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LE CARDINAL DE RICHELIEU
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Comme la plupart des personnages que nous avons déjà eu l’occasion de présenter, celui que nous regardons aujourd’hui n’avait que très peu de chance au départ de sortir de l’anonymat.
Armand Jean du Plessis de Richelieu ne disposait en effet que de peu d’atouts à sa naissance.

Troisième garçon d’une fratrie de six enfants, il n’avait que cinq ans lorsque son père mourut d’une mauvaise fièvre en 1590.
Or au plan familial, seul le père était issu d’ancienne noblesse, la mère n’étant que d’origine bourgeoise…
De surcroît, au moment de son décès, le père était si endetté que la famille dût renoncer à la succession et quitter Paris pour s’exiler dans la demeure familiale des « Plessis-Richelieu », dans un Poitou morne et lointain…
Enfin, le jeune Armand n’était pas de constitution robuste.

Malingre, souffreteux, il faisait plutôt pitié dans sa prime jeunesse et on ne lui prédisait ni une brillante carrière, ni même une longue vie.
Malgré tout, deux circonstances vont lui permettre de changer sa destinée…
D’une part, pour récompenser le père de s’être bien battu pour la couronne durant les guerres de religion, le roi Henri III lui avait donné l’évêché de Luçon, en Vendée, permettant ainsi aux « Plessis-Richelieu » d’en percevoir les revenus…
D’autre part, un riche oncle maternel, Amador de La porte, chevalier de l’Ordre de Malte accepta de prendre en charge, à Paris, notre jeune homme, pour lui permettre de suivre des études dignes de son rang.
Nous sommes alors en 1594, sous Henri IV…

Et de fait, s’en est suivie une formation initiale solide…
Collège de Navarre où il s’initie aux lettres latines, à l’éloquence et à la philosophie… et Académie de Pluvinel, réservée aux seuls gentilshommes du royaume, où il s’exerce à l’équitation, à l’escrime, à la danse et à la musique.
Naturellement, cette formation, octroyée à monsieur le marquis du Chillou - son titre de l’époque du nom d’une terre proche de Richelieu – le destine, comme son frère aîné, au métier des armes inhérent à sa classe sociale.
Mais un nouvel évènement va survenir dans la vie d’Armand.

Son autre frère, Alphonse, qui devait devenir évêque de Luçon, renonce au monde pour se retirer au monastère de la Grande-Chartreuse.
Et bien sur, pas question pour cette famille désargentée de renoncer aux revenus du diocèse.
Armand doit en catastrophe changer d’orientation et entreprendre des études théologiques pour briguer l’évêché à la place de son frère.
Quand il lui faut prendre cette décision, nous sommes en 1602 et notre petit marquis n’a que 17 ans.
Mais le sujet s’avère doué,… très doué même...

Il est nommé officiellement évêque de Luçon, en décembre 1606, à 21 ans seulement… alors que l’âge minimal requis est de 23 ans.
Un dernier obstacle doit cependant être levé.

Il doit être confirmé évêque par le pape lui-même… et ça peut prendre du temps vu son jeune âge.
Qu’à cela ne tienne, Armand se rend directement à Rome pour plaider sa cause,… s’arrange un peu avec sa date de naissance… et obtient le précieux viatique dès avril 1607.

Un volontarisme déjà salué par le milieu épiscopal, étonné de cette maturité si précoce.
Cela dit, pendant quelques années, jusqu’en 1615 précisément, Armand va exercer consciencieusement son métier de haut dignitaire de l’Eglise catholique.
C’est l’époque où il parcourt en tous sens son diocèse, ravagé par les guerres de religion, dans une région au climat inhospitalier, au milieu des marais, logé dans l’évêché, je le cite «  le plus crotté et le plus vilain de France ».
Au plan spirituel, comment se positionne t-il ?
Ce n’est certes pas un homme qui se démarque de Rome.

