Introduction Situer dans le temps Rappeler les connaissances passées I. La chrétienté médiévale durant le Moyen Âge central





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date de publication01.11.2017
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Introduction





  • Situer dans le temps

  • Rappeler les connaissances passées


I. La chrétienté médiévale durant le Moyen Âge central

A/ L’époque des cathédrales (2h)


Pour ce cours, il faudra prévoir un vidéoprojecteur  car il s’articule autour de la visite virtuelle de la cathédrale Ste Cécile d’Albi : www.mairie.albi.fr/pano/albi-virtuel.htm

Remarque :

Il faut vérifier que le site peut bien être exploité depuis le poste informatique utilisé en classe car certains n’ont pas la bonne version d’Adobe.



  1. La cathédrale d’Albi : une réponse aux hérésies

Commencer par la vue aérienne de la cathédrale ; vous pouvez vous déplacez grâce aux flèches en bas vers la droite, la gauche, prendre de la hauteur, ou au contraire vous rapprocher en zoomant.

Laissez les élèves donner leurs premières impressions.


  • Une cathédrale imposante

Ste Cécile est la plus cathédrale de brique au monde (pour avoir une idée de ses dimensions, faites remarquer la taille des voitures et des piétons en bas) : 113 mètres de long, 35 de large et 40m de hauteur.

La hauteur d’une maison au Moyen - Age ne dépasse pas deux étages; la cathédrale se voit de très loin, c’est le monument le plus élevé de la ville. Cette démesure est donc encore plus frappante pour l’homme du Moyen -Age car il n’y a rien de comparable à l’échelle du monde environnant.

Cette démesure, cette masse affirme la puissance de Dieu mais aussi celle de l’Eglise. (cette puissance est aussi matérielle car l’Eglise a les moyens grâce aux dîmes de financer de tels monuments).

  • Une cathédrale au cœur de la ville

Demander aux élèves de décrire la situation géographique de la cathédrale : située en hauteur, sur un promontoire rocheux, elle surplombe le Tarn d’une hauteur de 30 mètres et domine toute la ville.( faites pivoter l’image vers la droite pour mieux embrasser la ville.)

Elle est également au cœur de la ville et occupe une place centrale.

La cathédrale se veut proche des fidèles mais en même temps elle semble prendre une certaine distance avec le monde matériel (élévation vers Dieu). Elle est au dessus des hommes.

  • Une cathédrale forteresse

Demander aux élèves de répondre à cette question : la cathédrale Ste Cécile est appelée la forteresse de la foi. A votre avis pourquoi ?

Plusieurs éléments de réponse sont attendus:

      • Des fenêtres très étroites qui font penser à des meurtrières.

      • Des petites tourelles semi-circulaires qui font office de contreforts et qui rappellent celles d’un château médiéval.

      • Le clocher qui a l’apparence d’un donjon

      • La façade très dépouillée qui fait penser à celle d’un château fort.

      • Sa position surélevée comme celle d’un château fort (rôle de surveillance)

      • Ses dimensions importantes comme celle d’un château fort qui avait aussi pour vocation d’accueillir les habitants en cas de danger ; la cathédrale d’Albi peut en accueillir 6000.

La cathédrale d’Albi est bien une cathédrale forteresse prête à soutenir un siège et ce n’est pas par hasard.

La cathédrale d’Albi a été pensée comme une réponse au défi cathare. En effet, Albi est au cœur de l’hérésie cathare au XIII siècle(les cathares appelés aussi Albigeois). La construction de la cathédrale est décidée en 1277 alors que les cathares connaissent une violente répression (voir début du chapitre). L’Eglise entend, avec la construction de cette cathédrale, faire une démonstration de sa force et de sa puissance.

Faire remarquer aux élèves le dépouillement, la sobriété, la simplicité voir l’austérité de cet édifice. Cette simplicité se retrouve aussi dans les matériaux utilisés pour sa construction : la brique.

Le promoteur de cet édifice est un évêque de combat, Bernard de Castanet qui pense cette cathédrale comme une réponse à l’hérésie cathare : il retourne contre eux quelques uns de leurs principes les plus forts : l’austérité et une certaine distance à l’égard du monde sensible. ( Les élèves auront déjà entendu parler des croyances cathares lors des exposés de la première partie).

