La puissance créatrice de la pensée gb 39





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La puissance magnétique de l'idée


Cela vous semblera peut-être difficile et même presque impossible et le serait effectivement si vous étiez livré à vos seules forces et à la seule action de votre volonté. Mais tranquillisez-vous! Si votre idée est ce que vous croyez, c'est-à-dire une idée maîtresse, quand vous l'aurez suffisamment poussée et qu'elle progressera toute seule, elle ne tardera pas à vous entraîner. Et cela même si bien, et si fort, qu'elle vous fera marcher plus vite parfois que vous ne le souhaiteriez.
C'est qu'une Idée bien lancée et qui porte sa vertu en elle-même libère des énergies Incroyables et revêt une puissance prodigieuse d'aimantation. En vertu de cette dernière faculté, elle s'amalgame toutes les idées identiques et même celles qui, par un point quelconque, tendent à y ressembler. Ce monstrueux aimant de l'Idée parvenue à sa maturation complète a un tel pouvoir d'attraction que vous êtes le premier soudé à elle par force et par adhésion. A ce stade, personne ne peut vous en détacher. Votre idée et vous êtes prisonniers l'un de l'autre. Encore votre idée a-t-elle plus d'indépendance que vous-même, car vous ne pouvez plus agir sans elle alors qu'elle peut déjà agir sans vous.
Mais qu'importe si vous avez bien choisi! Vous êtes aussi heureux d'être le captif de votre idée qu'un amant peut l'être de la femme la plus chère puisqu'ils ne visent qu'à une mutuelle et constante progression. Après avoir possédé votre idée, vous êtes possédé par elle. Vous devenez ainsi son maître et son serviteur. Ce rôle de chevalier servant de l'Idée n'a rien qui puisse désobliger une âme noble quand elle a conscience par-là même de servir un idéal.

CHAPITRE VII


Le pouvoir de la pensée sur la matière


La science moderne en est arrivée à cette constatation que la matière n'est plus le domaine positif, borné par des frontières denses dont la fin du XIXe siècle et le commencement du XXe avaient fait un article de foi.
La matière s'est révélée comme ayant des prolongements subtils et la scission de l'atome, puis la fission du noyau ont démontré qu'en fin de compte tout se résolvait en énergie et en mouvement. Le vide sans densité est le matériau premier des choses denses. Étonnante conclusion, nous l'avons dit, des recherches objectives qui, poussées à leurs limites extrêmes, aboutissent aux confins du subjectif.
Cela a nécessairement amené certains esprits à supposer qu'il n'y a pas de séparation entre l'esprit et la matière et que celui-ci comme celle-là ne sont que des aspects différents du même Tout. Philosophiquement cela peut se soutenir, mais il reste à trouver et à définir le terrain intermédiaire, celui d'une confusion idéale de la matière et de l'esprit.


  1. Où commence l'esprit, où finit la matière ?


Occultistes, théosophes, spirites, etc., ont déjà cette préoccupation adaptée à la nature humaine lorsque, sous forme de double, de corps astral, de corps éthérique, de périsprit, etc., ils tentent d'évoquer les cloisons séparatives entre l'âme et le corps. Sans se porter garant de l'exactitude de ces classifications, on peut admettre que le principe en est vraisemblable. Lui seul d'ailleurs permet l'explication des phénomènes de métapsychie, de métagnomie, de télépathie, de matérialisation.
En ce qui concerne notre objet, qui est celui du pouvoir de la pensée sur la matière, nous avons besoin de nous pencher spécialement sur ce problème et d'en tirer le sens instructif. Aucune recherche de laboratoire, même avec les instruments les plus perfectionnés, ne permet d'entrevoir le point de jonction de la forme et de l'informe, du manifesté et du non-manifesté. Ce qui n'a pas été manifesté, c'est-à-dire qui n'a point encore revêtu une apparence formelle est en dehors du contrôle formel.
Nous ne pouvons donc démontrer l'action de la pensée sur la matière que par des considérations non objectives et sans l'aveu des physiciens. Mais rassurons-nous. Ceux-ci marchent d'un tel pas aujourd'hui que, bientôt, ils nous précéderont peut-être dans les voies subjectives, tant l'évolution, qui se fait vertigineuse à notre époque, les emporte rapidement vers le territoire inconnu.
Qu'on nous permette une digression qui, pourtant, n'est pas en dehors de notre ligne ! Si la science officielle avait consacré à l'étude de la pensée le quart du temps des hommes, des ressources et des instruments qu'elle a affectés à l'étude de la matérialité des phénomènes, l'humanité serait en avance d'une vingtaine de siècles dans la connaissance des relations entre matière et esprit.


