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CINEMA & RURALITÉ



Journée d'étude autour

du documentaire

en milieu rural

Organisée par le Festival International du Film Documentaire sur la Ruralité

de Ville-sur-Yron « Caméras des Champs »

Samedi 15 octobre 2011
SOMMAIRE


• Introduction


  • Ouverture des tables rondes :

  • «  La ruralité française aujourd’hui  » par Jacques Rémy




    • Table ronde n°1  : La campagne sous l'œil du documentariste  :

  • regard stéréotypé, lecture sociale ou approche militante ?


- Ronald Hubscher

- Colette Piault

- Christophe Gatineau

- Brice Amouroux



    • Table ronde n°2  : Le financement des documentaires :

    • la ruralité intéresse-t-elle les réseaux de production et de diffusion ?


- Serge Steyer

- Dominique Hennequin

- Jacques Pelissier

- Claudine Miesch

- Antoine Leclercq
• Conclusion
• Annexes  :
- Débat

- Pour une mise en réseau des festivals de documentaires sur la ruralité

- Bibliographie
• Remerciements

INTRODUCTION

Le Festival «  Caméras des Champs  » se déroule à Ville-sur-Yron, dans le Parc naturel régional de Lorraine, depuis 13 ans. Il a pris l'initiative de tenir le 15 octobre 2011, avec le soutien de la DRAC lorraine, une journée d'étude placée sous le thème «  Cinéma et Ruralité  ». Cette journée de rencontre et d'échange a été divisée en deux temps : le matin, un forum d’échange consacré à la mise en réseau des festivals ayant pour thématique le documentaire rural, et l'après-midi une table ronde autour du thème «  Filmer la ruralité  ».

L'engouement pour la ruralité explique en partie la multiplication des festivals et rencontres autour de films documentaires qui accompagnent l'idée d'un retour à la campagne, ou qui présentent et dénoncent les transformations rapides et intempestives des milieux ruraux les plus fragiles ici et ailleurs. Sans développer ici les réponses que demanderait l'interrogation suscitée par cet engouement, la motivation dans ce projet a surtout été organisationnelle.

Un réseau pour quoi faire ?

La mutualisation des moyens et la mise en relation des divers acteurs (associations porteuses de manifestations, réalisateurs, producteurs, élus) présentent de nombreux avantages, tant matériels que culturels pour tous les organisateurs. Ce serait un moyen de faciliter les contacts entre les producteurs, les diffuseurs potentiels et les différents réalisateurs par la mise en place d'une sorte de «  géographie  » et de «  calendrier  » des rencontres. La mutualisation des moyens concerne aussi les intervenants, ceux qui en plus des réalisateurs sont reconnus dans leur domaine comme «  experts  », en vue d'animer un débat autour d'un sujet particulier. A chaque manifestation, un peu comme on part à la recherche d'un film pour animer un thème, on part aussi à la recherche d'une personne qualifiée pour élargir le débat. Connaître les disponibilités en films et en intervenants faciliterait la mise en relation et la préparation de toutes ces rencontres. Cette simple mise en réseau fournirait en outre un relais appréciable en termes de communication et de médiatisation. On peut penser que faire partie d'un réseau, d'une fédération, ou organisme assimilé, donnerait davantage d'impact au niveau des relations publiques. Les festivals élargiraient ainsi leurs liens avec les décideurs du secteur, au plus haut niveau, national et international. «  Caméras des Champs  » avait donc pris contact avec les structures avec lesquelles il a été en relation ou qui pouvaient être intéressées a priori par cette démarche de réseau.

