La puissance créatrice de la pensée gb 39





télécharger 0.75 Mb.
titreLa puissance créatrice de la pensée gb 39
page9/13
date de publication21.10.2016
taille0.75 Mb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   ...   5   6   7   8   9   10   11   12   13

Ascension de l'idée


L'idée ne pèse pas. L'idée ne tombe pas par terre. L'idée est inoxydable. L'idée ne se corrompt pas. L'idée échappe aux réactions chimiques, aux manipulations de laboratoire. L'idée, si elle le veut, se soustrait aux contingences du monde matériel.
A plus forte raison, quand les idées sont unies et coordonnées par la pensée, le penseur dispose d'un faisceau victorieux. L'outil unique de la pensée impondérable et immatérielle est l'outil divin donné par le Créateur à l'homme pour se dépasser lui-même et dépasser le monde extérieur.
Vous vous dites enchaîné, brimé par les événements, les choses, les autres êtres. Cela peut être vrai dans votre partie matérielle, dans la vulnérabilité de vos corps. Mais vous disposez du moyen de vous évader par les régions de l'âme et vous hésitez à vous en servir!
La pensée n'est pas seulement la clé de votre libération, elle est surtout la clé de votre action sur l'univers invisible. Par le monde sans forme vous pouvez peser sur le monde des formes, peuplé de caractères inconsistants. Et c'est alors qu'il vous devient possible de renverser à votre profit le retard de l'évolution humaine grâce à quoi l'humanité pensante renferme si peu de penseurs.
Qu'attendez-vous pour être un de ces penseurs, par simple identification de vous-même? Pourquoi rester sur le plan de la concurrence matérielle où vous êtes battu d'avance par des rivaux? A quoi sert de vous obstiner dans cette chevauchée de hasard que vous semble être votre destinée ? Qui vous oblige à rester aveugle sur une terre où les borgnes sont rois ?
Il suffit que vous preniez conscience de l'immense pouvoir d'une idée, de votre idée, que vous concentriez votre intérêt sur elle, que vous l'agrandissiez. Alors la pensée la sculpte et l'idéalise. Vous l'élevez sans cesse à de plus en plus grandes hauteurs. Et son pouvoir ascensionnel devient si fort qu'elle vous soulève comme une plume et vous emporte là où planent les aigles et où, loin des foules, on est seul.
CHAPITRE VI


Le fourmillement des pensées


Vous avez attendu, dans le silence de votre pensée, l'idée neuve, l'idée intéressante qui mérite d'être gardée dans votre esprit. Vous l'avez isolée des autres, cultivée spécialement, spécialement nourrie. Vous l'avez longuement ruminée, longuement aimée. Elle fait désormais corps avec vous. Vous avez pour elle un attrait cérébral et sentimental. En un mot, c'est votre idée, que vous caressez de jour et de nuit. C'est elle qui éclaire votre chemin, pour elle que vous êtes heureux de vivre, sur elle que vous fondez vos réalisations.
Au début, quand l'idée est née en vous de ce que vous aviez l'ambition de faire, vous avez pu être transporté d'enthousiasme et plein d'une grande ardeur. Puis l'élan s'est amorti, vous avez considéré votre idée avec hésitation et avec doute. Vous avez pesé les arguments pour et contre. Vous avez surtout été influencé par les tiers.


  1. Conservez le secret


Nous voudrions appeler votre attention sur ce dernier point et vous mettre en garde. Si vous avez une naissance d'idée en· vous, n'envoyez pas de faire-part. Gardez rigoureusement votre secret. Méfiez-vous spécialement des êtres qui vous sont les plus chers, précisément parce qu'ils ont plus d'influence sur vous; défiez-vous de votre entourage. Comment celui-ci éprouverait-il les mêmes sentiments que vous pour votre idée? Comment partagerait-il nécessairement votre foi ? Vous êtes comme un coureur échauffé au beau milieu de sa course; celui-ci n'a ni les mêmes réflexes, ni la même mentalité que l'homme assis dans un fauteuil. S'il était comme eux, jamais il ne terminerait la course. Encore moins serait-il victorieux.
Votre idée vous a électrisé. Vous avez électrisé votre idée. L'un portant l'autre vous êtes parvenu à un état d'éréthisme qui est précisément le ressort de votre activité. Vous avez atteint un état second, celui du mouvement intérieur, lequel agit sur votre comportement visible. Vous ne pouvez pas demander à des gens à froid de s'adapter à votre lancée qui est à chaud.
L'objection extérieure ne doit servir qu'à durcir votre foi, la contradiction qu'à exalter votre certitude. Le porteur de l'idée n'a plus rien de commun avec ceux qui portent à vide. Il est d'un monde différent.
Votre discrétion doit être comme un mur, aussitôt que l'idée est née et que vous commencez à la contempler avec amour. Car c'est dans le temps qui suit, quand votre idée est encore fragile, qu'il est nécessaire de la protéger de l'hostilité et de l'incompréhension. Plus tard, devenue adulte et capable de se défendre elle-même, votre idée pourra être communiquée, annoncée; alors vous serez capable de la soutenir, comme elle sera capable de s'imposer. Car, en vertu de ce que nous avons dit, l'idée majeure et en possession de toute son énergie a tout ce qu'il faut en elle pour percer la broussaille des idées mineures et s'élever vers le Ciel. Une grande idée sait se gouverner toute seule et, au besoin, gouverner celui qui l'a conçue. C'est même bien souvent l'idée primitivement protégée qui, par la suite, protégera son auteur .


