La France en révolution (1789 – 1799). I° Comment s’écroule l’Ancien Régime en 1789 ?





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  1. La République en danger.




        • La Convention décide de juger elle-même le roi, fondant l'accusation sur la découverte de documents attestant les négociations du roi avec l'Autriche. Au premier jour du procès, celui que l'on appelait désormais Louis Capet fut accusé de «conspiration contre la liberté publique».

        • Robespierre : « Louis doit mourir parce qu’il faut que la patrie vive. », discours du 3 décembre 1792 à la Convention.

Sa culpabilité fut reconnue et il fut condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793.


        • Doc. 4 p77: Louis XVI guillotiné (21 janvier 1793).

          • nature du document ?

          • La scène se passe sur la place de la Révolution qui est devenue le place de la Concorde. Louis crie « je suis innocent », mais les tambours couvrent sa voix et le couperet tombe. Le bourreau Sanson présente au peuple la tête du roi guillotiné en haut de l’échafaud. 20 000 gardes nationaux sont mobilisés pour prévenir une éventuelle attaque royaliste. A droite, on voit le socle de la statue de Louis XIII a été détruite.


Le roi est guillotiné après son procès le 21 janvier 1793.


        • Doc. 6 p 77: la République en danger.

          • Nature de ce document ?

          • Quels sont les ennemis de la République ? Ennemis extérieurs et intérieurs.

La condamnation à mort du roi provoque une forte émotion dans les pays européens et en France. La République est menacée :


          • Ennemis extérieurs : pourquoi ? En septembre 1792 (victoire de Valmy), la France a réussi à repousser les armées prussiennes et autrichiennes. Mais après la mort du roi, les puissances européennes forment une coalition (Autriche, Prusse, Angleterre, Espagne, Provinces-Unies, Piémont). Les défaites se multiplient, la France est à nouveau envahie.

Pour défendre le territoire, la Convention ordonne une levée de 300 000 hommes sur tout le territoire.

A l’extérieur par une coalition des pays voisins.


          • Ennemis intérieurs : pourquoi ?

Révolte vendéenne (docs. p 79): dans cette région, les paysans sont restés très attachés au roi et à la foi catholique (ils sont contre la Constitution civile du clergé). Le vote par la Convention d'une levée en masse de 300 000 hommes provoque un soulèvement populaire. Les paysans se donnent pour chefs des nobles locaux (présence des prêtres réfractaires).

A l’intérieur par l’insurrection royaliste de la Vendée.


        • Doc. 2 p 78 : un sans-culotte (ne porte pas de culotte, vêtement aristocratique mais un pantalon long à rayures). Ici, il est muni d’une pique et d’un sabre. Il porte le bonnet phrygien (bonnet rouge que les esclaves portaient dans l’Antiquité lorsqu’ils étaient affranchis –voir Marianne-). Il est prêt à se battre pour la République.

Face aux dangers qui se multiplient, les sans-culottes demandent à la Convention de prendre des mesures exceptionnelles. Or, les Girondins, qui dominent l’Assemblée à ce moment là, les refusent. Les sans-culottes font arrêter des députés Girondins après avoir encerclé la Convention (2 juin 1793), donnant ainsi le pouvoir aux Montagnards.

Les Montagnards ne sont pas aimés de tous et certains les rejettent : ce sont les révoltes fédéralistes (Provence, Bordeaux, Lyon, Bretagne, Normandie).

Les députés girondins, incapables de repousser les ennemis sont arrêtés par les sans-culottes (2 juin 1793), le pouvoir est donné aux Montagnards, ce qui entraîne des révoltes en province (révoltes fédéralistes).
Cependant, les Montagnard sont au pouvoir, ils veulent agir. Ce gouvernement met en place la Terreur.

  1. La Terreur (1793-1794).




      1. Les hommes de la Terreur : Robespierre et Danton.


Fiche d’activité (manuel p 80-81): Robespierre et Danton.






Robespierre



Danton


A quel ordre et à quel milieu social appartient-il à la vieille de 1789 ? Quel est son âge en 1789 ?

