Quel avenir pour la ruralité ?





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date de publication03.11.2017
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Quel avenir pour la ruralité ?

(B.Biteau, vice-président de la région Poitou-Charentes, J. Dusseau - inspectrice générale de l’éducation nationale, F. Louveaux, doyen de l’inspection générale d’HG et H. Mesnager-conseiller municipal de Blois)

Lien fort entre les coopératives agricoles, l’Eglise et le politique (le vote rural). Quel avenir pour les zones pavillonnaires et le périurbain (mitage urbain, services peu nombreux…)?

Place de la paysannerie différente selon où l’on se situe dans le monde (dans le pays en développement où les ruraux migrent vers les bidonvilles, à la périphérie des villes qui deviennent tentaculaires).

Image de la ruralité vue à travers Sand, Balzac, Zola. Image idyllique du paysan réinvestie lors de la révolution nationale « la terre, elle ne ment pas » moment où la France bascule dans l’urbanité. La campagne devient ainsi le refuge. Aujourd’hui image négative de l’agriculteur, destructeur de paysage, pollueur… Quel avenir pour la ruralité ? : des villes de plus en plus importantes avec quelques agriculteurs avec au loin des zones sans intervention humaine, abandonnée aux loups ?...

L’agriculture ne définit plus la ruralité. La France agricole et la France rurale en 1950 sont confondues : agriculture stable autour de terroirs, qui sont la combinaison d’hommes et de ressources naturelles. Polyculture présentant l‘avantage d’assurer des revenus divers.

En 2012, deux France séparées par une diagonale qui la coupe en 2 (des Pyrénées à la Lorraine). Au nord, il y a une forte capacité de production avec des revenus importants. Cela caractérise le système céréalier, les cultures délicates et l’élevage. Choix d’une agriculture productiviste intensive et exportatrice. La logique de productivité est une logique de sélection : cette agriculture se situe près des grandes villes, des ports, et en plaines. Abandon, repli de certaines régions. Le critère de classification des zones rurales est lié à la proximité des villes. Tout s’accumule dans les mêmes lieux, ce qui posent de redoutables choix politiques (ex la France du centre est fortement isolée : services publics défaillants, desserte difficile…).

Opposition ville-campagne n’a plus aucun sens. L’espace non pensé aujourd’hui est celui du péri-urbain.

43% soit 58 milliards d’euros de l’UE sont accordés aux agriculteurs, dont 9,5 milliards d’euros pour la France : la simple agriculture concentre les grands bénéficiaires de l’argent public. Ces derniers sont ceux qui produisent le plus et qui ont des pratiques peu compatibles avec l’environnement. France : 2è utilisateur de pesticides au monde, loin devant des pays plus vastes comme l’Australie. Vraie question : la proximité ne garantit pas l’utilisation moins massive des pesticides.

L’agriculture émet 25% des gaz à effet de serre. Cette pollution provient de l’utilisation massive de pétrole dans les produits chimiques…. Coût de la dépollution de l’eau = 55 milliards d’euro par an. Il faut donc retrouver un contrat moral entre citoyen-société-gestion des ressources….

Aménagement du territoire mêle espace et politique. Un des défis à relever est l’organisation de l’espace périurbain. Edgar Pisani, l’utopie foncière (ministre de l’agriculture et de l’équipement) : il faut se poser la question de la propriété. L’exode urbain du professeur Merlin. Le grand débat est aujourd’hui l’exode urbain sur les périphéries. Les périphéries urbaines aux presses universitaires de Rennes. E. Pisani « Pour une agriculture marchande et paysagère ».

PLH : comment répartir les constructions dans une agglomération…

Plus que jamais, les territoires doivent être vus sous l’angle de la diversité et de l’équilibre.

On a du mal à penser un monde nouveau avec des mots anciens.

Quelques pistes de réflexion : pourquoi ne pas oser le désert, pourquoi ne pas accepter des zones entières de forêt, pourquoi penser forcément la campagne avec la ville.

La production mondiale peut nourrir 12 milliards d’hommes alors que sur 7 milliards, 1 milliard meurent de faim. La paysannerie va mourir de la spéculation agricole.

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