Ouverture du s é minaire Fran ç oise Moulin Civil, rectrice de l'acad é mie de Lyon





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GRANDE MOBILISATION DE L’ECOLE POUR LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE

JEUDI 26 MARS 2015

COMPTE-RENDU DU SEMINAIRE INTERACADEMIQUE

  • Ouverture du séminaire - Françoise Moulin Civil, rectrice de l'académie de Lyon

Cohérence des actions menées dans le cadre de la grande mobilisation de l'Ecole pour les valeurs de la République
Un plan national dans le cadre de la grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République doit conduire à la formation de 1000 référents laïcité chargés de former 320 000 enseignants. Son but est de réaffirmer et de faire partager les valeurs de la République et notamment la laïcité.

Deux temps de formation sont prévus : d’abord une journée de séminaire inter-académique suivie d’une journée dans les académies.

Il s’agit de mettre en place des éléments de langage commun afin que tous les enseignants amènent les élèves sur la voie de l’autonomie : être capable de penser par eux-mêmes les valeurs de la République.

Pour cela, il faut s’interroger sur le sens des mots qui font nos valeurs, des mots qui font « tous les métiers » : liberté, égalité, fraternité.

  • La liberté est un mot abstrait qui recouvre des réalités bien concrètes.

  • L’égalité passe par le respect de la dignité humaine.

  • La fraternité est un idéal lointain qu’il faut réaffirmer.

Pour autant, il ne faut pas tomber dans le catéchisme républicain ou l’angélisme. Ces valeurs doivent être réaffirmées dans le cadre de l’école mais on ne peut ignorer ou taire les difficultés.



  • Vidéo de Florence Robine, Directrice générale de l'enseignement scolaire


Il faut renforcer la transmission des valeurs de notre République et irriguer le système éducatif par des actions cohérentes et lisibles. Au-delà du mouvement spontané du mois de janvier, une action organisée s’impose. En effet, les réactions d’élèves lors des minutes de silence ont interrogé le rôle de l’école et poussent à réagir. Car l’école, ce n’est pas seulement la transmission des savoirs, c’est aussi le lieu de partage des valeurs de la République, elle doit forger le « vivre ensemble ».

Mais comment enseigner ces valeurs ? Comment les faire vivre ? Comment l’école peut-elle transmettre aux futurs citoyens éclairés, l’idée que tout ne se vaut pas.

Dans le cadre de la grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République, onze mesures1 ont été annoncées le 22 janvier par la ministre de l'Éducation nationale pour retrouver le sens profond de ces mots et pour les faire vivre. Ces mesures doivent irriguer l’ensemble du système éducatif de façon cohérente. Réaffirmées au cœur de l’école, elles doivent également conduire à la culture de l’engagement citoyen. Aussi il est nécessaire pour l’école2 de développer des liens avec les partenaires extérieurs.
La culture commune est un objectif à atteindre et les inter-académiques, organisés en 8 séminaires, doivent s’appuyer sur l’existant. La DGESCO a pris le parti de la co-construction avec les académies, c’est-à-dire d’un travail conjoint. De nouvelles ressources pédagogiques (vidéo/ retour sur les concepts) sont en ligne sur les sites d’Eduscol et Canopé3. De plus, un livret de la laïcité reprenant les différents textes fondateurs est publié.

L’enjeu premier de cette formation est de réfléchir aux modalités pratiques de mise en œuvre de ces valeurs, les faire vivre dans les actes courants de la vie des établissements scolaires. Le travail d’accompagnement doit s’organiser sur l’ensemble de la scolarité obligatoire avec des pratiques pédagogiques centrées sur le « apprenons ensemble ». Il s’agit par exemple de développer la pratique du tutorat entre élèves, de la médiation et du travail de groupe. De même, l’élaboration d’un journal de classe ou la mise en place de projets collectifs sont autant de pistes de travail à envisager.

Le deuxième enjeu est celui de l’enseignement des faits religieux. A ce titre, le livre d’Olivier Roy, La Sainte ignorance apporte une réflexion enrichissante sur la question de la déculturation, de la religion dans culture. Selon lui, le fondamentalisme n’est pas une réaction identitaire mais bien une crise de la culture4.Il en résulte une approche très neuve du phénomène religieux, avec des questions essentielles reposées par notre actualité : quel rapport entre religion et culture, religion et civilisation ? Ces questions doivent aussi être abordées dès le premier degré.

Le parcours citoyen est au cœur de l’école. L’élève doit s’impliquer davantage dans la vie de l’école mais aussi à l’extérieur de l’établissement scolaire. Ainsi les partenaires, les associations, les collectivités territoriales sont autant de leviers à utiliser.
En conclusion, l’engagement en faveur des valeurs de la République est un premier engagement non négociable des métiers de l’enseignement.