Issu du tiers état et membre de la bourgeoisie (études d’avocat), il a 31 ans en 1789. Il est élu représentant du tiers pour Aras.

Issu du tiers état et membre de la bourgeoisie, il a 30 ans en 1789.

Quels sont ses traits de caractère ?

Honnête (surnommé « l’incorruptible »), calme et réfléchi.


Explosif et bon vivant, il profite de la Révolution pour s’enrichir.

De quel club est-il membre ?

Jacobins

Cordeliers

A quel « parti » de la Convention se rallie-t-il ?

Montagnard

Montagnard

Quel est son rôle dans le Comité de salut public mis en place en avril 1793 ?

En juillet 1793, il entre au Comité de salut public, il y fait figure de chef du gouvernement. C’est alors que sont établis le maximum des prix, la levée en masse et la terrible loi des suspects.

Il en est l’instigateur et le dirige durant trois mois. Jugé trop mou, il en est évincé et est remplacé par Robespierre. Il se retire à la campagne.

Fin 1793, début 1794, quel est son attitude vis-à-vis de la Terreur ?

En mars et avril 1794, il fait arrêter et guillotiner les Enragés (favorables au renforcement de la Terreur) et les indulgents.

Le 10 juin, il fait voter la loi du 22 prairial ; les « suspects » sont exécutés en masse à la suite de procès expéditifs parfois collectifs.


A l’automne 1793, il revient à Paris et prend la tête des Indulgents, qui réclament la fin de la Terreur.

Comment s’achève sa vie ?

Le reste des députés, inquiets pour leur vie, se liguent et accusent alors Robespierre de vouloir instaurer une dictature à son profit. Ils le font arrêter le 27 juillet 1794 (9 Thermidor) puis exécuter sans jugement le lendemain.

Il est arrêté en mars. Après un procès expéditif, il est guillotiné le 5 avril 1794. Quelques instants plus tôt, passant devant la maison de Robespierre, il avait hurlé « Robespierre, je t’entraîne avec moi ». Sur l’échafaud, il dit au bourreau Sanson : « Montre ma tête au peuple, elle en vaut la peine ».




      1. Comment la terreur s’exerce-t-elle ?


Fiche d’activité 
Les difficultés sont nombreuses (menaces intérieures et extérieures), ce qui engendre des difficultés financières ( la guerre coûte cher), il y a une crise de subsistance. Il faut donc réagir au plus vite.


        • Mesures militaires : doc. 3 p 77, la levée en masse, questions du manuel.

        • Mesures politiques : doc. 5 p 77, la loi des suspects, questions du manuel. Cette loi ordonne l’arrestation de tous les ennemis de la Révolution, avoués ou présumés. On estime à plus de 300 000 le nombre de personnes que cette loi permet de jeter en prison. Des gens sont emprisonnés sur simple délit d’opinion, d’autres simplement du fait de leur naissance (comme les anciens nobles). Autres victimes : prêtres réfractaires, Girondins…

        • Mesures « religieuses ». Expliquer à l’oral.

        • Mesures économiques : doc. 1 p 76 : la loi du maximum. Questions du manuel.


Synthèse :

        • montrez que les principes de 1789 (DDHC) sont remis en cause par la Terreur.

        • Qu’est-ce qui justifie de telles mesures ?


Pour sauver la Révolution, les Montagnards mettent en place la politique de la Terreur :

        • le Comité de salut public (mis en place le 6 avril 1793) prend désormais toutes les décisions, la Convention ne fait plus que les approuver ;

        • dans les provinces, des représentants en mission veillent à l’application des décisions du Comité de Salut public ; c’est la centralisation.


Comment la Terreur s’exerce-t-elle ?

La Terreur s’exerce à tous les niveaux. Des mesures autoritaires sont prises :


Mesures militaires

Organisation d’une levée en masse (service militaire obligatoire pour tous les hommes célibataires de 18 à 25 ans) pour repousser les ennemis.