  1. L'engrais et le ferment de vos idées


Quelles sont donc, demanderez-vous, les meilleures méthodes pour renforcer son idée et l'amener au point où elle triomphera d'elle-même des obstacles mis sur son chemin ?
Nous vous avons précédemment indiqué l'Amour comme étant l'engrais le plus puissant de l'idée. Une idée, en effet, ne saurait prospérer sans amour. Il lui faut en premier l'amour de son géniteur et, plus tard, celui d'un aussi grand nombre que possible d'amours attirés par elle et susceptibles de la protéger. C'est de l'amour restreint mais concentré d'un seul homme que sont nées les idées capables de transformer le monde, mais c'est de l'adhésion amoureuse de beaucoup d'hommes que sont venus les moyens de la généraliser.
Le deuxième grand ferment de l'idée est la Foi, non pas foi générale, qui est indispensable et va de soi, mais foi spéciale en son idée, foi particulière en cette idée-là.
Du jour où vous avez admis l'idée en vous, du jour où vous l'avez triée parmi les autres, du jour où vous l'avez chérie et nourrie de votre amour, aucun parasite du doute ne doit approcher d'elle. Vous lui portez une foi monolithique, c'est-à-dire rigide et droite comme un menhir. A compter de ce moment, aucune hésitation, aucune incertitude ne sont tolérées. Le moindre scepticisme doit vous apparaître comme une hérésie, une monstruosité. N'admettez plus aucune objection tendancieuse de l'intelligence. C'est alors que votre volonté doit jouer son véritable rôle de chien de berger. A elle d'écarter toute autre idée qui n'est pas dans l'axe de la principale et de conduire vers celle-ci toute idée qui peut la fortifier.

Si votre foi est un bloc compact, les idées contraires s'émousseront sur elle. Nulle argumentation, nulle lecture, nul intérêt immédiat ou lointain, nulle pression, nulle peur n'y pratiqueront leurs fissures. Tous les hommes qui ont accompli leur idée étaient des hommes de foi. Ne croyez pas qu'il suffit d'un peu de foi, sous prétexte que le Christ a dit : «Si vous en aviez gros comme un grain de moutarde, vous soulèveriez les montagnes ... », car la foi dont il entendait parler est la Foi absolue, celle qui lui permettait de ressusciter les morts. En tant qu'homme moyen, vous ne pouvez avoir qu'une foi relative. Il en faut donc le plus possible et qu'on alimente sans arrêt.


  1. Affirmez vos pensées



Cette relativité de la foi, inhérente à la nature humaine, il faut bien en tenir compte puisque l'homme est soumis aux lois physiologiques et asservi à leur dérèglement. Il peut se faire que vous tombiez malade (bien qu'une attitude et une discipline appropriées écartent la maladie), ou que vous entriez dans une période de trouble moral ou physique, durant laquelle faiblit votre volonté. Dans ce cas, bornez-vous à faire des affirmations, le plus souvent possible. Rabâchez votre idée, mentalement, du bout des lèvres, à voix basse ou haute, selon votre milieu. Ne laissez pas tiédir votre foyer ni baisser la flamme de votre lampe.
Il faut être stupide comme peut l'être un logicien pour douter de la vertu de l'autosuggestion délibérée et continue. L'homme qui se répète sans cesse: «Cela ne va pas. Je suis malade, j'ai peur. Il va m'arriver quelque chose. On m'en veut. Je n'ai pas de chance. Tout m'accable, etc. », ne sera jamais qu'un déchet social. L'homme qui ne cesse d'affirmer et de s'affirmer, extérieurement et intérieurement : «Tout va bien. Tout est pour le mieux. Je me porte admirablement. J'ai de la chance. Je réussis. J'ai foi en moi et dans la vie. J'aime les autres et les autres m'aiment, etc. », celui-là n'a pas nécessairement et immédiatement gagné la partie, mais il a disposé les impondérables du succès et de la réussite de telle manière, qu'un jour ou l'autre, il y parviendra.
Cela est déjà fort beau. Mais ne croyez pas que l'autosuggestion soit l'essentiel des affirmations. Dans la première partie d'un de nos livres (Affirmez et vous obtiendrez), avant de proposer des modèles d'affirmations positives, nous mettions en évidence le rôle créateur du Verbe dont l'homme dispose à l'image du Démiurge qui l'a créé. Le verbe a son efficience en soi et s'imprime dans la substance invisible jusqu'à ce que celle-ci aboutisse à la manifestation.