  • Laïcité et Islam par M. Abdennour Bidar, Chargé de mission laïcité


Quel rapport entre Islam et laïcité ? La question ne va pas de soi et on doit s’interroger sur son sens.
Dans notre paysage laïque, l’Islam est le nouveau venu, il est donc indispensable de lui faire toute sa place dans notre réflexion collective et de l’interroger. Nous devons l’inviter à réfléchir sur ce lien avec la laïcité. Aujourd’hui, nous devons retrouver une pensée et un usage de la laïcité qui font apparaître un principe existentiel entre tous ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, au service de l’émancipation de chacun (croire ou ne pas croire est un choix personnel).
Il faut donc réfléchir à un Islam culture et un Islam religion. Qui sont ces musulmans ? De culture musulmane ? De confession musulmane ? Certains ne sont pas pratiquants. Il y a donc une diversité de la population musulmane.
Il y a donc une nécessité de se poser cette question du lien entre Islam et Laïcité, sans a priori et sans préjugés : il y aurait une incompatibilité ente Islam et laïcité, un scepticisme, une condescendance de l’un envers l’autre, une hostilité de la laïcité envers la religion, l’islam en particulier, une défiance de la laïcité contre l’invasion de l’espace par une religion.
Si la laïcité est un principe de séparation entre la religion et l’Etat depuis 1882, 1886 et 1905, une telle séparation existe-t-elle dans l’islam ? Les opinions des chercheurs divergent sur la réponse à apporter :


  • Certains pensent que l’Islam a ignoré cette séparation.

  • D’autres pensent que cette séparation a été théorisée.


Par exemple, on peut citer le débat entre Rémi Brague5 et Olivier Roy6. Dans son ouvrage La loi de Dieu, le premier avance des arguments métaphysiques : dans le Coran, Dieu est le souverain de l’univers, il n’y a donc pas d’ordre humain qui ne pourrait faire allégeance à Dieu. Dans les versets 30-34 de la sourate 2, un dialogue entre Dieu et Adam évoque le califat de Dieu sur terre. L’être humain est un ministre de Dieu. Donc l’autorité politique est reconnue seulement si elle a un lien avec Dieu7. De même, le verset 59 de la sourate 4 8 évoque la chaîne d’autorité entre obéissance à Dieu et à ceux qui détiennent l’autorité. Le prophète est l’ombre de Dieu sur Terre et Médine est le mythe politique fondateur, une conjonction idéale entre les autorités. Au XX° siècle, il y a eu une tentative de déconstruction.

Au contraire Olivier Roy constate dès le 1er siècle une séparation entre autorité religieuse et autorité politique dans l’Islam. La même idée se retrouve dans l’ouvrage de Makram Abbès9, Islam et politique à l’âge classique, une étude de la constitution du pouvoir politique du VII° au XV° siècle. Les traités de l’art de gouverner ne montrent aucune trace de légitimation du politique au religieux (Contrairement à l’occident, où à la même époque, le Prince est le représentant de Dieu). Le bon prince peut se définir comme gardien de la religion seulement dans des cas particuliers (crises politiques par exemple) mais, le plus souvent, il y a séparation. La thèse d’Olivier Roy évoque la différence entre le fait, une tradition politique et l’imaginaire où la religion est omnipotente.
En 1925, Ali Abderraziq dans l’Islam et les fondements du pouvoir, « prône une séparation radicale du spirituel et du temporel : il montre que le Prophète est un guide spirituel et non un roi de ce monde. Aucun principe religieux n'interdit donc aux musulmans d'édifier leur État et leur société sur la base des dernières créations de la raison humaine et des systèmes politiques que l'expérience des nations a désigné comme étant parmi les meilleurs. L'œuvre pionnière d'Ali Abderraziq, qui a suscité des dizaines de commentaires et de réfutations depuis près de soixante-dix ans, reste par la tranquille radicalité de son propos un moment indépassé de la pensée réformiste islamique et un outil indispensable pour penser aujourd'hui les rapports entre la Loi, le pouvoir et le religieux dans le monde arabe et musulman »10.
Tout cela nous amène donc à comprendre que le problème entre Islam et laïcité n’est pas résolu. La séparation suffit-elle pour parler de laïcité ? Non, il faut aussi que les consciences soient libres vis-à-vis du pouvoir religieux.

