Bibliographie Historique





télécharger 231.3 Kb.
titreBibliographie Historique
page1/3
date de publication31.10.2017
taille231.3 Kb.
typeBibliographie
h.20-bal.com > loi > Bibliographie
  1   2   3
ESCALADE

PLAN

Quelques repères sur l’activité





  • historique

  • origine

  • escalade et alpinisme

  • amélioration technique

  • médiatisation

  • intérêt des SAE

  • définition

  • intérêt

  • problèmes fondamentaux

  • niveaux de pratique



Parti pris sur l’enseignement de l’activité


Contexte d’enseignement





  • niveau de classe

  • matériel disponible


Textes officiels des collèges et lycées





  • proposition de compétences générales par niveau



Bibliographie

Historique




  • origine incertaine : l’origine de l’escalade est aussi difficile à cerner dans le temps que dans les objectifs poursuivis : chasser, se protéger, se cacher, ouvrir des routes à travers les montagnes, remplir des vides cartographiques, faire avancer la recherche, etc. Inscrite dans nos gènes aussi, l’origine de l’activité, puisque tout bébé nous escaladons des « montagnes-canapés » ou « montagnes-fauteuils » en pinçant les tissus.



  • escalade et alpinisme : jusqu’au début du 20ème siècle, l’escalade ne sert qu’à préparer les individus à l’alpinisme (la première ascension du Mont Blanc date de 1786). L’escalade n’a pas de fin en elle-même.



  • amélioration technique : le développement de cette activité est marqué par une succession de petites avancées :

  • naissance de l’escalade sportive en Allemagne de l’Est et en Angleterre à la fin du 19ème siècle

  • 1910 : l’espadrille remplace les chaussures à clous

  • 1911 : premier mousqueton emprunté aux pompiers allemands

  • 1934 : P. Allain réalise un niveau 5+ avec des espadrilles à semelle de caoutchouc

  • 1934 : P. Allain fabrique des espadrilles à semelle lisse

  • 1960 : utilisation de la magnésie empruntée à la gymnastique



  • développement médiatique et classification : dans les années 60, le Verdon devient la mecque de l’escalade. La médiatisation réalisée autour de P. Edlinger, au début des années 80, permet un formidable développement de l’activité qui s’émancipe par rapport à l’alpinisme. Les murs d’escalade fleurissent partout en France. A la fin du siècle, les techniques de grimpe se perfectionnent et les tables de cotation ne semblent plus avoir de limite. Les premières voies de niveau 5 de H. Dulfer en 1913 sont reléguées au rang de « simples promenades » en comparaison des 9a de W. Gullich ou des 9b du français F. Roulhing sur les falaises des Eaux Claires au début du 21ème.

  • La classification des voies dépend de nombreux facteurs tels : la verticalité de la paroi, la qualité et le nombre des prises ou appuis possibles, etc. Lorsqu’une voie est ouverte, sa cotation est attribuée par un expert (en général l’ouvreur de la voie).

  • Intérêt des Surfaces Artificielles d’Escalade (SAE) : les premières compétitions d’escalade en surface naturelle montrent vite leurs limites : les voies sont sur-pratiquées par quelques concurrents qui trustent logiquement les victoires. Pour pallier ce défaut, les compétitions sont ensuite organisées sur des SAE. Les voies sont ainsi découvertes par l’ensemble des compétiteurs (après travail, flash, à vue…), l’équité des chances est rétablie.

  • L’APSA




  • Définition :




  • « Grimper, c’est se déplacer sur un terrain raide et varié dont la pente interdit la station bipèdique sur un terrain inconnu qui oblige, face à l’incertitude du plus loin de s’engager physiquement et psychologiquement pour réussir le passage » Brignon et Lacroix « l’aventure, ça s’apprend » 1996 CRDP de Picardie




  • « l’escalade est une activité de déplacements avec matériel, finalisée par un point d’arrivée sur un support plus ou moins vertical, en assurant sa sécurité et celle des autres » Delahaye 1998


De ces deux définitions, nous retiendrons que l’activité ne peut se réduire à une pratique de type reproductive. L’élève doit être confronté à des prises variées, à des voies fréquemment renouvelées.