Il aurait même été, selon certains, le premier évêque de France à mettre en œuvre les réformes préconisées par le célèbre Concile de Trente,… creuset de la Contre Réforme.
De l’avis général, il se montre bon évêque, finalement assez bienveillant avec ses ouailles et fidèle aux grands principes du catholicisme romain,… attitude qui lui permet de se faire adouber rapidement par de grands noms de l’Eglise :

  • Monseigneur de La Rocheposay, l’influent évêque de Poitiers…

  • Pierre de Bérulle, le fondateur de l’Oratoire…

  • et François Leclerc du Tremblay, capucin renommé… encore appelé « Père Joseph » qui deviendra plus tard son principal conseiller… son « éminence grise ».


Quoi d’étonnant dans ces conditions qu’Armand se retrouve député du clergé aux états généraux d’octobre 1614.
Des Etats convoqués à la demande des grands seigneurs, particulièrement agacés de la politique menée par Concini, le favori italien de la reine-mère, Marie de Médicis, la régente qui bloque abusivement l’accès au trône à son fils Louis…
Et notre évêque, déjà ambitieux, ne va perdre son temps en la circonstance, à la différence des représentants de la noblesse qui n’obtiendront pas grand-chose de cette réunion interminable,…
L’évêque de Luçon, lui, se débrouille pour être chargé de prononcer la harangue finale du clergé, lors de la séance de clôture des Etats en février 1615, et à même l’idée de la faire imprimer à seule fin d’en favoriser la notoriété…
Une idée lumineuse…
Déjà Marie de Médicis s’était gonflée d’orgueil lorsqu’elle avait entendu les derniers mots d’Armand déclamer devant les plus grands seigneurs et prélats de France :

« Heureux le roi à qui Dieu donne une mère pleine d’amour envers sa personne, de zèle envers son Etat, et d’expérience pour la conduite de ses affaires ».
Alors quand elle apprend que cet hommage est diffusé dans tout le royaume, elle en est convaincue :

« Il me faut cet homme d’église dans mon entourage ! »
Sitôt célébré le mariage de Louis avec l’infante d’Espagne en octobre 1615, Marie fait donc venir son évêque auprès d’elle, comme Grand Aumônier de sa bru, Anne d’Autriche.
Et bien sur, rapidement les capacités intellectuelles d’Armand ne laissent pas la régente insensible…
Elle (re)découvre que c’est un gentilhomme d’ancienne noblesse, et qu’il peut très bien la servir au plan politique…
Bref, la reine-mère n’a aucune difficulté à convaincre Concini qu’il faut faire entrer ce jeune prélat au Conseil de régence.
Chose faite en novembre 1616…

Notre homme est nommé secrétaire d’Etat à la Guerre et aux Affaires étrangères…à 31 ans seulement !

Alors ?!...Triomphe précoce pour l’évêque de Luçon ?
Hélas pour lui, ce n’est pas si simple.

L’Histoire est en marche et Louis XIII qui en a assez de ne pas régner - alors qu’il a déjà 16 ans - donne son accord au duc de Luynes, son seul ami, pour que l’on élimine Concini, ce parvenu italien…
En avril 1617, ce dernier est assassiné par les gardes du roi,… Luynes le remplace au Conseil,… Marie de Médicis est assignée à résidence à Blois...et Armand doit suivre…
Il doit suivre d’autant plus vite que résonnent encore en lui les dernières paroles du jeune roi, debout sur un billard et saluant les courtisans venus l’acclamer : « Eh bien, Luçon, me voilà enfin hors de votre tyrannie ! ».
Déjà !!...

C’est dire qu’à cette époque, notre héros était vraiment très éloigné du pouvoir.
Dans l’immédiat, écarté, il se met en quelque sorte en réserve d’une éventuelle rentrée en grâce de Marie de Médicis et va se ressourcer spirituellement en Avignon.
Et il voit juste !!

