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Le problème constitutif du matching


Il nous semble qu’au delà de la nécessaire expertise qu’ils demandent et qui se met rapidement en route dès lors qu’on y consacre un minimum de temps, les sites présentent un autre problème, de fond cette fois, auquel les sites peuvent difficilement apporter de solution car il leur est constitutif. En effet, les sites font du matching, c’est-à-dire qu’ils calculent le score des personnes qui optimisent vos points communs et vos critères de recherche et vous proposent une liste de candidats potentiels triés par ordre décroissant de matching. Ceci permet de trouver les mêmes que soi, des clones et probablement des amis potentiels mais pas nécessairement des personnes pour qui l’internaute aura une attirance physique. C’est pourquoi les sites permettent aux enquêtés de rencontrer des personnes comme moi qui sont devenues des amis. Contrairement à leur réseau amical déjà en couple ou purement amical, ces internautes tiers ont au moment de la mise en relation la même attente (trouver quelqu’un, sortir et voir du monde) et s’en font une priorité en terme de disponibilité (se libérer pour sortir) si bien qu’au lieu de nouer une relation amoureuse, ils s’organisent pour sortir et chercher ensemble leur potentiel candidat à l’amour. Ils peuvent par exemple participer aux activités proposées par Meetic ou s’inscrire dans un club pour pratiquer une activité commune tournée vers la rencontre d’autres personnes qui les extrait du site et leur paraît plus authentique en terme de médiation amoureuse. Comme le dit une enquêtée : On s’est donné du courage et on s’est inscrit à un week-end de raquettes dans les Alpes alors que je n’aurais jamais osé y aller seule. Cette amitié peut également conduire à une rencontre amoureuse IRL en se présentant mutuellement les amis et en décloisonnant des réseaux amicaux. La magie qui manquait à la rencontre via le site existe alors dans cette rencontre par ricochet et permet de contourner le problème du matching.
Ce matching basé sur du même est, nous semble-t-il, induit par la difficulté majeure qui consiste à décrire avec des critères classiques (taille, poids, loisirs, goûts…) le portrait type de la personne recherchée. En effet, l’attirance est une alchimie secrète et magique qui repose en grande part sur le physique mais aussi sur les différences et les complémentarités que l’autre apporte pour combler les manques. Si certains critères peuvent être importants (religion, proximité géographique, niveau de revenu et d’études), les enquêtés utilisateurs de Meetic et ceux de l’enquête Mobiluck expliquent qu’ils cherchent quelqu’un qui partage leur vision du monde et avec qui ils ont des points communs plus fédérateurs que l’âge, la couleur des yeux ou un loisir banalisé comme le cinéma et les sorties. J’ai rencontré des gens très sympas mais je ne les voyais pas nettoyer une stalle de cheval ni patauger dans la gadoue avec moi. Selon les enquêtés, les critères à faire figurer sur les écrans équipés du logiciel Mobiluck doivent, indiquer en priorité un titre de chanson ou de film, un diction favori ou leur citation préférée ou encore ce qu’ils feraient s’ils gagnaient au Loto4.
Les internautes interrogés ont trouvé trois solutions qui permettent partiellement ou non de pallier ce problème constitutif de matching. Nous l’avons indiqué, une première solution consiste à rencontrer des amis via les sites de rencontre et à ensuite trouver l’amour parmi le réseau de ceux-ci. Une autre consiste à s’orienter vers des sites de niche, reposant sur des spécificités pointues du candidat à la rencontre : agriculteurs, végétariens, fans d’équitation, personnes ayant un animal domestique, personnes âgées de plus de cinquante ans, lecteurs du livre philosophique d’Ayn Randa « The Virtue of Selfishness » ou encore porteurs du virus du sida, respectivement farmersOnly.com, veggielove.com, horseAndCountrySingles.com, DateMyPet.com, MatureSinglesOnly.com, STDmatch.net et TheAtlas-Sphere.com. Les motivations de ces internautes sont simples : après avoir surfé sur les sites généralistes comme Meetic, ils ont constaté que, révélée tard leur particularité pouvait rebuter les partenaires potentiels et faisait finalement perdre du temps aux deux internautes. Que cette passion ou particularité soient rédhibitoires ou qu’elles monopolisent quasiment le temps de loisir, ces sites de niche aboutissent à des résultats bien supérieurs à ceux des sites classiques. De plus, les internautes expliquent que l’amorce de conversation est alors simple car axée sur le point commun et s’approche au plus près de celle initiée IRL lorsqu’ils rencontrent la personne dans les lieux associés à la pratique, par exemple pour la plongée, un club ou un stage de plongée, un magasin de matériel de plongée ou une conférence avec un champion de cette discipline. Une étude américaine faite par Hitwise (New York Times, 2008) révèle qu’aux Etats-Unis sur les 1378 sites de rencontres existants, 44% seraient des sites de niche. Une concurrence que les grands prestataires voient d’un mauvais œil, les incitant soit à dédier sur leurs sites des espaces de niche, soit à investir dans ces sites spécifiques. Comme le dit une enquêtée : C’est comme quand j’ai cherché mon appartement. Je voulais impérativement soit une terrasse soit un jardin. Je me suis endettée pour trente ans mais j’ai trouvé en allant directement sur le site terrasse-et-jardin. Les agences immobilières classiques ne me proposaient pas assez de terrasses et je perdais mon temps. Mais, c’est plus facile de savoir exactement ce qu’on veut pour un appartement que dans la relation amoureuse.