  • Intérêt de l’escalade dans le milieu scolaire




  • se connaître plus complètement

  • maîtriser son émotivité

  • apprendre des conduites sécuritaires

  • travailler la solidarité, la coopération

  • développer la prise de responsabilité et l’autonomie (analyser une situation, lire une surface et choisir un itinéraire)

  • développer une nouvelle motricité, de nouvelles habiletés motrices

  • adaptation à l’imprévu : peu fréquent, car le cours d’EPS se déroule souvent sur une SAE et de moins en moins en extérieure. Il semble pourtant intéressant, voire nécessaire de rechercher une sortie en fin de cycle ou en fin d’année.




  • Problèmes fondamentaux




  • se déplacer malgré la pesanteur

  • perdre les repères de l’espèce humaine




  • assurer sa sécurité et celle des autres

  • se maîtriser




  • lire le milieu, choisir un itinéraire

  • réduire les incertitudes




  • Niveaux de pratiques




  1. Vaincre une émotion inhibitrice ou incitatrice

  2. Passer de la traction à la poussée

  3. Rechercher des informations

  4. S’équilibrer et s’adapter

  5. Prévoir, anticiper


Remarque : l’étape n°1 est toujours possible quelque soit le niveau. L’émotion est l’un des facteurs les plus puissants de l’escalade. Chacun recherchant dans l’activité des sensations de vertige. Ses sensations empêchent les uns de pratiquer alors que le risque objectif est nul ; le besoin de sensations poussent les autres à une pratique non maîtrisée qui peut devenir dangereuse.


  • Parti pris sur l’enseignement


La pratique de l’escalade dans le milieu scolaire ne doit pas se limiter à une succession de cours ou de cycle(s) pratiqués sur la surface artificielle d’escalade. La finalité de cette pratique doit se traduire par une sortie dans le milieu naturel pour plusieurs raisons :

  • l’élève pratiquant cherchera tôt ou tard à utiliser ce qu’il a appris sur la SAE lors de ces activités de loisir sans connaître les risques inhérents à la pratique en extérieur : les différences entre pratique de plein air et SAE ne se limitent pas au port du casque (importance de la météorologie : humidité ou chaleur excessive ; incertitude des prises : moins visibles, parfois incertaines, plus variées que sur une SAE)

  • L’enseignement de l’escalade en milieu scolaire ne saurait se satisfaire d’une pratique sur un mur où les voies et les prises sont identiques à chaque cycle, à chaque cours. Il suffit pour s’en convaincre de lire les textes officiels de l’EPS :

  • En 6ème, il s’agit de « construire son déplacement au fur et à mesure de son action » il n’est pas question de pratiquer une voie unique pendant le cycle.

  • Au cycle central « construire son itinéraire par étapes successives » c’est bien grimper, s’informer, choisir mais ce n’est pas : se souvenir de l’itinéraire de la semaine passée

  • En classe de 3ème, « … permettant un déplacement plus enchaîner grâce à l’identification à priori de l’itinéraire… », cette identification à priori est bien le signe d’une adaptation possible aux contraintes découvertes pendant le trajet.

  • En classe de 2onde, « … conduire son déplacement, en s’adaptant … », ce n’est pas : reproduire un itinéraire en améliorant.

  • Cycle terminal : au niveau 1 comme au niveau 2, le terme « itinéraires variés » n’est pas innocent.

  • Ainsi nous opterons pour un enseignement de l’escalade qui donne aux élèves de plus en plus de pouvoir sur leur motricité et sur leur autonomie pour les préparer à « devenir des citoyens ouverts et responsables » programme des enseignements de la classe de seconde B.O.E.N. HS n°6 du 31 août 2000




  • le 1er cycle de collège aura comme objectif : vaincre ses émotions et pratiquer en sécurité : acquisition du passeport d’assureur dans la pratique en moulinette, grimper en moulinette.




  • le 2ème cycle de collège aura comme objectif : permettre aux élèves de se déplacer d’un point à un autre, d’atteindre un point, de suivre un itinéraire, de franchir un obstacle : la grimpe en tête.