Suppression des libertés :

1. Politiques





Loi des suspects, tribunal révolutionnaire : arrestation et exécution des « ennemis » de la Révolution.

2. Religieuses

Déchristianisation (lutte violente contre l’Eglise).

Ex. calendrier révolutionnaire2.

3. Economiques

Loi sur le maximum (maximum des prix et des salaires).



Résultats :

- au début de 1794, les ennemis extérieurs (coalition) et intérieurs (Vendée, révoltes fédéralistes) sont vaincus.
Les Montagnards se divisent : les « Enragés » (Hébert) veulent poursuivre et intensifier la Terreur (lutter contre la misère), les « Indulgents » (Danton, Camille Desmoulins) pensent qu’elle n’est plus nécessaire.

Robespierre, véritable chef du Comité de salut public les fait exécuter. Les députés du Marais, inquiets pour leur propre vie accusent alors Robespierre de vouloir instaurer une dictature à son profit. Ils le font arrêter puis exécuter.
- Robespierre, vrai chef du Comité du salut public en 1794, fait disparaître les divers opposants et renforce son pouvoir autoritaire. Le reste des députés, inquiets de la tournure des évènements, le fait arrêter et exécuter (9 Thermidor an II – 27 juillet 1794).
La République est sauvée mais ensanglantée.

V° Qu’est-ce qui permet à Bonaparte de s’emparer du pouvoir en 1799 ?


  1. De Thermidor au Directoire.




        • Après la chute de Robespierre, la Convention est dominée par les députés modérés de la plaine. On les appelle les Thermidoriens. Ils mettent fin à la Terreur : ils libèrent les prisonniers, rouvrent les Eglises et abandonnent le maximum des prix (ce qui entraîne la hausse des prix).




        • Ils établissent une nouvelle constitution (1795) : le Directoire.

          • Doc. 3 p 83 : le « gouvernement des meilleurs », Boissy d’Anglas, discours à la Convention, 23 juin 1795. Questions du manuel.

          • Doc. 4 p 86 : la Constitution de 1795. Questions du manuel.

rétablissement du suffrage censitaire, 2 conseils élus pour le législatif, 5 Directeurs pour le pouvoir exécutif (éviter une nouvelle dictature).
Après la chute de Robespierre, la Convention met fin à la Terreur. Un nouveau régime est instauré : c’est le Directoire.

Pb. : Le Directoire peut-il apporter la paix au pays ?


  1. Un régime fragile et instable.




        • Agitation sociale : doc. 1 p 82 : une soupe populaire et doc. 5 p 83 : un salon sous le Directoire. Questions du manuel.

          • L’Etat est ruiné par la guerre qui continue. Dans les villes, la misère se développe. La pénurie de grains et la vie chère provoquent des émeutes de la faim.

          • Depuis la fin de la Terreur, les royalistes relèvent la tête : ils étalent leur richesse, ils s’habillent et s’amusent de façon excentrique. Les « Incroyables » et les « Merveilleuses » organisent des bals auxquels ne peuvent participer que ceux qui ont eu un parent guillotiné. Les royalistes font régner la « Terreur blanche » : le 5 octobre 1795, ils tentent de prendre le pouvoir par la force, mais l’insurrection est réprimée.




        • Agitation politique : doc. 2 p 82 : le manifeste de Gracchus Babeuf3.


Appel fréquent à l’armée.

Les Français sont divisés, l’insécurité grandit. Dans ces conditions, le Directoire ne parvient pas à gouverner selon les lois et fait fréquemment appel à l’armée pour réprimer les émeutes.


  1. Le coup d’Etat de Bonaparte.


Bonaparte (1769-1821). Voir biographie (jusqu’au coup d’Etat) p 84-85.

Né à Ajaccio (Corse), il se range en 1789 aux côtés de la Révolution.