Voilà ce qui se joue du côté des sociétés musulmanes, des communautés musulmanes en Europe et des côté des consciences musulmanes.
La compatibilité entre Islam et laïcité est recherchée. Deux conceptions s’opposent :

  • Conception maximaliste de la religion : le religieux impose les dogmes et la religion doit régner, encadrer, gouverner = incompatibilité,

  • Conception circonscrite du religieux : elle repose sur la revendication de deux choses, la loi commune faite par les hommes et la revendication d’un droit à la conscience de se positionner personnellement par rapport aux rîtes et coutumes religieuses.


L’issue n’est pas trouvée. II y a toujours débat dans les sociétés d’aujourd’hui.


  • Laïcité, enseignement laïque des faits religieux, enseignement moral et civique : définitions, articulations, chevauchements. Abdennour Bidar, Chargé de mission laïcité


Inscription possible de la laïcité dans les programmes : la Charte de la laïcité peut alimenter le contenu de l’éducation morale et civique.
Quelle pédagogie adopter dans le cadre de ce nouvel enseignement ?

Il faut conduire une pédagogie en lien avec la vie de l’établissement. La laïcité est un bien commun qu’il faut rendre concret.
La laïcité, à quoi ça sert ? Quel est le bénéfice des règles dans l’école ?

  • Pour notre vie ensemble, pour la concorde entre croyants et non croyants,

  • Pour l’émancipation personnelle de chacun.


Par exemple, il s’agit de montrer aux élèves que la laïcité est au service de l’humain dans l’homme. Elle sépare Etat et religion (article 2 de la Charte de la laïcité11 ). Quelle peut être le bénéfice de cette séparation ?

  • L’Etat démocratique ne s’appuie pas sur des textes religieux, ni sur la religion mais sur un système politique qui se fonde sur une confiance en l’homme qui veut former un peuple de citoyen. C’est donc l’éloge de l’humanité de l’homme car il s’agit bien de fonder un Etat sur les capacités humaines, le dialogue démocratique, la fraternité (article 412). Il faut faire confiance pour pouvoir parler, il faut une « amitié sociale » pour échanger.

  • L’article 313 traite de la liberté de conscience et réaffirme que chacun est libre de croire et de ne pas croire. Il n’y a pas de citoyenneté de première ou seconde zone. La laïcité est donc au service de l’égalité entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas.

  • La séparation est au service de la conciliation des libertés et est contraire à la liberté individualiste. L’article 4 de la Charte évoque l’exercice de la citoyenneté avec le souci de l’intérêt général. Par la laïcité, la médiation, la pédagogie morale et civique, on obtient une conception éclairée de la liberté, responsable avec le souci de l’autre. Si autrui n’est pas libre, je ne peux pas être bien dans ma liberté. Ce souci de la conciliation est le fondement d’une conscience humaniste, il faut cultiver une certaine fraternité. Les élèves doivent aussi avoir le souci de l’autre et de sa liberté et pour cela ils doivent être éduqués.

  • La logique d’une pédagogie concrète s’applique aux enfants mais aussi aux parents. L’article 614 donne conscience de l’exceptionnalité du lieu qu’est l’école. L’enfant est confié à des adultes engagés à ne pas les influencer contrairement aux nombreuses propositions idéologiques et consuméristes auxquelles ils sont confrontés quotidiennement (ex : publicité). L’école est au service de l’émancipation de l’élève : il trouve dans le socle commun les outils intellectuels vers la capacité de faire ses propres choix. Il construit son esprit critique.

  • Il est nécessaire de rendre sensible les élèves que la laïcité est au service de la qualité de la parole : on peut « débattre sans se battre ». Les articles 8 et 9 15 insistent sur la possible mise en dialogue des différentes convictions dans le but d’acquérir une culture commune.


La charte est donc un outil à exploiter.
La laïcité n’est pas une « baguette magique » mais permet la mobilisation contre la violence. L’enseignement moral et civique donner permettre de donner du corps et du contenu à la culture du respect. Par exemple réfléchir sur les vertus du respect, se soucier de l’autre ou ne plus cherche absolument à imposer son idée.

Il faut retrouver une culture de l’engagement, l’école n’est pas là seulement pour faire apprendre mais aussi pour faire partager les valeurs républicaines.



  • Laïcité, enseignement laïque des faits religieux, enseignement moral et civique : définitions, articulations, chevauchements. Isabelle Saint Martin, Directrice de l'Institut européen en sciences des religions


Dans le cadre de la grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République, onze mesures ont été annoncées le 22 janvier par la ministre de l'Éducation nationale. La première de ces mesures rappelle la mission de transmission des valeurs républicaines de l’école. Il s’agit notamment d’un enseignement laïque des religions à l’école. Il n’ya pas de savoir exclu de l’école.

La transmission des connaissances n’est pas la transmission des croyances, de vécus ou de témoignages personnels.