2 La cathédrale , une réponse aux inquiétudes de l’époque

Il faut rappeler que les fidèles vivent dans un monde difficile : la famine, les guerres, les maladies ; la mort est omniprésente. Les fidèles ont besoin d’être rassurés et protégés. C’est l’Eglise qui va assurer ce rôle et qui va en même temps contrôler et encadrer la société.

  • La cathédrale est un lieu de rassemblement pour les chrétiens

Cliquez sur le cercle rouge en bas à droite afin de rentrer dans la cathédrale.

L’image s’ouvre sur un monumental espace. Faire deviner aux élèves la fonction principale de la cathédrale.

Cet espace est conçu pour accueillir les fidèles en grand nombre (6000 à Albi) .Ils s’y réunissaient régulièrement les dimanches et les jours de fêtes pour la messe. Les fidèles écoutent les sermons et les lectures de l’Evangile ; ils prient ensemble (le credo) et doivent communier au moins une fois par an, à Pâques.

L’Eglise rassemble dans la cathédrale tous les chrétiens disposés de part et d’autres dans un même bâtiment ; ils formant une même communauté. Etre chrétien, c’est avant tout appartenir à une communauté. On y rentre par le sacrement du baptême.

  • La cathédrale est un lieu où est délivré un message

  • Message qui peut passer par l’oral

La plupart des fidèles ne sait ni lire ni écrire ; l’éducation religieuse se fait à la messe .Le clergé, instruit, a seul accès au livre sacré et dit aux fidèles ce qu’il faut faire pour assurer son salut. Ce message peut aussi passer par les chants religieux (vous pouvez en faire écouter aux élèves). Le bon chrétien est celui qui obéit à l’Eglise. Il y a tout intérêt car elle seule peut le guider pour assurer son salut (sa place au paradis).

  • Message qui peut passer par les images

Beaucoup de chrétiens ne savaient ni lire ni écrire. Demander aux élèves de bien regarder sur les colonnes en allant à droite, à gauche .Que voit-on ? Des images colorées.

Cliquez sur le cercle rouge qui se situe vers l’autel puis zoomer pour mettre en évidence la scène du jugement dernier.

Faire décrire la scène aux élèves :

Trois parties apparaissent clairement : le Ciel, la Terre, l’enfer.

On s’attachera à décrire ce dernier car c’est le plus visible et le plus important pour notre sujet.

Ce jugement dernier est un véritable catéchisme illustré placé sur deux colonnes dans le chœur de la cathédrale. Le fidèle ne pouvait échapper à cette scène qui le mettait face à une réalité à laquelle il ne pouvait échapper : la mort.

Les élus, ceux qui se sont comportés en bons chrétiens pendant leurs vies, quittent leur tombe et sont accueillis par des anges et invités, une fois ressuscités, à rejoindre les apôtres et les saints.

Les damnés, eux, sont envoyés en enfer peuplé de monstres et de démons terrifiants .On peut lire la crainte et l’épouvante sur leur visage. Ils seront soumis à de terribles tortures.

  • Message qui peut passer par les sacrements

Restez sur l’image de l’autel car c’est devant l’autel et à la vue de tous que sont administrés certains sacrements (faites pivoter l’image pour avoir une vue de la cathédrale depuis l’autel).

    1. Le baptême qui efface le péché originel ; au XII S, baptiser les nouveaux - nés devient la pratique générale. Le baptême fait entrer dans la communauté chrétienne (sans lui, point de salut).

    2. Le mariage qui unit un homme et une femme ; L’Eglise encadre la sexualité et la procréation. Ce lien est indissoluble.

    3. La confession qui fait parti du sacrement de pénitence ; il faut avouer ses fautes (la confession une fois par an est obligatoire depuis 1215) .Il recevra alors l’absolution (le pardon).

    4. L’aumône. (apporter une nuance : tous les fidèles étaient loin d’être des Saints, traces de comportements violents envers L’Eglise, destruction de monastères, massacre d’ecclésiastiques comme celui de l’évêque Gaudry évoqué plus loin.

  • La cathédrale est un espace de beauté destiné aux hommes

Les fresques, les statues n’ont pas toujours un rôle pédagogique ; beaucoup d’entre elles ne sont pas visibles pour le plus grand nombre ; de plus, il fallait avoir reçu une formation théologique pour les comprendre. Pour beaucoup de fidèles, leurs significations demeuraient mystérieuses.

Pourquoi alors multiplier les images si on ne les comprend pas ?