Une nouvelle fois, l’appétit insatiable de pouvoir de la Reine mère va servir ses desseins.
Après que cette dernière se soit échappée de Blois en février 1619, Marie de Médicis va tenter en deux circonstances - en fédérant auprès d’elle quelques grands seigneurs turbulents - de reprendre le pouvoir par la force…contre son propre fils !
Sans succès naturellement,… ni en 1619,… ni en 1620,… sa logistique militaire n’étant pas à la hauteur de ses ambitions.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’après chacun de ces échecs, des traités de conciliation sont signés entre la mère et le fils…

Et naturellement, l’homme qui va se retrouver au centre des négociations pour parvenir à un accord amiable est notre évêque de Luçon,…le seul capable à la fois de faire entendre raison à la reine-mère et d’impressionner Louis XIII,… dévot et inexpérimenté….
Dans cette période trouble, l’action modératrice d’Armand s’avère si décisive que Marie de Médicis va « arracher » au roi son accord pour que son protégé soit nommé cardinal… dès qu’un poste sera libre dans le royaume.
Et coup sur coup, l’évêque de Luçon va bénéficier de deux circonstances qui vont favoriser son retour au pouvoir.
D’abord, le favori en place, Charles de Luynes, par ailleurs médiocre militaire, disparaît sans gloire en décembre 1621, en faisant le siège d’une petite ville protestante du Midi.
Immédiatement, Marie de Médicis reprend de l’influence auprès de son fils,… une reine mère toujours subjuguée par son évêque et qui n’aura de cesse d’obtenir du roi que ce dernier réintègre le conseil.
Ensuite, Henri de Gondi, premier cardinal de Retz, décède à son tour, libérant ainsi la place promise à Luçon.

Le 2 septembre 1622, ce dernier est d’abord nommé proviseur de la Sorbonne !

Trois jours plus tard, Louis XIII lui remet la barrette tant attendue…

Le cardinal de Richelieu est né !
Cette nomination change tout…
Rappelons en effet que sous l’Ancien Régime, la dignité de cardinal fait déjà de son titulaire le plus puissant représentant de l’Eglise catholique.
Mais en plus, les cardinaux occupent en France un rang égal à celui des princes du sang et reçoivent du roi l’appellation flatteuse de « Mon Cousin ».

Pourtant pendant encore près de deux ans, Louis XIII va résister à sa mère pour refuser l’entrée de Richelieu au conseil.
D’où vient ce blocage ?
D’abord des souvenirs douloureux d’un passé pas si lointain...

Le roi ne s’est pas débarrassé d’un Concini arrogant pour se faire chaperonner par un prélat qu’il juge « altier et dominateur ».
Ensuite, Louis XIII est un jeune homme compliqué…Il est à la fois timide, introverti, susceptible, pieux et changeant…
Voyons un peu cela…
Timide ?

Surtout face au cardinal, un personnage qui l’impressionne par son statut de haut dignitaire religieux, son acuité d’aigle, sa prestance…

Introverti ?

Le roi se livre peu en public… Il est difficile à cerner.

On ne sait jamais ce qu’il pense vraiment…

Susceptible ?

Louis XIII a une très haute idée de sa charge, de ce qu’elle représente dans le royaume. Chez lui, le crime de « lèse majesté » n’est pas un vain mot et personne ne peut empiéter sur ses prérogatives…et certainement pas le cardinal…

Pieux ?

Le roi est très croyant, a peur de l’enfer, ce qui va lui poser beaucoup de problèmes avec tout ce qu’il juge amoral…

Changeant ?

Du fait de son tempérament mélancolique, Louis XIII s’entourera durant tout son règne de « favoris » à qui il confiera peines, doutes et interrogations… des favoris hommes ou femmes qu’il remplacera assez fréquemment,… au gré d’humeurs versatiles.
Dans ces conditions, pourquoi ce roi fuyant finit-il par accepter le retour du cardinal au sein du conseil ?
Essentiellement pour trois raisons,

  • D’abord, pour satisfaire enfin sa mère qui n’arrête pas de lui vanter les mérites d’un homme qu’elle croît entièrement dévoué à ses idées et à sa personne.

  • Ensuite, parce que cette candidature est également poussée par le marquis de la Vieuville, Surintendant des Finances, personne à l’époque la plus influente du Conseil, désirant se faire bien voir de la Reine-Mère.

