6. Bibliographie





télécharger 134.71 Kb.
titre6. Bibliographie
page1/3
date de publication22.10.2016
taille134.71 Kb.
typeBibliographie
h.20-bal.com > loi > Bibliographie
  1   2   3



ENVI-F-501 - Projet interdisciplinaire II
Feuille de route :
Stratégie  bas-carbone

dans le domaine alimentaire

en Europe à l’horizon 2050


- Groupe 7 -
Brandemann Victoria

Delferrière Sébastien

Herremans Gaëlle

Lavender Emilie

Nikolova Nevena

Philippart Christelle

Rémigy, Régis  

Thomas Carelle

Vannuccini Annalaura

Année 2012-2013


Titulaires de cours : Bauler T., Regnier P. (Zaccaï E.)

Assistante : Mutombo E.

Table des matières

1. Nature du problème………………………………………………………………………………… 2
2. Objectifs et mesures de la politique étudiée…………………………………………... 4
3. Pertinence des mesures sélectionnées……………………………………………………. 5
4. Présentation des mesures envisagées…………………………………………………….. 6

  1. Mesure 1: Réduire le kilomètre alimentaire (foodmiles)………………………………..…. 6

  2. Mesure 2: Réduire la consommation de viande et de produits laitiers en jouant sur les comportements alimentaires………………………………………………….………………. 8

  3. Mesure 3: Orienter l’agriculture européenne vers du 100% bio……………….….…….. 9


5. Méthodologie envisagée………………………………………………………………………… 12

  1. Echelle spatiale et temporelle des impacts étudiés………….……………………………… 12

  2. Méthode d’identification et d’analyse des impacts……………………………….………… 13

  3. Liste des impacts relevés……………………………………………………………….…………… 13

    1. mesure 1………………………………………………………………………………………… 13

    2. mesure 2………………………………………………………………………………………… 14

    3. mesure 3………………………………………………………………………………………... 14

  4. Méthodologie de l’analyse des impacts et de leur intégration………………………….. 16



6. Bibliographie……………………………………………………………………..…………………… 17
7. Annexes………………………………………………..………………………………………………… 20


  1. Nature du problème :


Le changement climatique d’origine anthropique en tant que sujet de préoccupation globale connaît une histoire relativement récente. Ce n’est qu’à partir des années 70 qu’une véritable prise de conscience est observée au sein de la communauté scientifique. Une décennie plus tard celle-ci commence à prendre petit à petit sa place dans le monde politique. De nombreux organismes, tant au niveau international que national, en font le témoignage par la mise en place de stratégies ayant pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique.

Aujourd’hui, les effets du changement climatique sont, du fait de leur ampleur, assimilés comme étant la menace majeure pour l’avenir de notre vie sur terre. Cette préoccupation croissante amènera notre société à réorienter son concept actuel de développement vers un développement plus soutenable.
Les politiques entreprises dans cette direction visent à découpler la croissance économique des émissions de CO2. Elles sont surtout focalisées sur la réduction de l’intensité de l’utilisation d’énergie fossile et ceci principalement dans les secteurs de l’industrie et du transport (Norse, 2012). Quant au secteur de l’agriculture, celui-ci se caractérise par une complexité telle qu’un regard centré « énergie fossile » restera très simpliste pour pouvoir lui confier l’attention qu’il mérite. Tout d’abord parce que les apports énergétiques directs tendent vers des valeurs assez basses alors que les apports indirects peuvent être extrêmement importants, en particulier ceux associés à la production d’engrais azotés de synthèse. Ensuite, le précurseur majeur du changement climatique lié à l’agriculture (hors secteur forestier) correspond essentiellement aux émissions de gaz non-CO2 (Norse, 2012), tels que le CH4 et le N2O.
Globalement, la part de l’agriculture dans les émissions totales de GES s’élève à 13% en 2004 (fig 1(c)). Ce sont le CH4 et le N20 qui constituent la plus grande partie  de ces émissions (fig.2). Leur contribution est de 47%  et 58% respectivement, avec cependant une marge d’incertitude assez importante (Smith et al, 2007). Cette incertitude s’explique par la très grande diversité des activités agricoles et la complexité des processus biologiques qui naturellement émettent des GES.

figure 2.1


Figure 1. Emissions globales de GES d’origine anthropique.