La cathédrale est un lieu destiné à Dieu mais aussi aux hommes.

Le but était de créer quelque chose de beau ; la cathédrale est un monde en soi .Ces images pouvaient s’adresser à la sensibilité des fidèles en donnant corps à des scènes narrées dans les Evangiles , en donnant corps aux Saints, au Christ, à la Vierge . Elles les rendaient plus familiers, plus accessibles voir plus » humains ».C’est l’incarnation de Dieu fait homme. Le christianisme est alors une religion du visible.

Ainsi, plus que de faire comprendre, il s’agissait de toucher le fidèle.

La lumière est aussi un élément qui participe à toucher le fidèle. On peut le voir dans cette cathédrale d’Albi. Grâce à des techniques plus perfectionnées (on peut montrer les croisées d’ogives), les murs peuvent être percés de larges baies vitrées ; la conséquence, c’est une augmentation de la lumière dans l’édifice mais c’est une luminosité réglée. On joue sur les contrastes de l’ombre et de la lumière, on joue sur les couleurs avec les vitraux rouges, bleus....Cette lumière qui entre dans la cathédrale est l’émanation de Dieu. Dieu est lumière, comme l’affirme l’abbé Suger, abbé de Saint-Denis : « L’oeuvre resplendit d’une noble lumière. Que son éclat illumine les esprits afin que, guidés par de vraies clartés, ils parviennent à la vraie lumière.

On peut alors demander aux élèves d’imaginer ce que pouvait ressentir les fidèles à l’époque médiévale en entrant dans une telle cathédrale.

Il fallait imaginer un ensemble très coloré, très chatoyant avec des murs peints, des vitraux rouges, bleus...des tapisseries suspendues, des cierges qui brûlaient par centaines.

Pour la majorité des fidèles, la cathédrale est un lieu qui met en scène leur relation au divin faite de familiarité, de soumission, de distance, de mystère, d’admiration...

Enfin, finir par demander aux élèves quel effet peut produire cette cathédrale de nos jours pour ceux qui la visitent.

3/ L’art gothique (1h) => dossier de recherche sur postes informatiques

Ce travail sera réalisé par groupe de deux élèves en salle informatique ; il faudra mettre en ligne le guide à suivre pour chacun des groupes. Les réponses sont faciles à trouver .Ce travail pourra être noté.

Une autre idée d’évaluation sur l’art gothique : un paysan se rend dans une ville de votre choix (à préciser) et rentre dans une cathédrale gothique pour la première fois de sa vie ; faites le récit de sa découverte et expliquez les sentiments qui l’animent. Vous devrez réemployer les termes techniques sur l’architecture gothique et utiliser vos connaissances sur le rôle de la cathédrale dans la société vu dans la partie précédente.

Dossier documentaire sur support numérique à réaliser sur l’art gothique
PREMIERE ETAPE : A quoi ressemble une cathédrale gothique ?
1°) Trouvez et insérez les photos des cathédrales gothiques de Chartres et Reims.
Cathédrale de Chartres

Cathédrale de Reims









2°) Trouvez trois adjectifs pour les décrire :









3°) Notez pour chacune d’elle leurs dimensions  et leurs dates de construction.

DEUXIEME ETAPE : Comprendre les techniques de construction d’une cathédrale gothique
La technique de la croisée d’ogive et de l’arc boutant : Complétez le schéma suivant et insérez une photo en face qui illustre cette technique.
Que permet cette nouvelle technique  de construction ?

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TROISIEME ETAPE :
1°) L’architecture extérieure
Sur la photo suivante de Notre-Dame de Paris, placez les termes suivants au bon endroit : arcs-boutants, contreforts, clochers, vitraux, pinacle, rosace.


2°) l’architecture intérieure

  • Placez sur le plan de la cathédrale de Chartres les termes suivants :

Nef ; Chœur ; Transept ; Déambulatoire ; Bas-côté ; Chapelles absidiales.


QUATRIEME ETAPE : L’ART GOTHIQUE EN EUROPE

Trouvez une cathédrale gothique en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni. Indiquez son nom, le lieu où elle se trouve et une photo.

B/ le clergé dans le monde féodal (2h)

1/ L’Eglise impose des valeurs


On a vu que l’Eglise s’impose dans le monde médiéval de manière bien visible : la cathédrale d’Albi le montre bien.