  • Contexte d’enseignement


La SAE dont nous disposons se compose de 14 voies possibles simultanément. Sur la totalité de la surface, la difficulté des voies s’échelonnent de 3 à 5c. Nous ne possédons ni plan incliné, ni surplomb, ni dévers. L’ensemble est donc à la verticale, installé sur l’un des murs du gymnase avec des prises colorées. La hauteur du mur est de 7m.
Tous les points d’ancrage haut ( 7m ) sont équipés de cordelettes pour l’installation rapide des cordes dans le travail en moulinette (cycle niveau 1 collège et lycée ainsi que les débuts de cycle du niveau 2 collège et lycée).
L’utilisation de prises de différentes couleurs permet de situer la difficulté de la voie entreprise comme l’indique le tableau suivant :


P
Les prises sont classées par couleur selon leur difficulté de préhension ou la quantité de surface disponible.
rises

disponibles

Difficulté

3

Difficulté

4

Difficulté 5a/b

Difficulté 5b/c

Grises













Vertes













Bleues













Rouges















Afin d’éviter un trop grand nombre de répétition des passages sur une même voie au cours du cycle, nous avons choisi de découper la SAE en 7 zones comprenant 2 voies possibles.
Les élèves sont répartis sur les 7 zones repérées de A à G sur une fiche de suivi du cycle (voir zone et cycle). En aucun cas, ils ne peuvent pratiquer plus de 2 séances du cycle dans une zone. De même, une zone leur est interdite jusqu’à la dernière séance : l’évaluation. Cette organisation sollicite l’adaptabilité des élèves et les engagent fréquemment dans une activité de découverte : les prises différentes, leur espacement, leur nombre…
Les élèves travaillant toujours par deux au minimum, nous pourrions faire grimper en même temps 14 élèves. Cependant, dans un soucis de sécurité et de surveillance, nous ne permettons qu’à un seul élève de grimper dans une zone, soit 7 élèves simultanément au maximum. Les binômes se partagent donc alternativement la zone de grimpe et les deux voies.
Exemple : répartition des rôles : pendant qu’Amélie et Maxence travaillent, Sébastien et Matthieu se préparent, changent de rôles, s’encordent, vérifient leur partenaire et/ou regardent leur voie ou le grimpeur de l’autre binôme. (voir zone et cycle)
La schéma ci-dessous représente l’organisation des zones, des voies et des prises avec leur couleur.


Zone A

Zone B

Zone C

Voie A1

Voie A2

Voie B1

Voie B2

Voie C1

Voie C2











Ci-dessous la classification selon les prises utilisées :


Zone A

Difficulté 5 b/c

Zone B

Difficulté 4

Zone C

Difficulté 5 a/b

Voie A1

Voie A2

Voie B1

Voie B2

Voie C1

Voie C2










  • Rappel des textes collège et lycée



Classe de 6ème


  • Compétences propres




  • identifier le but à atteindre, le nombre et l’emplacement des obstacles, les forces des éléments naturels.

  • Construire son déplacement au fur et à mesure de son action.

  • Adopter un équilibre et une motricité adaptés et spécifiques à l’activité pratiquée, en milieu naturel ou le reproduisant.

  • Connaître les principes mécaniques fondamentaux permettant d’utiliser les appuis, appliquer et répartir les forces pour s’équilibrer et progresser.

  • Assurer sa sécurité en respectant les consignes et les techniques de sécurité.




  • Compétences générales (par exemple)




  • Etre attentif et maintenir une vigilance face aux événements : le passeport d’assureur.

  • Savoir s’exprimer en utilisant les termes appropriés : le code de communication.



Classe de 4ème


  • Compétences propres




  • construire son itinéraire par étapes successives en fonction des actions que l’on se sait capable de réaliser.

  • Utiliser des techniques nouvelles pour adapter ses conduites aux variations du milieu.

  • Respecter dans la progression un principe d’alternance entre les phases d’effort intense et d’effort moindre.