Les modalités d'une mise en réseau des festivals

Sans revenir sur l'ensemble des échanges qui ont eu lieu dans la première partie de cette rencontre, une rapide synthèse des propositions montrerait que l'idée d'une structure légère fonctionnant de manière horizontale avec une animation tournante annuelle pourrait être la solution la plus réaliste à court terme. Elle nécessiterait un engagement du festival animateur avec une relance de tous les partenaires pour éviter sa rapide «  désintégration  ». L'adhésion serait basée sur le critère de la ruralité englobant documentaire, fiction… Le passage de témoin se ferait via une rencontre annuelle de représentants des divers festivals membres du réseau, qui pourrait être aussi le temps d'une réflexion collective, type journée d'étude. La communication virtuelle serait à la base des relations entre les membres sur des sujets relatifs aux films, au financement de l'organisation des festivals, aux moyens de reconnaissance du réseau… Au démarrage, le bénévolat aura une grande place même si la possibilité de recourir à un personnel annuel a été envisagée avec une participation financière pouvant être fonction du budget de chaque festival. Une des premières tâches de la tête de réseau sera l'établissement d'un agenda sous forme numérique.

Associer la ruralité à l'archaïsme, à une France qui se meurt, c'est en réalité montrer qu'on n'a rien compris aux transformations qui sont en train d'affecter profondément la société française. (…) La ruralité, c'est cette société d'une très grande richesse [que j'ai parcourue ce matin dans l'Aube], et où se retrouvent l'exploitant agricole, le vétérinaire, l'élu local, le fonctionnaire, le commerçant mais aussi des artistes, des retraités, des résidents étrangers, des patrons de PME.”

François Fillon, Discours sur la ruralité à Ervy-le-Châtel (Aube) (7avril 2008)

Vous avez dit «  ruralité  » ?
Solliciter un individu qui, quoique passé par le groupe de sociologie rurale du CNRS à Nanterre – après avoir fait ses classes à la Sorbonne – s’est soigneusement démarqué de la dénomination «  sociologue rural  » pour se définir comme sociologue des professions, en l’occurrence sociologue de l’agriculture et des agriculteurs, cela constitue un paradoxe. Mais ce ne sera pas le seul de cette rencontre. Assigner comme titre à son intervention «  la ruralité française aujourd’hui  » fleure bon «  la terre de chez nous  » qui, par association de pensée, nous amène malgré nous à «  la terre ne ment pas  », ce qui constitue un autre de ces paradoxes car les organisateurs de cette réunion ne me semblent pas relever de l’idéologie qui a produit cette malencontreuse affirmation. Reste alors à faire décliner son identité à cette ruralité.

Je me propose donc d’interroger cette notion, plutôt que de la considérer d’emblée comme une réalité qui nous serait donnée d’évidence, une essence en quelque sorte. Qu’est ce que la ruralité ? Une sorte de ruralisme, «  science du mieux-vivre dans les campagnes  » selon le Grand Larousse encyclopédique de 1964, de même qu’il existe un agrarisme ? Une idéologie de promotion et de défense d’un mode de vie et d’une façon d’occuper l’espace ? Ou, péjorativement, une «  ignorance de campagnard  », selon une expression de 1868 citée par le Grand Robert. On pourrait se contenter d’une définition minimale : «  Caractère de ce qui est rural  », selon le Robert et le Trésor de la langue française, si celui-ci n’ajoutait traîtreusement une citation de 1922 de Léon Daudet, de fâcheuse réputation : «  C’est la coutume héritée des travaux des champs, de leur ordre et de leur méthode  ». Alors, «  L’ordre éternel des champs  » ? (Maspétiol, 1946).

La ruralité, ce serait donc plus que le rural, lequel n’est d’ailleurs pas si facile à cerner et les géographes s’y essaient tour à tour, avec plus ou moins de bonheur ; l’INSEE, quant à elle, sans doute lassée des querelles anciennes opposant villes et campagnes, a voulu sortir de cette dichotomie ancienne, et fondatrice de nos systèmes de représentation de l’espace et donc du monde - on y reviendra -, l’INSEE, donc, s’efforce de cerner les contours d’un «  espace à dominante urbaine  » et d’un «  espace à dominante rurale  ». On pourrait donc penser que la ruralité, c’est une manière d’envisager le monde dans les espaces ruraux, pardon «  à dominante rurale  », disons une représentation sociale d’un espace considéré comme spécifique, original, doté d’une identité propre.