Mais elle a aussi un rôle moins visible d’encadrement de la société.
Quelles valeurs l’Eglise impose-t-elle et par quels moyens encadre-t-elle la société féodale ?

Doc. 1 : Serment établi par l’évêque de Beauvais (v. 1024)

Texte extrait du manuel de 2de page 131 n°6, sous la direction de Jean-Michel Lambin, édition hachette 2010, ISBN 978-2-01-135509-6.




Document 3 : Les devoirs du jeune chevalier, texte page 119 n° 4 tiré du manuel d’histoire de 2de sous la direction de David Colon, édition Belin 2010, ISBN 978-2-7011-5419-0
Doc. 2 : un chapiteau roman de St-Nectaire (XIIème siècle) : L’église, lieu d’asile

Photo extraite du manuel d’histoire de 2de page 84 document 1, sous la direction de Guillaume Bourel et Marielle Chevallier, édition Hathier, 2010, ISBN978-2-218-94415-4.



  • Comprendre les documents :

  1. doc. 1 : présentez le document : qui est l’auteur du serment et à qui s’adresse-t-il ? (évêque =... ; peuple et notamment les chevaliers)

  2. doc 1 : durant quelle période la paix de Dieu est-elle valable ?

(Carême = ... ; Pâques = ...)

  1. doc 1 : pourquoi l’évêque de Beauvais impose-t-il ce serment ?

(violence quotidienne => l’Eglise entend limiter ou encadrer la violence dans la société médiévale)



  1. doc 2 : expliquez précisément où on peut voir ce chapiteau du XIIème siècle.

Base - fût - chapiteau - abaque

Eglise romane, Auvergne

  1. doc 2 : qui sont les personnages, et à quoi les reconnaît-on ?

paysan au centre, réfugié dans l’église (colonne) ;

soldat (heaume)

ange (auréole et ailes, épée) et saint : représentent l’Eglise



  1. doc 3: rappeler rapidement le cycle du roi Arthur et l’histoire de Lancelot. => littérature courtoise

  2. doc 3: faire rappeler quelles sont les armes et les attributs du chevalier

l’écu : bouclier ; le haubert : en maille de fer ; le heaume : casque ; la lance ; l’épée ; le cheval : il faut donc pouvoir se payer un destrier

  1. doc 3: quelles sont les missions du chevalier idéal ?




    • protéger l’Eglise

    • frapper les ennemis de la foi (hérétiques, païens, juifs et musulmans)

    • faire justice (frapper les voleurs, les meurtriers)

    • guider (dominer) le peuple : fonction de domination sociale relativement nouvelle (ce n’est plus seulement le seigneur, mais la caste du chevalier s’intègre désormais à l’élite)




  • mission religieuse d’une part, sociale et politique de l’autre

  • l’Eglise encourage une littérature qui met en avant les valeurs qu’elle défend et la société qu’elle veut mettre en place.


  • Faire une courte synthèse :

Rédiger la réponse à la question posée en début de cours, dans une courte réponse organisée avec arguments et exemples

    • refus de la violence durant certaines périodes

    • rôle « protecteur »

    • diffusion d’un modèle par les images (chapiteau) et les textes (Lancelot)


2/ L’exemple de François d’Assise


Utilisation des fresques de Giotto

Support : diaporama

Images extraites du site : ptutoy.over-blog.net/categorie-11247070.html
Cette séance d’une heure se fera sous la forme d’un cours dialogué. (30-35minutes pour le cours et 20 minutes pour que les élèves fassent la synthèse ; ils peuvent la faire ou la finir chez eux si manque de temps).



  • Diapositive n°1 : la basilique St François

François meurt en 1226 et en 1228 il est canonisé .On entreprend alors la construction d’une basilique à Assise, sa ville natale, pour y accueillir ses reliques .Qui est St François ?

François est le fondateur de l’ordre des Franciscains ; il est né vers 1181- 1182 à Assise d’où son nom de st François d’Assise. Il est issu d’une riche famille .Sa jeunesse est celle d’un jeune homme de bonne famille (fêtes, combat..).E n 1205, il part dans les Pouilles pour devenir chevalier mais il y renonce. Blessé lors d’un combat, il ressent un profond vide et se tourne vers Dieu.



  • Diapositive n° 2 : les fresques de la basilique.