Depuis 1880 la question de la laïcité est évoquée en France et c’est dans un contexte apaisé et une pluralité culturelle que la Ligue de l’enseignement relance le débat en 1982. En 1989, Philippe Joutard rédige un rapport sur l’enseignement de l’histoire-géographie et pointe l’inculture des élèves en matière de religion.

En 1991, un colloque se tient à Besançon et s’interroge : comment enseigner l’histoire des religions dans une démarche laïque ?

En 1996, l’enseignement du fait religieux apparait dans les nouveaux programmes d’histoire.

En 2002, Le rapport Debray 16 questionne l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque.
Quels sont les attendus dans l’enseignement du fait religieux ?

- distinguer le religieux, objet de culte et le religieux, objet de culture.

- associer la perspective patrimoniale à la prise en compte de la compréhension du monde contemporain.

- inscrire la connaissance du fait religieux dans les disciplines et pas seulement en histoire.

-améliorer la connaissance de l’autre et le vivre ensemble dans une société pluraliste et laïque. L’ignorance génère la peur et la connaissance permet le dialogue.
Qu’est ce que le fait religieux ? C’est une expression objective, neutre et englobante, utilisée dans le rapport de René Rémond, intitulé « L’enseignement du fait religieux » (février 2002).

Cette expression au singulier a pu faire craindre un traitement trop uniformisé ou factuel de la question, mais en réalité non. Il s’agit bien de comprendre un univers symbolique, d’avoir accès au patrimoine culturel. Pour éviter les difficultés de compréhension, on se doit d’avoir une notion des civilisations. Il faut retranscrire les religions dans l’histoire et comprendre la place des faits religieux dans le monde contemporain (exemple du lien entre actualité et fait religieux : des conflits).

On peut faire le lien avec le socle commun qui permet de se situer dans l’espace et dans le temps et insiste sur l’idée d’un respect mutuel.

Mais les difficultés demeurent : la cohérence des enseignements, la posture des enseignants et la maîtrise des ressources (ressources à tester sur le site de l’IESR : institut européen en sciences des religions).


  • Discours de Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche



Le sursaut citoyen du mois de janvier ne pouvait pas rester sans suite. Aussi la mise en œuvre de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République se veut pérenne et robuste. Au lendemain des attentats, des enseignants ont témoigné de leurs difficultés, leurs vulnérabilités face aux théories haines de certains élèves. Elles fragilisent le rôle de l’école. La première mission de l’institution, qui est de former ses agents, doit donc être réaffirmée. Par exemple, dans la formation initiale, où une prise en charge de ces questions va apparaître dans les concours de recrutement (éducation aux médias, laïcité). Mais dans la formation continue aussi où les enseignants doivent être formés à la gestion de groupe, au débat argumenté, au numérique…

Huit séminaires représentent un plan de formation exceptionnel et d’autres initiatives suivront comme l’adaptation du PAF aux besoins des établissements sur ces questions. Il est nécessaire de mieux accompagner les enseignants dans leurs pratiques quotidiennes avec des ressources adaptées déjà disponibles.

La mobilisation est une réponse à l’obscurantisme barbare qui a tué mais c’est également un investissement dans l’identité même de l’école. Sa mission centrale a été rappelée dans la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 201317. Y figure notamment la Charte de la laïcité.

Sans laïcité à l’école et de l’école, pas de société laïque. La laïcité de l’école a précédé de 20 ans la laïcité de l’Etat. L’école est le creuset des valeurs de la République. C’est donc un enjeu essentiel pour que la laïcité soit mieux comprise par les élèves. Elle doit être au cœur des enseignements, elle est même une colonne vertébrale, le fondement sur lequel repose la contribution de l’école au projet Républicain : confier la souveraineté politique à un peuple de citoyens doués de liberté de conscience, d’expression, instruits et éduqués. La laïcité est donc un principe essentiel et intangible de la concorde, du « bien vivre » ensemble. Ce n’est pas l’instrument d’une opposition au fait religieux. Mais elle est la condition de la coexistence harmonieuse de toutes les expériences confessionnelles. La Laïcité est un principe de liberté, elle est moins un combat qu’un moyen de faire vivre une culture de la tolérance en séparant le savoir du croire. Elle doit être aussi le socle d’une culture professionnelle partagée reposant sur la neutralité du service public.

La pédagogie de la laïcité repose sur les contenus éducatifs : la Charte de la laïcité que l’on doit faire vivre davantage, avec les enfants et avec les parents, le programme d’enseignement laïque du fait religieux, l’enseignement moral et civique (de l’école élémentaire jusqu’au lycée) qui sera évalué en fin de parcours mais encore des passerelles autour des enjeux éthiques (la DDHC et l’héritage moral de la religion du livre).