Les géographes ne sont pas moins embarrassés : d’une part la définition de l’espace rural pose problème dès lors qu’on ne se contente pas d’une définition en creux (tout ce qui n’est pas urbain). Laurent Rieutort, suivant Yves Jean et Michel Périgord, évoque les origines «  anglaises  » de la notion (paysage agreste, nature, patrimoine «  dans un vaste mouvement d’esthétisation de la campagne  »). Il poursuit, je le cite «  Plus complètement, la ruralité désigne l’ensemble de représentations collectives et de caractères concourant à une forme d’identité et de fonctionnement des espaces ruraux  ». Il pointe dans la ruralité «  une dimension politique ou idéologique avec une tendance à idéaliser la vie à la campagne  » mais s’interroge : «  Mais peut-on encore parler d’une société – voire d’une réalité – spécifiquement rurale dans les pays occidentaux ?  ».

Mon intervention pourrait s’arrêter là car je mets personnellement en doute la pertinence de la notion et sa capacité à produire une vision globale des espaces ruraux, lesquels constituent une pluralité d’espaces sociaux, de territoires («  espace socialement approprié  » nous disent les géographes) et de terroirs, comme on observe une pluralité des mondes agricoles. Cependant, étant moi-même d’origine rurale, et même agricole, il m’importe de ne pas rejeter le bébé avec l’eau du bain, à savoir le rural avec la ruralité, pour autant que l’ambition prophétique d’Alphonse Allais, «  transporter les villes à la campagne  » demeure encore un work in progress, une œuvre pas complètement achevée.

Avant d’aller plus loin, vers le rural et ses profondeurs, il convient cependant de préciser que le fait que je ne considère pas la ruralité comme un concept opératoire pour la sociologie ne signifie pas un désintérêt envers ce terme et l’engouement qu’il susciterait parmi les documentaristes, si j’en crois le texte qui présente la démarche qui a conduit à ces journées de réflexion. Comme sociologue, je m’intéresse au sens et non à la vérité, surtout pas avec un grand V. C’est le sens que les agents, ou les acteurs donnent à leurs actes et les représentations du monde qu’ils construisent collectivement qui m’intéressent et non de savoir s’ils sont dans le Vrai (défini par qui ?). Aussi, ce qui m’intéressera vraiment lors des tables rondes qui vont suivre, c’est de comprendre comment les uns et les autres construisent et inventent (au sens de l’inventeur, du découvreur) ce que l’on pourrait nommer la ruralité (les ruralités ?) à partir des objets qu’ils se sont donnés à observer et à façonner au travers du travail de création cinématographique. Ce n’est donc nullement un point de vue surplombant que j’adopte, nonobstant le ton péroreur et la posture sentencieuse que vous êtes en droit de penser déceler ici. Je laisse également à d’autres, plus savants, le soin de mettre en perspective ce renouveau - bien réel - du goût du rural, qui n’est pas propre au champ cinématographique (de nombreux chercheurs s’y sont attelés depuis les années 70 – je pense en particulier à un numéro spécial de la revue Autrement au titre bien évocateur «  Avec nos sabots  », conçu par les collègues du groupe de sociologie rurale du CNRS de Nanterre et d’excellents collègues organisent à l’EHESS un séminaire mensuel intitulé «  Ruralités contemporaines  » auquel il m’est arrivé de participer et même de contribuer). Mais la ruralité, n’est-ce pas le rural investi par les urbains, à la recherche d’authenticité et agents eux-mêmes de cette «  Renaissance rurale  » dont Bernard Keyser avait fait le titre d’un ouvrage retentissant publié en 1989 ?
Vous avez dit «  rural  » ?
Durkheim assignait à la statistique une fonction de rupture avec le sens commun, un effet de surprise en quelque sorte et la remise en cause de nos idées reçues, de la doxa. Précisément, nous disposons d’un recensement tout frais, dont les premiers résultats nous sont parvenus il y a moins d’un mois. Voilà qui va alimenter le troisième terme du titre de cette intervention «  aujourd’hui  ». Il s’agit du Recensement Général de l’Agriculture (RGA). Fidèle à ma conception de la diversité des mondes agricoles, je ne vais pas vous asséner de chiffres nationaux (490 000 exploitations agricoles, 604 000 chefs d’exploitations et coexploitants, 155 000 salariés permanents hors famille…), mais je préfère considérer l’espace où se situe nos débats de Ville-sur-Yron, celui de la Lorraine. Que nous disent les premiers chiffres ?