28 tableaux peints sur les murs de la basilique retracent sa vie. C’est un livre ouvert pour les fidèles un catéchisme illustré (rappel du jugement dernier de la cathédrale d’Albi).Quatre ont été retenus pour comprendre le message de St François.



  • Diapositive n° 3 : Giotto

L’auteur de ses fresques est Giotto (1267-1337) ; peintre, sculpteur, architecte italien. Ses œuvres annoncent une nouvelle conception artistique que l’on va appeler la Renaissance. Il donne vie à ses personnages et fait transparaître leurs émotions. Il a également mis en perspective ses peintures (ligne de fuite…). Il a surtout travaillé à Florence (église Santa-Roce), à Padoue (église de l’Aréna).

Quand on fait appel à lui pour réaliser les fresques de la basilique de St François, il est déjà reconnu comme un immense artiste.

Vous pourrez développer davantage sur Giotto ; son œuvre peut servir de transition pour amorcer la Renaissance.



  • Diapositive n°4 : le renoncement aux biens

Demander aux élèves de décrire la scène :
Où la scène se déroule t- elle ? Décrire les personnages représentés ? Comment sont-ils vêtus ? Observation des visages et des postures ? Quels sentiments expriment-ils ? A votre avis, où se trouve Saint- François ? Que fait-il ? Vers qui se tourne t-il ? Pourquoi ?
Cette scène se déroule dans la ville d’Assise illustre le renoncement aux biens de François ; il apparaît ici presque nu, les bras levés au ciel, le regard tourné vers Dieu; il semble détaché de tout de tout ce qui se passe sur Terre .Ses mains sont jointes et ses yeux levés vers le ciel : il prie et a choisi de consacrer sa vie à dieu.

A côté de lui, l’évêque de la ville (reconnaissable à sa coiffe pontificale) qui voile de son manteau la nudité de François qui se place sous sa protection.
De l’autre côté du tableau, un groupe de personnes (des hommes et des enfants) qui font face à François. Un homme semble en colère : il a le bras tourné vers le sol (contraste avec les bras levés de François), il relève sa tunique pour mieux s’élancer contre François mais un de ses amis le retient par le bras .Son visage traduit la colère, ses poings sont serrés. Il tient les vêtements de François sous son bras gauche .Cet homme est le père de François ; il se nomme Bernardone. C’est un riche drapier qui fait parti de la bourgeoisie aisée d’Assise.
François a rendu ses vêtements à son père et se présente nu devant lui ; il faut y voir ici le symbole du renoncement aux biens matériels de ce monde, aux biens terrestres ; désormais, François se consacrera à Dieu .On peut aussi y voir le renoncement à l’héritage paternel et à sa vie passée où François côtoyait la jeune noblesse d’Assise (il avait pensé devenir chevalier).

Selon les propres mots de François, il dit « adieu au monde » et se détourne de toute richesse .C’est nu qu’il prêchera dès 1208 pour montrer aux habitants d’Assise l’opprobre qu’avait dû subir Jésus, ce qui lui vaudra le surnom de « poverello » le petit pauvre.

François fait donc le choix de la plus extrême pauvreté. C’était pour lui une façon de reconnaître Dieu comme celui d’où vient tout bien et le fait d’accepter de dépendre des autres pour sa survie, c’était une façon de recréer un lien fraternel entre les hommes.

L’ordre qu’il va créer, les Frères mineurs, devaient se contenter des ressources que leur procurait la mendicité itinérante (ordre mendiant) que François appelait « la table du seigneur ».



  • Diapositive n° 5 : le don du manteau

Demander aux élèves de décrire la scène : que fait Saint –François ? Qui est l’autre personnage ? Pourquoi Saint-François lui donne t-il son manteau ? Comment est-il vêtu ? Décrivez le paysage (que voit-on à droite ? à gauche ?) Quelles sont les impressions qui se dégagent de ce paysage ? Quel est le message qu’a voulu faire passer l’artiste ?
Dans cette scène, François donne son manteau à un pauvre citoyen (un chevalier noble mais pauvre) ; il faut remarquer la couleur de ce manteau, un jaune or, qui laisse supposer que ce manteau est précieux .Le vêtement porté par François est celui que portent les Franciscains : une tunique en toile grossière retenue par une corde. Le froid, la solitude sont bien rendus par Giotto ; le ciel semble balayé par les vents, le paysage est un paysage rocheux où la végétation est rare. La scène se déroule devant deux collines qui s’opposent ; à gauche, Giotto a représenté la ville et à droite, figure un monastère .Il semble que Saint François ait fait le choix de ne pas s’enfermer dans un monastère à l’écart du monde mais d’aller à la rencontre des hommes. Une des caractéristiques des Franciscains est l’errance ; comme le Christ, on se déplace pour prêcher, pour mendier .On se déplace à pied en signe d’humilité ; François a parcouru ainsi toute l’Italie, s’est rendu en France, en Allemagne, à St Jacques de Compostelle, à Byzance, à Jérusalem et en Egypte.