  • Enfin et surtout parce que la dégradation de la situation politique à l’intérieur du pays, couplée à une montée en puissance des Habsbourg en Europe, nécessitent, selon le roi, la présence à ses côtés d’un homme d’envergure.


Bref, le 16 avril 1624, Richelieu fait sa rentrée au Conseil, une instance qu’il ne quittera plus jusqu’à son propre décès… quelques 18 ans plus tard !
Cela dit, pour se donner une idée de la vitesse à laquelle le cardinal va prendre les choses en main, il suffit de regarder le calendrier...
En avril, il ne rentre qu’en bénéficiant d’un simple pouvoir consultatif.

Trois mois plus tard, il parvient déjà à faire disgracier La Vieuville, qui venait pourtant de le soutenir,… en n’hésitant pas à l’accuser de dénaturer les décisions du conseil et de détourner certaines pensions royales…
En août, il l’a déjà remplacé à la tête du Conseil, une prépondérance confirmée en 1626 où il devient le responsable « des affaires générales les plus importantes » puis « Premier et principal ministre » en 1629.
C’est donc bien dès son retour que l’influence du cardinal se fait sentir…
Il est désormais au cœur du pouvoir, et nombre des décisions prises concernant les affaires du royaume, jusqu’en 1642, seront les siennes…sous certaines réserves cependant…
Pourquoi cette précaution de langage ?

Parce que comme déjà précisé, le roi est très à cheval sur ses prérogatives de monarque… et que rien ne peut être mis en place sans qu’il ne l’ait au final autorisé.
Parce jusqu’à la fin… la position du cardinal va rester instable… incertaine… parfois même fragile, le roi étant toujours sur ses gardes avec un personnage, certes intelligent mais qu’il juge également envahissant, trop sûr de lui,… voire vaniteux…
En tous les cas, tous les historiens sont unanimes.

Il n’y a pas et il n’y aura jamais de vraie complicité entre les deux hommes,… ni encore moins de sincères amitiés,… sauf peut être sur la fin.
Nous sommes en face d’un cas de figure presque unique dans l’Histoire de France,…celui de deux hommes, aux tempéraments et aux caractères bien différents, en phase sur un projet commun,… faire de la France un Etat puissant et respecté de tous,… en deçà et au-delà des frontières du royaume.
Pour y parvenir, leur façon de fonctionner va s’appuyer sur un partage des rôles assez précis.
Initialement, le cardinal définit certaines options politiques,… sur lesquelles nous reviendrons plus tard... qu’il valide lui même après que celles-ci aient fait l’objet d’études détaillées de ses proches collaborateurs…
Un dossier complet est ensuite présenté à Louis XIII, sous forme d’« Avis au Roi » de telle sorte que ce dernier ait le choix entre, au moins, deux options…

Enfin, après d’éventuelles observations, le roi arrête sa décision finale.
Une façon de faire finalement qui s’apparente au mode de gouvernance actuel dans les grandes entreprises…
Ceci dit, nous pouvons revenir sur leur fameux projet commun :

  • A l’intérieur, redonner ses lettres de noblesse à l’axiome de droit public de la France capétienne.

« Une foi, une loi, un Roi »

  • A l’extérieur, se donner les moyens de rendre à la France la première place politique et économique en Europe.


Commençons par le projet intérieur.
Concernant la foi, on pensait que le problème de l’hérésie protestante avait été réglé en 1598,… par l’Edit de Nantes.

Un texte qui avait mis fin à près de 40 longues et dures années de guerres de religion.
Et bien, en réalité, ce n’était pas tout à fait le cas…

D’abord l’Edit de Nantes a été octroyé par un ancien protestant – Henri IV - un converti de fraîche date retourné à la religion officielle afin de pouvoir régner dans un pays à nette majorité catholique.
Ensuite, cette paix n’a pas été signée dans la concorde nationale.

