2/2 La Touraine Carolingienne La Bataille de Poitiers (732)





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Histoire de la Touraine

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La Touraine Carolingienne

La Bataille de Poitiers (732)



La bataille de Poitiers (on dit aussi de Tours) a marqué l'arret de la progression des Arabes en Europe de l'Ouest. Elle s'est déroulée sur plusieurs jours dans un espace s'étendant de Tours à Moussais la Bataille entre Châtellerault et Poitiers.
Charles Martel, Maire du Palais, a pris position et engagé le combat au sud de Tours, près de Ballan-Miré et de Joué les Tours, au lieu dit les Landes de Charlemagne. Les Arabes ont reculé jusqu'au dernier combat à Moussais dans le Poitou. Ensuite ils se replient vers le sud abandonnant l'Aquitaine à Charles.


La Renaissance Carolingienne


La Touraine a été très fréquentée par les rois et notables Carolingiens. Ainsi d'importantes réunions d'Evêques se sont tenues comme le IIIème Concile de Tours en 813. En 821 l'Empereur Louis I le Pieux demande à son envoyé Pépin de commencer les travaux pour endiguer la Loire. Son fils, le roi de la Francie de l'Ouest, Charles le Chauve venait souvent à Tours qu'il considérait comme la capitale intellectuelle de son royaume.


Le monastère de Cormery est fondé en 791. Alcuin fut nommé Abbé de Saint Martin et de Cormery en 795. Avec lui les Abbayes de Saint Martin de Tours et Cormery deviennent un centre culturel important de l'époque Carolingienne et l'Ecole de Tours était alors la première de l'Empire.

Il ne reste rien des nombreux monuments Carolingiens de Tours, mais plusieurs églises de Touraine datent des IX et Xèmes siècles: Cravant (vieux bourg), Saint-Mexme à Chinon, Saint Germain sur Vienne, Restigné, Esvres.




Les Normands


En 853 le redoutable chef Normand
Hasting ravage l'Abbaye de Marmoutier et tue les moines. Il incendie la Basilique Saint Martin et les autres églises de Tours. Les reliques du saint sont emportées à Cormery, puis à Auxerre.
Le duc de France
Robert le Fort essaie de détruire Hasting et sa bande qui sont revenus en Anjou. Mais il meurt lors de la bataille de Brissarthe (866) au nord d'Angers.
Au début du Xème siècle, Rollon, le futur duc de Normandie lance ses troupes pour aller piller Tours. La vue de la chasse de
Saint Martin (selon la légende) portée en procession sur les remparts, fit reculer les Normands. La contre attaque des défenseurs de la ville les repoussa jusqu'à Saint Martin le Beau (de bello) et en tua six cents.

L'Abbaye Saint Martin à la fin des Carolingiens








La charge d'Abbé Laïque de Saint Martin de Tours avait une importance considérable. Et les Robertiens, ancêtres des Capétiens étaient particulièrement attachés à leur titre d' Abbé de Saint Martin. Cette Abbaye a été à certains moments une capitale de l'Etat Robertien au Xème siècle. Le Comte-Abbé était entouré d'Evêques, de Chanoines, de Comtes et de Vicomtes. Ses actes étaient écrits ou dictés par les Chanoines de L'Abbaye qui constituaient une sorte de chancellerie.







Tours au XIe siècle: Remparts et Basilique St Martin

La Touraine Féodale


Au haut Moyen Age, Tours est une capitale religieuse par l' Abbaye Saint Martin et son église centre de pélerinage, par l'Archevêché qui est étendu et important (il couvre tout le nord ouest de la France), et par l' Abbaye de Marmoutier.
Cette situation a rendu difficile l'établissement d'un pouvoir temporel dans la ville. Pour autant avec la montée de la
féodalité , la Touraine est l'enjeu d'un conflit de plus d'un siècle entre les Comtes de Blois et les Comtes d'Anjou. Ces derniers l'ont finalement emporté et la Touraine est devenue ensuite une région centrale de l'Empire Plantagenet.







Le Moyen Age






En 1120 les bourgeois de Châteauneuf cherchent à constituer une Commune. Les Chanoines de l'Abbaye de Saint Martin s'y opposent et le différend se termine par l'incendie de la Basilique et du bourg de Châteauneuf en 1122. Les bourgeois obtiennent une charte communale du roi de France Louis VII en 1143. Celle ci est confirmée en 1181 par Philippe II Auguste qui par la même occasion se substitue aux Chanoines pour rendre la justice.


En 1184 le Pape casse la commune et ce n'est qu'en 1212, à l'issue de la lutte entre Plantagenets et Capétiens, lorsque la Touraine fut réunie à la France que les libertés communales devinrent concrètes. En 1232 les Chanoines reconnaissent enfin les droits des habitants de Châteauneuf. Cet état est confirmé par Saint Louis en 1258.