  • Diapositive n°6 : La reconnaissance par le pape de l’ordre des Franciscains.

Demander aux élèves de reconnaître les différents personnages représentés : le pape, François d’Assise et les frères Franscicains.

A quoi reconnaît-on le pape et les prélats qui l’entourent : riches vêtements, mitres en opposition avec les simples tuniques des frères Franscicains.

François se présente ici devant le pape Innocent III afin de lui soumettre la règle de l’ordre des Franciscains appelée aussi ordre des Frères Mineurs. On fera remarquer que les Frères sont agenouillés devant le pape : ils reconnaissent son autorité et se soumettent à lui.

Que décide Innocent III ?

Montrer qu’il bénit l’ordre mendiant fondé par François et donc autorise la fondation de cet ordre en 1223 ; ce qui est une première car jamais auparavant un laïc n’avait été autorisé à fonder un ordre.

L’Eglise a compris qu’elle avait intérêt à s’ouvrir aux plus humbles mais aussi aux laïcs qui sont reconnus comme appartenant à l’Eglise.



  • Diapositive n°7 : François chasse les démons de la ville d’Arrezo.

Demander aux élèves de décrire la scène, de voir où est St François (agenouillé remarquable grâce à son auréole). Ce n’est pas lui qui chasse les démons mais un frère de son ordre. C’est la ville qu’il faut ici délivrer.

On peut se servir de ce tableau pour montrer que les Franscicains vont investir la ville avec comme objectif de faire reculer l’Hérésie (vaudois, cathares très présents en ville) par un nouveau mode de prédication.

Ils s’investissent les villes dans la deuxième moitié du XIII s, fondent de petits couvents et vont prêcher la bonne parole d’une façon nouvelle; les frères mendiants vont se mettre à la portée de tous et s’adresser à tous les laïcs en se mettant à leur portée .Ils vont adapter leurs sermons en fonction des catégories socioprofessionnelles : des sermons pour les marchands, les artisans, les universitaires.

Ils ont recours à des fables, à la vie quotidienne pour faire passer le message de l’Evangile.

Les ordres mendiants vont aussi recevoir la confession des laïcs à l’oral et leur apportaient réponses et conseils pour assurer leur salut.

Ils répondent ainsi aux inspirations dont la ville avait besoin.
Les élèves vont devoir ensuite, à l’aide des notes prises en cours, rédiger une synthèse sur un ordre mendiant présent dans les villes du moyen – Age : les Franciscains.

II. La chrétienté entre intolérance et expansion

A/ La lutte contre les hérésies : l’exemple des cathares (1h)


Dossier documentaire sur les Cathares



Document 1 : Croyances cathares

Texte extrait du manuel d’histoire 2de page 109 n°2 édition Hachette 2010 sous la direction de Jean-Michel Lambin ISBN :978-2-01-135509-6


Document 2 : souvenirs de la prédication de Pierre et Jacques Authié.


Texte extrait du manuel d’histoire de 2 de page 90 n°1 édition Nathan 2010 sous la direction de Sébastien Cote ISBN : 978-09-172810-0

Document 3 : photo du château de Montségur extraite du site http://www.castlemaniac.com/chateaux-medievaux/chateau-Montsegur.php


  1. Quel est le thème commun à ces trois documents ? Les documents 1 et 2 sont-ils objectifs ? Justifiez votre réponse.

  2. Quelles sont les principales croyances cathares (document 1) ?

  3. Montrez que les cathares remettent en cause les fondements même de l’Eglise et représentent un danger pour elle. (documents 1et 2)