  1. L'impression du domaine inapparent


L'affirmation n'a donc pas seulement une valeur d'autosuggestion, c'est-à-dire d'impression dans l'inconscient des porteurs d'idée. Elle a encore une valeur de création, c'est-à-dire d'impression dans le domaine inapparent de l'univers. C'est même une des raisons pour lesquelles votre pensée, dûment projetée dans l'invisible, y laisse une empreinte indélébile que vous n'êtes plus maître d'effacer. Vous pouvez sans doute émettre par la suite des pensées opposées à la première et destinées à combattre son effet. Mais alors vous aboutissez à ce que précisément vous devez éviter, à un duel de pensées où il n'est pas prouvé que les dernières auront le dessus. Ainsi vous aurez créé en vous la dualité nocive et nous croyons inutile de souligner que ces luttes intérieures sont au moins superflues quand vous avez déjà tant de luttes extérieures à soutenir.
Revenons par ce détour à la Foi. Si vous avez chargé de foi votre première idée, vous n'aurez aucune peine à la maintenir. Mais justement à cause de cette foi, il sera extrêmement difficile de « scier » votre idée première par des idées différentes, parce que celles-ci ne peuvent s'accréditer que par la volonté, donc le mental, tandis que l'autre a été générée par le sentiment, donc par l'esprit.
Veillez par conséquent à ne pas vous tromper dans vos émissions initiales. Prenez soin de ne lancer votre idée que quand vous serez sûr de son impunité. Et même ne l'émettez que si elle vous paraît dans l'axe spirituel du monde, c'est-à-dire capable d'améliorer, d'élever, de servir .


  1. Servir, le grand catalyseur



Servir, tel est le grand mot et la grande pensée que tout homme, dès qu'il est à l'âge de raison, devrait adopter comme devise et comme blason.
- Servir, autrement dit être utile, considérer le bien général avant de considérer son bien particulier.

- Servir, être à la disposition de la Volonté supérieure, s'effacer devant la consigne qui vient d'en haut.

- Servir, se mettre au service de l'Intelligence conductrice, interpréter ses ordres et penser divinement.

- Servir, être un canal ouvert à chaque bout et où l'eau de la grâce circule, débiter les bénédictions au fur et à mesure qu'elles fusent de la source, s'alimenter en proportion de ce qu'on distribue, se prodiguer en s'enrichissant.

- Servir, n'avoir plus de fins à soi, de buts à soi, de desseins à soi, de projets à soi, mais faire siennes les intentions divines.

- Servir, se dévêtir de son égoïsme, de ses instincts.

- Servir, être un instrument intelligent et non passif, un outil de choix, aux mains du Grand Maître.

- Servir, ne plus s'appartenir soi-même mais se donner tout entier.

- Servir, aider l'Évolution par une adaptation constante de la pensée, épouser les vues progressives de la Céleste Intention.
Ayez toujours l'idée de servir comme toile de fond de vos pensées ainsi qu'un leitmotiv, un décor mélodieux. Et vos pensées seront d'autant plus réalisatrices qu'elles auront pour point de départ et pour objectif l'harmonie.