  1. L'homme est un être double


Nous ne contestons pas l'utilité des notions acquises sur l'univers phénoménal où nous sommes. C'est la moindre des choses que nous pénétrions les conditions de notre habitat. Mais il fallait être naïf et imprudent, comme le sont les hommes de laboratoire, pour se cantonner exclusivement dans l'étude scientifique du phénomène apparent. L'homme, nous ne le répéterons jamais assez, est un être à double vie : il est un corps sans doute mais il est aussi un esprit. Négliger totalement l'un au profit exclusif de l'autre, c'est amputer le problème d'une de ses données essentielles et aboutir inévitablement à une fausse solution.
Il y a deux êtres en chacun de nous, tous deux inséparables jusqu'à la mort physique; seul l'esprit continue à vivre, et d'une vie accrue, quand le corps se décompose et disparaît. Comment la science a-t-elle pu ne s'intéresser qu'à celui des deux éléments qui est à la fois grossier et périssable alors que l'esprit peut expliquer le corps et que le corps ne peut expliquer l'esprit ?
De même qu'il y a deux hommes en tout être humain, le spirituel et le physique, de même il y a deux univers: l'immatériel et le matériel. Ces organismes amphibies (l'individuel et l'universel) se complètent provisoirement et se conditionnent en attendant que le processus évolutif les soustrait à cette dualité.


  1. La matrice de l'esprit


Cherchons donc par quel truchement l'invisible peut agir sur le visible. A plusieurs reprises nous avons fait allusion dans notre œuvre à un étage intermédiaire susceptible de permettre cette action.
En dehors du plan matériel et du plan spirituel, existe une zone particulière qui n'est ni celle de la pensée ni celle de la forme mais le territoire indispensable entre les deux. Nous l'avons indiqué ailleurs comme étant le plasma originel pensant, c'est-à-dire la substance invisible, intelligente, destinée à servir de matrice aux conceptions de l'Esprit. C'est ce plasma originel qui a servi et sert au Démiurge pour se manifester dans la matière apparente, faute de quoi l'œuvre du Créateur ne pourrait être appréhendée par les sens. Si la vue d'un paysage harmonieux, d'une mer infinie, d'une chaîne majestueuse, d'un ciel étoilé éveillent en nous des sentiments extra-humains, c'est parce que nous y sentons l'expression d'une Pensée Divine. Si un bel enfant, un beau tableau, une belle sculpture, un beau poème, une belle symphonie exaltent notre émotion et notre admiration, c'est parce que nous y voyons une manifestation sensible de l'Esprit.
Dieu peut - mais rarement - se manifester à l'esprit humain sans interprète. C'est le propre des illuminations des saints. Mais cette faveur suppose un détachement presque absolu de la matière et cependant celle-ci est encore à ce point gênante qu'au témoignage des extatiques la contemplation directe de l'Esprit pur est insoutenable aux humains. La mythologie elle-même en porte la trace, lorsqu'elle relate l'imprudence de Sémélé, incendiée toute vive pour avoir voulu contempler face à face la majesté intégrale de Jupiter.
Le Divin ne peut donc se manifester à l'homme qu'indirectement et par le monde des phénomènes, c'est-à-dire par les divers règnes de la nature, par les êtres, par les événements. C'est à l'homme d'interpréter ces manifestations de l'Esprit qui lui sont présentées sous une forme assimilable, faute de quoi il serait incapable de les digérer.
Mais cette création des phénomènes interposés nécessite un plan intermédiaire d'impression où s'inscrit l'Intention divine pour parvenir à la réalisation. C'est ce plan que, faute de vocables appropriés dans la langue d'homme, nous nommons le plasma originel invisible.
Si l'on devait user d'une comparaison, à la fois grossière et misérable, on pourrait rapprocher la substance matérialisatrice de l'ectoplasme spirite, cette sorte de matière impondérable prélevée sur l'organisme fluidique du médium et des assistants pour aboutir à une manifestation d'ordre phénoménal. On pense bien qu'il n'y a rien de commun entre la difficulté de cette intervention d'ordre astral et la facilité avec laquelle opère la Pensée Divine. Mais précisément, la pensée humaine est contrainte à un grand effort quand elle sort du domaine purement idéologique pour se concrétiser dans l'objectif.