  • Progresser en combinant ses propres forces à celles du milieu.

  • Assurer sa sécurité et celle d’autrui en appliquant les techniques et les consignes relatives à la sécurité et à la gestion du matériel.

  • Tenir compte des comportements significatifs des autres pratiquants.

  • Comprendre l’environnement dans sa composition (obstacles et forces des éléments organisés en système), son équilibre, son évolution et en connaître les incidences sur la pratique.

  • S’engager sur l’itinéraire le plus adapté à ses ressources.




  • Compétences générales (par exemple)




  • Apprécier et réguler ses possibilités et ses ressources au regard des actions à entreprendre : choisir une voie réaliste ainsi qu’un itinéraire probable à partir d’une lecture des prises disponibles (nombre et qualité).

  • Elaborer en commun des stratégies d’actions collectives et des procédures d’entraide dans les apprentissages : choisir un itinéraire concertée entre le grimpeur et l’assureur, utiliser un code de communication pour faciliter l’ascension lors des passages complexes.

Classe de 2onde



  • Compétences attendues


Faire confiance à l’assureur et au matériel et se dominer dans les situations où l’on est assuré en « moulinette », pour conduire un déplacement en s’adaptant aux grandes formes du support et aux orientations des bonnes prises.


  • Compétence méthodologique (par exemple)


S’engager lucidement dans la pratique de l’activité : connaître et utiliser les règles de sécurité, connaître le matériel et l’utiliser de façon appropriée. Les élèves s’engagent dans l’activité en prenant des risques tout en assurant leur propre sécurité et celle des autres. Ils répartissent leurs efforts dans l’activité entre les phases d’effort et de récupération.

Cycle terminal



  • Compétences attendues




  • niveau 1 : en tête, conduire son déplacement en s’économisant, selon des itinéraires variés en directions afin de réaliser une performance tout en conservant assez de lucidité pour assurer sa sécurité à la montée et à la descente.

  • Niveau 2 : en tête, conduire son déplacement de manière fluide selon des itinéraires variés en directions et en volume afin de réaliser une performance et conserver assez de lucidité pour assurer sa sécurité lors de manipulations de cordes.




  • Compétence méthodologique (par exemple)


S’engager avec lucidité : apprendre à maîtriser l’intensité de l’engagement physique et la gestion du risque, pour acquérir une plus grande autonomie dans les apprentissages et limiter les accidents corporels.


  • Bibliographie


« ESCALADE » de Nicolas Glée et Jean-Paul Rousselet. Edition Libris. 2002.
« Découverte et pratique de l’escalade » de Lionel Albertino. Edition S.A.E.P. 2001.
« L’aventure, ça s’apprend » Brignon et Lacroix. CRDP de Picardie. 1996
« Le grand livre de l’escalade » sous la direction de Malcom Creasey. Edition Minerva. 2001.
Fédération Française de la montagne et de l’escalade. www.ffme.fr


Collège

Niveau 2

Thème d’étude 1
Passage de la grimpe en moulinette à la grimpe en tête


Pourquoi grimper en tête ?



Grimper en tête, c’est la pratique normale de l’escalade, en liberté, en autonomie. Toutes les voies deviennent possibles, y compris celles où l’installation d’une moulinette n’est pas réalisable (pas d’accès par le haut par exemple).

Le premier grimpeur (en tête ) est assuré par le bas. Il relie la chaîne d’assurage à la paroi à l’aide de dégaines (deux mousquetons reliés par une courte sangle ).


Conditions sécuritaires :


  • être capable de réaliser une voie de difficulté 4 avec des temps d’arrêt (pose photo) en lâchant une main.

  • connaître le code de communication entre assureur et assuré.

  • maîtriser les 4 temps de la manœuvre d’assurage.


Conditions techniques :


  • réaliser une voie de difficulté 4 avec :

  • une extension complète des jambes.

  • un décollement des épaules de la paroi pour prendre des informations visuelles.

  • Atteindre les 7 m sans « pression » émotionnelle trop importante.


Pré-requis pour débuter la grimpe en tête :


  • Faire une révision des techniques d’encordement : réaliser un nœud de huit, mise en place du baudrier, vérification de la chaîne d’encordement.