  1. Les trains de pensées


Ces fondations solides en place, vous pouvez bâtir et même accumuler étage sur étage. Bornez-vous à un rez-de-chaussée si votre ambition est modeste, mais rien ne s'oppose à ce que vous éleviez un gratte-ciel.
Vous avez émis dans les conditions définies antérieurement votre idée-mère et la voici déjà cheminant sur les ailes de l'Amour et de la Foi. Vous pouvez l'émettre à nouveau, aussi souvent que vous le désirerez, sans vous préoccuper de chercher des variantes. Si votre cerveau et votre imagination sont fertiles, il n'y a que des avantages à ce que vous considériez votre idée sous divers angles et la réanimiez par des concepts nouveaux. Mais cela n'est pas indispensable et même la répétition têtue sous la même forme est spécialement efficace.
C'est ce que nous avons appelé les trains de pensées, où celles-ci s'ajoutent les unes aux autres jusqu'à ce qu'elles forment un convoi. Celui-ci n'est pas limité comme celui des wagons d'une société ferroviaire. On connaît des convois d'idées qui ont fait le tour de la terre et, si surprenant que cela paraisse, d'autres ont fait le tour du ciel.



  1. Intensité des pensées nocturnes


Pratiquement rien ne fait obstacle à ce que l'émetteur de la première idée la fasse suivre d'une idéation absolument semblable et répétée à longueur de jour. Rien n'est aussi précieux que l'insomnie pour la propagation des idées car, durant la nuit, l'idéation acquiert une remarquable intensité. De plus, la partie de l'humanité qui dort n'a plus de pensées délibérées; celles-ci sont fragmentaires et incohérentes, sans la participation de l'esprit. C'est entre minuit et trois heures du matin que la jachère des consciences est la plus absolue en Europe. Sans doute les autres continents émettent encore des idées, mais nul d'entre eux n'a la puissance idéatrice de la vieille civilisation.
Une pensée lancée dans le noir de l'inconscience et dans l'incohérence des âmes fulgure comme un éclat de phare dans l'obscurité de la mer. C'est ce qui prête tant d'efficacité à la pensée des grands malades lorsqu'ils ont reçu du ciel la grâce de le savoir. Non seulement ils peuvent ainsi s'améliorer, par union avec le Divin, mais encore ils peuvent libérer d'autres consciences enchaînées, car tandis que les peuples sont plongés dans le sommeil, la Pensée, elle, ne dort pas. Elle trouve toujours, sur un point quelconque de la planète, des cheminées consentantes par où s'introduit l'Esprit. Il n'y a pas d'autre explication aux prières des monastères; leurs grandes adjurations nocturnes brassent les pensées à la dérive et les canalisent vers un but.
Vous pouvez faire un petit monastère à vous seul en émettant de nuit vos trains de pensées, toujours dans la même et implacable direction. Il faut que la voie retentisse sans arrêt du bruit de vos convois et de la trépidation des aiguillages. Il faut qu'un moment arrive où il n'y aura plus, entre vos trains de pensées, la moindre solution de continuité.
A défaut d'insomnies volontaires ou involontaires, il vous est possible d'utiliser les instants qui précèdent le sommeil ou suivent le réveil.

1   ...   5   6   7   8   9   10   11   12   13

similaire:

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconLa 1ere puissance mondiale et un pays émergent qui est la 7eme puissance...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconGéopolitique. Impérialisme. Littoralisation. Maoïsme. Nationalisme....
«semi-colonie» des Occidentaux. Cet impérialisme est l’un des facteurs de la dislocation de l’Empire, de l’implosion du colosse…

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconExaminons d’abord le premier de ces concepts centraux de la pensée du philosophe la substance
«L’injustice la plus courante que l‘on commet à l’égard de la pensée spéculatrice consiste à la rendre unilatérale, c’est à dire...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconI. action d'une pensée sur une autre penséE

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconEtudes, diplômes et collaborations institutionnelles internationales
«Ordolibéralisme, ordolibéraux, pensée ordolibérale au cœur de l’Allemagne en crise. Contexte et aspects historiques, politiques...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 icon1 – Double-jeu : club des forçats de la langue de
«Se charger comme une mule en natation ? Mais ça ne sert à rien. Le nageur a un problème, un seul : trouver en permanence le juste...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconI de la puissance coloniale, au porte-parole des peuples opprimés ? II
«politique de grandeur» destinée à redonner confiance aux Français et affirmer de nouveau la puissance de la France. Depuis le début...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 icon«Renouvelons aussi toute vieille pensée». Ce sont ces mots, empruntés à une ode de Du Bellay [1]
«vieille pensée» des troubadours que renouvelle Hugo, par la forme qu’il lui donne, suivant là une tendance amorcée dès le xviiie...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 icon“La culture: le domaine où se déroule l’activité spirituelle et créatrice...

La puissance créatrice de la pensée gb 39 iconAccueillir, altérité, centralisation, chrétienté, complot, conscience,...
«Fille aînée de l’Eglise» se retrouve dépouillée de sa puissance d’antan. Mais si c’était la chance d’une nouvelle naissance ? Quelle...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com