Explorer les sites communautaires ou professionnels pour la rencontre amoureuse 
Une troisième solution observée consiste à explorer les sites communautaires ou sociaux qui reposent sur une médiation virtuelle mais ciblée (musique, cinéma ou tout autre critère) ou sans thématique fédératrice comme Facebook. Ces sites permettent de construire son identité numérique à travers ses coups de cœur, ses goûts et ses passions, sans exposer ni sa carte d’identité ni les critères exigés par les sites de rencontre amoureuse de type Meetic. Quand leur objet initial n’est pas la rencontre amoureuse, paradoxalement ces sites reproduisent au final une rencontre plus authentique et plus proche de celle IRL que ne peuvent le faire les sites dédiés à la rencontre. Mais ces mêmes sites sociaux se voient également assaillis d’internautes qui, abandonnant les sites dédiés aux usages professionnels (Viadeo, LinkedIn) les utilisent à des fins professionnelles, de recherche d’emploi active ou de veille. S’ils sont effectivement efficaces pour construire et entretenir à peu de frais un réseau professionnel, ils contribuent à opacifier l’usage des sites sociaux. Pour faire face aux attentes aussi diverses et variées des internautes, les sites sociaux s’adaptent, en proposant des pages, où les internautes remplissent un profil à usage commercial ou professionnel. Le public intéressé s’inscrit alors sur des listes de fans et reçoivent directement chaque mise à jour, évitant ainsi une veille régulière et active.
Si, faire converger sur un même site la totalité de ses recherches facilite la vie de l’internaute qui n’a pas à investir dans la compréhension de plusieurs sites et peut donc y dédier davantage de temps, elle complique la tâche des concepteurs du site. En effet, les motivations à se connecter concernent des sphères différentes (intime, amicale, professionnelle…) si bien que les identités numériques mises en jeu ont de multiples dimensions. La typologie des sites Web 2.0 faite par Dominique Cardon (2008) montre que ces identités s’articulent autour de deux dualités qui reflètent deux tensions de l’individu : d’une part entre être et faire ; d’autre part, entre le réel et le projeté. L’être renvoie à ce qu’est la personne de façon durable et incorporée (âge, statut matrimonial) alors que le faire reprend ses réalisations, ses projets et ses productions. Le réel concerne ce que la personne est dans la vie réelle et quotidienne alors que le projeté est une simulation de soi qui permet d’exprimer les potentialités non encore exprimées. Ces deux dualités lui permettent de définir quatre types d’identités : civile (être et réel), agissante (réel et faire), narrative (projeté et être) et virtuelle (projeté et faire). Les informations délivrées sur ces différents sites ou différents éléments topologiques du site (pages, mur…) seront différentes : diary qui retrace le quotidien, avatar, album photographique et vidéos…On le comprend bien, la question du cloisonnement des identités apparaît alors comme centrale : pour des raisons de coût cognitif et temporel, l’internaute a-t-il intérêt à cloisonner ses recherches sur plusieurs sites (un professionnel, un amical et un amoureux) ou à investir un seul site en jonglant avec les possibilités de design qu’offrent les sites ? Les sites proposent en effet des outils sophistiqués pour jouer sur le cloisonnement des identités et ajuster finement la diffusion sélective de certaines informations mais comme le montre l’analyse de certains auteurs (Cardon, 2008 ; Donath, 2007), cette maîtrise est complexe et demande une expertise quasi professionnelle. Sans parler de la responsabilité juridique du contenu des informations que les sites semblent de plus en plus devoir endosser au moins partiellement, la question de la visibilité partielle reporte sur eux une difficulté supplémentaire. A défaut de pouvoir empêcher la diversité d’usages que pratiquent certains internautes, comment les entités commerciales (éditeurs de site, publicitaires…) doivent-elles adapter rapidement et de façon réversible, leur offre commerciale sans alourdir la complexité technique tant au niveau de leur système informatique que pour l’usager qui doit maîtriser un outil nouveau ? Comment offrir des outils simples, ergonomiques et efficaces qui permettent de s’adapter aux différentes attentes des internautes, cherchant selon l’humeur et le moment, une relation amoureuse, professionnelle ou amicale partageant un loisir pointu ou issu d’un même établissement scolaire ?
