement en Ille-et-Vilaine, l’opposition se réveille aussi mais le phénomène est plus limité et progressif. L’administration se livre néanmoins à une surveillance très attentive du peuple et des candidats de l’opposition. Les instructions que le préfet envoie aux maires traduisent notamment sa peur de voir la guerre d’Italie influencer le scrutin, ce qui est une crainte bien légitime dans un département aussi religieux, mais il ne semble pas que la question romaine ait eu de grandes répercussions sur l’esprit public, même si elle a remué le monde des châteaux et du clergé. Le peuple des campagnes, lui, ne réagit qu’aux faits qui bouleversent sa vie quotidienne. Or l’exercice du culte n’a jamais été menacé. Pour la première fois depuis l’élection d’Audren de Kerdrel en 1852, l’opposition parvient à faire élire deux des siens en Bretagne, mais aucun en Ille-et-Vilaine. La Bretagne a élu cette année là vingt représentants dont quatre seulement étaient nouveaux. Il est à noter que deux d’entre eux ont été élus en Ille-et-Vilaine : l’un, le baron de Janzé, élu à Dinan et opposant au chemin de fer ; l’autre, Armand de la Guistière, élu à Redon, est le futur maire de Rennes (de 1867 à 1870) et président du conseil général (de 1868 à 1871).

Pendant la préparation du scrutin, une rumeur persistante annonçait que le préfet Féart serait éloigné du département après les élections. Dès qu’il en est informé, il s’empresse d’informer les maires du département qu’il vient d’obtenir le soutien de l’Empereur pour les années à venir. Pourtant un an et demi plus tard, il sera remplacé par Julien Lefebvre qui ne maintient pas la politique volontariste menée par son prédécesseur. L’on peut penser que son manque de diplomatie et de tact commençait à devenir gênant pour le pouvoir. Alors que Féart avait clairement opté pour la lutte contre le clergé et le parti légitimiste, Lefebvre renoue avec la politique de conciliation qui avait cours avant 1858, sans obtenir davantage de résultats qu’au début du régime. La préfecture et l’archevêché resteront en mauvais termes jusqu’à la fin de l’Empire.

Pour les élections des 24 mai et 7 juin 1869, même si le pouvoir parvient encore à faire élire 16 candidats officiels sur 21 députés Bretons, la montée de l’opposition se poursuit. Cette fois, un candidat de l’opposition est élu en Ille-et-Vilaine. Il s’agit du marquis de Dalmas qui était le candidat de l’administration en 1863, mais qui avait pris ses distances avec le pouvoir depuis et qui de ce fait, s’est vu opposer un candidat officiel en 1869. Il convient de préciser que Dalmas, bien que figurant parmi les députés ralliés au tiers parti, pratiquait une opposition très modérée à l’Empire. Il restera d’ailleurs fidèle à la politique bonapartiste, même après 1870.

A l’échelle nationale, les voix hostiles au gouvernement sont au nombre de       3 355 000 contre 4 438 000 voix qui lui sont favorables tandis que l’abstention se réduit encore.

Dans ces circonstances, il pouvait paraître bien difficile de prévoir le résultat du plébiscite du 8 mai 1870 sur l’évolution libérale des institutions.

§ 2 – LE PLEBISCITE DU 8 MAI 1870


            Renouant avec la tradition césarienne, le décret du 23 avril 1870 convoque le peuple français dans ses comices pour le 8 mai, « pour adopter ou rejeter le projet de plébiscite suivant : le peuple approuve les réformes libérales opérées dans la constitution depuis 1860, par l’empereur, avec le concours des grand corps de l’Etat, et ratifie le sénatus-consulte du 20 avril 1870 ».

            Il est vrai que depuis 1860 et le décret du 24 novembre accordant le droit d’adresse aux Assemblées, le régime a connu de nombreuses évolutions allant toutes dans un sens libéral. Le sénatus-consulte d’avril 1870 abrogeait implicitement la constitution autoritaire de 1852. L’Empereur devait désormais gouverner avec « le concours » et non plus « au moyen » des ministres, du Sénat, du Corps législatif et du Conseil d’Etat. Le Sénat transformé en seconde Assemblée législative, se voyait retirer son pouvoir constituant. Le peuple aurait seul la qualité pour modifier la constitution sur initiative du souverain, lequel partageait avec les deux Chambres l’initiative et le vote des lois. Il s’agit en quelque sorte d’un régime mixte à mi-chemin entre un système de pouvoir personnel et celui de la monarchie parlementaire.