12 650 exploitations (4 000 de moins qu’il y a dix ans) et 26 500 actifs, pour une superficie moyenne d’exploitation (ce qui ne veut pas dire grand-chose) de 90 ha (139 ha pour les moyennes et grandes exploitations, privilégiées dans cette première analyse du RA, qui rassemblent 7 900 exploitations, soit 62% des exploitants et coexploitants, 96% de la superficie et 97% de la production). Les salariés permanents (ils sont plus de 2 700) fournissent 12% du travail (en augmentation de quatre points) et les salariés à temps partiel ou saisonniers, 6%. La part du travail familial est constamment en baisse : si les chefs d’exploitation et coexploitants assument les deux tiers du travail, la famille n’y contribue plus que pour 14% (22% lors du RGA de 2000, dix ans auparavant). Les épouses, en particulier, se tiennent à l’écart des travaux pour 63%, suivant un mouvement général (si elles s’investissent sur l’exploitation, c’est avec une compétence et un statut qu’elles veulent voir reconnus, comme coexploitantes ou chefs d’exploitation).

Il devient donc difficile de parler d’exploitation familiale lorsque seul un membre de la famille travaille sur l’exploitation. Or nous savons que 75% des conjointes d’exploitants agricoles de moins de 35 ans ne participent en rien au travail de l’exploitation. Parmi les orientations technico-économiques qui font encore appel au travail familial, c’est la production laitière qui demeure la plus conjugale. Si désormais nombre d’agriculteurs ont pour conjointe des femmes d’origine non agricole, le travail à l’extérieur de l’exploitation n’est pas propre à leur trajectoire : les filles d’agriculteur conjointes d’exploitants agricoles travaillent, elles aussi, de plus en plus souvent à l’extérieur. On est d’ailleurs en droit de penser que ces alliances entre agriculteurs et autres groupes socioprofessionnels contribuent au rapprochement entre ces groupes et que la «  demande sociale  » envers les agriculteurs (sécurité alimentaire et qualité gustative, protection de l’environnement et maintien de la biodiversité) leur est transmise aussi par leurs conjointes (et leurs enfants), ces agents secrets de la modernité écrivait Edgar Morin il y a une quarantaine d’années. Ce bref bilan ne rend pas compte de la diversité intra-régionale, qui est cependant très importante en termes d’orientations de production, en particulier entre le bassin laitier vosgien et les plaines céréalières. Il permet de percevoir cependant l’agrandissement considérable sur la période des uns (les grandes et moyennes exploitations) et la disparition accélérée des autres (les petites exploitations).

Elargissons notre point de vue, en confrontant l’activité agricole aux autres activités. Par secteur d’activité, l’INSEE dénombre en agriculture quelque 19 447 individus (dont - parmi les chefs d’exploitation - 9 312 hommes et 3 171 femmes). Cela constitue une bien faible proportion des 963 632 actifs que compte la région. Il serait vain – en tout cas délicat – de tenter de saisir le rapport exact entre les divers actifs au sein de l’espace à dominante rurale, car les agriculteurs se situent aussi au sein de l’espace à dominante urbaine, du fait des nouveaux types de contours et découpages conçus par l’INSEE.