  • délivrer lors des deux premières séances les passeports d’assureur. (voir passeport d’assureur)

  • vérifier le code de communication entre les élèves. (voir passeport d’assureur)

  • Mise à niveau des « novices » : redoublants, nouveaux élèves, changement d’établissement. Pour ces élèves, il sera bon de leur accorder un temps de pratique en moulinette plus long ( de l’ordre de 5 séances ) pour leur permettre de prendre confiance et de développer une motricité suffisamment « libérée » permettant de tenir des positions de repos avec une main libre.


Situation 1

Objectif : connaître le sens de passage de la corde dans une dégaine.
Matériel : espaliers équipés de sangles tendues entre les deux derniers barreaux.
But : grimper en haut d’un espalier, placer une dégaine sur une sangle, redescendre et vérifier les deux critères de réussite.
Organisation : par deux, groupe affinitaire et hétérogène possible.
Critères de réussite : après la descente, le brin du grimpeur passe sur l’amont de la dégaine et la dégaine ne vrille pas.
Contenus :

  • prévoir la dégaine et l’attacher par le bon mousqueton ( doigt plat ) au baudrier.

  • se trouver en haut de l’espalier pour placer la dégaine et engager la corde ; avec un bras tendu, les épaules au niveau des derniers barreaux, les jambes tendues : position de repos. L’idéal étant de se situer sur la paroi avec le point d’ancrage entre les épaules et le bassin.

  • installer la dégaine dans le bon sens :

  • mousqueton au doigt plat sur la sangle (ancrage du mur) et mousqueton au doigt incurvé libre.

  • ouverture du mousqueton libre placé à l’opposé de la suite de la grimpe.

  • passer la corde dans le bon sens : vérification des critères de réussite.



Variables didactiques :

  • varier les points d’appuis de pieds. Exemple : demander six barreaux libres entre chaque pied, avoir les deux pieds au même niveau.

  • fragiliser les prises de mains. Exemples : grimper en n’utilisant que deux doigts, grimper avec un objet dans une ou chaque main (crayon, balle de tennis de table ou de jonglage molle).

  • placer la dégaine sur la droite ou sur la gauche, doigt incurvé en avant ou en arrière : soit 4 possibilités qu’il faut connaître.

  • installer la dégaine avec la main droite ou la main gauche.

  • les dégaines sont déjà placées.

  • obligation de ne toucher que les huit derniers barreaux pour placer la dégaine et se trouver en haut de l’espalier avec un bras tendu, les épaules au niveau des derniers barreaux, les jambes tendues : position de repos.

  • demander une tension mesurée sur la corde de la part du non-grimpeur : pour engager la corde dans une dégaine à 7 m de hauteur, il faudra être capable de soulever 7 m de corde (souvent avec la main libre et les dents).

Situation 2




Objectif : débuter la grimpe en tête. Apprendre à prévenir la chute.
Matériel : utilisation de la SAE, deux dégaines par groupe (une de chaque côté du baudrier du grimpeur). Installation de tapis au sol (obligatoire en scolaire).
But :

  • grimpeur : atteindre le point d’ancrage 1 (3m10) avec les épaules et y installer une dégaine, dés-escalader et vérifier les deux critères de réussite.

  • parade : se préparer à la chute avant le 1er point d’ancrage.

  • assureur : suivre l’évolution et donner du mou lors de la grimpe ; puis accompagner la dés-escalade.


Organisation : par trois, corpulence à respecter pour la parade et la grimpe.
Critères de réussite : idem Sit 1.
Contenus :

  • les mêmes que pour la situation 1.

  • l’élève qui assure la parade se tient en arrière du grimpeur. Il doit se préparer à amortir la chute en accompagnant le grimpeur au sol : maintenir ses bras en position haute avec les poings serrés et placer les mains sous les bras pour recevoir sur les avant-bras en cas de chute. Remarque : ne pas chercher à soulever ou à recevoir le grimpeur et ne pas se placer sous le point de chute possible.