(a) Global annual emissions of anthropogenic GHGs from 1970 to 2004. (b) Share of different anthropogenic GHGs in total emissions in 2004 in terms of CO2-eq. (c) Share of different sectors in total anthropogenic GHG emissions in 2004 in terms of CO2-eq. (Forestry includes deforestation.)

Source : IPCC (2007)


figure ts.2


Figure 2. Emissions de GES par secteur en 1990 et 2004.

100-year GWPs from IPCC 1996 (Second Assessment Report (SAR)) were used to convert emissions to CO2-eq. The uncertainty in the graph is quite large for CH4 and N2O (in the order of 30–50%) and even larger for CO2 from agriculture and forestry. For large-scale biomass burning, averaged activity data for 1997–2002 were used from Global Fire Emissions Database based on satellite data. Peat (fire and decay) emissions are based on recent data from WL/Delft Hydraulics.

Source : IPCC (2007).
Les sols sont la source principale de N2O (dû à l’emploi des engrais inorganiques) et, en ce qui concerne le CH4, c’est la fermentation entérique. La FAO prévoit une augmentation de 35 à 60% des émissions de N2O d’origine agricole à l’horizon de 2030 suite à une intensification de l’emploi des engrais azotés et une intensification de l’élevage (Smith et al, 2007).

A l’échelle de l’Europe (UE-27), la part de l’agriculture dans les émissions totales de GES est de 9,2% (en 2007) dont 5% de N2O et 4,2% de CH4 (European Commission, 2009). Il convient de préciser que les émissions dues à la production des engrais de synthèse, celles dues à la production des aliments pour le bétail et celles dues à leur transport ne sont pas comptabilisées pour l’agriculture alors que ce sont des émissions directement liées à la production alimentaire. Nous manquons de modèles plus sophistiqués qui puissent intégrer l’entièreté des émissions dues aux activités agricoles, par exemple un modèle qui pourrait faire apparaître les interactions entre les secteurs. Nous avons donc besoin d’une approche plus globale afin de comprendre la complexité des enjeux et afin d’élaborer les stratégies les plus adéquates.

En ce sens, il conviendra donc de réfléchir à des mesures qui parcourent l’entièreté de la chaîne alimentaire selon un modèle de type cycle de vie. En effet,  les GES sont émis à tous les stades du cycle de vie. En outre, comme son nom l’indique, il s’agit d’une chaîne, donc il y a des interactions et des influences.
La figure 3 ci-dessous illustre bien la contribution des différents GES dans la chaîne en intégrant toutes ses composantes. Son objectif est justement de montrer la nécessité de l’approche globale dont il est question. Cette figure est particulièrement intéressante car elle inclut les émissions additionnelles de CO2 suite à des changements potentiels dans l’occupation des sols. Ces émissions sont très difficiles à quantifier du fait de la complexité de ce processus. Elles sont rarement prises en compte mais il ne faut pas pour autant les négliger.





Figure 3. Impacts de la chaîne alimentaire et répartition des différents gaz.

Source : Garnett (2011).
En conclusion, les mesures visant à réduire les émissions des GES liées au secteur alimentaire doivent être prises à plusieurs niveaux et répondre également aux préoccupations environnementales et sociétales. Les décideurs politiques vont devoir prendre en compte l’étendue de ces mesures afin d’arriver à un système de production et de consommation alimentaire plus sain et moralement soutenu (Garnett, 2011).