Les catholiques voulant toujours se débarrasser de l’hérésie protestante et ces derniers n’étant pas en reste.
Seuls le manque d’argent pour continuer la guerre, la mort du duc de Guise et la présence à la tête du pays d’un roi à forte personnalité – Henri IV - ont permis à l’Edit de Nantes de faire illusion quelques années…
Enfin, cette paix civile a été signée sans que certaines places fortes protestantes aient été démantelées, La Rochelle et Montauban, notamment…
Bref, les braises sont loin d’être éteintes,… elles couvent…
C’est donc sans surprise qu’à partir des années 1620 certains vont profiter de la médiocrité du personnel politique en place et de l’inexpérience du roi pour réactiver un conflit religieux que l’on croyait réglé…

De fait, sous la conduite du nouvel « Hérault » réformiste, Henri de Rohan, des guerres civiles fratricides vont refaire leur apparition dans le midi et l’Ouest du royaume.
Des batailles indécises se terminant par deux traités – celui de Montpellier en 1622 et de La Rochelle en 1626 - ressemblant fort à ces trêves de la fin du 16ème siècle qui ne réglaient rien sur le fond.
Mais un an plus tard, la situation se présente différemment.

Richelieu est en pleine ascension politique et avec lui, les décisions lourdes à prendre sont assumées…
La Rochelle est-il un port autonome qui commerce avec l’Angleterre ?

Une ville fortifiée qui nargue l’autorité royale ?

Un bastion de l’hérésie protestante ?

Bref et selon l’expression consacrée, un « Etat dans l’Etat ».
Et bien, on va lui faire rendre gorge et l’affamer.
Pour ce faire, Richelieu coupe d’abord les communications terrestres, puis fait envahir les îles voisines de Ré et d’Oloron infestées d’anglais avant de bloquer toute communication maritime grâce à une digue provisoire de 1500 mètre de long sur 20 mètres de haut,… une prouesse technique incroyable pour l’époque.
Le résultat est à la hauteur des espérances du cardinal...

Assiégée depuis septembre 1627, la cité, pourtant aidé militairement par les marins de Buckingham, capitule un an plus tard, en ayant perdu au passage près de 80% de sa population.
Mais ce n’est pas suffisant pour Richelieu qui veut extirper définitivement l’hérésie protestante du royaume.

Quelques mois plus tard, il achève le travail en s’attaquant aux dernières cités languedociennes refusant encore de se soumettre.
Des sièges victorieux conduisant à un traité mettant cette fois-ci un point final aux guerres de religion…

L’Edit de grâce d’Alès de juin 1629 !

Notons au passage que la notion de « grâce » qualifiant ce traité se rapporte à la volonté royale de ne pas humilier les protestants.
En clair, si leurs dernières places de sûreté sont démantelées, si leurs derniers privilèges politiques sont supprimés, … leur liberté de culte, en revanche, est entièrement maintenue.
Pourquoi cette clémence ?
Parce que le cardinal ne veut pas indisposer, pour des raisons de politique extérieure, nous le verrons plus tard, les calvinistes européens,… mais aussi parce qu’il trouve stupide, comme Catherine de Médicis avant lui, que la France s’affaiblisse dans des conflits religieux interminables…
Sur la question de la foi, notons que Richelieu va se montrer également inflexible, quelques années plus tard, avec ceux, tel l’abbé de Saint-Cyran, qui tentèrent d’imposer un courant néo-catholique…le Jansénisme…
Le cardinal estimait notamment que ce nouvel intégrisme,… qui s’inscrivait pourtant dans le cadre de la Contre-Réforme,… s’autorisait trop de liberté sur certaines questions,… la place du clergé dans la société… ou encore les relations entre morale et politique…
Dès lors, Richelieu, adepte lui d’un catholicisme traditionnel s’appuyant sur un pragmatisme marqué, lui permettant de s’arranger en toute circonstance avec sa conscience,… voulut tout de suite tuer dans l’œuf ce courant qu’il jugeait incompatible avec l’absolutisme royal…
Saint-Cyran fut donc enfermé… et ne sera libéré qu’après la mort du cardinal…
Un message clair signifiant à tous que seul le roi, lieutenant de Dieu sur terre,… avait le pouvoir de « gouverner » les âmes de ce pays et de décider ce qui relevait du Bien ou du Mal.
Passons maintenant au second terme de l’axiome :
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