La laïcité n’est pas un enseignement des croyances, elle permet la sécularisation des valeurs humanistes universelles et des faits historiques réalistes.

Au delà des contenus pédagogiques, la laïcité doit être présente aussi dans la vie scolaire avec l’éducation aux médias, la culture de l’engagement, le débat argumenté et le développement de la démocratie scolaire.

Il faut proposer une laïcité pratique, du quotidien, proche des élèves.



  • Les questions se posent-elles de la même manière dans le premier degré et dans le second degré ? Table ronde Laurence Loeffel, Inspectrice générale de l'éducation nationale, groupe premier degré, Françoise Martinetti, IEN culture humaniste, Nathalie Reveyaz IA-IPR Histoire-géographie, Michel Nesme IA-IPR philosophie.


Il faut favoriser la parole chez l’enfant. Il est acteur dans la pédagogie des valeurs (Cf Rapport Peillon). Les valeurs semblent lointaines aux élèves et sans lien avec leur univers. Faire partager les valeurs républicaines est une mission commune à tous les enseignants. Ces derniers doivent incarner ces valeurs.

Dans le premier degré, l’enfant acteur a des capacités d’abstraction moindre. Il faut avoir recours à des supports (poèmes, documents…). Des débats ou discussions à visée philosophique sont déjà possibles (conseil d’élèves).



  • 14hOO Ateliers

Atelier 1 : Education aux médias et valeurs de la République et Claude Bisson-Vaivre, Inspecteur général de l'éducation nationale, groupe Etablissement et vie scolaire et Gilles Braun, Inspecteur général de l'éducation nationale, groupe Etablissement et vie scolaire.
L’éducation aux médias et les valeurs républicaines sont deux thèmes liés entre eux.

D’après Condorcet il faut que «chacun soit assez instruit pour exercer par lui-même, et sans se soumettre aveuglément à la raison d’autrui, ceux dont la loi lui a garanti la jouissance ». Or les informations données aux jeunes par les médias, en dehors de l’école oblige à une certaine distance, un esprit critique qui s’acquiert, qui s’apprend. La loi de refondation du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République dans son chapitre 1er pose parmi les missions de l'École : « développ[er] les connaissances, les compétences et la culture nécessaires à l'exercice de la citoyenneté dans la société contemporaine de l'information et de la communication. Elle favorise l'esprit d'initiative. ». Plusieurs articles font mention de cette nécessaire éducation aux médias et à l'information.

Article 4 de la loi : « Elle développe les connaissances, les compétences et la culture nécessaires à l'exercice de la citoyenneté dans la société contemporaine de l'information et de la communication. Elle favorise l'esprit d'initiative. »

Article 12

« Art. L. 121-4-1.-I. - Au titre de sa mission d'éducation à la citoyenneté, le service public de l'éducation prépare les élèves à vivre en société et à devenir des citoyens responsables et libres, conscients des principes et des règles qui fondent la démocratie. [...]

Parmi les onze mesures annoncées par la ministre en janvier, un passage précis, l’article 3 traite de l’éducation aux médias18 et demande la mise en place d’un média dans chaque établissement scolaire (journal, blog…). L’éducation aux médias ne se limite pas aux questions numériques et aux réseaux sociaux. Selon Régis Debray, il y a plusieurs strates. Par exemple, twitter est une source d’information primordiale et montre l’évolution permanente des médias. Chacun peut être producteur d’information ou relais d’une information.

Qui est impliqué dans l’éducation aux médias ?

  • Le documentaliste a un rôle important à jouer,

  • La vie scolaire,

  • Les instances en lien avec les lycéens (CVL, MDL),

  • Les associations extérieures aux établissements scolaires (Ligue de l’enseignement, CEMEA, associations contre le racisme et l’antisémitisme).

Le rapport Bizot-Brunet19 montre que l’éducation aux médias n’est pas encore entrée dans les établissements scolaires.

Les discussions de l’atelier s’organisent autour de quatre temps :

  • Quels sont les usages dans les établissements scolaires ?

  • Quels sont les apports des disciplines et de la vie scolaire ?

  • Quels sont les partenaires fiables pour l’EMI ?

  • Quels points forts doivent être contenus ans le parcours citoyen ?

Echanges entre les différents intervenants (IA IPR, IA EVS, COP, Documentalistes, professeurs 1er/2nd degré …) sur le premier temps : Quels sont les usages dans les établissements scolaires ?

  • Des unes sont réalisées en classe mais trop peu souvent elle traite d’une actualité. La forme est privilégiée au fond.