  4. Comment l’Eglise va-t-elle réprimer l’hérésie cathare (documents 1 et 3 et 4)

  5. Faites une petite recherche sur ce qui reste du catharisme aujourd’hui.

Réponses aux questions données et compléments



1°) Tous ces documents concernent les Cathares; ils sont aussi appelés dans les documents 1 et 2 « hérétiques ».Les documents 1 et 2 sont clairement dirigés contre les Cathares. L’un est un écrit anonyme d’un habitant du midi de la France, l’autre émane d’un homme, Pierre de Gaillac, prédicateur cathare, qui est mis en accusation devant le tribunal de l’Inquisition et qui est interrogé sur les croyances cathares.
Les hérétiques dualistes du Moyen- Age ne furent pas seulement appelés les Cathares ; ils reçurent souvent des noms différents selon les régions. En Bosnie, Dalmatie, Italie du nord ils étaient appelés « Patarins », dans le nord de la France, « Publicains, dans le midi « Albigeois «. Ces noms ont été donnés par les ennemis du catharisme.

Eux mêmes s’appelaient « bons chrétiens, parfaits ou bons hommes » 

On sait peu de choses sur ceux que l’on nomme « Cathares »car les documents ne livrent guère que le point de vue des clercs .Les sources sont donc souvent à charge.
2°) Les Cathares croient en un dieu bon et un dieu mauvais.

D’après eux, le monde réel a été conçu par le dieu malfaisant.

Tout ce qui matériel est l’œuvre de ce Dieu .Ils croient également aux

Evangiles; les Cathares reconnaissent la Bible et s’appuient sur des citations issues du Nouveau Testament. C’est donc une religion qui s’appuie sur les Saintes écritures.
La doctrine cathare :

Au commencement, il existait deux principes : celui du Bien d’où émanaient la lumière et l’esprit et celui du Mal d’où venaient les ténèbres et la matière. Le dieu bon étant parfait et éternel n’a pas pu créer le mal

Le monde réel est donc pour eux la création d’un dieu malfaisant, d’un démon ; c’est l’œuvre de Satan ; les Cathares parlent d’un enfer terrestre. Le seul monde réel est donc pour eux le monde céleste, le monde de l’esprit .Ils croyaient à plusieurs vies successives ; une âme qui n’est pas digne de rentrer dans le royaume de Dieu se réincarne dans un autre corps.

Les Cathares doivent se détacher le plus complètement possible du monde réel et ils s’astreignent à un ascétisme très poussé.ils s’interdisent de tuer même un animal car ils peuvent renaître dans le corps d’un homme ou d’une bête .Ils s’abstenaient de manger de la viande, des œufs ,de toute nourriture d’origine animale.

Ils s’abstenaient également de tout rapport sexuel (asservissement des âmes)

Enfin, ils avaient une vision apocalyptique de la fin du monde. Les eaux devaient recouvrir la Terre, le soleil, les étoiles et la lune. Les ténèbres règneraient alors ; les démons et les hommes qui n’auront pas su se purifier au cours de leurs vies successives seront engloutis.
Les rites cathares étaient d’une grande simplicité : des prières, des chants, des jeûnes prolongés et des sermons.
N°3

Les Cathares remettent en cause le monothéisme chrétien mais aussi le sacrement du baptême des enfants, la résurrection des corps, la rémission des péchés, la médiation du clergé ; ils remettent en cause la communion, le symbole de la croix mais aussi le signe de croix .Ils rejettent ainsi les fondements mêmes de l’institution ecclésiale. L’hérésie cathare apparait donc très dangereuse pour l’Eglise. Elle remet en cause son pouvoir sur la société et même l’ordre social que l’Eglise a façonné. Le catharisme ne reconnaît aucun rôle au clergé, ne leur reconnait aucun monopole en matière de sacrements. La médiation des clercs était un moyen pour l’Eglise de contrôler les laïcs de même que la rémission des péchés.
Nier la résurrection des corps, c’est nier que le Christ ait pu ressusciter ; c’est enlever aux fidèles l’espoir d’une vie  éternelle.

Nier la croix, c’est nier la passion du Christ, c’est nier l’incarnation du Christ lui-même pour l’Eglise.

Concernant la remise en cause du signe de croix, qui, selon les cathares ne sert à rien, c’est pour l’Eglise un moyen pour le fidèle de montrer son appartenance à la chrétienté.

Nier les sacrements, c’est enlever au fidèle les moyens de faire son salut. Le baptême est un passage obligé pour le paradis ; c’est aussi le signe d’une appartenance à la société chrétienne.