  1. Pensées orphelines


Comme le Bourgeois gentilhomme de Molière faisait de la prose sans le savoir, vous faites de l'impression de pensée, sans vous en douter, dans la substance invisible, chaque fois que, concevant une idée, la portant, l'exaltant, vous la conduisez vers sa réalisation.
Bien souvent l'homme a une idée, la caresse un instant, s'y complaît même durant des jours ou des semaines, puis s'en désintéresse et l'abandonne sans se soucier de ce qu'elle deviendra. Pensez-vous que cette idée est perdue et mourra par la faute de son père? Sans doute elle n'aura pas, tout au moins sur-le-champ, la vigueur de celles que chérissent leurs auteurs, mais elle ne périra pas; le plus souvent, elle cheminera toute seule, jusqu'à ce qu'elle soit recueillie par un des cerveaux qu'elle a rencontrés.
Il est très rare, on l'a vu, qu'on soit le premier à avoir une idée. Généralement celle-ci a été conçue par un ou par plusieurs hommes dont aucun ne l'a faite sienne véritablement. Il traîne partout des pensées orphelines, veuves, divorcées, dont certaines sont presque vierges quand d'autres ont beaucoup servi. A défaut d'une Assistance publique invisible des pensées, il se trouve toujours, quelque part, à une époque donnée, un homme qui recueille une pensée errante, une idée en l'air.
Que de fois nous avons été frappé par certaines analogies de pensée établies avec des gens sans aucun rapport avec nous ! Il nous est rarement arrivé de choisir un titre pour nos ouvrages (et cependant nous tentions de leur conférer une originalité) sans que, dans le même temps, parussent d'autres livres portant, sinon absolument le même titre que le nôtre, du moins un titre qui le rappelait. Ce n'est pas une fois mais dix fois que le fait se produisit, ainsi qu'une identité de pensée prouvant qu'une idée commune était dans l'air et se faisait jour en plusieurs points à la fois .


  1. Comment s'imprime la pensée


Qu'on excuse cette nouvelle comparaison, dont l'indigence ne nous échappe pas, mais qui facilite au premier venu la compréhension élémentaire du mécanisme de la pensée lorsque celle-ci est en quête de réalisation. Il existe divers systèmes de reproduction du dessin et de l'écriture, basés sur l'utilisation d'une pâte sensible où l'original vient s'imprimer. L'encrage ainsi déposé permet d'obtenir, par contact, des exemplaires successifs de la feuille initiale, la netteté de ces reproductions dépendant de l'encre employée et de la force du trait. Cette image matérielle donne un faible aperçu du processus de l'idée lorsque celle-ci s'imprime dans la substance sans forme du plasma originel.
Si l'idée est puissante, accusée, si son relief est considérable, elle s'incruste dans le plasma et s'y moule profondément. La matrice invisible en garde longuement l'empreinte et même il arrive que telles idées-mères, comme celle du Sermon sur la montagne, non seulement constituent des clichés indélébiles au bout de deux mille ans, mais encore aient une faculté de reproduction et de multiplication infiniment plus considérable que lors de leur émission.
Toutes les idées n'ont pas cette valeur et la profondeur de leur impression est fonction de leur vertu propre. Une idée médiocre ne trace dans le plasma originel qu'une esquisse insuffisamment accentuée pour obtenir une durable impression. Une idée faible et non soutenue effleurera à peine la substance intermédiaire et, dès lors, n'a aucune chance de se manifester.