  1. Objectifs et mesures de la politique étudiée :


L’objectif global de la stratégie choisie est de limiter l’impact de l’alimentation sur le changement climatique. Celui-ci se traduit notamment par une réduction des émissions de GES imputées au secteur tout en tenant compte de sa complexité et des interactions entre plusieurs activités qui y contribuent.
Objectifs concrets pour 2050:

- Diminuer de 80% les émissions de CO2 du transport de l’alimentation ;

- Diminuer de 50% les émissions de CH4 d’origines agricoles ;

- Réduire de 90 % les émissions de N2O liées aux fertilisants chimiques ;

- Limiter au mieux les rejets de N2O dus à l’utilisation agricole des sols (ceci sans entraîner de modification de l’affectation des sols dans un sens  dommageable en terme de rejets de GES).
Mesures:

-  Réduire le kilomètre alimentaire (food-miles) ;

- Réduire la consommation de viande et de produits laitiers en jouant sur les comportements alimentaires ;

- Orienter l’agriculture européenne vers du 100% bio.



  1. Pertinence des mesures sélectionnées :

L’influence du secteur alimentaire sur le changement climatique n’est plus à démontrer dans cette partie du travail puisque nous avons déjà expliqué la pertinence de notre cas d’étude dans la présentation de la nature du problème (voir supra). Par contre, nous tenterons de montrer la pertinence de chaque mesure choisie. Ces mesures ont pour but d’influer sur les émissions de GES et agir à différents niveaux du cycle : le transport des aliments, les habitudes alimentaires et les modes de production agricole.
Mesure 1 :

L’objectif de cette mesure s’appuie sur un constat : le transport de nombreux produits alimentaires est, en Europe, un important consommateur d’énergie fossile.
Selon l’INRA (Institut National de Recherche Agricole, France), la réduction des transports dans le système alimentaire est un moyen efficace pour diminuer les pollutions environnementales et la consommation d’énergie, tant dans le secteur de la distribution qu’au sein des ménages (Redlingshöfer, 2006).
Pour lier le transport aux émissions concernées, nous pensons adéquat de se baser sur un concept: le food miles ou kilomètre alimentaire. Le food miles représente la distance parcourue par un produit alimentaire de son lieu de production à son lieu de consommation, l’énergie utilisée pour son transport et les émissions de CO2 qui en résultent (Kissinger, 2012, p. 171). Ce concept est utilisé comme indicateur du développement durable et de plus en plus comme un outil de communication à destination des consommateurs.
En ce qui concerne la pertinence de la deuxième mesure, nous sommes bien conscients que les habitudes alimentaires des européens sont différentes dans chaque pays membre. « De nombreux aliments restent  l’objet d’une préférence nationale ou régionale spécifique, et le fromage en est probablement l’exemple pour la France. » (Etiévant et al., 2010, p.8). Mais puisque nos objectifs visent à réduire un maximum les impacts des GES, il semble nécessaire d’appliquer nos mesures à une grande échelle. De plus, comme Williams et Wilkström le mentionnent dans leur article : « Production, distribution and consumption of food contribute signicantly to the total global environmental impact. Food and drinks represent 20 to 30% of the environmental impacts of the consumption in the EU. Beef and beef products, followed by dairy products, cause the greatest environmental impact” (Tukker et Jansen, cités par Williams et Wikström, 2011, p.43).
Dès lors, Il nous semble plus judicieux de vouloir agir sur la consommation de viande et de produits laitiers car ce sont les secteurs alimentaires qui ont le plus d’impact au niveau des émissions de N2O et de CH4 comme l’atteste le tableau ci-dessous :

r12tkmuhk5rrkoimub8ng1deoqykfhermmmonwiepob2impg4rbkqqi_uzx01_l2qwlwcjdnkf6ynsph1ll4rrowdo530gnzqr6sbncke15mxao67jsu


Tableau 1. GES des comportements alimentaires.