Situation 3




Objectif : passer le point critique de la grimpe en tête : installer une dégaine au 2ème point d’ancrage
Matériel : utilisation de la SAE, trois dégaines par groupe (une d’un côté et deux de l’autre côté du baudrier du grimpeur). Installation de tapis au sol ( obligatoire en scolaire ).
But :

  • grimpeur : installer une dégaine sur le 1er point d’ancrage et sur le 2ème point d’ancrage ( 5m ), dés-escalader.

  • parade : se préparer à la chute avant le 1er point d’ancrage par une parade. Se reculer après le passage du 1er point.

  • Assureur : donner du mou puis, à partir du passage de la corde dans la 1ère dégaine, maintenir un niveau de vigilance élevée jusqu’au passage de la corde dans la 2ème point. Se préparer activement à la chute


Organisation : par trois, corpulence à respecter.
Critères de réussite : idem Sit 1
Contenus :

  • grimpeur :

  • prévoir le matériel nécessaire.

  • trouver une position confortable pour équiper la voie.

  • placer la dégaine et passer la corde correctement.

  • parade :

  • idem Sit 2.

  • S’éloigner du point de chute possible après le passage du 1er point d’ancrage.

  • assureur : idem Sit 2 jusqu’au point 1 puis :

  • donner du mou en gardant les deux mains en position d’attente haute.

  • en cas de chute : avaler la corde rapidement, la bloquer (main arrière fermée : position 2 : manœuvre d’assurage) et se baisser pour limiter la hauteur de chute, puis se laisser soulever pour amortir le choc.

  • Ne pas se situer sous le grimpeur, ni trop loin de la paroi : risque de projection.

Thème d’étude 2
Amélioration de la technique du grimpeur


« L’objectif de la technique est d’essayer le plus possible de se rapprocher du « 1 »  mouvement de main pour « 1 »  mouvement de pied en adoptant la position idéale » N. Glée et J-P Rousselet.

Le bon geste est aussi une bonne adaptation de l’individu à la situation en fonction de sa morphologie : taille, souplesse, poids. Il ne s’agit pas d’apprendre un geste standardisé.

Une constante musculaire :



Les muscles des jambes développent une force bien supérieure à ceux des bras : ils sont habitués à nous porter.

Les muscles des bras et des avant-bras sont plus efficaces et bien moins sollicités en position bras tendus, doigts tendus.

Remarque :



De nombreuses situations visant l’amélioration de la technique du grimpeur peuvent être travaillées à faible hauteur. Elles ne nécessitent pas d’assurage particulier, tout au plus une parade lorsque la hauteur s’élève jusqu’à 3 m.

Pour accroître l’attention du grimpeur sur ce qu’il fait et non sur des manœuvres de cordes ou manipulations de dégaines, nous préconisons un assurage en moulinette pour tous les exercices à objectif technique.

Situation 1
Objectif : s’habituer à un travail symétrique (souvent les grimpeurs débutants attrapent les prises avec une main préférentielle qui risque de fatiguer plus que de raison).
Matériel : surface basse de la SAE
But : toucher une prise cible avec la main droite ou avec la main gauche, bras tendu.
Organisation : assurage en moulinette ou parade si moins de 3m10. Chaque binôme travaille en autonomie dans sa zone. Possibilité d’explorer les deux voies.
Critères de réussite : atteindre la prise cible avec les deux mains en utilisant le même nombre de prise lors des essais des deux mains
Contenus :

  • réaliser une poussée complète des jambes pour libérer les bras du poids du corps.

  • tenir son équilibre indifféremment de l’une ou l’autre des mains pour libérer la seconde.


Variables didactiques :

  • prise cible choisi par le grimpeur ou par l’assureur.

  • limiter le nombre de prises possibles pour atteindre la cible.

  • indiquer les prises à toucher obligatoirement avant la prise cible.

  • annonce de la main qui touche la cible par le pareur après le départ.