Nier l’Eucharistie, c’est empêcher le fidèle d’avoir un contact avec le Christ.

Les Cathares sont donc pour l’Eglise des hérétiques et le catharisme une hérésie (doctrine religieuse condamnée par l’Eglise).Ces critiques deviennent pour l’Eglise inassimilables et sont rejetées dans l’hérésie. Faire comprendre aux élèves que c’est l’Eglise qui définit l’hérésie.

Les Cathares méprisent les sacrements, la croix, le culte, les églises et l’Ancien Testament. L’incarnation du Christ n’a été qu’une apparence. Ils sont également contre le mariage ; l’Eglise les accuse alors de vouloir détruire la famille.

Il faut aussi dire que l’Eglise cathare constitue un danger car, au milieu du XII siècle, elle se structure et s’organise .Elle a un dogme, des rites, un clergé et s’appuie sur les élites

(bourgeois des villes, petite noblesse) .La prédication cathare s’étend.

L’Eglise se doit de réagir.
N°4

L’Eglise va mettre en place une répression qui va prendre plusieurs formes :

Dans le document 2, il est fait allusion à l’Inquisition crée en 1231 ; son rôle est d’enquêter et d’éliminer les hérétiques .Les inquisiteurs procèdent à des enquêtes et interrogent les accusés .Peu de mises à mort : 5 à 10% des cathares seront touchés par l’Inquisition.

Le document 3 évoque la croisade (à définir avec le manuel ) contre les Albigeois. C’est une véritable expédition militaire qui est menée pour éliminer les hérétiques.
Cette croisade a été initiée par le pape Innocent III. Le danger hérétique apparaît comme fédérateur. Des milliers de croisés affluent.

Elle donne lieu à de sanglantes victoires comme le sac de Béziers en 1209.

La croisade prend un nouveau tournant avec l’intervention du roi de France Louis VIII en 1226 .Les victoires s’enchainent. Le château de Montségur est brûlé.

Les élèves peuvent faire une recherche sur la prise de Montségur (chez eux)
N°5

Se poser la question de ce qui reste du catharisme aujourd’hui.
-Vestiges des châteaux cathares en Languedoc .Les élèves peuvent faire une recherche sur ces vestiges, insérer des photos pour leur exposé.

De nombreux Cathares ont trouvé refuge dans les ordres mendiants ; ils y ont retrouvé certaines valeurs (dépouillement…)
En conclure qu’il ne reste que peu de choses de cette « religion ». (Notion de monde perdu).

B/ L’expansion de la chrétienté (1h)


Document 1 : carte de l’Europe médiévale page 86-87 manuel 2de histoire édition Belin 2010 sous la direction de David Colon, ISBN 978-2-7011-5419-0

Observer les régions conquises par les chrétiens entre le XIème et le XIIIème siècle :

    • terres prises à des souverains musulmans : Croisades, Reconquista, Sicile

    • terres christianisées de l’Europe du Nord et de l’Est : rôle des chevaliers teutoniques notamment.


=> Montrer que chrétienté médiévale n’est pas homogène :

    • La chrétienté connaît un puissant mouvement d’évangélisation (diffusion des idées chrétiennes), de conversion au christianisme (intégration à la communauté des chrétiens) et de christianisation (connaissance approfondie du dogme catholique).

    • Mais la chrétienté n’est donc pas encore uniforme (certaines pratiques païennes demeurent) et les résistances au christianisme sont parfois fortes (Andalousie, Levant, Baltique...)



Document 2 : carte page 118 n°1 extraite du manuel 2de Nathan 2010 sous la direction de Guillaume Le Quintrec ISBN 978-2-09-172777-6

Observer et expliquer l’évolution de la région présentée :

  • défrichements liés à la poussée démographique et à l’exploitation agricoles de nouvelles terres ;

  • fondation de nouveaux villages, de nouvelles églises (et de nouvelles paroisses) : on pense au blanc manteau d’églises ; appropriation de l’espace en le consacrant grâce aux églises mais aussi aux croix et aux oratoires.


=> montrer le rôle des divers acteurs de cette appropriation de nouvelles terres :

    • certes des initiatives paysannes

    • mais aussi les moines : rôle des cisterciens notamment (=> granges cisterciennes de Haute-Saône)

    • rôle des seigneurs qui tentent d’attirer les paysans vers ces nouvelles terres

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