C’est lui qui, en 1793, reprend Toulon aux Anglais. En 1795, il mate la rébellion royaliste. En 1796, le Directoire lui confie le commandement de l’armée d’Italie. C’est la moins importante et la plus pauvre des trois armées engagées dans la lutte contre l’Autriche. Il la réorganise et motive les troupes, puis il vole de victoires en victoires. Elles lui permettent d'imposer aux Autrichiens le traité de Campoformio (18 octobre 1797).Quant il revient à Paris, en décembre 1797, il est accueilli en héros.

Cependant, le Directoire cherche à écarter ce personnage dont la célébrité et l'influence constituent une menace. Aussi l'éloigne-t-il en lui remettant le commandement de l'expédition d'Égypte (1798-1799), destinée à couper la route des Indes aux Anglais.

Pour Bonaparte, l'opération est un demi-échec : la flotte qui devait assurer le retour de l’expédition est détruite en rade d’Aboukir et il échoue dans le siège de Saint Jean d’Acre. Il laisse son armée et rentre presque clandestinement en France (octobre 1799). Mais, grâce à une habile propagande, il est tout auréolé de prestige, au moment où le Directoire se débat dans des querelles intestines.
Bonaparte, qui commande les troupes de Paris, profite du mécontentement général et de sa popularité pour organiser un coup d’Etat, (18 brumaire = 9 novembre 1799). Les Français, lassés par 10 ans de troubles et d’incertitudes, acceptent ce « sauveur ».



1 L'expression «Ancien Régime», forgée dès 1789, est popularisée par Alexis de Tocqueville dans un livre célèbre, l'Ancien Régime et la Révolution (1856). À l'origine, elle qualifie un mode de gouvernement et une organisation sociale exécrés et abolis. Par la suite, elle perd sa connotation négative pour désigner les trois siècles de l'histoire de France qui séparent la période féodale de la Révolution.

2 Le calendrier républicain fut instauré par la Convention le 5 octobre 1793. L'ère républicaine commença le 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République... et de l'équinoxe d'automne.

L'année comportait, comme dans l'ancien calendrier égyptien, 12 mois de 30 jours, suivis de 5 jours complémentaires, les «sans-culottides». Tous les quatre ans, un sixième jour, dit «jour de la Révolution», s'y ajoutait. Les mois républicains, rebaptisés par le poète Fabre d'Églantine (l'auteur de la chanson Il pleut, il pleut, bergère), étaient en relation étroite avec les saisons et les travaux des champs.

  • La première saison se décomposait en vendémiaire, brumaire et frimaire.

  • Suivait l'hiver avec nivôse, pluviôse, ventôse,

  • puis le printemps avec germinal, floréal et prairial.

  • L'année se terminait avec les mois d'été: messidor, thermidor et fructidor.

La semaine de sept jours disparut au profit de la décade (trois dans un mois) : désir d'appliquer au temps les mesures décimales qui régissaient celles des volumes, des surfaces et des poids. Les jours étaient désignés par leur rang: primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et, enfin, décadi, consacré au repos.

Ce système se heurta à une résistance farouche, et la carrière du calendrier républicain ne dura que douze ans: Napoléon y mit fin le 1er janvier 1806.



3 Gracchus Babeuf . Révolutionnaire français (Saint-Quentin, 1760 — Vendôme, 1797).

Babeuf est l'«inventeur» du premier système communiste, appelé le babouvisme, qui prévoyait la suppression de toutes les inégalités et l'abolition de la propriété individuelle.

Le babouvisme est d’abord une réaction contre la misère et la faim. Babeuf pose le problème de la lutte des classes et affirme que «la Révolution française n'est que l'avant-courrier d'une autre révolution bien plus grande qui sera la dernière». Le principe fondamental de sa doctrine repose sur l'égalité et la distinction entre l'égalité formelle et l'égalité réelle. C'est en cela que le babouvisme s'apparente au communisme. Mais il s'agit d'un communisme ascétique se méfiant du luxe, ignorant du progrès, tourné vers le passé, vers l'agriculture et l'armée, qui doit contribuer à entretenir une longue période de dictature. Babeuf veut s'inspirer des Romains; il se fait appeler Gracchus et appelle un de ses fils Caïus.

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