Il ressort de ces quelques chiffres que les exploitants agricoles sont grandement minoritaires au sein de la population lorraine et même dans les espaces à dominante rurale comme celui-ci. On ne peut manquer de mentionner également que les ouvriers sont bien plus nombreux que les agriculteurs dans ces espaces ruraux ni d’attirer l’attention sur le fait que les ouvriers sont eux-mêmes plus nombreux dans l’espace rural que dans l’espace urbain (ce qui a contribué sans doute à englober dans les espaces à dominante urbaine les campagnes environnant les pôles urbains). C’est certainement une donnée à prendre en compte lorsque l’on s’intéresse à la ruralité. Une autre, et de taille : la pauvreté est également répartie entre les cœurs de ville et les espaces à dominantes rurales : 40 000 Lorrains ruraux ne disposent que de bas revenus, soit une personne à bas revenu sur six (200 000 personnes au total sur la région se situent en-dessous du seuil de pauvreté). Ces ruraux sont des travailleurs pauvres, vivant souvent en famille dans les bourgs ruraux.

Dans un numéro récent d’une de ses revues (février 2010), l’INSEE s’interroge sur les «  Nouvelles ruralités en Lorraine : un désir de campagne limité à quelques espaces résidentiels et récréatifs  ». Si les espaces ruraux couvrent la moitié de la région et qu’y habitent, comme dans le reste de la France, près d’un habitant sur six, le renouveau démographique se limite à quelques cantons proches des villes. De même, si l’économie résidentielle apporte des ressources aux campagnes lorraines, cela «  reste insuffisant pour combler les écarts de niveau de vie et de développement  ». De fait, la croissance retrouvée des espaces ruraux reste limitée à sept régions, situées au Sud et à l’Ouest. Au-delà de ces chiffres, en quoi ces évolutions sont-elles significatives, et de quoi ?
Les recompositions des campagnes françaises
Notre collègue Perrier-Cornet, qui a beaucoup travaillé et réfléchi sur ces questions, note tout d’abord que «  l’agricole ne fait plus le rural  ». Nous venons de le voir. De ses observations attentives, il en vient à distinguer trois figures désignant différents usages de la campagne :

- la campagne ressource, qui recouvre les usages productifs de l’espace rural ;

- la campagne cadre de vie, espace résidentiel et récréatif ;

- la campagne nature, celle des ressources naturelles, l’eau, le sol, la diversité biologique.

Ces figures sont à la fois synchroniques, d’où des tensions et des conflits d’usage entre groupes d’acteurs porteurs de projets différents, et diachroniques, faisant apparaître la succession de ces formes (Perrier-Cornet parle, lui, «  des formes de la ruralité  »). Aux années cinquante et soixante marquées par l’hégémonie de l’espace rural productif a succédé la cohabitation entre espace productif et espace cadre de vie, tandis que la période actuelle est marquée par la montée en puissance de la campagne nature. J’ajouterai que les agencements et réajustements entre ces diverses figures varient fortement d’un type d’espace rural à un autre en fonction bien sûr de la part relative de chacune d’entre elles. Les formes de l’organisation sociale continuent à peser sur la configuration de ces espaces mais les rapports de force évoluent, ou semblent évoluer.

En effet, et ce sera la conclusion de cette brève tentative de contournement de la notion de ruralité, considérées en longue période, loin de l’autarcie mythique, les collectivités rurales, chères à Henri Mendras, fondateur de la sociologie rurale française, ont toujours été et continuent à être dominées par l’emprise de la ville sur ces espaces et ceux qui les occupent. Qu’une fraction d’un groupe socioprofessionnel – dominant chez les dominés pour paraphraser Pierre Bourdieu – ait su tirer son épingle du jeu en contractant des alliances (dans tous les sens du terme) au sein de l’appareil d’Etat et en usant magistralement des outils du lobbying, c’est un fait ; il ne doit pas cacher que de nouveaux découpages de ces territoires s’imposent désormais aux ruraux, et au premier chef aux agriculteurs, en fonction de logiques résidentielles fortes et de politiques de la nature (européennes) qui superposent au parcellaire productif des découpages en bassins versants, zones humides, zones de captage, etc, qui imposent des comportements nouveaux. Comme on l’a vu à propos de la mise en place des directives européennes, «  Elus locaux, administrations publiques, associations environnementalistes, experts et scientifiques, agriculteurs et autres usagers des ressources naturelles ont à se confronter d’une façon croissante autour de la gestion d’objets de nature  » (Perrier-Cornet). La rurali
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