  • Sur 600 inspections dans l’académie de Clermont, moins de 5% des enseignants engagent une réflexion autour de l’intérêt d’utiliser tel ou tel média. (IA IPR histoire-géographie).

  • Mise en place de radios scolaires au sein des établissements.

  • En mathématiques, les supports vidéo permettent de travailler la démarche de résolution de problèmes.

  • Dans le premier degré, travail réalisé autour du Petit Quotidien lors de la semaine de la presse (Clémi), charte de la cybersécurité construite par les élèves, développement de blogs au sein des écoles, question du « droit à l’image » problématique car refus de nombreux parents.

  • Internet donne l’illusion de la transparence et de l’instantanéité. Le travail des enseignants est de montrer les effets pervers d’internet par rapport au temps de l’information. Le travail en classe de construction de l’information peut au contraire être long et fastidieux. Le réflexe du « copier/coller » est plus facile que travailler ! Les élèves doivent prendre conscience d’un temps long consacré au travail scolaire.

  • La classe inversée impose l’usage des médias.

  • Dans les programmes de français ou histoire-géographie en lycée professionnel, les médias sont utilisés dans le document d’accroche du cours. UN objet d’étude est consacré à l’information en second bac pro et les échanges montrent une méfiance à l’égard des médias de la part des élèves.

  • Dérives des réseaux sociaux avec un usage intempestif.

Synthèse de Messieurs Claude Bisson-Vaivre et Gilles Braun.

  • Comment trouver le moyen de mettre le temps au service de l’apprentissage contre l’instantanéité ?

  • Problème de confiance dans l’information donnée et dans celui qui donne l’information.

  • Quelle place pour les parents dans cette chaîne de confiance ?

  • Quels sont les apports des enseignements et de la vie scolaire ?



Il faut expliciter la fiabilité et montrer la pertinence de la ressource. Dans l’enseignement le fond est important mais la forme doit être exploitée. Les documentalistes ont un travail important sur cette question. Le rôle du professeur documentaliste est donc central dans la diffusion des valeurs républicaines.



Echanges entre les différents intervenants (IA IPR, IA EVS, COP, CPE, Documentalistes, professeurs 1er/2nd degré …) sur le second temps : Quels sont les apports des disciplines et de la vie scolaire ?

  • Les CPE éduquent et rappellent quotidiennement les règles d’utilisation des portables par exemple.

  • En philosophie, on s’interroge sur « comment tromper l’instantanéité ? » Il faut dépasser le préjugé. La réponse est en chacun de nous, à condition de l’extirper. Référence à l’ouvrage de Gérald Bronner, La démocratie des crédules20 qui montre comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes.

  • Il faut sortir de l’idée que les élèves doivent douter de tout et tout le temps. Le doute systématique peut être contre productif. Par exemple on retrouve sur internet des thèses doutant de la véracité du 11/09 ou des attentats contre Charlie Hebdo. Il faut prendre le temps pour donner ces réponses.

  • Il est nécessaire aussi de comprendre la structuration des médias : il faut comprendre avant de juger négativement un média. Le rôle du documentaliste est ici important.

  • Constat d’un changement radical du paysage médiatique dont nous n’avons pas encore pris toute la mesure. Nos représentations sont parfois faussées.

  • Peu d’usages du numérique partagés entre les enseignants et les élèves sauf sur l’ENT mais la mise en place est lente. Il y a peu d’espaces partagés, de forums par exemple.

  • Il y a aussi un problème de cohérence dans l’utilisation des médias (le portable est autorisé dans certains établissements, d’autres l’interdisent, par certains enseignants en classe…). Il faut poser la question de la place de ce média dans les EPLE.

  • Sur le site du Clémi, la question de la liberté d’expression est largement traitée dans un dossier spécial et doit favoriser le travail en équipe dans les établissements.

  • L’AP est un lieu privilégié pour l’éducation aux médias car transdisciplinaire.

  • L’EGLS est également une entrée possible.

  • Au lycée général, les TPE peuvent amener l’élève à un travail de réflexion sur la fiabilité des sources.

  • Attention aux risques de faire porter l’éducation aux médias sur plusieurs disciplines car on a un risque d’éparpillement=> nécessité d’un référentiel.

  • L’enseignant doit être le garant de cette éducation des médias.

Echanges entre les différents intervenants (IA IPR, IA EVS, COP, Documentalistes, professeurs 1er/2nd degré …) sur le troisième temps : Quels sont les partenaires fiables pour l’EMI ?

  • La demande d’agrément se fait auprès du Rectorat afin de vérifier la fiabilité d’une association et sa conformité aux valeurs de la République.

  • Des chercheurs en sociologie travaillent sur ces questions. Il faut faire appel à la recherche spécialisé dans l’adolescence pour expliquer et comprendre leurs perceptions des médias sociaux.