A partir de 1355, à cause des premiers ravages de la Guerre de Cent Ans, Tours et Châteauneuf sont réunis dans le meme ensemble de fortifications. 
Dans la dernière période de la Guerre de Cent Ans Tours devient de fait la capitale du Royaume de France. Jeanne d'Arc passe à Tours en avril 1429, elle s'équipe pour combattre (armure, etc ...) puis se rend à Blois avant d'aller obliger les Anglais à lever le siège d'Orléans.
Le Roi de France Louis XI réside en permanence au château de Plessis les Tours. Il favorise le développement de l'industrie Tourangelle de la soie, qui en arrivera un temps à concurrencer celle de Lyon.
C'est en 1462 que Louis XI réunit Tours et Châteauneuf en une seule municipalité avec Maire et Echevins élus.














Place Plumereau, Tours












La Renaissance

A partir de Louis XI, les rois de France et la Cour séjournent fréquemment en Val de Loire et en Touraine. C'est l'origine de la construction de nombreux et splendides châteaux et demeures dans la région. Ce sont les Châteaux de la Loire.


La noblesse et la bourgeoisie de Tours occupe les plus hautes fonctions de l'état, ses membres (familles Briçonnet, Beaune-Semblancay, etc ...) se construisent des châteaux en Touraine et de belles résidences à Tours. L'Hôtel Gouin (cf photo ci-contre), réhabilité après les bombardements de la seconde Guerre Mondiale, est un exemple d'habitation construite par la bourgeoisie locale à cette époque.




Au moment des Guerres de Religion, surtout quand Paris est investi par les Ligueurs, Tours est la ville centrale du royaume.






Les Temps Modernes


Après les Guerres de Religion, l'histoire de Tours se banalise, le centre de la vie Française s'est désormais déplacé à Paris. Ce n'est que dans les circonstances difficiles que Tours reprend son rôle d'antan.
La vie économique est rythmée par le trafic des voyageurs et marchandises sur la
Loire, c'est l'époque prospère de la Marine de Loire.


L'activité près du pont sur la Loire au XVIIIème siècle

Au milieu du XVIIIème siècle la ville est restructurée en particulier par la création d'un nouveau pont qui est prolongé par une grande artère la Rue Royale (maintenant rue Nationale). L'Intendant du Cluzel a eu un rôle déterminant dans la réalisation de ces opérations.


En 1870 le Gouvernement Français s'installe à
Tours en conséquence de l'invasion Allemande. A la fin du XIXème le développement du chemin de fer conduit à la construction d'une Gare à l'architecture caractéristique. Saint Pierre des Corps devient une gare de triage importante. En contrepartie des progrès des chemins de fer l'activité fluviale sur la Loire se réduit considérablement. L'axe principal de la vie de Tours n'est plus le long de la Loire mais perpendiculaire avec la rue Nationale et son prolongement, l'Avenue Grammont. C'est à la même époque que sont démolis beaucoup de monuments de la ville de Tours, le dommage au patrimoine culturel de la ville est irréparable.






La Seconde Guerre Mondiale


En 1940, Tours sert de point de repli intermédiaire pour le Gouvernement Français dont les armées reculaient devant la progression des Allemands.
Les bombardements Allemands de juin 1940 ont démoli une partie du centre ville faisant disparaitre de nombreux monuments anciens.
Le 15 juin les avions allemands bombardent des colonnes de réfugiés à Parcay-Meslay. Dans la matinée du 16 le quartier des Prébendes reçoit des obus et à 13h30 c'est l'aviation italienne qui tire sur le pont de pierre. Le 17 juin le Maréchal Pétain demande l'Armistice aux Allemands. L'Armée Française, ayant des velléités de défendre la ville, fait sauter à 23h une arche du pont coté Saint Symphorien. Le 19 juin au matin les Allemands sont positionnés à l'entrée de Tours et tirent des obus sur la ville. L'artillerie Française s'est installée à Joué les Tours et tire sur les positions Allemandes de Saint-Symhorien. Le bombardement de la ville se poursuit toute la journée et le lendemain 20 juin. Pourtant le 20, à 17h une treve est accordée pour le passage de la délégation Française chargée de discuter l'Armistice. Le Maire de Tours en profite pour discuter avec les chefs Allemands. Finalement les bombardements de la ville ne reprendront pas mais les dégats sont considérables, douze hectares d'immeubles ont été rasés. La photo ci dessous permet de mesurer l'étendue des destructions dans le centre ville, seule l'église Saint Julien est restée debout par miracle.



Le Centre de Tours après les bombardements de juin 1940


Après la Guerre, la zone détruite est rebâtie dans un style homogène mais qui ne peut que faire regretter certains beaux immeubles disparus.

A partir des années 1960 une opération importante de réhabilitation du quartier Châteauneuf-Plumereau est engagée, le résultat est particulièrement réussi.


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