Les sites de rencontre apportent-ils des nouveautés ?
Cet usage des sites professionnels tels LinkIn en vue d’une rencontre amoureuse est sans doute nouveau par rapport à la fonction initiale imaginée par les concepteurs. Ce qui ne l’est pas, c’est comme l’ont exposé Michel Bozon et François Héran (1987) que l’univers professionnel puisse être un lieu de médiation amoureuse. La médiation par un tiers qui fait tampon et constitue une première interface avec l’autre partie a également toujours existé, avec des marieuses et des agences matrimoniales. La nouveauté réside dans la généralisation quantitative de cette pratique. Les sites constituent un prolongement et une amplification de phénomènes qui existaient déjà et aboutissent à une typologie d’attentes également classique. La nouveauté réside selon nous davantage dans le passage de l’artisanal à l’industriel car le Web permet de nouer un grand nombre de contacts et de chater un même soir simultanément avec plusieurs personnes. Ceci permet notamment aux candidats exclusivement à la recherche du plan baise de s’orienter dès le départ vers les sites où ils savent qu’ils vont trouver des partenaires guidés par la même motivation qu’eux. C’est sans doute là que les sites de rencontre modifient qualitativement et pas seulement quantitativement la donne. En effet, des personnes qui n’auraient jamais osé afficher leurs fantasmes de libertinage face à des individus réels vont pouvoir le faire devant ou derrière un écran. Ainsi, là où seuls une petite minorité de libertins osait passer à l’acte auparavant, le site va pouvoir jouer le rôle d’un sas de désinhibition où les internautes, encouragés par les réponses des autres, vont oser franchement s’exprimer et s’afficher. Dès lors qu’ils n’ont plus de doute sur ce que recherche celui ou celle avec qui ils conversent, l’échange peut être torride, parfois interrompu par la rencontre IRL, parfois poursuivie en parallèle car cet écrit permet d’entretenir un fantasme.
Une autre nouveauté on le constate ici concerne le retour de l’écrit dans le couple. De tous temps, les marraines de guerre entretenaient des dizaines de lettres avec les soldats sur le front, aboutissant parfois à des mariages mais aussi parfois à des amours platoniques proches des échanges de réconfort mutuel observés sur les sites. La rencontre initiée par un échange écrit existait déjà. La nouveauté est plus la place de l’écrit et la mobilisation de supports inédits, chacun ayant une temporalité différente : SMS, MMS, courriels, messagerie instantanée. Synchrone ou asynchrone, de format texte court ou long, accompagné de smileys, d’émoticons ou de photographies, ces supports s’ajoutent à la lettre postée pour constituer selon les enquêtés, le télégramme du vingt et unième siècle. Les internautes jouent sur les caractéristiques différentes de ces artefacts qui trouvent chacun leur place. Le SMS de format plutôt court permet des ambiguïtés et laisse une large place à l’imaginaire et aux fantasmes. Il est le vecteur idéal des premiers J’ai envie de toi que l’autre peut choisir de ne pas avoir reçu sans ménager la relation alors qu’un appel téléphonique aurait nécessairement demandé une réaction immédiate et aurait pu prendre l’autre de cours. Le courriel de format plus long permet des développements étayés sur les sujets qui posent problèmes comme l’abandon du préservatif dans les relations sexuelles naissantes, ménageant la gène alors que l’oral synchrone (appel ou face-à-face) ne le permettait pas. Un téléphone portable sur messagerie ou une connexion à la messagerie instantanée inactive ne sont que des déclinaisons modernes de l’attente et de l’injoignabilité, comme alimentation de la flamme et du désir. Enfin, le billet doux papier écrit de la main de l’aimé garde une dimension charnelle incomparable (le papier, l’écriture, le parfum) si bien qu’il ne disparaît pas mais se fait plus rare, généralement réservé aux dates clés, comme les anniversaires de la relation (un mois). Garder une trace de la marque d’affection et conserver la mémoire du déroulement chronologique de la relation semble toujours aussi important. L’archivage des SMS ou des courriels s’avère à cet effet fort utile et permet, du fait de la discrétion de l’outil (le téléphone portable) une relecture n’importe où et n’importe quand, même à l’insu des tiers. L’observation montre que cette relecture est très fréquente dans les espaces publics froids (transports, salles d’attente) lorsque l’internaute est seul et qu’elle lui apporte du réconfort et de la confiance en soi. On constate que si ces pratiques de relecture des écrits de l’être aimé ne sont pas nouvelles, en revanche, le support l’est.