  • L’association Calysto sensibilise les collègiens à une utilisation raisonnée d’internet.

  • Il faut développer le lien avec la presse et la radio locales ou la télévision régionale.

Echanges entre les différents intervenants (IA IPR, IA EVS, COP, Documentalistes, professeurs 1er/2nd degré …) sur le quatrième temps : Quels points forts doivent être contenus ans le parcours citoyen ?

  • Les incontournables à maitriser à l’école primaire sont : la débat d’une charte, le débat argumenté, l’apprentissage des droits (pb droit à l’image), la question du droit à l’image et sa conservation, la distinction antre espace public et espace privé, travailler sur le rôle des familles, étude des dangers d’internet, définir un média, travailler sur la liberté d’expression (que puis-je dire ? ne pas dire ?), la réalisation d’un blog pour prendre conscience de l’apport collaboratif de ces plates-formes.

  • Au collège, les TPI vont permettre d’aborder tous ces points. A partir de la 5°, il faut insister sur les valeurs de la République, la liberté d’expression et de conscience notamment. Le passage à une pratique, à une réalisation concrète est fondamental pour développer l’esprit critique. On peut travailler sur l’identité numérique et les traces laissées par les élèves sur internet.

  • Au lycée, le travail peut avoir lieu sur le temps des TPE.

Conclusion

  • -Dans nos enseignements, on utilise les médias mais on n’en fait pas toujours un objet d’étude, un travail est nécessaire sur le notion de source.

  • En ce qui concerne le droit à l’image et l’identité numérique, le discours à tenir doit être celui-ci : le droit protège et ce n’est pas simplement une interdiction.

  • Revoir la place des parents.

  • Rétablir la confiance.

  • L’usage partagé du numérique doit entrer dans l’établissement et dans la classe pour un travail collaboratif.

  • Les dispositifs pour accompagner l’EMI pour sortir du disciplinaire sont à renforcer (ECJS, AP, TPE…). L’élève doit construire un discours cohérent à partir des différentes disciplines.

  • Il est nécessaire de construire un référentiel pour s’assurer de l’application réelle du programme.



  • Ecole, établissement : espace républicain. Claude Bisson-Vaivre, Inspecteur général de l'éducation nationale, groupe Etablissement et vie scolaire.


Avant de rentrer dans cet espace, l’école ou le collège est parfois le seul service public qui reste dans certains quartiers ou certaines zones rurales. La probité et l’exemplarité de ceux qui animent cet espace sont essentielles. Ils représentent les valeurs de la République.

Les ministres européens de l’éducation ont déclaré le 17 mars 2015 leur engagement à intensifier leurs effort en vue notamment de « Garantir à tous les jeunes une éducation inclusive qui combatte le racisme ainsi que tout type de discrimination, promeuve la citoyenneté et leur apprenne à comprendre et à accepter les différences d’opinions, de convictions, de croyances et de modes de vie, tout en respectant l’état de droit, la diversité et l’égalité des genres » (article 2). Ils rappellent ainsi la définition du mot laïcité. Il s’agit du socle commun d’une conception européenne de la laïcité…POUR RE ENCHANTER L’ECOLE.
L’école n’enchante plus, il faut repenser l’image de l’école, illustrer l’école de la République pour ré-enchanter.

  • En 1992, Jacques et Mona Ozouf parlent d’espace républicain dans la République des instituteurs21.

  • En 1993, Robert Baillon écrit Le lycée, une cité à construire.22

  • En 1992, Marc Guiraud et Gilbert Longhi, La république lycéenne, aux éditions Payot.

  • En 2004, Emmanuel Brenner, Les territoires perdus de la République, aux éditions Les milles et une nuit.


Tous montrent que l’école n’enchante plus mais elle est en devenir d’enchantement !
Plan de l’intervention :

  1. L’autorité de la règle dans un espace construit et respecté n’est pas négociable.

  2. Le management et le leadership, le travail en équipe.

  3. Des espaces et des temps

  4. La relation pédagogique



  1. L’autorité de la règle dans un espace construit et respecté n’est pas négociable.




  • L’article N°13 de la Charte « Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l'École de la République » rappelle que les règles construites ne sont pas négociables. L’école peut être un espace de construction et de discussion mais pas des règles.

  • La constitution de 1958 ou la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen rappellent l’égalité homme-femme et le principe d’une République indivisible, laïque et démocratique. Attention il peut exister une République sans démocratie ou une démocratie sans République !

  • La loi du 9 décembre 1905 et la loi d’orientation du 8/07/2013 construites par la représentation nationale établissent des règles non négociables.