Source : Garnett (2011) p.S30.
Finalement, nous avons sélectionné comme troisième mesure d’orienter l’agriculture européenne vers du 100% bio pour diverses raisons :
Tout d’abord, en 2007, le secteur agricole de l’Union Européenne a émis 462 millions de tonnes de GES (en équivalent CO2). Cette somme représente 9,2% des émissions totales des gaz à effets de serre de l’UE. Fin 2009, seul 4,7% de la surface agricole utilisée (SAU) était exploitée selon un mode de production biologique dans les 27 États membres de l’Union Européenne (Agence Bio, 2011).

Ensuite, contrairement aux autres secteurs, les émissions anthropiques de l’agriculture ont un haut degré d’incertitude. En effet, les émissions provenant des activités agricoles sont difficiles à évaluer tant les pratiques agricoles sont diverses et comprennent des processus biologiques très complexes qui émettent naturellement des émissions des GES. Mais pourtant, parmi les différentes techniques agricoles, l’agriculture bio semble être celle qui a un moindre impact sur les émissions de GES.

Pour terminer, il existe plusieurs solutions possibles pour réduire l’impact des émissions dues aux pratiques agricoles, ce qui laisse une grande marche de manœuvre car nous pouvons intervenir dans plusieurs directions, c’est-à-dire en augmentant les capacités naturelles de réduction de l’effet de serre du domaine agricole par exemple (en favorisant les puits de carbone ou en réduisant l’impact négatif de ce secteur en agissant par exemple sur l’élevage).


  1. Présentation des mesures envisagées :




  1. Mesure 1 : Réduire le kilomètre alimentaire (Food-Miles)


Dans les discours défendant l’idée d’une agriculture soutenable et d’une transition vers un système alimentaire alternatif,  le concept de food miles constitue un puissant outil idéologique permettant de souligner l’importance de l’empreinte carbone dans le secteur alimentaire. Il est souvent considéré que la solution au problème de “food miles” est le “local food”. C’est aussi notre postulat de départ : En visant un système alimentaire local, le but espéré est de diminuer les émissions de GES liés à ce transport.
Pourtant, certaines études aboutissent parfois à des conclusions contraires et montrent qu’un changement vers un approvisionnement plus local parait relativement inefficace et même contre-productif. (Garnett, 2011).
jy4va3te-wqrbmjrwua0ko42zpzkykixaimq6audv55fqeq6iorcdlvkf1uthdw1qfqbbw7di9vc-m_qh3lj9a1aweunvcm7en4nefjdtfn1ujgxt1v_

jvufdzntpvdmhpgmnvqxvso6f-fshvxx64xzrmviyckysdo7dmkdoh2d3pjjcermkzikkzvk21ivcvwrunanjvebs4czesfldlvzdyexjydyy4xcz5pq

  1   2   3

similaire:

6. Bibliographie iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

6. Bibliographie iconBibliographie 137 o r ™ «w«™™™.™**™-™™* M»
«d'une typographie belle et simple» selon La Bibliographie de la France du 10 février 1838. Voici le début de la table des matières...

6. Bibliographie iconBibliographie Cette bibliographie contient uniquement les travaux...
«Le patrimoine au décès en 1988», insee-résultats n°390 (série Consommations-modes de vie n°71), avril 1995 (117p.)

6. Bibliographie iconBibliographie : découverte «Une première bibliographie, sous la direction...
«La Renaissance», partie moderne,Italie vers 1450-vers 1590, France vers 1480-1589

6. Bibliographie iconBibliographie autour des deux guerres mondiales Cette bibliographie...
«L’album de Rachel et d’Hannah» mené avec sa classe de cm2 (école de saint Aubin sur mer)

6. Bibliographie iconBibliographie sélective Cette bibliographie recense des titres qui,...
«parlent» des pays et régions francophones. Ils sont signés d’auteurs et d’illustrateurs de ces régions, mais aussi par d’autres....

6. Bibliographie iconBibliographie p 4

6. Bibliographie iconBibliographie bibliographie

6. Bibliographie iconBibliographie p 31

6. Bibliographie iconBibliographie 33






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com