  1. Le processus créateur


Prenons le cas d'une pensée neuve, ardente et, mieux encore, celui de trains de pensées soutenus par le même homme ou le même groupe d'hommes dans la même direction. Ces convois d'idées coordonnées et liées efficacement entre elles pénètrent jusqu'au cœur du plasma informel. Et comme celui-ci est, non une pâte inerte, mais une substance intelligente, il travaille avec intensité les pensées qui lui sont transmises et en élabore la manifestation.
De quelle manière se déroule l'invisible processus ? Le cerveau de l'homme sera sans doute toujours trop matériel pour le saisir et le comprendre. Il s'agit là d'une alchimie divine qui échappe au raisonnement humain. La seule chose qu'il importe de savoir est que le plasma reçoit l'idée sans forme et la revêt des apparences de la forme pour qu'elle puisse passer du monde subjectif dans le monde objectif. Cette transformation du nouménal en phénoménal est l'acte même du Créateur tirant l'univers visible et lui-même du chaos par la vertu de son Verbe, procédé mis en évidence non seulement par le premier chapitre de la Genèse mais aussi par le Credo catholique où il est dit que le Verbe s'est fait chair.
Le processus créateur peut être répété en plus petit par l'homme, lui-même pensée de Dieu et conçu à son image. Il lui suffit de penser à son tour, d'imprimer sa pensée dans la substance invisible et d'amener l'idée à sa manifestation.
S'il n'avait pas ce pouvoir, délégué par le Créateur, l'homme n'aurait pu dominer la nature phénoménale comme sa pensée lui a permis de le faire avec l'appui du Verbe qui lui a été donné. L'idée, en effet, n'est pas absente de l'animal, mais celle-ci est encore chez lui rudimentaire. La cohésion des idées sous forme de pensée et l'association des pensées lui sont à peu près interdites, sauf de rares exceptions. L'animal, de plus, n'a qu'une conscience bidimensionnelle ; il est, par suite, incapable individuellement de pousser son idée jusqu'à la réalisation. Les réalisations obtenues par le castor ou l'abeille ne sont pas dues à l'individu ni même à la colonie ou à l'essaim, mais au groupe. C'est l'esprit du groupe qui émet l'idée, d'ailleurs toujours la même, tendant à la conservation de l'espèce abeille et de l'espèce castor. Enfin, et avant tout, l'animal est privé du Verbe ou, tout au moins, de la faculté d'accoupler celui-ci avec l'Idée dans les rares occasions où il articule imitativement.
Par contre l'homme est, depuis des temps immémoriaux, en possession du langage articulé et de l'arme divine du Verbe. Nous voici donc rendu au point où la conjugaison du Verbe et de la pensée s'impose comme une copie fidèle du procédé initial du Créateur.
L'Éternel de la Bible ne se contenta pas d'avoir l'idée de la Lumière. Il la pensa divinement et, l'ayant pensée, l'affirma. C'est seulement après avoir dit : « Que la Lumière soit! » que, pour lui, la Lumière fut. Et ainsi du reste de l'univers visible. Et ainsi du phénomène de la Vie auquel il ajouta le souffle de l'Esprit.
Comment n'en pas tirer l'enseignement majeur, celui qui nous retrace le cheminement de la pensée et nous montre la voie menant de la rumination à l'expression ?
Ayant donc l'idée en vous et, l'ayant accumulée sous forme de pensée, il vous reste à projeter celle-ci dans le Sans-Forme pour que le Sans-Forme la projette dans le formel. Cette projection peut à la rigueur demeurer purement mentale, mais elle nécessite alors une telle puissance animique que peu d'hommes sont à même de déployer un tel effort. Il faut croire d'ailleurs que si la pensée pure suffisait à précipiter la réalisation le Créateur de la Genèse n'eût pas utilisé le Verbe, et il apparaît clairement que celui-ci est indispensable pour une rapide et totale manifestation.

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