  • L’article L 111-1-1 du code de l’éducation note que l’école est un lieu de transmission des connaissances mais aussi de partage des valeurs. C’est d’autant plus vrai quand l’école est la seule représentante du service public.

  • Les programmes ne sont pas négociables (…)

A partir de là, on peut commencer à dire que certaines règles peuvent se construire comme le règlement intérieur de l’établissement amis sous le sceau de la justice et du droit. On ne peut pas interdire le téléphone portable mais réguler son usage. Les règlements intérieurs des établissements scolaires doivent être conformes au droit, c’est une notion de justice. Il faut un règlement intérieur POUR TOUS, élèves et adultes. Il peut être co-construit et validé devant le conseil d’administration. Le chef d’établissement ne peut prendre aucune décision sans avoir écouté les élèves, la décision peut être dans le cas contraire, cassée devant la justice (exemple des procédures disciplinaires). L’école est un espace éducatif où l’on doit TOUS apprendre la règle.

  1. Le management et le leadership, le travail en équipe.

Cela impose dans les établissements scolaires que l’équipe ou l’animateur de l’équipe assure l’orientation de l’école, le projet de l’école. Il faut prendre le temps d’expliquer aux parents tel ou tel projet. Par exemple, le choix pour une méthode de lecture doit être portée, assumée et explicitée aux parents.

Une attention toute particulière doit être portée à la sécurité des fonctions éducatives et au parcours des élèves. L’école ne doit pas seulement assurer une sécurité physique et matérielle mais aussi une sécurisation de l’avenir du jeune. Il faut lui dire que l’erreur est possible et que l’on doit rattraper cette erreur (exemple des passerelles).

C’est une référence directe à l’article 6 de la Charte :

Article 6  ‐ La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l'apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.

On se doit de donner du sens à ces actions en gardant constamment la réussite de l’élève à l’esprit. De plus, on se doit de communiquer sur ces actions pour rendre lisible et être comptable de l’utilisation des moyens de la collectivité (impôts).


Utiliser pleinement les espaces de construction de sens



L’équipe de direction

Le conseil pédagogique/conseil d’école…

Le conseil d’administration

Le conseil de vie lycéenne…

Les conseils d’enseignement

Les équipes pédagogiques

Le conseil de classe

Les rencontres parents professeurs

Le pilote donne la direction et le sens


Dans un parcours citoyen, le conseil d’enseignement est utile pour discuter les apports des disciplines. En revanche, il y a un problème avec le conseil de classe où l’on doit conseiller et non constater comme nous le faisons trop souvent.

Prêter attention aux modalités de construction du sens, c’est donner un vrai sens aux instances :

  • Définir un ordre du jour

  • Préparer les contenus

  • Alimenter la réflexion par des données et des études

  • Constituer des groupes de travail, élaborer une synthèse

Tout cela dans le cadre d’un dialogue libéré.

Donner du sens au collectif, c’est rappeler sans cesse que le système et ceux qui le composent l’animent, travaillent pour les élèves. Il y a nécessité d’écouter, de dialoguer, de valoriser, de communiquer et de sécuriser le parcours de l’élève.

  1. Des espaces et des temps

Il y a une diversité des espaces qui respectent les besoins des élèves :

  • espaces dédiés au travail : la classe

  • espaces pour travailler ensemble : la salle d’étude et non permanence car la République a fait l’école pour étudier et non pour attendre.

  • Le CDI , le 3C (centre de connaissances et de culture).

= des espaces qui sécurisent et favorisent un climat serein.

  • Des espaces de libre parole, de confidentialité, de travail pour les personnels et pour les parents.

= des espaces que les enseignants et les parents s’approprient ensemble.

= des espaces qui reconnaissent la créativité et les responsabilités des élèves.

  1. La relation pédagogique

Une évaluation républicaine est une évaluation qui promeut et induit progrès et justice. C’est une évaluation qui met l’élève en action. Les travaux à caractère collectif sont à privilégier, ils induisent des responsabilités tournantes.

Il faut prendre en compte du temps de l’enfant dans le temps de l’élève grâce à des instances comme l’Association Sportive, le CVL,…

La pratique du débat argumenté et du débat inversé (défendre le point de vue de l’adversaire) est à encourager.

De même la médiation par les pairs doit être utilisée en prenant garde à son usage parfois contreproductif.

Bibliographie-Sitographie raisonnées (site académie de Lyon)

 Tous les articles cités sont accessibles gratuitement en ligne sur le site www.cairn.info

Ressources pédagogiques disponibles sur éduscol.fr

Site de l’institut européen en sciences des religions


Site laïcite-laligue.org
Onglet « pour les éducateurs »

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