            En Ille-et-Vilaine, ce plébiscite est présenté comme une occasion de voter pour ou contre l’Empire. Le marquis de Piré, député de la 1re circonscription, n’hésite pas à brandir le spectre de la Révolution et Le journal d’Ille-et-Vilaine répète la formule : « OUI, c’est la liberté avec l’Empire, NON c’est la révolution ». Le vote du 8 mai est un succès total pour le pouvoir. Toutes les oppositions semblent balayées, particulièrement en Bretagne où la proportion de oui (90,6 % des suffrages exprimés) est encore plus forte qu’à l’échelle nationale (81,3 % des suffrages exprimés). Il existe de légères différences entre les départements Bretons, mais l’approbation est particulièrement forte en Ille-et-Vilaine où les oui totalisent 94 % des suffrages exprimés, alors que le taux d’abstentions (17 %) est inférieur à la moyenne nationale (17,4 %) et largement à la moyenne bretonne (23 %).

Le plébiscite du 8 mai 1870 en Bretagne :




Inscrits

Votants

Oui

Non

Nuls

Côtes-du-Nord

169 253

131 011

121 838

(72 %)

8 248

925

Finistère

162 667

121 601

107 518

(66,1 %)

13 307

776

Ille-et-Vilaine

151 224

 

125 451

117 564

(77,8 %)

5 942

1 945

Loire Inférieure

155 117

111 686

93 935

(60,6 %)

15 947

1 804

Morbihan

121 601

95 363

89 465

(73,6 %)

4 504

1 394

Bretagne

759 862

585 112

530 320

(69,8 %)

47 948

6 844

France

10 939 384

9 044 703

7 358 786

(67,3 %)

1 571 939

113 978

Ce tableau indique le nombre des voix obtenues et les pourcentages précisent la proportion des voix par rapport aux inscrits.

L’Ille-et-Vilaine se distingue des autres départements Bretons. Il est vrai que l’archevêque de Rennes a incontestablement contribué au succès du oui en s’abstenant de donner des directives. Par ailleurs, les libéraux désormais satisfaits de l’orientation du régime, et surtout les paysans, à qui l’Empire a apporté une certaine aisance et qui sont de surcroît très nombreux dans le département, ne pouvaient que voter oui.

Quant aux légitimistes, ils sont résolus à repousser le oui mais ils sont divisés sur l’attitude à adopter, ce qui se traduit par l’abstention ou le vote nul d’une partie d’entre eux. Pourtant, l’abstention est bien faible et même si le vote nul est un peu plus important en Ille-et-Vilaine qu’ailleurs, de tels résultats constituent une défaite sévère. Dans le seul canton de Vitré, qui est traditionnellement favorable aux légitimistes, on trouve près de cinq cents votes blancs ou nuls, soit un quart de ces votes pour l’ensemble du département ; mais l’ensemble du canton a donné une large majorité au oui.

Les républicains figurent également parmi les vaincus, particulièrement dans les campagnes d’Ille-et-Vilaine. Seules deux communes du canton de Saint-Aubin-d’Aubigné, très républicaines sous la Seconde République, maintiennent une opposition significative : le non obtient 25,6 % des suffrages exprimés à Saint-Germain-sur-Ille, et 31,5 % à Feins. Mais ce sont là des exceptions. Ailleurs le non oscille entre 0 et 4,3 %, même dans des communes qui avaient offerts de beaux succès aux républicains sous le régime précédent. Pour les républicains, l’espoir vient des principales villes du département qui enregistrent malgré tout une progression du vote négatif par rapport au plébiscite de 1852. Le oui n’y obtient que 47,2 % des inscrits. A Rennes par exemple, les non sont ainsi passés de 463 à 2 884, ce qui représente 38,5 % des suffrages exprimés. En revanche, dans une ville comme Vitré, beaucoup de non doivent certainement être attribués à l’influence légitimiste davantage qu’à celle des républicains.

En tout état de cause, ce scrutin représente une victoire éclatante pour  Napoléon III. On ne pense pas encore à la guerre contre la Prusse qui s’annonce mal. A peine quatre mois avant la débâcle de Sedan, l’Empire paraît aux yeux de ses adversaires plus fort que jamais.
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