Situation 2


Objectif : amélioration de la poussée des jambes.
Matériel : surface basse de la SAE
But : atteindre une prise cible en utilisant deux autres prises choisies au préalable, plus basses, alignées verticalement et une seule autre prise à choisir.
Organisation : par deux avec parade. Toute la zone de la séance peut être utilisée.
Contenus :

  • utiliser la carre interne du pied.

  • aligner les prises ( pied + main ) pour obtenir une poussée efficace : la poussée directe


Variables didactiques :

  • varier la distance entre les 2 prises basses et la prise cible ( plus difficile si la prise cible est éloignée).

- permettre plus de prises à choisir ( attention : trop de prises nuisent à l’objectif ).

Situation 3
Objectif : trouver des repos possibles et alterner avec les passages d’effort.
Matériel : La SAE dans sa totalité.
But : Atteindre une prise cible choisie par l’assureur entre le 2ème et le 3ème point d’ancrage ( entre 5 et 7 m ). Réaliser trois « poses photo » tenues 5s chacune lors de la grimpe.
Organisation : Grimpe avec assurage en moulinette. Possibilité de faire grimper tous les binômes en même temps (soit 14 élèves) si la manœuvre d’assurage est parfaitement acquise par tous les élèves.
Critères de réussite : Lors des « poses photo », la posture est indéformable.
Contenus :

  • choix et utilisation de prises permettant des arrêts confortables.

  • se tenir en position équilibrée avec au moins une jambe tendue.


Variables didactiques :

  • imposer le choix de la jambe tendue.

  • obligation d’avoir une main dans le dos.

  • Tenir la position avec seulement trois appuis.

  • Jeu «1, 2, 3, soleil » : quelqu’un annonce lentement le décompte avant l’immobilisation. A faire avec tous les groupes en même temps (exercice particulièrement ludique, très apprécié).




Situation : Réaliser 3 passages individuels en grimpe en tête, sur une voie non pratiquée. (L’escalade en moulinette n’est pas autorisée pour l’évaluation. Les élèves doivent choisir selon leur niveau une difficulté de voie en fonction des couleurs des prises : l’utilisation de toutes les prises doit permettre à tous les élèves de grimper en tête)

Objectif : réaliser la voie en utilisant le moins de prises possibles.

Remarque : toutes les prises touchées sont comptabilisées.

Il s’agit, par conséquent, de ne toucher que les prises utiles.


Organisation :

  1   2   3

similaire:

Bibliographie Historique iconPrix du projet de documentaire historique des rendez-vous de l’histoire
«Prix du Projet de documentaire historique». Ils s’ajoutent aux trois autres grands prix décernés par le festival: le «Prix des Rendez-vous...

Bibliographie Historique iconContexte historique Historique du Tabac

Bibliographie Historique iconBibliographie pour l’enseignement de la géographie 2008-2009
«Encyclopédie historique et géopolitique», La Découverte, 2002. Excellent pour votre mise à niveau concernant les problèmes mondiaux...

Bibliographie Historique iconProgramme terminale s. T. G. Histoire ouvrages generaux : «Lexique historique du xxème siècle»
«Lexique historique du xxème siècle», Michel feuillebois, Ellipses, 2005, 464 p

Bibliographie Historique iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie Historique iconL'Empire russe dans la Première Guerre mondiale à travers l'historiographie...
«usage de l'histoire politique et de la mémoire historique dans la politique contemporaine de la Pologne en Europe en vue d'une confrontation...

Bibliographie Historique iconMémoires de la Société archéologique et historique d'Avesnes, t....
«Le château du Quesnoy», Mémoires de la Société archéologique et historique d'Avesnes, t. 27, 1980, 12 p

Bibliographie Historique iconBibliographie 137 o r ™ «w«™™™.™**™-™™* M»
«d'une typographie belle et simple» selon La Bibliographie de la France du 10 février 1838. Voici le début de la table des matières...

Bibliographie Historique iconLa Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin
«La Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin»3 de nous avoir autorisés la publication sur Internet...

Bibliographie Historique iconBibliographie Cette bibliographie contient uniquement les travaux...
«Le patrimoine au décès en 1988», insee-résultats n°390 (série Consommations-modes de vie n°71), avril 1995 (117p.)






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com