Une troisième nouveauté concerne l’articulation des interactions en face-à-face et des interactions virtuelles, élément clé qui oriente vers une forme de relation amoureuse ou une autre. A moins de souhaiter une relation de convalescence, les internautes doivent éviter de laisser s’installer une intimité virtuelle qu’il sera difficile à prolonger lors d’une première rencontre, générant de facto gène et timidité. Des normes de bons usages qui se mettent en place considèrent que si on cherche une relation possible, il faut passer à la rencontre avant dix ou quinze jours. Mais si on souhaite une relation de convalescence, les TIC sont également des outils inégalés qui offrent aux couples la possibilité de rester en mode connecté toute la journée, sans jamais se rencontrer. Ils partagent en direct l’émotion, communiquent pour communier avec l’autre, entretenant un sentiment de fusion sans forcément se rencontrer IRL. Ils commentent leurs actions en continu et se racontent, comme soutien affectif mutuel, surtout en phase de convalescence. Communiquer sur les sites leur fait oublier leur solitude et peut remplir leur quotidien, se substituant à une vie relationnelle IRL. Ces comportements peuvent aboutir à des addictions dangereuses. Mais dans la grande majorité des cas, les internautes estiment que ces échanges mutuels font office de psychologue à peu de frais et sans se déplacer et alimentent le travail de réflexivité. L’anonymat et l’évitement de la rencontre peuvent constituer un atout supplémentaire pour se livrer sans retenue car on se lâche plus facilement derrière son clavier qu’en face-à-face et devant des inconnus que devant ses proches. C’est le syndrome de la rencontre dans le train à qui on raconte sa vie parce qu’on sait qu’on ne la reverra pas. Avec Internet, on peut facilement en un seul clic rompre le lien et ne plus jamais entendre parler de l’autre. Ces pratiques correspondent à une période charnière de la vie et s’accompagnent souvent de la lecture de magazines de vulgarisation de psychologie et de l’écoute d’émissions de radio ou de télévision sur le couple. L’internaute a besoin de se documenter et de comprendre le fonctionnement du couple. Elle prend fin lorsque la personne s’estime prête à entamer une relation amoureuse avec rencontre physique et sexualité amorcée IRL ou via un site. Nous avons ici une autre motivation à se connecter et à devenir accro aux sites.
Ceci nous conduit à d’autres motivations qui poussent autant de gens, de tous âges et de tous milieux sociaux à surfer sur les sites de rencontre. Comme les agriculteurs qui recourent depuis de nombreuses années aux petites annonces matrimoniales, certains internautes se connectent pour disposer d’un vivier plus large car leur réseau relationnel est réduit. Cette motivation concerne de nombreux hommes ou femmes divorcés qui jonglent entre garde des enfants et travail et ont un réseau d’amis en couple ou non éligibles à la relation amoureuse. Les sites leurs permettent de rencontrer d’autres personnes et d’accroître leur cercle de sociabilité. Comme indiqué plus haut, la rencontre amoureuse peut alors avoir lieu avec un ami de ces personnes rencontrées par matching sur les sites. Une autre motivation des internautes à se connecter sur les sites concerne essentiellement les jeunes. En effet, les sites constituent pour eux un excellent moyen d’apprentissage des codes amoureux. A ce titre, ils jouent un rôle identique à la série Hélène et les garçons étudiée par Dominique Pasquier (2002, 1999, 1997) : prenant parfois l’identité du sexe opposé, les jeunes ont un usage cognitif des sites qui leurs permet d’acquérir les codes de la relation amoureuse. Enfin, la nouveauté des sites de rencontre serait de permettre aux filles de prendre l’initiative du premier pas et ce d’autant plus qu’elles ne sont pas sous le contrôle social des pairs, contrairement aux médiations IRL. Sur les sites, elles n’ont pas à adopter une attitude conformiste et peuvent être plus audacieuses. Une autre forme de contrôle social normatif concerne la stigmatisation du solo qui fait peur si bien qu’elle conduit d’autres internautes à s’inscrire sur les sites pour faire comme tout le monde et éviter cette pression sociale alors que le statut de solo peut très bien lui convenir, notamment temporairement le temps de se reconstruire.

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